31 décembre 2008

400 ans... et des poussières... qui retombent...

Billet du 31 décembre écrit dans le cadre de 400 ans 400 blogues...

Québec... (et ses environs-banlieues-villes-fusionnées-plus-ou-moins-de-force-etc.)
Québec, ma ville depuis 1985 !

Québec, qui a fêté ses 400 ans cette année !

Le 400e de Québec : festivités où j'ai peu participé (aux grand événements, s'entend) au sens où on l'entend habituellement. Festivités auxquelles j'ai participé au sens inhabituel, par contre : le 15 juillet, j'accompagnais (avec des potes musiciens) un groupe vocal qui se produisait à Espace 400e, sur la scène des Grands Jardins, par un beau soir calme et ensoleillé tout juste à temps (le reste de la journée, comme le reste de l'été avait été gris et un peu humidifiant).

Québec célébrera ce soir la clôture de ses 400 ans. Je serai chez moi, quelque part en banlieue nord (encore un autre (nous sommes quelques uns, je crois) qui écrit à partir du nord un billet plutôt "froid" à propos du 400e), chez moi avec toute ma famille à célébrer 2008 qui s'en va et 2009 qui arrive. Un jour de plus, une heure de plus... Je célébrerai l'immédiateté dans laquelle vit mon poupon. Pour lui, le temps n'existe pas encore : il y a le jour, la nuit, la faim, la couche pleine, l'envie de dormir ou celle, au matin, vers 7h05 pile, de NE PLUS dormir ;-)

J'ai mis longtemps à mettre en mots l'impression de ne pas faire partie complètement de ce 400e de Québec, malgré ma participation à un de ses spectacles. Et ce matin, j'ai compris, grâce à celle qui se fait appeler "La fêlée" dans son billet... Je n'aurais su trouver mieux. Tout se passait au Centre ville de Québec. Je n'ai rien contre, mais il n'y avait pas cette fébrilité dans les "autres quartiers" de la ville. Et pourtant, la portion de banlieue où j'habite a été fusionnée au début des années 1970, ça n'a rien donc à voir avec les fusions récentes (?). Les banlieues sont considérées comme des villes-dortoirs, tout se passe au centre. Ce "centrisme" n'est pas nouveau : il existe à d'autres échelles. Montréal est le "centre" du Québec. Paris est le "centre" de la France. On pourrait continuer comme ça très longtemps. Disons simplement que ce réflexe-centrisme doit être une caractéristique propre à l'humain ou une caractéristique humaine...

Une autre chose que dénonce La fêlée et à laquelle j'adhère complètement est cette couverture journalistique parfois déficiente qui s'attarde sur des détails insignifiants par rapport à l'événement lui-même. J'ajouterais à son billet le fait que les journalistes aient condamné le 400e avant que la Fête n'éclose pour de bon. Comme journalisme, ça faisait amateur, "p'tit village" et ça n'aidait pas les gens à se sentir "dedans". Mais, diront certains d'entre eux, ce commentaire ne vient que d'un petit blogueur (petit et blogueur étant un pléonasme pour certains d'entre eux), alors il ne vaut pas grand'chose... (Autre débat inutilement polarisé qu'il vaut mieux ne pas poursuivre selon moi).

Mis à part ce phénomène, que me reste-t-il du 400e ? Assurément le merveilleux Moulin à images de Robert Lepage, dont j'ai déjà parlé ici, qui est une oeuvre colossale qui valait absolument le détour (J'y ai amené ma visite estivale chaque fois). Pour moi, c'est THE événement du 400e ! Et je suis heureux qu'il se poursuive, même sous une forme différente, en 2009.

Maintenant ? Il faut que ma ville (au grand complet cette fois !) conserve (et/ou étende) ce dynamisme afin de continuer de se former une identité digne de son époque. Que l'on devienne pionniers, en cette époque numérique ! Que Québec devienne une ville où tous les êtres pensants puissent s'exprimer d'abord et bâtir ensuite, car la parole sans l'action n'est que verbillage à mon avis. Il faut agir maintenant et bâtir ! Nous avons célébré (peu ou plus que ça), il nous faut maintenant continuer de bâtir.

(Moi qui pensais avoir peu à dire, voilà que mon billet est presque rivière. Fleuve eût été exagéré ici ;-))

28 décembre 2008

Rétrospective 2008

Après d'autres, à mon tour de faire ma petite rétrospective 2008 ;-)
(Petite, la rétrospective ? À voir la longueur du texte que je viens de pondre d'un trait, je me dis que mes lecteurs devront être courageux ;-))

1-Au plan personnel :
tout d'abord, en numéro 1, ce fut de "voir" Alexis se préparer à naître qui a été l'événement principal dépassant largement tous les autres. Dans ma vie, ça tombait à un moment absolument idéal, venant ainsi replacer certaines priorités que j'avais mises ailleurs pendant quelques années... Disons simplement que ça aide à relativiser certains efforts qu'on met parfois dans des domaines, disons professionnels, et ce, avec une certaine démesure, ou une démesure certaine, par rapport avec ce que ça peut nous rapporter (ou ne pas nous rapporter...)

2-Au plan professionnel 1 : éducation d'abord :
après avoir poursuivi la (très lente) digestion d'un événement désagréable (qui pouvait être vu comme une démotion (St-Angliscisme, priez pour nous) par mon employeur, à cause de l'actuel système où des castes semblent parfois ressortir encore entre les programmes d'enseignement), j'ai continué mes nombreuses lectures (web très principalement), histoire de mieux reculer pour mieux re-sauter...

Je me suis instruit et j'ai participé à une "définition collective" de ce que peut être l'Éducation 2.0 dans ce monde de plus en plus Web 2.0, peu importe ce qu'on puisse dire de l'expression "2.0"... De par mon implication (énormément sporadique, à mon grand désespoir, depuis octobre dernier, pour des raisons évoquées en 1) dans le réseau Apprendre 2.0, j'ai commencé à dégager certains points essentiels (et généralement très manquants) nécessaires à notre système d'éducation, afin qu'il puisse franchir le fossé qui continue de se creuser entre le numérique et l'école archaïque, comme je pourrais la nommer, si elle s'entête à rester figée dans le temps comme elle le fait trop souvent présentement.

