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19 mai 2009

Les maladies des systèmes d'éducation

Formidablement bien dénoncées par Grand Corps Malade. Plusieurs parallèles peuvent être faits avec le Québec, malgré une façon différente d'administrer le tout... Il est temps que d'autres acteurs hors système d'éducation commencent à voir des choses !

27 avril 2009

Malbouffe et écoles - jusqu'où aller ?

(Plus de 2 semaines sans écrire ici... je me néglige... au profit de Twitter qui permet de hacher le temps plus menu. Justement, nous nous posions la question hier, une blogueuse et moi... Billet à venir, mais quand, je ne le sais pas !)

Sur Twitter, donc, en fin de semaine, entre deux bonnes bouffées de soleil chaud, presque trop chaud pour moi (je sais, je suis chiâleux à mes heures ;-)) nous avons eu une discussion à ce sujet: la malbouffe qu'on enraye dans les écoles à grands renforts de reportages quasi-publicitaires, ou de campagnes de promotion, si on considère que le gouvernement appelle les journalistes en premier lieu pour une conférence de presse ;-)

On a conclu qu'il valait mieux éduquer d'abord que de réagir avec des interdits, concernant la malbouffe à l'école. Et ça peut s'appliquer à bien d'autres "domaines" également !

Car ce n'est pas en interdisant qu'on apporte le remède à tous les maux de la Terre, loin de là. En interdisant la malbouffe à l'école, on favorise son attrait chez les ados attirés par les interdits, on favorise les repas pris tout juste à l'extérieur des murs de l'école, là où poussent les McDo (qui incarne le Mal par excellence - voir dessin - , même s'il est loin d'être seul !) comme des champignons vénéneux...

Est-ce à dire qu'il ne faille pas éduquer du tout, ne pas encadrer quoi que ce soit à l'école, tout permettre au nom d'une sorte de liberté qui n'en est alors plus une ? Je ne le crois pas, et je n'étais pas le seul dans la discussion qu'on a eue sur Twitter à ce propos. On ne peut tout permettre dans l'école et c'est l'évidence même. On a fait sortir les produits de la compagnie Coca-Cola qui avait eu le monopole des machines distributrices dans toutes les écoles de ma Commission scolaire il y a quelques années et on en est bien contents. MAIS...

Mais sommes-nous vraiment sûr que la malbouffe est disparue à jamais. N'a-t-on, dans les faits réels, qu'enlevé le "paraître", ce qui est bon pour l'image de la maison d'éducation, ce qui est bon pour le gouvernement (ou le gouverne+ment, c'est selon...), et ce, au détriment de la réalité, plus sournoise, mais tout ausi efficace ? La malbouffe, est-ce vraiment mal ? (Ça peut dépendre de la définition qu'on en donne aussi...) N'est-ce pas plutôt l'abus qui tue ? (Même à petit feu)

Le vrai noeud du problème est-il seulement la malbouffe ? ou l'éducation de base ? ou la façon avec laquelle on "fabrique" les aliments au Canada ? Ou les 3 !!!

L'éducation de base ne peut être suppléée par l'école ou le "bon gouvernement". L'État ou l'école ne peuvent remplacer l'éducation faite d'ABORD et AVANT TOUT par les PARENTS: c'est in-dé-ni-a-ble, point. On peut l'appuyer, cette éducation, mais encore faut-il qu'elle ait été faite au départ, ce qui n'est peut-être pas le cas pour tous les enfants, par rapport à la malbouffe. Que fait-on aussi des enfants qui mangent ce qu'ils peuvent quand ils peuvent ? Trop de questions restent ici sans réponse, même si on a parfois idée du début de cette réponse... L'image des pouvoirs en place en souffrirait trop, alors on préfère taire le tout, au détriment du réel, celui qu'on ne voit pas tout le temps ou qu'on se refuse de voir dans certains milieux...

La façon avec laquelle on "traite" (J'ai écrit "fabrique" ci-haut) les aliments au Canada est un phénomène encore plus insidieux ! Le Canada, qui est supposé être le "plus meilleur" pays du monde, est aussi celui qui laisse inclure la plus grande quantité de SEL dans les aliments, surtout les préparés, achetés en épicerie ou au resto. Pire qu'aux USA, le pays du... sucre (le sucre raffiné, s'entend !). Ce que les "gestionnaires" (plutôt que politiciens?) du Canada n'ont pas encore compris, c'est que cette sur-quantité de sel a des coûts sociaux énormes, quand les mangeurs de sel que nous sommes arrivons à un certain âge: problèmes cardiaques en tête, multiples pontages coronariens, etc. (Personnellement, j'ai vraiment pris conscience du phénomène quand mon père a été "frappé", il y a plus de 2 ans et demi.) Mais comme on n'aime donner aux gens que ce qu'ils aiment, on vise la satisfaction à court terme, quitte à payer plus tard, ou plutôt, faire payer les générations suivantes, bien entendu...

Trop facile, ce genre de gestion à courte vue :-(
Trop déprimant aussi, à moins de vouloir à tout prix demeurer une autruche, la tête bien enfoncée dans le sable pas bitumineux...

31 mars 2009

La (nécessaire?) censure internet dans les écoles...

En fin de semaine, trois articles (1, 2 et 3) furent publiés sur un sujet chaud qui fait constamment surface dans tous les milieux de discussions branchés du web (Les blogues, Twitter et tutti quanti), et j'ai nommé la censure (constamment imparfaite, par définition) qu'on pratique sur tous les accès internet de toute école qui "se respecte"...

Je dis que cette censure est constamment imparfaite par définition, car on pratique une censure par mots-clés, par ouï-dires (pour emprunter un mot d'un membre de ma twittosphère dont j'oublie le nom), par référencement de bouche à oreille, somme toute... Telle personne a connaissance que tel site pourrait être "dommageable", vite on le barre, on le rend inaccessible via un serveur proxy qui filtre toute demande d'accès au monde extérieur à partir d'un lieu clos, une école, même si celle-ci se dit ouverte sous d'autres aspects, dans sa publicité ou autre. En contre-partie, il me faut aussi dire ici que l'inverse est parfois aussi vrai : telle personne mentionne que tel site a été barré par erreur, et alors on s'empresse de le rendre accessible à nouveau, "corrigeant" alors un logiciel par trop entreprenant !

Bien entendu, comme toute barrière, celle de la censure se contourne, et ce assez facilement pour quiconque manie un peu la technologie. Il existe en effet un paquet de serveurs proxys-web qui peuvent agir en lieu et place du serveur proxy physique et qui permettent momentanément l'accès en changeant les mots-clés, l'adresse d'un site condamné ou autre. Bien sûr, un proxy physique plus "astucieux" dans sa configuration peut bloquer certains mots-clés utilisés par ces proxys-web par exemple...

Bref, si je résume rapidement, disons qu'on a affaire à un immense jeu du chat et de la souris, dans lequel les astuces rivalisent d'ingéniosité pour contourner une barrière... ou pour en imposer une nouvelle ! Un jeu où le type d'intelligence des uns a souvent raison du type d'intelligence des autres.

Et c'est ici qu'entrent en scène les acteurs des médias de la fin de semaine dernière. On a un exemple d'élève capable de contourner un système, ce qui en soi peut être soit banal s'il reste isolé, soit questionnant si on étale le tout publiquement comme ça vient d'être fait.

En fait, le tout fait ressortir le profond malaise présent dans toute institution à propos des sites dits "dommageables". Si une institution ne fait rien, il se trouvera forcément quelqu'un pour l'accuser de laisser des sites condamnables (et ce par tous, aisément, comme un site pornographique par exemple) à la vue de jeunes personnes pour qui ces sites ne sont PAS conçus. C'est l'évidence même ! On ne peut pas être pour le vice à ce point de tout laisser passer, même si on sait pertinemment que certains de ces sites passent le mécanisme de censure pareil... (On ne s'en sort dé-fi-ni-ti-ve-ment pas !) Politiquement, jamais aucun administrateur n'acceptera de tout laisser ouvert sans aucun filtre dans une "maison d'éducation". Certaines personnes, même les défenseurs de toutes les libertés peut-être, seraient les premières à s'offusquer d'une telle liberté, pour ne pas dire libertinage administratif, si on veut jouer sur les mots !