Ce fossé, à mon avis, s'il continue de se creuser, va contribuer à polariser les positions et à paralyser tout espoir d'avancement ou d'évolution, si lente soit-elle dans une société qui, elle, évolue de plus en plus à la vitesse Grand V, voire exponentielle. La polarisation extrême, dans un débat, contribue généralement à le rendre complètement stérile... Par exemple, une polarisation entre les obsédés de la sécurité informatique (qui possèdent des arguments sommes toutes légitimes, mais enfermés dans une logique castrante ou paralysante qui finit par plus nuire qu'aider) et les innovateurs pédagogiques qui veulent un outil à leur service au lieu d'être au service d'outils limitatifs, brimants et contre-productifs, cette polarisation, donc, va finir par tuer toute exploitation des TIC en éducation. Triste constat. Va donc falloir innover hors système, hors cadre (hors cadres, quand ces cadres encadrent trop : trop de cadre et on ne voit plus l'oeuvre ai-je déjà dit ici), hors les heures d'ouverture (les syndicats ici ne seront d'aucun secours, enfermés qu'ils sont dans une époque où seul le papier existait, époque pré-web, ou web 0.0 ou -100 -- Le fax est un outil innovateur pour eux, si je caricature à peine)... Une innovation qu'il faudra payer cher, du prix de notre vie autre que professionnelle, allant ainsi dans le sens contraire de ce que j'évoquais en 1. Je n'en suis pas à un paradoxe près ;-)

On se servira sans aucun doute de la Crise économique au dos très large qui ira s'élargissant, pour nous foutre un paquet de coupures dans les pattes alors que l'investissement technologique pourrait aider grandement à économiser ailleurs dans de vieilles façons de faire qui coûtent une fortune.

Bref, pas grand optimisme ici, sinon les trucs hors cadre comme celui essayé récemment et les espoirs que j'entretiens encore via Apprendre 2.0 ou autres initiatives semblables.

Pour ce qui est des autres débats, disons qu'on n'a rien compris de la réforme (ou si peu), peu importe le nom qu'on lui donne. Chacun continue de faire à peu près à sa tête et on essaie encore d'uniformiser à outrance en ne tenant pas compte des particularités de chacun. Tant qu'à faire des programmes particuliers en éducation, on aurait dû continuer quelques "coches" de plus et viser plus loin pour ce qui est de l'individuation des apprentissages. Au lieu de ça, on est encore pris dans un système d'évaluation normative voire uniformisante qui engendre encore plus d'évaluations dites sommatives, au nom d'un système qui tente de rester hybride et de ne pas compléter sa mutation (ou adaptation) ou d'empiler les façons de faire, créant ainsi un presque-monstre... (Faut que je revienne là-dessus plus en détails... un jour - rappelez-le-moi quelqu'un ;-))

3-Au plan professionnel 2 : la musique... :
j'ai manqué de temps, d'énormément de temps, pour faire tout ce que j'aurais voulu... Le reste, ça devra attendre la retraite dans environ 20 ans ;-) Mais pour le reste, de ce que j'ai pu faire, ça a été relativement chargé avec le groupe vocal. On a pu jouer à Espace 400e, un soir de superbe beau temps de juillet dernier. Et on a fait un show avec un "vieil" artiste qui a quitté la scène depuis environ 20 ans, Jacques Michel (voir ici aussi), mais en qui j'ai découvert un être profondément humain, simple, avec qui il fait bon parler des heures et des heures et qui, musicalement, rend le travail très intéressant. On a eu du plaisir en travaillant et ça, c'est mon leitmotiv éternel - billet à venir, un jour, promis ! :-)

4-Au plan Web 2.0 :
-à part en éducation, où la stagnation et même le recul sont rois, ou presque - au nom de l'inertie des gros systèmes, j'ai découvert Twitter, outil ludique parfois pratique, souvent intéressant, mais qui peut s'avérer un gouffre de time consuming s'il n'est pas géré serré et si on ne limite pas la taille de sa Twittosphère...

-les suites de la web-non-conférence Vers l'Éducation 2.0 du 15 septembre 2007 ont donc continué de se manifester. J'ai continué la construction de mon réseau, qui unit à la fois des gens de l'Éducation et d'autres milieux. À l'image de ce blogue, je ne tiens pas à faire de catégories, préférant demeurer libre de toutes entraves idéologiques ou catégorisantes et préférant continuer de m'éclater dans ce Web dont je fais partie comme vous tous qui me lisez régulièrement ou à l'occasion.

5-Le reste :
pour le reste, j'ai lu hier la rétrospective humoristique de Stéphane Laporte, pendant laquelle lecture j'ai bien rigolé et qui résume tout ce dont j'aurais pu parler ici et dont je ne parlerai finalement pas, faute de temps et parce que ce sont des sujets maintes fois abordés ici ou ailleurs... et aussi dont nous entendrons peut-être parler dans le Bye-Bye ou autre show annuel de rétrospective !

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Sur ce, à très bientôt pour mon billet du 31 décembre dans le cadre de 400 ans, 400 blogues.

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MISE À JOUR : 30 décembre 2008 - 7h52 :

À lire ce billet de Mario Asselin, je me dis qu'il nous faut continuer de développer avec ce qu'on a et de faire ce qu'on peut... un jour à la fois, une chose à la fois, avec une personne à la fois. Beau contrat pour 2009... et les années suivantes :-)

19 décembre 2008

Meilleurs voeux ( Fêtes 2008-2009)

C'est le temps des Fêtes qui arrive, peu importe le nom qu'on puisse leur donner à ces fêtes !

Alors cette année encore, j'ai concocté une petite carte maison (Bricolage Photoshop amateur vite fait, faute de temps ;-)) et je vous la partage tout simplement en vous souhaitant mes meilleurs voeux pour Noël et la nouvelle année, 2009, qui commence !
  • Que ceux qui ont besoin de repos puissent se reposer !
  • Que ceux qui souhaitent avoir du plaisir en aient !
  • Que ceux qui aiment bien manger et boire du bon vin puissent se régaler et déguster à souhait !
  • Que ceux qui mangeront un p'tit peu trop puissent ne pas prendre de poids (comme moi , ahahah!) - Là, j'suis un peu baveux, mais je l'assume !
  • Que ceux qui veulent avoir tout ça (le genre de personne qui cochait "Toutes ces réponses sont bonnes" dans les temps anciens des "choix multiples") puissent en bénéficier, c'est le temps des Fêtes après tout !



Alors Joyeuses Fêtes à tous mes lecteurs et soyez heureux :-)

16 décembre 2008

Pense vite ! (en situation de concert)

Anecdote authentique, survenue dimanche soir dernier, pendant un concert de Noël où j'accompagnais, au piano (clavier) et à l'orgue (à tuyaux) un choeur, le temps de quelques chansons de Noël, bien sûr !

Dernière pièce de la première partie. Le 3e "couplet" est chanté a cappella. J'arrête donc de jouer au bon endroit, comme prévu... et je dois reprendre un petit interlude avant le 4e "couplet".

Sauf que... la première phrase du 3e "couplet" (a cappella) n'était même pas rendue à la moitié que "tssssioumm", les lumières de mon clavier s'éteignirent soudainement, de même que mon module de son, mon mixeur, mon ampli de moniteur... et, par absence du bruit de fond, je m'aperçus aussi assez rapidement que les amplis du système de sono, situés quelques pieds derrière moi, ne fonctionnaient plus eux non plus.

Je vis alors le technicien de son arrivé en trombe, regarder partout, cherchant le problème. On savait déjà tous deux à ce moment qu'un disjoncteur avait lâché, mais lequel...

Le 3e "couplet achève". Étrangement zen, je me dis que le choeur va pouvoir continuer. Coup d'oeil rapide à ma partition: HORREUR (mais aucune panique - il ne me reste après tout qu'une demi-seconde de temps de réaction, maximum) ! Il y a un autre petit interlude d'à peine deux mesures dont la première se superpose à la finale du 3e "couplet" des choristes. Je regarde les notes: c'est trop haut pour être turluté... Alors sifflons-les, ces notes. Doucement. Délicatement. En déposant la finale. Dans le style du truc (un arrangement de John Rutter)...

Les choristes me regardent d'un drôle d'air. Je ne les vois même pas, seul dans ma bulle à tenter de combler le vide le plus musicalement possible. Pendant ce temps, la chef de choeur comprend la situation et espère que les choristes vont partir à temps pour le 4e "couplet", une fois l'effet de surprise passé.

Le 4e "couplet" se déroule très bien, dans cet a cappella imprévu. La finale ne détonne même pas (oreille absolue à l'appui !)

La foule (témoignages à l'appui, aussi) n'y a vu que du feu. Même le violoniste, en coulisse puisqu'il ne jouait pas dans cette pièce, a trouvé l'arrangement particulièrement original, sur le coup. Je lui répondis que c'était tellement "original" qu'il ne l'entendra jamais une autre fois... même pas sur l'enregistrement maison du concert, sur mon portable, puisqu'il était branché dans la console de son et que celle-ci a forcément réduit à néant le signal qu'elle envoyait à mon ordi... Dommage. Ça aurait fait un bon souvenir autre que ce simple texte :-)

Note: tout ça me rappelle un truc déjà lu sur papier et dont je ne retrouve pas la référence sur le web (devrai-je le transcrire si je retrouve la feuille ?) qui parle du métier de musicien en concert: c'est le métier qui "oblige" un cerveau au plus grand nombre d'opérations par seconde, toutes catégories confondues. J'l'ai toujours dit: la musique, c'est excellent pour un cerveau humain !

09 décembre 2008

Expérience de vidéoconférence internationale

Il y a quelque temps, je (Je désigne ici Sylvain, puisque j'écris ce texte dans mon blogue ;-)) rencontrais Elizabeth Vitanza sur Apprendre 2.0. En fait, en septembre dernier, elle cherchait une classe francophone avec laquelle elle pourrait organiser une vidéoconférence avec ses élèves américaines (À Los Angeles) qui apprennent le français et qui en sont, pour la plupart aux premiers balbutiements.

Généreux par nature, j'offre la possibilité de faire éventuellement cette activité... [Elizabeth ajoute ici : «oui, vachement généreux, je dirais...»] (Merci Elizabeth ;-))

Quelques échanges de courriel et un ou deux tests Skype plus tard, le tout a fini par se concrétiser début décembre où, avec chacun un ordinateur, un projecteur et une paire de haut-parleurs, nous avons procédé à une vidéoconférence sur Skype.

D'abord, techniquement, avec chacun un groupe d'environ 15 élèves, il n'est pas facile de les faire parler un seul à la fois, si on veut éviter les coupures de son inhérentes à la vidéoconférence à plusieurs intervenants simultanément. La fébrilité et l'excitation des élèves était très palpable !

Les filles de la classe d'Elizabeth, timides au début devant les garçons qui composent en partie les groupes de Sylvain, ont parlé deux par deux en posant des questions simples aux élèves de Sylvain. Elles ont bien utilisé le vocabulaire qu'elles viennent d'étudier. (Qu'est-ce que vous aimez faire le week-end? Quels sont vos films favoris?, etc.) Mais cette fois-ci, c'était avec des compères plus authentiques (pas leur prof américaine) et elles se trouvaient pour la prémière fois dans le monde francophone en tant que personnes devant prendre la parole.

Alors pour une première, les échanges ont été assez limités, mais malgré ces embûches, je réalise que les élèves (les miens surtout, puisque j'étais à côté) ont fait quelques apprentissages déjà au premier essai.

D'abord s'ouvrir sur le monde n'a pas de prix. Apprendre à respecter chacun est encore plus nécessaire quand la technique empêche littéralement les gens de parler en même temps. Plusieurs de mes élèves en étaient à leur première vidéoconférence et certains ne réalisaient pas que leurs réflexions occasionnelles "passées" en aparté pouvaient être entendues quand même à l'autre bout, même si 4835 km nous séparent (selon GoogleMap !)