Ceci étant admis, je me permets par contre de questionner certaines censures. Un des meilleurs exemples de censures questionnantes relève du "mode de fonctionnement" des accès internet (J'en ai déjà parlé ici). Les accès Internet sont gérés selon la bande passante utilisée. Un prix est rattaché à la quantité de données que peut laisser passer un système ou fournisseur d'accès. Tant que les accès internet des "maisons d'éducation" sera géré via un coût associé à la bande passante, nous aurons des aberrations de coupures d'accès à des sites vidéos, par exemple, même si ces sites contiennent des trucs hautement éducatifs, car le coût d'accès est le premier facteur qui prime ici, nonobstant ce que peuvent nous dire certains administrateurs de commissions scolaires dans de beaux discours parfois ampoulés...

Ainsi, par exemple, on a censuré certains sites, YouTube dans certaines commissions scolaires pour ne pas le nommer, mais aussi la section Vidéo chez Google, etc. Parfois, de façon plus astucieuse (ou pernicieuse), on ralentit ces sites en créant un goulot d'étranglement qui fait en sorte que le site demeure accessible, mais beaucoup plus lentement, ce qui peut avoir pour effet de décourager son utilisation à plus ou moins brève échéance, etc.

Pendant que chats et souris mènent leur combat, d'autres ténors s'insurgent avec raison contre l'inévitable cul-de-sac dans lequel conduit le jeu ou la bataille... Et beaucoup d'entre eux nous abreuvent d'une théorie alléchante, celle de l'éducation. On doit éduquer d'abord et avant tout, plutôt que de sombrer dans l'apparente facilité (mais qui mène à un cul-de-sac, je viens de le dire) de la censure et du contrôle absolu qui s'évertue à demeurer plus que très relatif !

Mais quand vient le temps de définir plus concrètement, de traduire dans la réalité quotidienne ce qu'on entend par "éduquer avant tout", les exemples ne pleuvent malheureusement pas, plusieurs personnes se taisant soudain, ce que je trouve fort dommage ! On a besoin de ces exemples concrets d'"éducation avant tout". On a besoin que sortent aussi dans les médias, les traditionnels et les autres (Je n'aime pas cette dichotomie), ces exemples porteur d'une vérité neuve, d'un élan nouveau... Dénoncer des bêtises, c'est bien, mais il faut aussi savoir ce qui se cache dessous, ou du moins chercher à le savoir, car même en ces temps où l'info tourne très vite, on ne sait pas tout ! Et après la dénonciation, il faut donner des pistes, théoriques d'abord, c'est normal, mais elles doivent déboucher sur des cas concrets par la suite, sinon elles resteront de belles théories et les administrateurs en mal de solutions concrètes continueront à administrer avec ce qui, à leurs yeux, fonctionne, même si dans les faits, ça ne fonctionne pas ou peu.

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Alors en guise d'exemple, je me lance ! Il était une fois, il y a plusieurs années, un prof dans sa classe, en train de placer des fonds d'écran sur un ordinateur. Des élèves arrivent avant le début du cours. Le prof ayant terminé de placer les fonds d'écran ferme la page d'un site web reconnu pour ses fonds d'écran tout ce qu'il y a de plus respectables. Quand, tout à coup, paf!, surgirent au moins 20 fenêtres intempestives (pop-up windows - les navigateurs internet ne permettaient pas de les bloquer en cette époque), toutes plus "cochonnes" (vraiment) les unes que les autres. Ce fut immédiatement le "festival du Alt-F4 effréné" de la part du prof déconcerté par le fait vraisemblable que le site de fonds d'écran avait été piraté par des gens malhonnêtes. Les pauvres élèves étaient aussi décontenancés que le prof lui-même. Celui-ci, par la suite, en début de cours, a pris le temps de faire de l'éducation en précisant certaines notions de prudence de navigation internet, ainsi que certains autres trucs visant à éduquer à un comportement responsable dans Internet, etc. Un beau moment pour faire de l'éducation et montrer qu'aucun mécanisme n'est parfait et qu'on peut tomber sur n'importe quoi sur le Net, même quand on ne le veut pas. Vous voyez le genre de récupération d'événement. Voilà à mon sens un petit exemple concret fort à propos...

Le lendemain, le prof put aussi se rendre compte que ledit site piraté avait installé un virus mineur sur l'ordinateur en question pendant que les fenêtres "poppaient" allègrement ! Ce fut l'occasion d'un autre retour avec les élèves !

À vous de compléter maintenant avec d'autres exemples... ou avec vos réactions :-)

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MISE À JOUR : 2009-03-31--11h55 :

Excellentes réflexions à lire chez Patrick Giroux et chez Mario Asselin, entre autres.

30 mars 2009

Crise, investissements et avenir...

"Crisera-t-on, crisera-t-on pas ?" Il n'y a pas si longtemps, on se posait la question. Les USA allaient mal, les hypothèques hypothétiquement non fiables ont fini par avoir raison de certaines banques... Seulement ces hypothèques ? Sûrement pas. Trop simple, voire simpliste !

Peu importe les raisons de la crise, le Canada a fini par entrer dans la danse, malgré tous les bulletins météo gonflés à l'hélium des campagnes électorales automnales que nous ont servi nos clowns-présentateurs-météo-politiciens. C'est que, pour se faire élire, tout politicien qui veut vraiment faire partie du prochain gouvernement se doit de vouloir vendre sa mère au plus offrant. Les principes, c'est bons pour les théories seulement. Les convictions, c'est pour les rêveurs, pas pour les personnes désirant le pouvoir... Dans l'action, tous les coups sont permis, incluant surtout les manques de vision à moyen et long terme. Un terme ne dépasse que très rarement 4 ans de toutes façons, alors aussi bien en PROFITER. Et s'il dépasse 4 ans, on sait pertinemment que le gouvernement qui étire son mandat est sûr de NE PAS se faire réélire, alors... aussi bien en PROFITER !

Le PROFIT, c'est bien ce qui mène le tout. Et si ce profit peut être à (assez) court terme, tant mieux.
Je n'ai rien contre le profit. Une entreprise qui n'est pas profitable est normalement condamnée à plus ou moins longue échéance. Il faut une certaine rentabilité. MAIS pas à n'importe quel prix. Le prix humain est un prix que l'on se doit de refuser de payer... Facile à dire, vraiment pas facile à faire en cette ère de mondialisation dans laquelle on ne sait pas toujours ce qui se passe au fin fond des choses... ou à l'autre bout du globe. L'ère de l'information dans laquelle on se trouve aide un peu à savoir certaines choses, mais qui contrôle vraiment l'information saura empêcher certaines noirceurs de parvenir à la lumière du jour !

En ces temps de crise, plusieurs seront tentés d'accentuer cette obsession du profit rapide s'il est possible. À preuve, même si l'entreprise va mal, certains dirigeants vraiment peu scrupuleux (on peut d'ailleurs se questionner sur leurs véritables motivations) se sauvent en courant avec des primes exagérées qu'on n'osait pas questionner en temps de prospérité, mais qu'ENFIN on questionne en ces temps de crise. Il est simplement scandaleux que des dirigeants empochent des millions sans aucune gêne tandis que leurs entreprises bénéficient d'une (trop!) large aide gouvernementale financée par tous les cons (tribuables) que nous sommes sur cette planète. Certains cadres de la firme AIG ont fini par accepter de remettre une partie de ces primes faramineuses. Une partie seulement, sûrement question d'acheter une paix médiatique pour mettre les projecteurs sur d'autres personnes...

Parenthèse ici pour rappeler l'inquiétude qui règne en temps de crise : le cas de la Caisse de dépôt. Tout le monde sait maintenant que la Caisse a été mal gérée, nonobstant ce que tenteront de nous dire les grands bonzes qui l'ont dirigée ou qui ont siégé à son CA. On gérait quelque chose de plus ou moins intangible, les fameux PCAA - papiers commerciaux qui ne sont que du vent spéculatif sur lesquels on érige à coups de millions ou de milliards des échaffaudages dignes de la pire des fictions, le tout pour tenter de s'enrichir le plus rapidement possible grâce, justement, à cette spéculation qui surévalue souvent un truc ou l'autre... (Depuis, on a aussi su récemment que le Mouvement Desjardins s'est lui aussi un peu trop précipité dans cette aventure, au détriment des ristournes aux petits membres que nous sommes.) Ah, les bulles financières, proches de la chimère absolue, et sur laquelle on base trop de choses qui sont réelles en bout de ligne, comme notre petit-minuscule-liliputien portefeuille !