Agrandir le plan

C'était aussi agréable de voir les yeux des élèves briller d'excitation. Quelques uns de mes élèves ont aussi essayé, parfois maladroitement, de poser une ou deux questions en anglais (je sais que c'est une classe de français que j'ai, mais on peut parfois dépasser un peu les frontières et les oeillères, non? ;-)
Les filles filles d'Elizabeth lui demandent depuis, chaque jour, quand on aura l'occasion de faire une autre cidéoconférence et si on peut avoir des 'pen pals' par courriel. Elizabeth ajoute ceci: «Le chat a réussi là où je ne peux jamais, étant adulte et pas jeune--mes élèves se rendent compte qu'il y a vraiment des adolescents qui parlent le français qu'elles étudient.»

Depuis ce moment, Elizabeth et moi essayons de fixer une autre vidéoconférence, avec chacun un autre groupe de nos élèves, du même groupe d'âge. Finalement, ça devrait se concrétiser en janvier. On a aussi quelques autres projets, dont peut-être une plateforme Ning pour favoriser les échanges entre ces deux communautés d'élèves... À voir...

Bref, il est intéressant de créer et d'innover. Je remercie Elizabeth pour l'idée de départ grâce à laquelle on va faire un bout de chemin avec nos groupes d'élèves.

NOTE : ce billet a été écrit en collaboration avec Elizabeth Vitanza.

05 décembre 2008

Toccate et fugue

Voici un arrangement que vient de me faire découvrir Florence.

Je ne pouvais passer sous silence cette pièce que, malgré mon lointain passé d'organiste du temps que j'étais petit (!), je n'ai étrangement jamais jouée ! (Aujourd'hui, mes apparitions sur cet instrument se limitent à quelques pièces lors de concerts de Noël avec chorale...)



Enjoy !

02 décembre 2008

Linéarité idéale ? Sinuosités souhaitables ?

Ça fait quelque temps que je mijote quelque chose en ce sens, via quelques commentaires laissés ici (Guitef) et (Dominic Arpin), ainsi que quelques réflexions qui se poursuivent depuis, sans que je n'aie pris le temps d'ajouter le tout à mon éternelle série de billets à écrire ... un jour ! (voir ci-contre à droite)

Voici donc les 2 prémisses laissées sur le web concernant ce billet :

1-d'abord chez François :
De toute façon, une participation web humaine, c'est comme un humain : ça fluctue, évolue, autant dans le contenu que dans la disponibilité, etc. Il y a des vagues. L'humain est tout sauf une maudite ligne droite plate ;-) Voilà !

2-ensuite chez Dominic :
Je lis ici ce que je vis depuis un bout de temps déjà… Notre présence bloguesque ne peut être constante, linéaire, etc. MAIS nos lecteurs finissent par développer, sinon une dépendance, à tout le moins une sorte d’accoutumance… Pour certains, ça finit par se transformer en exigence - parfois non, mais le blogueur peut le ressentir comme ça. Nos journées ont 24 h. De ce nombre, quelques unes doivent être consacrées au sommeil, sinon on risque l’épuisement total, ce qui nous éloignera encore plus de notre blogue (et des multiples autres tiroirs ouverts qui incitent au multitasking!) Bref, après mon commentaire chez François Guité (Guitef) sur à peu près le même sujet, voilà que je poursuis ma réflexion ici… Serais-je dû pour en faire un billet, sûrement ;-) [...]


La linéarité et son idéal... théorique vs les sinuosités qui parsèment notre réalité !

Selon mon expérience, on a souvent tendance à se représenter la réalité de façon linéaire. La droite apparait ainsi comme l'idéal de stabilité à atteindre, comme un summum vers lequel on voudrait tous tendre un jour, etc.

Mais avez-vous déjà circulé sur une autoroute parfaitement droite ? Impossible, car elle n'existe pas, n'est-ce pas ? Il arrive toujours un jour ou l'autre qu'il y ait un obstacle à contourner, grâce au relief présent(1), entre autres. Ainsi en va la vie, je pense. Et de plus, quoi de plus plate qu'une autoroute parfaitement droite : de quoi s'endormir en conduisant (surtout à 100km/h, mais ça, c'est une autre histoire qui pourrait faire l'objet d'un autre billet à venir ;-))

Alors je crois sincèrement que l'humain, à cause de son idéalisation de la linéarité, se fait des attentes irréalistes dans la vie. C'est sûr que lorsqu'on regarde un but à atteindre, on regarde "droit" devant, mais le chemin qui y mène comportera d'inévitables courbes. (Loin de moi l'intention d'arrêter les rêves : ils ont leur utilité, ils sont le moteur de ce qui viendra par la suite, même imparfaitement...)

Il en va de même dans les réalisations humaines que dans les relations humaines : il arrive qu'on se fasse des attentes face à l'autre, mais que celui-ci, humain lui aussi, évolue, au gré de son chemin forcément non droit, et que ce chemin prenne parfois des directions que nous ne soupçonnons pas ni l'un ni l'autre, et ce, pour un temps seulement ou pour longtemps...

Bref, il n'y a pas d'absolu et c'est ce qui déroute souvent. L'être humain a besoin de constantes auxquelles se raccrocher, mais les constantes et la "droiture" qu'elles sous-entendent ne forment jamais complètement la réalité de la vie.

On pourrait aussi poursuivre avec le système scolaire. On l'a idéalisé sous une forme plutôt linéaire. Or, cette forme linéaire finit par ne plus répondre aux besoins actuels (en plus ou moins grande partie), puisque la vie a évolué dans un chemin qui finit par être différent du système lui-même et de ce qu'il prône.

C'est comme les gens qui disent aujourd'hui qu'on a détruit leur grammaire parce qu'on parle d'une toute petite et timide réforme de l'orthographe et d'une nouvelle compréhension de plusieurs règles de grammaire (2 choses très distinctes, tiens-je à signaler). On a modifié les repères linguistiques de ces gens, oui. Mais ces modifications sont le signe que la langue est vivante ! Le français n'est tout de même pas le latin, qui est une langue figée, puisqu'elle n'est plus pratiquée, et est donc morte (sauf en certains endroits très reclus, disons...). Il en est probablement comme cela des autres langues vivantes... Alors ce qui est plus surprenant, c'est qu'on n'ait pratiquement rien changé en grammaire entre 1770 et 1990 (environ), obnubilé par les absolutismes proclamés par Maurice Grévisse et les autres avant lui !

Le défi, maintenant, pour aujourd'hui et, surtout, demain (car demain, aujourd'hui sera déjà devenu hier !!!), c'est de trouver une façon d'évoluer qui préserve cette impression de sécurité que donnent les constantes, tout en finissant par rattraper le décalage qu'introduit la technologie à la vitesse des électrons qui se meuvent sous notre clavier d'ordinateur ! Méchant beau défi auquel j'ai le goût de participer, à la mesure de mes maigres moyens !

Voilà donc, bien maladroitement car incomplète, ma petite synthèse-réflexion amorcée chez François et Dominic. C'est fou ce que les blogues peuvent faire faire du chemin :-) J'aime bien !

Note:
(1) Dans les Prairies, peut-être que ce genre de route existe pendant de longs kilomètres, mais avouons que c'est extrêmement rare... Il y a même certains ingénieurs qui ont construit 35km de route absolument tortueuse malgré un relief presque parfaitement plat, entre Aguanish et Natashquan (voir ici), le tout juste pour ralentir la circulation dans le coin !

18 novembre 2008

Une conférence qui a su toucher tout le monde

Cet AM, nous avons eu, à mon école, une conférence donnée par une personne, ex-toxicomane, qui se qualifie encore de dépendante, après 20 ans de sobriété.

Pour avoir déjà entendu pareille conférence, j'avoue que mes attentes ont largement été dépassées ! D'habitude, on a droit à un discours "so so", correct, où la personne raconte son expérience, à peu près chronologiquement, pour finir par nous dire qu'elle a réussi à se sevrer, souvent grâce à de l'aide, puis qu'elle s'en est sortie, mais qu'il lui faut considérer chaque journée une par une, sans plus, et ainsi avancer dans la vie en en étant conscient, pleinement ! Être conscient de sa vie, c'est pas rien quand tu reviens de si loin...

Ce matin, on a eu droit à exactement cela, mais aussi à un gros PLUS, qui a fait toute la différence. En fait, la personne a réussi ce que tous les conférenciers ne réussissent pas toujours : elle a réussi à être un humain, dans toute son humanité, qui parle à d'autres humains, dans ce cas-ci un grand groupe de plus de 400 ados de 3e secondaire qui en ont vu d'autres et qui sont les meilleurs juges qui soient, et les plus impitoyables aussi. Leur attitude ne ment jamais là-dessus.

On avait donc plus de 400 ados, rivés à leur chaise, ces chaises de plastique craquant au moindre mouvement de cil d'habitude, ces chaises étonnamment silencieuses ce matin, tellement la concentration à l'écoute était grande.

Et on a eu droit à ce courant qui passe, qu'on sent passer, qu'on voit presque. WOW !

La personne a su toucher tout le monde présent. Toucher les gens pas seulement par la profondeur de la déchéance humaine dans laquelle elle s'est un jour enfoncée et qui, 20 ans après, lui fait encore mal à se rappeler, mais aussi les toucher par cette sorte d'émotion-humaine transmise à chacun qui était présent. Presque un coeur à coeur, pourrais-je dire.

La personne nous a ainsi parlé des origines de son mal-être, de son enfance dans une famille dysfonctionnelle, des abus sexuels subis, de la relation qu'elle voulait développer avec son propre enfant pour faire différent de la relation qu'elle n'avait jamais eue quand elle était enfant, de sa recherche de l'amour de quelqu'un, du pardon qu'elle a accordé à toutes ces personnes lui ayant fait mal, de ses amitiés non véritables, de sa vie à transformer, de sa vie transformée, de la ligne du NON qu'il ne faudrait pas franchir, etc. Bref, une leçon de vie, pas moralisatrice du tout, touchante de vérité, sans références à aucun "système" quelconque, religieux ou autre, le tout raconté de façon non sensationnelle, simplement, sans artifice aucun.

Juste de l'humanité pure.

Voilà pourquoi, je pense, le message a si bien passé. Voilà pourquoi tant de questions dites intelligentes ont surgi. Voilà pourquoi j'ai entendu tant de commentaires touchants eux aussi, souvent dits avec enthousiasme par les jeunes sortant de la conférence. Voilà pourquoi je pense que cette conférence, dans le fin fond, était une invitation à mordre dans la vie à pleines dents, car la vie a du beau à nous apporter. Il faut juste le voir et prendre les moyens pour pouvoir le savourer :-)

P.S.: Bon 20e de sobriété à la conférencière :-)

16 novembre 2008

RIP F1 au Canada :-(

J'ai toujours considéré la Formule 1 comme la meilleure des courses automobiles. C'était en tout cas un événement international, de par les lieux des courses et de diffusion de ce sport...

Hélas, l'argent aura ici aussi eu raison du sport. L'appétit sans fin (et non sans faim) de Bernie Ecclestone et ses sbires sont en train de tuer petit à petit ce sport que j'ai suivi depuis que je suis tout petit, "haut comme ça"... Et si on ne tue pas le sport directement, on tue l'intérêt chez une grande part du public international...

Le côté international de la F1 est donc en train de s'éteindre, puisqu'il ne restera principalement que l'Europe et l'Asie (moins la Chine bientôt, peut-être?). Exit donc l'Amérique du Nord, au grand dam des constructeurs qui perdent une vitrine intéressante. Il y a d'abord eu l'abandon du Grand Prix des États-Unis, puis, maintenant, le Canada.

Avec l'absence de Grand Prix au Canada, je me demande si des droits de télédiffusion seront encore achetés (à forts prix) par les réseaux de sports canadiens : j'en doute. Mais je doute surtout de mon intérêt personnel à suivre un sport qui, malgré tous ses attraits, est entaché par l'appétit vorace du rapace insatiable le gouvernant. Dommage !