Encore une fois, qui va payer pour les pertes encourues par la SAAQ, la Régie des Rentes et autres fonds de pension qui étaient dépendants des résultats de la Caisse de Dépôt : encore une fois les cons (tribuables) que nous sommes, et ce, en plus des (trop) larges primes de départ indécentes des dirigeants partis en courant, abandonnant le navire qui coule, comme des rats fuyant la catastrophe ! GRRR !

Et là, on sait de jour en jour qu'on entre un peu plus profondément dans une crise dont on ne prévoit même plus la fin... ou du moins, qu'on prévoit pour de plus en plus tard que prévu au moment du début de "la tempête"...

Que faire pour un gouvernement à ce moment, dans ses budgets ? Serrer la ceinture, bien sûr, mais toujours celle des contribuables que nous sommes... Normal, c'est "notre" gouvernement, me direz-vous, et avec raison, puisque nous sommes en démocratie.

Il est donc normal de vivre des coupures, mais encore là, pas n'importe lesquelles.

Là où je me refuserai toujours de voir des coupures, c'est en éducation. S'il y a une place où il ne faut pas couper, c'est sur l'avenir même de notre société. On peut réduire certaines dépenses inutiles, même en éducation, mais encore faut-il s'entendre sur la définition d'inutilité ! Et c'est là que le bât blesse souvent.

Dernier exemple en date d'aujourd'hui : le MELS vient de décider, et ce sans aucun appel d'offres, que toutes les écoles et CS devront se munir, au prix de 733$ la licence d'utilisation (!), du la suite BUREAUtique Office 2007, alors que de plus en plus d'organismes gouvernementaux ailleurs se tournent vers les solutions libres pour ce faire... En plus, avouons ici qu'investir massivement de telles sommes dans une suite bureautique est une perte de temps, d'argent, d'énergies et de ressources des plus navrantes.

SVP, peut-on dire à ces décideurs des ministères qu'il faut se concentrer sur DEMAIN, et ce, encore plus en temps de crise économique où les décisions doivent réfléter un minimum de compétence et de clairvoyance ? Solliciter l'avis d'experts AVANT de décider n'importe quoi pourrait être une piste envisageable, mais encore faut-il être capable d'ÉCOUTER, ce dont je doute de plus en plus sérieusement, malheureusement.

Il faut développer et investir au plus sacrant dans le domaine de ce qu'on a appelé l'intégration des TIC en éducation. Il faut développer une expertise de communication via les TIC, afin de ne pas former des illettrés du numérique ou des jeunes qui ont plein de connaissances techniques, mais aucune compétence dans le contenu ou dans la gestion de celui-ci... L'éducation est LÀ, ou devrait y être, et ce rapidement ! Mais à voir l'incompétence de certaines décisions fort questionnables, je me prends à penser que l'incompétence des uns engendrera l'incompétence chez les autres... De grâce, arrêtons de laisser tomber les deux dernières syllabes du mot com-pé-tence ! Il y a de l'avenir-même de notre société !

Et pour ça, ça prend un peu de vision, à moyen et long terme, ce dont beaucoup trop de décideurs actuels sont carrément incapables, obnubilés qu'ils sont par l'immédiat...

21 février 2009

Madame la Girouette

Je sais pertinemment que ce terme est interdit en Chambre, mais comme je ne suis pas au Parle+ment, je me le permettrai allègrement, car il réflète une toute petite partie du ressentiment que j'ai envers ce qui s'avère être notre grand patron à tous, les éducateurs...

Hier matin, quelle n'est pas ma surprise de recevoir par courriel une copie pdf (un "scan" dont on retrouve copie jpg ci-dessous) d'une lettre de la Ministre de l'Éducation, des Loisirs, Sports, Chasse, Pêche, etc, etc, etc. (On aurait donc dû garder juste l'Éducation dans ce foutu ministère... mais pour ce que ça aurait changé...)

Il y a deux problèmes reliés à cette foutue lettre.

-1-
Le premier est qu'on a décidé de reporter un changement important de la Réforme, devenue depuis Renouveau pédagogique car les euphémismes se digèrent peut-être mieux (?), soit le "cours-qui-n'en-est-pas-tout-à-fait-un-mais-qu'on-a-décidé-d'entrer-dans-des-cases-horaires", et j'ai nommé le Projet intégrateur. Ce qui m'enrage le plus, c'est surtout la raison invoquée par Madame : permettre aux profs un temps d'appropriation, et blablabla et blablabla. QUOI ? PARDON ? La VRAIE raison est que bien des choses ne doivent pas être prêtes : on ne sait à peu près rien dans les écoles de ce "cours" (à part les écoles ciblées qui testent le tout en réajustant, etc.). Bref, il y a assurément, comme pour à peu près TOUS les cours réformés, une raison qu'on ne peut pas dire parce que ça paraît mal dans un discours de politicien, et cette raison est qu'on n'est pas prêt. Combien de "nouveaux cours" ont été lancés à la sauvette, avec de grands pans manquants qui ont fini par être prêts en cours d'année d'implantation ? Réponse : TROP. Combien d'enseignants se sont retrouvés en cours d'année sans savoir complètement ce qui s'en venait ? Réponse : TROP.

Combien d'enseignants comptaient sur des manuels qui prémâchent (c'est donc plus facile de manger du Pablum !) tout le contenu à enseigner, mais qui ne sont arrivés qu'en parties publiées tout au long d'une année d'implantation ? Réponse : TOUS. Enfin, tous ceux qui s'appuient délibérément sur des manuels pour enseigner, c'est-à-dire une majorité, malgré que le manuel est, par définition, périmé dès sa sortie ou presque en ce monde où beaucoup de choses évoluent rapidement. Mais ça, c'est un autre débat...

-2-
Le deuxième touche le fonctionnement des écoles... Chaque année de l'implantation du nouveau programme (la Réforme), tous les profs ont été réunis par les directions d'écoles qui tentaient (avec un comité composé de profs et d'autres intervenants, dans mon école) d'entrer ces nouveaux cours dans une grille-matière. S'ensuit une consultation de l'ensemble des profs, qui débouche parfois sur de nouvelles propositions sur lesquelles la direction se penche et qu'elle accepte parfois, selon ce qu'elle entrevoit comme faisable ou pas, etc. Par la suite, le tout est adopté au CÉ de l'école (Conseil d'établissement) et envoyé à la CS (Commission scolaire).

À notre école, nous en étions rendus à l'étape d'aller au CÉ avec une proposition de grille-matières, après moult réunions du Comité avec la direction, des profs en assemblée générale, etc., quand, BANG !, la Ministre décide de surseoir à l'implantation du nouveau "cours" Projet intégrateur !!!

Réaction immédiate de quelques profs avec qui j'ai eu le temps d'en parler hier : une vraie GRRRRRogne face à la Sinistre, oups, Ministre. Désolé, Madame Courchesne, mais la grogne, ça sort parfois par les tripes... et les sentiments !

Encore une fois, pour paraphraser un cadre scolaire qui a déjà dit cela, Madame se lève un bon matin et décide de quelque chose selon la couleur de ses urines ! (Pas moi qui l'ai dit, j'vous jure !)

Alors, nous simples profs, devrons prévoir une ou des réunions la semaine prochaine, pour se pencher très très (trop?) vite sur ce nouveau problème engendré par Madame.

Tout ça me rappelle la décision trop hâtive concernant un bulletin chiffré, véritable balloune politique envoyée dans les airs pour se faire du capital, alors que tous devraient savoir que ce bulletin chiffré n'en est pas un vraiment, puisqu'il doit quantifier du qualitatif, ce qui est un non-sens en soi. (J'en ai déjà parlé l'an dernier ! 1, 2, 3, et même 4... J'avais du temps, dans ç'temps-là ;-))

On a donc une politicienne qui, comme tous les politiciens, se préoccupe de son image avant tout, qui tente de louvoyer selon la direction du vent, changeant de cap continuellement SANS même se donner la peine de prévoir toutes les implications qu'engendrent ses "sautes d'humeur"... DÉSOLANT, profondément navrant !

Le jour où on saura mettre l'énergie de façon positive pour susciter les changements, au lieu de constamment tourner en rond (avance-recule...), ce jour-là, on pourra PROGRESSER vers l'avant pour vrai ! JFK disait (merci Zecool pour la citation !) : «Tout le monde veut le progrès. - Mais le progrès requiert le changement… - et le changement reste impopulaire.»

Ci-dessous, les 2 pages du communiqué ministériel : cliquez pour agrandir.

17 février 2009

Finalement, les Plaines seront vides

... ou quand le symbole devient beaucoup plus fort que la réalité qu'il représente.

Le texte qui suivra ne vise pas à démontrer un défense ardue en faveur de la commémoration de la Bataille des Plaines... En fait, jusqu'à hier, j'étais d'une tiédeur "tannée" d'entendre parler de la bataille de 2009 à propos de celle de 1759 ! Mais hier, je crois qu'on a basculé dans un extrémisme ou, si on veut, un autre épisode du genre psychodrame... malheureusement !

L'illustration ci-contre de Ygreck rend très bien l'ambiance qu'ont fait régner dans les médias quelques souverainistes plutôt radicaux, voire extrémistes, dits patriotes, mais on ne sait pas trop de quel pays au juste.

En effet, ce ne sont pas les Québécois qui ont perdu en 1759, mais bel et bien certains Français... Par la suite, la France a achevé de faire ce qu'elle faisait depuis des dizaines d'années : abandonner sa colonie, ses pauvres colons, à leur propre sort. La neige, ça prenait trop d'énergie à la France de l'époque et, franchement, ti-Louis n'en avait rien à foutre, perdu dans son grand château avec sa cour...

Qui a gagné au final, dans cette bataille ? Sûrement pas les Anglais, malgré les apparences, puisque c'est probablement à partir de ce moment historique que nous avons véritablement commencé à devenir un peuple. Des gens qui luttent contre des majorités pour conserver leur culture minoritaire. Ça aura pris du temps, de la patience... une longue longue révolution très tranquille : une conquête de petits pas, des milliers et des millions de petits pas, sur le terrain, à l'usine des années 20 ou 30, dans des entreprises diverses, en éducation, etc.

C'est cette prise en main de notre destin et de notre culture qu'il faudrait célébrer pour ne pas oublier, pour ne pas oublier qu'il nous faut demeurer vigilant pour garder vivante notre culture francophone, et non française, nuance archi-importante s'il en est une !

MAIS NON !
En lieu et place, on aura préféré se comporter une fois de plus en looser de première :-(

Il y a longtemps que nous ne sommes plus Français, mais bel et bien Québécois et/ou Canadiens francophones... Pour paraphraser le personnage du tristounet Falardeau, personnage né en 1985 sous une forme d'Elvis (Gratton pour les intimes), nous sommes des Américains francophones. Juste à regarder notre façon de fonctionner par rapport à la manière française pour constater d'énormes différences ! (Ceci étant dit juste en observateur, sans préciser si une manière est meilleure qu'une autre ;-))

Au lieu de dire qu'on célébrait notre défaite, on aurait pu célébrer une prise en main de notre destin, une attitude gagnante, mais on aura préféré jouer à celui qui "est né pour un petit pain", noir, rassis, de misère... Misère !

Tant que les Québécois se comporteront comme ça, ils risquent peut-être un jour de finir en 55e état américain, jamais en tout cas comme un peuple convaincu de la légitimité de son existence...


MISE À JOUR : 2009-02-19 -- 13h20

Voici la copie exacte de mon commentaire, à la suite de celui de Hortensia qui m'a obligé à réfléchir encore plus et à préciser ma pensée, ce qui est loin d'être mauvais :-)

Que la reconstitution soit annulée, soit ! Au rythme où allaient les choses, on ne pouvait plus vraiment continuer de se chicaner pour Bataillera, Bataillera pas, ou Commémorera ou commémorera pas...

1759 est une défaite, oui, mais une défaite qui est devenue malgré elle symbole de LA défaite. Avant les Plaines en 1759, il y a eu incendies sauvages le long du fleuve, par les Anglais. Dégueulasse, oui, comme toute guerre, d'accord ! La vraie perte, le passage des colons français aux Anglais, ce fut en 1763, quand les hautes instances ont décidé de laisser la neige pis le frette aux Anglais qui, comme disait mon prof d'histoire (un Belge !) en 4e sec., très fairplay, ont laissé deux "petites chiures de mouches" à la France, soit St-Pierre et Miquelon.

Par la suite, les Canadiens-Français (comme on les nommait à l'époque) ont été oppressés, oui. Mais ils ont continué d'exister malgré tout, survivants jusqu'au fond de leur âme. Ils ont continué de croire en mieux et ça a donné le peuple que nous sommes, avec sa mentalité complexe (comme toute réalité d'ailleurs pour peu qu'on analyse ou qu'on creuse un temps...) Ceci aura aussi probablement eu comme conséquence paradoxale un mode de vie toujours un peu teinté de survie, un complexe d'infériorité collective face à l'anglo-conquérant, un complexe duquel on se sort tranquillement (longue longue révolution plutôt évolution tranquille à laquelle je faisais allusion), tentant de continuer d'être de plus en plus souverain, culturellement parlant surtout, puisque sans culture, un peuple disparait.

Tout ceci à côté d'un ROC (rest of Canada) perplexe qui ne peut comprendre, car il a toujours été de l'autre côté.

Voilà pourquoi j'espérais secrètement qu'on finisse par célébrer quelque chose de positif, soit la lente, très lente (trop peut-être) re-prise en main après avoir mangé la claque et le pain noir. Célébrer la survie de ce moment qui a donné la vie d'aujourd'hui et l'ouverture plus grande, malgré ses grandes imperfections et son bout de chemin qui reste à faire.

Voilà pourquoi j'affirme qu'à partir de 1759, (ok disons quelques années plus tard peut-être, mettons, le temps de digérer la "claque sua gueule"), on a commencé à ne pas se soumettre totalement et donc, à ne pas se laisser asservir, voire assimiler.

Maintenant qu'on est rendu à une ère mondiale (la planète a beaucoup rapetissé depuis 250 ans - surtout le dernier 12-15 ans), on peut-tu passer à un autre mode que celui de victime ? C'est de ça dont j'ai voulu, maladroitement, parler...

23 janvier 2009

Ma plainte au RQAP

J'avais déjà parlé du sujet ici (dans un discours où l'émotion du moment était très palpable !). Je viens de rédiger ma lettre au ministre, qui se veut une plainte que j'envoie au ministre responsable du RQAP, le ministre de l'Emploi et de la Sécurité sociale, monsieur Sam Hamad.

Je vous joins donc le texte complet de ma lettre ainsi que deux captures écran prises aujourd'hui directement sur le site du RQAP et qui prouvent mes dires.

Comme vous verrez, il y a GRANDE PLACE À AMÉLIORATION sur certains de NOS sites gouvernementaux !!!

Bonne lecture ! (En espérant secrètement (et naïvement) que le ministre ou quelqu'un ayant une autorité suffisante dans son ministère passe par ici, puisque j'ai laissé la référence à mon blogue dans la lettre !)

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Québec, le 23 janvier 2009.

À : M. Sam Hamad, ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale et ministre responsable du RQAP (qui nous a fait parvenir une gentille lettre lors de notre demande faite au RQAP).

De : Sylvain B, (nouveau parent d'un beau poupon...)

OBJET : PLAINTE : impossibilité d'accès au site du RQAP vs accessibilité universelle aux sites web gouvernementaux du Gouvernement du Québec.


Monsieur le ministre,

L'automne dernier, juste avant la fièvre électorale fédérale, puis provinciale (!), j'ai fait une demande de prestation de RQAP, pour moi et pour mon épouse. J'ai bien essayé de m'inscrire en ligne, mais le site stipule qu'hors de Microsoft, point de salut : c'est-à-dire qu'il faut absolument un navigateur Internet obsolète, en l'occurrence Microsoft Internet Explorer (ou pire encore, Netscape, qui a été abandonné depuis des années par tous et chacun) pour avoir accès à l'inscription sur le site.

J'ai donc téléphoné pour avoir des explications et on m'a simplement, mais gentiment, confirmé ce que j'avais lu.

J'ai donc essayé de me plaindre sur le site en question, me plaindre de l'impossibilité d'accès à la section du site qui m'est utile : l'inscription. Mais sans succès ! Pour se plaindre, il faut... être inscrit ! Alors je fais comment pour me plaindre si ma plainte porte justement sur l'impossibilité de m'inscrire ?!! Avouez, monsieur le ministre, que ceci n'est vraiment pas fort comme situation... et très décevant pour un citoyen.