L'autre partie de la déception ecclestonesque provient du fait que des améliorations étaient constamment apportées pour satisfaire les exigences et que, malgré cela, Môssieur Insatiable a décidé de profiter d'une petite faille à un contrat qui garantissait supposément un GP du Canada jusqu'en 2011 ! Comment voulez-vous que, par la suite, un public ne se sente pas floué ?

Déception, donc. Et la F1 va perdre de ses ardents défenseurs dans ce coin-ci du globe. Dommage, car c'était un sport que j'appréciais au plus haut point.

Cette perte, ce n'est que nous, ou presque, qui allons la vivre avec plus d'intensité, car les dirigeants de la F1, pendant ce temps, vont se farcir les poches de pétrodollars (ou de pétrodinars) et se gargariser des succès des circuits "à 1 milliards" comme on s'apprête à en développer un à Abu Dhabi...

Voilà ! RIP F1 pour moi...

Un vidéo dont vous êtes le héros ?

via fil Twitter de Martin Lessard, cette découverte :



Bonne mission :-)

15 novembre 2008

Domino Day

Quand je vois ça, je me dis que je ne perds pas beaucoup de temps dans Twitter ou autres outils Internet :-)



Juste le temps de préparation représente une somme d'heures (jours / mois) absolument inouïe. En effet, il n'y pas juste à placer les 4 500 000 dominos, mais il faut aussi les peindre pour représenter de véritables fresques !

Sur ce, je retourne à mes piles de correstions ;-)

13 novembre 2008

Blogueur citoyen vs journaliste

Est-ce que nous assisterons à un débat trop polarisé où chacun NE pourra faire la part des choses ? J'espère que non !

Il n'y a pas les bons journalistes et les méchants blogueurs voleurs de job ... ou l'inverse ! Il y a simplement des journalistes et des blogueurs. Peut-on inviter ces derniers à assister, avec accréditation, aux mêmes événements (politiques ou autres) que les journalistes ?

Le débat a été lancé récemment et je n'ai pas pris le temps d'en parler, mais je veux attirer votre attention, chers lecteurs, sur ce phénomène. D'abord parce que certains d'entre vous bloguez aussi et ensuite parce que les autres auront une source de plus pour être sensibilisé à la situation.

Mais comme je manque cruellement de temps, je vous relaie donc quelques références utiles :

un billet chez Mario Asselin qui récapitule pas mal l'ensemble du dossier

et un Wiki pour définir ensemble des critères pour peut-être éviter que des partis politiques aient l'idée saugrenue de "paqueter" l'assemblée des accrédités en n'invitant que des blogueurs qui pensent comme le parti, ce qui discréditerait et le parti et les blogueurs eux-mêmes, dans leur "nouvelle fonction-qui-n'en-est-peut-être-pas-encore-une-aux-yeux-de-certains-journalistes", etc.

À suivre...

MISE À JOUR : 2008-11-14--8h09 :

Après lecture chez Martin Comeau, voici ce que j'ai posté en commentaire, en réaction à son billet de ce matin :

L'impression que tout ça me donne, c'est qu'il faut éviter, comme je le disais dans ma trop courte note (ci-dessus), de polariser inutilement le débat et de faire les nuances qui s'imposent : tu en fais de très intéressantes ce matin...

En fait, comme le fait d'être blogueur est un phénomène très récent (explosion en nombre depuis 2-3 ans maximum, peut-être 4 en forçant un peu beaucoup), nous avons des frontières à tracer, ou plutôt pour faire moins encadrant ou limitatif (ce qui serait anti-"philo"-de-blogue), nous avons des balises à inventer selon les usages possibles du blogue, car ses usages sont multiples et ce ne sont sûrement pas tous les blogueurs qui font dans le "reportage-citoyen" quand ils informent ou dans l'"éditorial-citoyen" quand ils donnent leur opinion, etc. Il existe en fait beaucoup de sortes de blogueurs ET des blogueurs qui appartiennent à plusieurs catégories (Perso, me faire enfermer dans UNE catégorie, pas capable ! Point final)

Bref, continuons notre réflexion (pourquoi pas dans le wiki commencé récemment par Mario et al.?) et ainsi nous avançons :-)

11 novembre 2008

Accessibilité Internet - un droit pour TOUS !

ou L'art de con-cevoir un site de façon absolument imbécile au RQAP !

En ces jours où on revendique un accès Internet haute vitesse pour tous (Voir le Wiki du Plan numérique pour le Québec, initiative née ces jours-ci chez des blogueurs et autres acteurs du Web que je connais ou que je découvre), permettez-moi de revendiquer, en premier lieu, d'abord et avant tout, l'accessibilité POUR TOUS aux services gouvernementaux en ligne, ce qui est loin d'être le cas au Gouvernement du Québec !!!

Imaginez-vous donc que, récemment, j'ai eu maille à partir avec les "sévices" informatiques du RQAP (Pour les "cousins" : Régime Québécois d'Assurance Parentale, qui chapeaute l'administration des congés de maternité et, dans mon cas, de paternité...)

J'essaie de faire court, mais je ne passerai pas sous silence les détails croustillants et désolants de la saga. Il y a, sur le site du RQAP, une section qui nous dit qu'on peut faire notre demande en ligne pour le congé : youppi ! que je me dis alors, je vais pouvoir aller plus vite et faire ma demande le premier jour du retour à la maison, avec maman et bébé :-) Je vais aussi pouvoir remplir en ligne la demande pour maman pour son congé de maternité ! Yabadabad...ARRRRGGGGHHHH ! Qu'est-ce que c'est que ça, non mais *&@%#?&@%$#&@?#%......

Je vous fais grâce des détails et des mots saugrenus qui ont pu alors instantanément sortir de ma bouche, et ce, malgré la présence des très chastes oreilles de poupon qui dormait tout près !

Voyez-vous, sur le site du RQAP, il faut avoir AB-SO-LU-MENT Windows comme système d'exploitation et il faut AB-SO-LU-MENT avoir Microsoft Internet Explorer comme navigateur Internet. Pour paraphraser : hors Microsft, point de salut ! M'enfin, si... On peut aussi utiliser, tenez-vous bien, un autre navigateur : un certain netscape (Quoi ??? Ça existe encore, ça ?)