En vertu de l'accès à l'information qui doit être UNIVERSEL, et ce, incluant les sites web qui sont le moyen de plus en plus privilégié, en 2009, pour s'informer et traiter divers trucs administratifs de notre vie quotidienne, je vous demande, par la présente, d'intervenir rapidement afin de décloisonner ces sites-vases clos qui ne permettent l'accès qu'aux seuls utilisateurs de Microsoft Windows.

Il existe d'autres systèmes d'exploitation d'ordinateurs (Mac OS X, Linux, etc.) et un site web bien conçu est un site web à accès universel, toutes plateformes confondues. La chose est facilement réalisable; il suffit seulement d'arrêter de penser en "techniciens Microsoft certifiés" qui ne sont même pas conscients des autres plateformes existantes, tellement ils oeuvrent en vases clos et nous font subir cet état de fait, quand on leur laisse les rênes de nos sites Internet.

En terminant, je vous remercie de la diligence avec laquelle vous traiterez cette plainte que je ne savais pas à qui envoyer, étant donné la caducité chronique du site du RQAP.

Un citoyen déçu de l'absence d'universalité d'accès aux sites web de "son" gouvernement :

(signature manuscrite sur la version papier)

Sylvain B,
(adresse postale)
(adresse courriel)
http://slyberu.blogspot.com


P.S.: Je vous envoie cette plainte en format papier, pour être ainsi assuré du traitement de ma plainte en bonne et due forme, mais je vous envoie aussi ma plainte par courriel à l'adresse ministre@mess.gouv.qc.ca , adresse que l'on nous fournit sur votre site Internet.

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Images : cliquer pour agrandir :

Hors de Microsoft, point de salut :


Cul-de-sac ! : Voir dernière case du tableau : "Par Internet"...

22 janvier 2009

Débarrer la bande passante ?

Dernièrement, au retour des vacances des Fêtes, j'apprenais de la part du directeur adjoint responsable des technologies dans mon école que la Commission scolaire avait décidé de ne plus brider ou ralentir YouTube comme elle l'avait fait par l'an passé et cette année (C'est quand même moins pire que les CS qui bloquent carrément YouTube !).

Heureuse nouvelle, bien entendu, sachant que, même si on retrouve de la cochonnerie sur YouTube, on y retrouve aussi d'excellentes capsules informatives et bien d'autres choses utiles encore. Faut juste savoir quoi chercher et où chercher, une compétence qui devrait s'enseigner plus pour vraiment apprendre, élèves, profs et administrateurs, à vivre dans cet environnement pluraliste.

En bloquant, on ne prépare pas les jeunes pour leur avenir, on fait juste attiser l'attrait pour l'interdit... Passer plus à côté du but que ça, c'est impossible ! En transmettant des valeurs de façon conséquente, on va beaucoup plus loin, et mieux, même si c'est au départ plus difficile.

Ma Commission scolaire semble comprendre de plus en plus que des ressources importantes existent sur le web. Enlever le ralentissement de YouTube est un premier pas, mais il en restera d'autres à franchir, bien sûr.

Le noeud du problème est celui de la bande passante, que les fournisseurs d'accès Internet vendent avec profit. Alors aussitôt qu'on a besoin de beaucoup de bande passante, on parle de coûts. Et qui dit coûts en cette période de crise économique dit budget serré, compressions, ralentissements, peur du déficit, coupures dans les ressources devenues essentielles (le Net).

Donc, tant que l'on considèrera la bande passante comme un goulot d'étranglement à l'accès aux connaissances, on fera toujours un peu fausse route. Il faudra bien choisir ses investissements ou carrément nationaliser l'accès Internet comme le suggérait quelqu'un récemment sur Twitter.

Parlant de bande passante, on a vu les limites du réseau Internet cette semaine, alors que tous voulaient regarder le discours inaugural de Barack Obama... C'est dans ces moments que l'on voit que le réseau est encore perfectible ! Au Nouveau-Brunswick, le ministère de l'éducation a voulu suggérer aux gens de NE PAS écouter Obama parce qu'on craignait qu'Internet flanche carrément... C'est donc dire que ce réseau-là aussi a besoin de plus de bande passante et de meilleurs choix d'investissement !

Pas de bande passante = beaucoup moins de projets intéressants qui peuvent être réalisés faute d'accès convenable. À l'ère du numérique, il faut arrêter de résonner (lapsus pour raisonner) en précambrien et savoir adapter nos moyens à notre époque, car le train n'attend pas et des gens seront laissés à la gare, juste à côté du télégraphe

20 janvier 2009

Journée historique... (Obama)

Aujourd'hui, bien sûr, c'était la prise de pouvoir à Washington, par Barack Obama. Journée historique est l'appellation que l'on a le plus entendue.

Première fois qu'un noir américain est au pouvoir à ce poste prestigieux de président des USA.

Personnellement, ce n'est pas le fait que ce soit un noir qui compte le plus, mais plutôt tout ce que cet homme peut représenter ou symboliser. En quelques dizaines d'années à peine, l'évolution du traitement humain pour TOUS les citoyens américains est phénoménale, celui concernant la distinction des "races" en particulier.

Barack Obama devient tout à coup un puissant symbole d'humanité auquel se rattache une grande partie de la population américaine et, par extension, de la population mondiale également. Un symbole qui devient presque un mythe vivant, une légende incarnée qu'on se plait à évoquer et qui fait rêver des millions et des millions de personnes. Une image ultra-forte qui véhicule un message d'espoir, oui, mais aussi un immense défi.

Cette semaine, Obama a beaucoup insisté sur l'immensité des tâches à venir. Le Sauveur se fait un peu plus réaliste, ou insiste sur la réalité et la faisabilité des choses dans un temps tout aussi réaliste. Il a entre autres mentionné la possibilité que la fermeture de Guananamo prenne plus que les 100 jours initialement prévus, etc. Être dans ses souliers (dont je me fous de la couleur autant que celle de la robe de la première dame !!! non mais...), j'aurais la chienne tellement les défis semblent aussi démesurés que la joie immense et le rêve qui règne dans les coeurs aujourd'hui.

Ceci dit, peut-être Obama incarne-t-il le côté immense rêve dont chacun a besoin et qui servira par la suite de moteur à l'action, en vue d'atteindre des buts et des objectifs de société qui influencent tous ses membres.

Dans un monde où le cynisme est croissant face aux politiciens robotisés par des faiseux d'images et des cons-seillers qui tentent de nous vendre des vendeurs de char trop politically correct, il est peut-être temps que surgissent des figures un peu plus légendaires qui font rêver au départ et qui accompagneront avec leadership affirmé le peuple dans sa transformation.

C'est ce que je souhaite qui arrive à nos voisins du Sud, et aussi qui puisse rejaillir sur nous et sur d'autres sociétés, tout en sachant que la diversité doit continuer d'être valorisée (pas de modèle unique avec une seule école de pensée stérilisante par définition !), et ce, par tous et chacun. Et ça, ça vaut pour les Américains, mais aussi pour toute organisation, réseau, société qui se réclame du progrès, de l'avancement et de l'humanité tout court !

04 janvier 2009

Polarisation extrême = guerre :-(

Il est de ces jours comme ça où l'on constate tout simplement, bien impuissants face à une situation...

J'écoute les nouvelles ce matin et, comme depuis quelques jours, rien ne me réjouit dans ce que je vois et entends.

Puis la réflexion démarre... et revient sur des thèmes déjà abordés. Principalement celui sur la polarisation excessive, celle qui tue le débat, celle qui tue tout court. La polarisation extrême mène obligatoirement à la destruction. Impossible de construire dans de telles conditions.

Dans le contexte de ce qu'on appellera sans doute la (x-ième?) guerre de Gaza, la polarisation existe bel et bien, et ce, depuis des millénaires. Je ne me rappelle plus de la source, mais j'ai déjà lu que, dans une certaine Bible, que le méchant Caïn était l'ancêtre des Arabes et que le bon Abel était celui des Juifs... Peu importe la véracité de cette "affirmation", il appert que l'origine du conflit, elle, se perd presque dans la nuit des temps. Alors facile d'imaginer ce qu'une telle polarisation peut engendrer comme envies de destruction si on la prolonge dans un temps très long... Triste et désolant !

Ici, donc, la polarisation consiste à idéaliser un parti (le sien) et à démoniser l'autre. On change de camp et on inverse les rôles...

Dans les informations qu'on entend ici, on sent un vent favorable pour Gaza, victime actuelle dans ce conflit. Mais je suis sûr que si on va en territoire d'Israël (où j'ai de la parenté actuellement), nous aurons la position exactement inverse...

Solutions à ce conflit ? Je ne pense pas, malheureusement !

Mais, par extension, je me dis qu'on est encore loin d'un climat de coopération et de co-construction quand je vois de telles polarisations qui dégénèrent sur le plan mondial. Le changement de paradigme est loin d'être complété. Parfois, j'en viens presque à me demander s'il est seulement amorcé ! Vivement, que des forces nouvelles se mettent en oeuvre au lieu de s'imposer !

Construisons en évitant les polarisations destructrices, ça urge !

02 décembre 2008

Linéarité idéale ? Sinuosités souhaitables ?

Ça fait quelque temps que je mijote quelque chose en ce sens, via quelques commentaires laissés ici (Guitef) et là (Dominic Arpin), ainsi que quelques réflexions qui se poursuivent depuis, sans que je n'aie pris le temps d'ajouter le tout à mon éternelle série de billets à écrire ... un jour ! (voir ci-contre à droite)

Voici donc les 2 prémisses laissées sur le web concernant ce billet :

1-d'abord chez François :
De toute façon, une participation web humaine, c'est comme un humain : ça fluctue, évolue, autant dans le contenu que dans la disponibilité, etc. Il y a des vagues. L'humain est tout sauf une maudite ligne droite plate ;-) Voilà !

2-ensuite chez Dominic :
Je lis ici ce que je vis depuis un bout de temps déjà… Notre présence bloguesque ne peut être constante, linéaire, etc. MAIS nos lecteurs finissent par développer, sinon une dépendance, à tout le moins une sorte d’accoutumance… Pour certains, ça finit par se transformer en exigence - parfois non, mais le blogueur peut le ressentir comme ça. Nos journées ont 24 h. De ce nombre, quelques unes doivent être consacrées au sommeil, sinon on risque l’épuisement total, ce qui nous éloignera encore plus de notre blogue (et des multiples autres tiroirs ouverts qui incitent au multitasking!) Bref, après mon commentaire chez François Guité (Guitef) sur à peu près le même sujet, voilà que je poursuis ma réflexion ici… Serais-je dû pour en faire un billet, sûrement ;-) [...]


La linéarité et son idéal... théorique vs les sinuosités qui parsèment notre réalité !

Selon mon expérience, on a souvent tendance à se représenter la réalité de façon linéaire. La droite apparait ainsi comme l'idéal de stabilité à atteindre, comme un summum vers lequel on voudrait tous tendre un jour, etc.

Mais avez-vous déjà circulé sur une autoroute parfaitement droite ? Impossible, car elle n'existe pas, n'est-ce pas ? Il arrive toujours un jour ou l'autre qu'il y ait un obstacle à contourner, grâce au relief présent(1), entre autres. Ainsi en va la vie, je pense. Et de plus, quoi de plus plate qu'une autoroute parfaitement droite : de quoi s'endormir en conduisant (surtout à 100km/h, mais ça, c'est une autre histoire qui pourrait faire l'objet d'un autre billet à venir ;-))

Alors je crois sincèrement que l'humain, à cause de son idéalisation de la linéarité, se fait des attentes irréalistes dans la vie. C'est sûr que lorsqu'on regarde un but à atteindre, on regarde "droit" devant, mais le chemin qui y mène comportera d'inévitables courbes. (Loin de moi l'intention d'arrêter les rêves : ils ont leur utilité, ils sont le moteur de ce qui viendra par la suite, même imparfaitement...)

Il en va de même dans les réalisations humaines que dans les relations humaines : il arrive qu'on se fasse des attentes face à l'autre, mais que celui-ci, humain lui aussi, évolue, au gré de son chemin forcément non droit, et que ce chemin prenne parfois des directions que nous ne soupçonnons pas ni l'un ni l'autre, et ce, pour un temps seulement ou pour longtemps...

Bref, il n'y a pas d'absolu et c'est ce qui déroute souvent. L'être humain a besoin de constantes auxquelles se raccrocher, mais les constantes et la "droiture" qu'elles sous-entendent ne forment jamais complètement la réalité de la vie.

On pourrait aussi poursuivre avec le système scolaire. On l'a idéalisé sous une forme plutôt linéaire. Or, cette forme linéaire finit par ne plus répondre aux besoins actuels (en plus ou moins grande partie), puisque la vie a évolué dans un chemin qui finit par être différent du système lui-même et de ce qu'il prône.

C'est comme les gens qui disent aujourd'hui qu'on a détruit leur grammaire parce qu'on parle d'une toute petite et timide réforme de l'orthographe et d'une nouvelle compréhension de plusieurs règles de grammaire (2 choses très distinctes, tiens-je à signaler). On a modifié les repères linguistiques de ces gens, oui. Mais ces modifications sont le signe que la langue est vivante ! Le français n'est tout de même pas le latin, qui est une langue figée, puisqu'elle n'est plus pratiquée, et est donc morte (sauf en certains endroits très reclus, disons...). Il en est probablement comme cela des autres langues vivantes... Alors ce qui est plus surprenant, c'est qu'on n'ait pratiquement rien changé en grammaire entre 1770 et 1990 (environ), obnubilé par les absolutismes proclamés par Maurice Grévisse et les autres avant lui !

Le défi, maintenant, pour aujourd'hui et, surtout, demain (car demain, aujourd'hui sera déjà devenu hier !!!), c'est de trouver une façon d'évoluer qui préserve cette impression de sécurité que donnent les constantes, tout en finissant par rattraper le décalage qu'introduit la technologie à la vitesse des électrons qui se meuvent sous notre clavier d'ordinateur ! Méchant beau défi auquel j'ai le goût de participer, à la mesure de mes maigres moyens !

Voilà donc, bien maladroitement car incomplète, ma petite synthèse-réflexion amorcée chez François et Dominic. C'est fou ce que les blogues peuvent faire faire du chemin :-) J'aime bien !

Note:
(1) Dans les Prairies, peut-être que ce genre de route existe pendant de longs kilomètres, mais avouons que c'est extrêmement rare... Il y a même certains ingénieurs qui ont construit 35km de route absolument tortueuse malgré un relief presque parfaitement plat, entre Aguanish et Natashquan (voir ici), le tout juste pour ralentir la circulation dans le coin !

13 novembre 2008

Blogueur citoyen vs journaliste

Est-ce que nous assisterons à un débat trop polarisé où chacun NE pourra faire la part des choses ? J'espère que non !

Il n'y a pas les bons journalistes et les méchants blogueurs voleurs de job ... ou l'inverse ! Il y a simplement des journalistes et des blogueurs. Peut-on inviter ces derniers à assister, avec accréditation, aux mêmes événements (politiques ou autres) que les journalistes ?

Le débat a été lancé récemment et je n'ai pas pris le temps d'en parler, mais je veux attirer votre attention, chers lecteurs, sur ce phénomène. D'abord parce que certains d'entre vous bloguez aussi et ensuite parce que les autres auront une source de plus pour être sensibilisé à la situation.

Mais comme je manque cruellement de temps, je vous relaie donc quelques références utiles :

un billet chez Mario Asselin qui récapitule pas mal l'ensemble du dossier

et un Wiki pour définir ensemble des critères pour peut-être éviter que des partis politiques aient l'idée saugrenue de "paqueter" l'assemblée des accrédités en n'invitant que des blogueurs qui pensent comme le parti, ce qui discréditerait et le parti et les blogueurs eux-mêmes, dans leur "nouvelle fonction-qui-n'en-est-peut-être-pas-encore-une-aux-yeux-de-certains-journalistes", etc.

À suivre...

MISE À JOUR : 2008-11-14--8h09 :

Après lecture chez Martin Comeau, voici ce que j'ai posté en commentaire, en réaction à son billet de ce matin :

L'impression que tout ça me donne, c'est qu'il faut éviter, comme je le disais dans ma trop courte note (ci-dessus), de polariser inutilement le débat et de faire les nuances qui s'imposent : tu en fais de très intéressantes ce matin...