NIAISERIE !

Si l'imbécillité pouvait tuer, il y aurait un con-cepteur de sites de moins sur cette planète.

Entretemps, j'ai su, via une personne qui s'est avérée travailler au RQAP, que le site a été réalisé par un sous-traitant (J'ai plutôt l'impression qu'il s'agissait d'un saoul-traitant, dans ce cas précis). Encore une fois, on y est probablement allé avec le plus bas soumissionnaire, je ne sais pas ni ne veux le savoir !

Le pire, c'est qu'il n'y a AUCUNE adresse courriel à laquelle on peut faire parvenir quelque chose comme une plainte au RQAP. Voici ce qu'on lit sur leur site Internet, dans la section Pour nous joindre :
Par Internet
Vous pouvez communiquer avec le Centre de service à la clientèle en utilisant les services en ligne. Il vous suffit d’être inscrite ou inscrit aux services en ligne du RQAP et d’avoir fait une demande de prestations. C’est en accédant à votre dossier que vous pourrez transmettre votre demande de service (demande d’information, demande d’assistance ou plainte).

Bref, il faut que je sois inscrit, sous Windows, dans Internet Explorer, pour pouvoir porter plainte pour le fait que je ... ne peux pas m'inscrire !!! La poule ou l'oeuf ? Plus ridicule que ça, tu es mort et enterré depuis bien avant l'invention non pas d'Internet, mais de l'écriture elle-même...

Désolant, ridicule, imbécile, web 0.0 et quoi d'autre encore !

Je dois donc me résigner et envoyer ma plainte par courrier papier ou encore écrire directement au ministre (Sam Hamad) qui a eu la «gentillesse» de laisser une adresse courriel dans sa lettre papier envoyée pour flasher avec le calcul qui a suivi ma demande et l'acceptation de celle-ci, tout ça sur papier !

Alors, pour conclure, avant même de revendiquer un accès haute vitesse pour tous pour être ainsi "de son temps", je me permets de revendiquer l'accessibilité aux services gouvernementaux en ligne POUR TOUS ! Si quelqu'un peut relayer cette revendication dans le Plan pour un Québec numérique, merci de le faire ou de me dire comment le faire (Je n'ai pas eu assez de temps pour tout lire ce qu'il y a là-dessus, et surtout, où contribuer)...

MISE À JOUR : 2008-11-11--17h28
Jean Charest promet une ville sans fil pour Québec, sans mentionner le nom de Zap-Québec, même si on espère qu'il confiera l'administration du million de $ aux gens de Zap Québec (comme ça, on sait que ça sera bien dépensé !), et sans mentionner le mot Montréal (qui est inclus dans les autres villes auxquelles on fait vaguement allusion : les régionnalistes vont e^tre contents ;-)))

EN MÊME TEMPS, oubliez pas M. Charest d'élargir l'accès à vos services en ligne, svp !

Le mosquito - arme de destruction de l'ouïe ?

Après la sonnerie de cellulaire pour les adolescents (juin 2006), voici le mosquito, un dispositif qui envoie un son suraigu que seuls les jeunes oreilles peuvent entendre...

Inutile de préciser ici que si j'étais à un tel commerce avec mon bébé et que celui-ci se mettait soudainement à pleurer, je ne saurais identifier la source de ces pleurs...

(Voir le tableau joint au billet de François, premier lien ci-haut, pour avoir une idée de l'acuité auditive en fonction de l'âge...)

05 novembre 2008

HD : Hologramme Débile :-)

Voici ce que CNN a lancé hier soir pendant la couverture des élections américaines. Quand la science-fiction devient réalité, un peu plus de 30 ans après le premier Star Wars !

04 novembre 2008

Suggestions de UNEs pour les journaux

...du 5 novembre 2008:

McCain fait patate

et

Obama casse la baraque ! :-)

Que le temps passe !!!

Eh oui, le temps passe, chers lecteurs !

Bébé grandit à vue d'oeil, le congé de paternité est terminé (Je n'ai pas pris les 5 semaines au complet : ça coûte trop cher - je vous dirai un jour pourquoi), le retour au boulot s'est effectué hier lors d'une journée pédagogique de laquelle je suis ressorti la tête grosse «comme ça», tellement il y eut réunions par-dessus réunions (Une n'était pas terminée qu'une autre était déjà commencée : le don d'ubiquité est une utopie réellement... utopique !)

Parallèlement à cela, je vis dans l'immédiateté de Twitter, qui permet un contact avec des gens presque en instantané, qui permet de transmettre des états d'âme en instantané, carrément... et j'essaie de désembourber mon fil RSS ;-) Je n'y arrive évidemment pas ;-) Les lectures s'ajoutent à un rythme plus rapide que celui des moments de lectures possibles pour moi...

J'apprends aussi qu'un lien wi-fi "officieux" a été muselé aussitôt son instigateur parti d'une école, de par l'obsession de la sécurité de nos bonzes maniaque (ou paranoïaques?) de la sécurité, et j'ai nommé nos "sévices" informatiques qui gouvernent nos écoles de leur tour d'ivoire "signée-commanditée(?) Microsoft" à la CS... J'exagère un peu, mais à peine...

Pendant ce temps, on discute ces jours-ci d'évaluationS. J'y mets un S majuscule, car au nombre de ces évaluations, je conclus que nous vivons dans un système hybride qui n'est pas prêt de se transformer, si on croit la ministre de l'éducation et ses désirs d'évaluer les connaissances, comme dans l'temps... Connaissances ET compétences : on évalue tout ça ? Comment et quand va-t-on corriger tout ça, maintenant ? ET, par-dessus tout, comment vont survivre les étudiants qui n'auront peut-être plus le temps d'apprendre véritablement, tellement ils seront occupés par les évaluations... Évaluer est une chose, surévaluer en est une autre...

Là-dessus, il me faut aller corriger ce qui s'est fait en mon absence de l'école...