En fait, comme le fait d'être blogueur est un phénomène très récent (explosion en nombre depuis 2-3 ans maximum, peut-être 4 en forçant un peu beaucoup), nous avons des frontières à tracer, ou plutôt pour faire moins encadrant ou limitatif (ce qui serait anti-"philo"-de-blogue), nous avons des balises à inventer selon les usages possibles du blogue, car ses usages sont multiples et ce ne sont sûrement pas tous les blogueurs qui font dans le "reportage-citoyen" quand ils informent ou dans l'"éditorial-citoyen" quand ils donnent leur opinion, etc. Il existe en fait beaucoup de sortes de blogueurs ET des blogueurs qui appartiennent à plusieurs catégories (Perso, me faire enfermer dans UNE catégorie, pas capable ! Point final)

Bref, continuons notre réflexion (pourquoi pas dans le wiki commencé récemment par Mario et al.?) et ainsi nous avançons :-)

11 novembre 2008

Accessibilité Internet - un droit pour TOUS !

ou L'art de con-cevoir un site de façon absolument imbécile au RQAP !

En ces jours où on revendique un accès Internet haute vitesse pour tous (Voir le Wiki du Plan numérique pour le Québec, initiative née ces jours-ci chez des blogueurs et autres acteurs du Web que je connais ou que je découvre), permettez-moi de revendiquer, en premier lieu, d'abord et avant tout, l'accessibilité POUR TOUS aux services gouvernementaux en ligne, ce qui est loin d'être le cas au Gouvernement du Québec !!!

Imaginez-vous donc que, récemment, j'ai eu maille à partir avec les "sévices" informatiques du RQAP (Pour les "cousins" : Régime Québécois d'Assurance Parentale, qui chapeaute l'administration des congés de maternité et, dans mon cas, de paternité...)

J'essaie de faire court, mais je ne passerai pas sous silence les détails croustillants et désolants de la saga. Il y a, sur le site du RQAP, une section qui nous dit qu'on peut faire notre demande en ligne pour le congé : youppi ! que je me dis alors, je vais pouvoir aller plus vite et faire ma demande le premier jour du retour à la maison, avec maman et bébé :-) Je vais aussi pouvoir remplir en ligne la demande pour maman pour son congé de maternité ! Yabadabad...ARRRRGGGGHHHH ! Qu'est-ce que c'est que ça, non mais *&@%#?&@%$#&@?#%......

Je vous fais grâce des détails et des mots saugrenus qui ont pu alors instantanément sortir de ma bouche, et ce, malgré la présence des très chastes oreilles de poupon qui dormait tout près !

Voyez-vous, sur le site du RQAP, il faut avoir AB-SO-LU-MENT Windows comme système d'exploitation et il faut AB-SO-LU-MENT avoir Microsoft Internet Explorer comme navigateur Internet. Pour paraphraser : hors Microsft, point de salut ! M'enfin, si... On peut aussi utiliser, tenez-vous bien, un autre navigateur : un certain netscape (Quoi ??? Ça existe encore, ça ?)

NIAISERIE !

Si l'imbécillité pouvait tuer, il y aurait un con-cepteur de sites de moins sur cette planète.

Entretemps, j'ai su, via une personne qui s'est avérée travailler au RQAP, que le site a été réalisé par un sous-traitant (J'ai plutôt l'impression qu'il s'agissait d'un saoul-traitant, dans ce cas précis). Encore une fois, on y est probablement allé avec le plus bas soumissionnaire, je ne sais pas ni ne veux le savoir !

Le pire, c'est qu'il n'y a AUCUNE adresse courriel à laquelle on peut faire parvenir quelque chose comme une plainte au RQAP. Voici ce qu'on lit sur leur site Internet, dans la section Pour nous joindre :
Par Internet
Vous pouvez communiquer avec le Centre de service à la clientèle en utilisant les services en ligne. Il vous suffit d’être inscrite ou inscrit aux services en ligne du RQAP et d’avoir fait une demande de prestations. C’est en accédant à votre dossier que vous pourrez transmettre votre demande de service (demande d’information, demande d’assistance ou plainte).

Bref, il faut que je sois inscrit, sous Windows, dans Internet Explorer, pour pouvoir porter plainte pour le fait que je ... ne peux pas m'inscrire !!! La poule ou l'oeuf ? Plus ridicule que ça, tu es mort et enterré depuis bien avant l'invention non pas d'Internet, mais de l'écriture elle-même...

Désolant, ridicule, imbécile, web 0.0 et quoi d'autre encore !

Je dois donc me résigner et envoyer ma plainte par courrier papier ou encore écrire directement au ministre (Sam Hamad) qui a eu la «gentillesse» de laisser une adresse courriel dans sa lettre papier envoyée pour flasher avec le calcul qui a suivi ma demande et l'acceptation de celle-ci, tout ça sur papier !

Alors, pour conclure, avant même de revendiquer un accès haute vitesse pour tous pour être ainsi "de son temps", je me permets de revendiquer l'accessibilité aux services gouvernementaux en ligne POUR TOUS ! Si quelqu'un peut relayer cette revendication dans le Plan pour un Québec numérique, merci de le faire ou de me dire comment le faire (Je n'ai pas eu assez de temps pour tout lire ce qu'il y a là-dessus, et surtout, où contribuer)...

MISE À JOUR : 2008-11-11--17h28
Jean Charest promet une ville sans fil pour Québec, sans mentionner le nom de Zap-Québec, même si on espère qu'il confiera l'administration du million de $ aux gens de Zap Québec (comme ça, on sait que ça sera bien dépensé !), et sans mentionner le mot Montréal (qui est inclus dans les autres villes auxquelles on fait vaguement allusion : les régionnalistes vont e^tre contents ;-)))

EN MÊME TEMPS, oubliez pas M. Charest d'élargir l'accès à vos services en ligne, svp !

04 novembre 2008

Suggestions de UNEs pour les journaux

...du 5 novembre 2008:

McCain fait patate

et

Obama casse la baraque ! :-)

06 octobre 2008

Généralisations et vérités...

Un peu d'insomnie (ça commence seulement par ici ;-)) fait parfois accoucher de drôles de réflexions...

Cette nuit, donc, pendant l'attente qui sera de plus en plus interminable dans les heures/jours à venir (voir le baby counter en bas de la sidebar ci-contre, à droite, qui ne parvient pas à afficher moins 1 day to go...), je me disais à peu près ceci :

Il est au moins un domaine où la plupart des humains ont finalement compris que la généralisation abusive ne sert ab-so-lu-ment à rien : la grossesse ! En effet, pas une femme ne réagit de la même façon et, chez la même femme, les grossesses sont toutes différentes, nombreux exemples à l'appui.

La généralisation a ceci d'utile, et seulement ceci, à mon humble avis : elle permet de mieux comprendre un phénomène, globalement, généralement, en général, ... MAIS, en aucun cas, la généralisation ne peut se faire pour accoucher de LA vérité. Tout au plus, aurons-nous parfois UNE vérité, celle de quelqu'un, qui tente d'ériger son raisonnement, SA vérité en vérité absolue, dans lequel cas la généralisation peut aisément être qualifiée d'abusive et LA vérité supposée devient rapidement UNE opinion parmi d'autres...

Par extension, si on regarde rapidement ce qui se passe dans une campagne électorale, pour prendre un exemple actuel ici, la plupart des candidats tentent de nous proposer LEUR vérité comme étant LA vérité, la seule valable, au détriment des autres. À moins que ce ne soit des "journalistes d'opinion", des chroniqueurs érigés au rang de juges de LA vérité (LEUR vérité - LEUR interprétation des faits) qui nous inondent de leurs jugements PARFOIS préfabriqués... (Faut quand même que je fasse attention de ne pas généraliser abusivement tout de même ;-)

Tout ceci me fait conclure qu'en cette époque, j'ai l'impression d'assister à un glissement du développement du jugement dans la population : on tend de plus en plus à vouloir adopter du prêt-à-porter pour le cerveau, de la réflexion prémâchée, du Pablum, comme j'ai déjà mentionné dans ce billet. On veut aussi parfois que LE BON gouvernement se substitue au jugement des gens qui composent la population : que le gouvernement décide de ceci ou de cela, etc.

Vitement, il nous faut aider nos élèves à développer leur jugement critique, sinon nous vivrons très bientôt dans une société où le jugement sera l'apanage d'une petite élite qui dictera quoi penser au reste de la société ! Et ça, je n'en veux ab-so-lu-ment pas de cette société de moutons suiveux ! Qu'on se le dise !

02 octobre 2008

Buzzz.tv - débuts prometteurs et laborieux :-)

Pendant le débat des chefs d'hier, version française donc, a eu lieu la première "véritable" expérience pour l'équipe de Buzzz.tv. Dans le premier quart d'heure, le taux de participation a eu raison du serveur qui recevait trop de requêtes en même temps et qui a fini par flancher.

Les irréductibles sont demeurés, dont un groupe d'environ 35 à 40 personnes partageaient en même temps un chatroom IRC sur le Net. (Une de mes anciennes élèves, qui est en 5e secondaire et dont je supervise le projet personnel de fin d'études, est venue nous rejoindre dans ce chatroom pendant un bon moment :-))

Par la suite, après moult sueurs froides, les vaillants techniciens ont réussi à redémarrer le tout et à nous faire profiter du Buzzz, malgré une limitation des participants (environ 200) pour assurer le fonctionnement du "laboratoire" jusqu'à la fin du débat...

Réactions ici (Yves Williams), là (Mario Asselin), là (CFD) et là (Jacques Cool qui voit déjà un potentiel pédagogique à l'outil).

Cartographie du Buzzz ici (Merci à Greg de chez Poly9 !)

Tableau statistique ici aussi. Disons que ça fait ressortir le fait que ceux qui ont pu faire partie des 200 chanceux avaient tous une aversion contre les conservateurs... ;-)
Ce qui a fait dire plusieurs choses pas toujours gentilles de la part d'anglophones plutôt pro-conservateurs - voir les commentaires... Ils n'ont qu'à participer ce soir, on verra bien !

28 septembre 2008

Buzzz - interactivité en ligne



Expérience beta ce soir où nous avons, plusieurs dizaines de personnes à la fois, testé le truc pendant l'émission de télé Tout le monde en parle.

Il sera intéressant, au cours des prochaines heures, de voir ce que la gang d'iXmédia et les collaborateurs va faire avec les données. Déjà, visuellement, on pouvait voir très nettement l'inactivité pendant les pauses pub, voir aussi que Marie-Chantal Toupin, par exemple, favorisait le rouge (qui correspond à Je n'aime pas ce que je vois), voir aussi certaines fluctuations en temps réel entre le J'aime et le J'aime pas directement pendant les entrevues... tout en alimentant le tout avec nos perceptions, opinions, etc.

Fascinante expérience où on pouvait aussi chatter tout le groupe sur Onelinr, un service Google (?) qui a planté régulièrement au cours de l'expérience.

Prochain rendez-vous, le vrai, après résolutions de quelques bogues, mercredi pendant le débat des chefs... Perso, j'y serai, sauf si... le compteur tombe subitement à zéro dans ma sidebar ici ;-)

MISE À JOUR : 2008-09-29--08h00 :

Après lecture du retour d'expérience du ProfNoël, je dois dire que. de mon côté, voir presque en temps réel les données me plaisait, même si, selon lui, un biais peut être ainsi introduit... Je comprends fort bien sa réaction, car elle est logique. Mais on pourrait alors réconcilier les deux visions en mettant une "timeline" sous le graphique qui s'afficherait alors avec un délai de quelques secondes ou une minute maximum, ce qui permettrait aux visuels d'avoir un rétroregard quelques instants après avoir inscrit son opinion*. Pour les gars de iXmédia, c'est sûrement chose possible :-)
*Hier, on ne savait pas du tout s'il y avait délai et quel pouvait être ce délai. Avec une timeline, on saurait.

Un deuxième truc auquel je pensais en me levant ce matin : c'est quand même extraordinaire qu'en si peu de jours, quelque chose passe de l'état d'idée vague autour d'une table à projet concrétisé, non ? Ce n'est pas dans nos écoles ou dans le secteur public en général qu'on verra ça un jour !

26 septembre 2008

Syllogisme administratif

Il y a des directions qui ont une peur bleue du précédent.
Pour eux, créer un précédent introduit nécessairement un biais, une injustice potentielle qui est indéfendable, par surcroit.




Il n'y a aucune innovation sans création d'un précédent (ou sans création tout court?).




Conclusion : les directions qui ont peur ne favoriseront JAMAIS l'innovation, point final.

18 septembre 2008

La culture en péril

À écouter, puis à méditer, une fois le rire passé :-)

Dénonciation artistique (et originale) des coupures faites en culture par le gouvernement conservateur de Stephen Harper.



MISE À JOUR : 2008-09-20--09:06

Je crois que c'est un peu à ça que je faisais allusion ci-dessus quand je disais "à méditer, une fois le rire passé"... Je n'avais pas d'autres mots à ce moment, mais une vague idée, une intuition de ce qui découle d'un tel message. À lire donc, chez Michel Dumais, principalement à partir du commentaire de Martine Pagé qui développe beaucoup l'idée de départ que j'ai eue, un peu floue, après visionnement de la capsule vidéo. Martine reprend aussi son commentaire dans un billet sur son blogue.

Une chose est maintenant absolument sûre, les campagnes électorales se jouent de plus en plus sur le web et de moins en moins dans les petits spots publicitaires télé "contre l'autre" qu'on voit ad nauseam ces jours-ci !

Re-fonder l'éducation ?

Projet ultra-ambitieux soumis par Gérard De Vecchi, à propos de l'éducation en France : voir ce long texte.

À l'échelle locale, chacun dans nos écoles, on voit des problèmes, on vit des problèmes, on cherche des solutions, qui finissent par être simplement souvent de beaux plasters (BandAid™) sur un bobo, qui ne règle rien, qui ne guérit rien : le cancer continue alors à ronger sournoisement, jusqu'à l'éclatement encore plus grand du problème au grand jour...

Sur une échelle un peu plus grande, on propose parfois une Réforme, qui devient Renouveau pédagogique, pour donner un peu dans l'euphémisme ou la tautologie (la pédagogie, me semble que ça doit constamment se renouveler, ça, non?), et qui au final ne règle rien, faute de véritables moyens (et je ne parle pas seulement de finances) pour vraiment mettre en place quelque chose de véritablement nouveau ou même, à tout le moins, évolutif.

Triste constat alors. Rien ne fonctionne vraiment comme on voudrait et ceux qui sont plus perfectionnistes déchantent en premier... ou s'échinent plus longtemps que "la masse"... à leurs risques et périls.

Dans son texte, De Vecchi propose ni plus ni moins qu'un changement encore plus global, wow ! Ça m'impressionne au départ, ça me fait peur en passant, et ça me démotive finalement, tant la montagne est immense à franchir...

Comment alors parvenir à quelque chose qui se traduira concrètement par un véritable changement ? Un peu plus tôt cette semaine, sur Twitter, j'évoquais, avec un directeur d'école du Nouveau-Brunswick (et quelques autres Twitteux de mon réseau), le fait que bloquer des sites ne règle rien, qu'on ne fait que jouer au chat et à la souris... Ce qui m'a fait conclure par une sorte de slogan mi-publicitaire "Éduquons, point final" (À la réflexion, je pourrais enlever le final peut-être...). Bref, centrons-nous sur l'essentiel, l'éducation de nos élèves ! En cela, je rejoins De Vecchi qui nous dit que l'impérialisme économique (je ne le dénonce pas, je mentionne simplement qu'il prend toute la place) fait perdre le sens de la durée, obnubilé qu'il est par la satisfaction immédiate, etc.

Alors arrêtons de tout sacrifier sur l'autel de la «rentabilité à court terme à tout prix», élaborons un système où l'éducation est une valeur au moins aussi importante que l'économie et nous finirons par bâtir quelque chose de plus durable, de moins éphémère.

Une fois cela dit, maintenant, comment peut-on faire ? Comme je disais plus haut, le projet de De Vecchi apparait trop gros pour être réalisable tant la tâche est immense et joue sur tous les plans à la fois... Est-ce que les réseaux sociaux (comme celui-ci, qui regroupe des éducateurs et des formateurs de tous pays), avec leur maillage presque infini, peuvent être une piste de solution ? Je pense que oui.

Tout comme Apple, il nous faudra «penser autrement». Il en va de notre survie. Sinon, nous sombrons ! Nous ne pouvons attendre après le politique pour régler ce problème. On n'a juste à regarder notre campagne électorale au Canada, une campagne "contre" l'autre, au lieu d'être une campagne avec des idées à mettre en valeur, une campagne de projet de société... Encore une fois, rentabilité à court terme en priorité... Désolant !

Alors il nous faut agir, hors des structures presque pourrissantes en place... C'est peut-être ça, re-fonder, ré-inventer. Tout un contrat !

Finalement, quand je pense à mon fils à naître très bientôt, je me dis que j'ai une autre très grande raison d'agir, de vouloir un re-fondement quel qu'il soit, ou presque, même si je sais que tout ne sera pas parfait, loin de là...