Et continuer de rêver au moment où je pourrai écrire tous ces billets qui cogitent en moi...

16 octobre 2008

Originalité folklorique

Ce soir, par hasard, alors que je cherche, avec de la visite venue voir le ti-poupon, les paroles exactes de la décomposition du mot "bégayer" dans la chanson de La Bolduc Un bouton sur le bout de la langue, je tombe sur cet extrait du groupe Armand Guindon. Original. J'aime bien, même si ce n'est pas mon style d'ordinaire :-)



Malheureusement, dans cet extrait, on ne bégaye pas le motbégayer comme mary Travers le faisait... Mon mystère demeure, même si ma mémoire se souvient assez précisément. Bref, je veux vérifier avant de dire n'importe quelle syllabe ;-)

11 octobre 2008

Bébé Alexis :-)

Comme tout papa pour la première fois, je suis un peu gaga, ne vous en déplaise ! Mais ça va se passer, n'ayez crainte... en fait, ça ne passe jamais, mais ça se dose ;-)

Alors voici notre fils Alexis, quelques jours après sa naissance (Le compte à rebours s'est transformé en compteur de jours en temps réel depuis la naissance... gracieuseté d'une erreur de programmation quelque part dans le widget !)


Depuis environ 3 jours (à partir du jour de la naissance), plein d'émotions m'habitent. Impossible de les nommer, les mots sont parfois inutiles ou incapables de traduire la richesse et la complexité de la variété des émotions...

Une pièce instrumentale (je sais, ça ne rejoint pas un large public, ce genre de trucs, mais dans mon cas, ça parle parfois bien plus qu'on pense...) m'a trotté dans la tête constamment depuis 3 jours : les solos, les différents riffs, tout y était avec une précision surprenante... Et cette pièce venait se jumeler au mélange d'émotions joyeuses de façon tout aussi transparente et limpide. J'en suis le premier surpris.

Alors si vous voulez "apprécier" le truc (du genre jazz-fusion-machin-pas-toujours-catégorisable(!)), vous pouvez toujours écouter la pièce suivante, sinon, pas pires amis pour autant ;-)
Ça vous donnera une idée de la complexité des émotions - il serait même intéressant de tenter de traduire toute cette complexité musicale (écouter le solo de sax ou celui de la guitare) en une formidable équation dont le nombre de variables finirait par décourager le plus persévérant des matheux ;-)

Pandas Dream - Dave Weckl Band

Et je rêve du jour ou fiston pourra jouer cette pièce avec papa qui se verrait très bien combler discrètement (mais très présent) les lignes de B3 (orgue) qui soutiennent admirablement bien l'ensemble dans cet extrait.

07 octobre 2008

Bébé est né !

Bébé est né. C'est une beau garçon de 20 pouces, 7 lbs et 13,4 oz (51 cm et 3,554 kg pour les métriques ;-))

Plus de nouvelles plus tard.

Pas de connexion Internet à l'hôpital...

Disons que maman et bébé vont très bien et que papa est fort ému :-)

À+ pour tous, chers lecteurs :-)

06 octobre 2008

Généralisations et vérités...

Un peu d'insomnie (ça commence seulement par ici ;-)) fait parfois accoucher de drôles de réflexions...

Cette nuit, donc, pendant l'attente qui sera de plus en plus interminable dans les heures/jours à venir (voir le baby counter en bas de la sidebar ci-contre, à droite, qui ne parvient pas à afficher moins 1 day to go...), je me disais à peu près ceci :

Il est au moins un domaine où la plupart des humains ont finalement compris que la généralisation abusive ne sert ab-so-lu-ment à rien : la grossesse ! En effet, pas une femme ne réagit de la même façon et, chez la même femme, les grossesses sont toutes différentes, nombreux exemples à l'appui.

La généralisation a ceci d'utile, et seulement ceci, à mon humble avis : elle permet de mieux comprendre un phénomène, globalement, généralement, en général, ... MAIS, en aucun cas, la généralisation ne peut se faire pour accoucher de LA vérité. Tout au plus, aurons-nous parfois UNE vérité, celle de quelqu'un, qui tente d'ériger son raisonnement, SA vérité en vérité absolue, dans lequel cas la généralisation peut aisément être qualifiée d'abusive et LA vérité supposée devient rapidement UNE opinion parmi d'autres...

Par extension, si on regarde rapidement ce qui se passe dans une campagne électorale, pour prendre un exemple actuel ici, la plupart des candidats tentent de nous proposer LEUR vérité comme étant LA vérité, la seule valable, au détriment des autres. À moins que ce ne soit des "journalistes d'opinion", des chroniqueurs érigés au rang de juges de LA vérité (LEUR vérité - LEUR interprétation des faits) qui nous inondent de leurs jugements PARFOIS préfabriqués... (Faut quand même que je fasse attention de ne pas généraliser abusivement tout de même ;-)

Tout ceci me fait conclure qu'en cette époque, j'ai l'impression d'assister à un glissement du développement du jugement dans la population : on tend de plus en plus à vouloir adopter du prêt-à-porter pour le cerveau, de la réflexion prémâchée, du Pablum, comme j'ai déjà mentionné dans ce billet. On veut aussi parfois que LE BON gouvernement se substitue au jugement des gens qui composent la population : que le gouvernement décide de ceci ou de cela, etc.

Vitement, il nous faut aider nos élèves à développer leur jugement critique, sinon nous vivrons très bientôt dans une société où le jugement sera l'apanage d'une petite élite qui dictera quoi penser au reste de la société ! Et ça, je n'en veux ab-so-lu-ment pas de cette société de moutons suiveux ! Qu'on se le dise !

Nouveau génie du... Rubik Cube

...ou Retour vers le futur ?

02 octobre 2008

Buzzz.tv - débuts prometteurs et laborieux :-)

Pendant le débat des chefs d'hier, version française donc, a eu lieu la première "véritable" expérience pour l'équipe de Buzzz.tv. Dans le premier quart d'heure, le taux de participation a eu raison du serveur qui recevait trop de requêtes en même temps et qui a fini par flancher.

Les irréductibles sont demeurés, dont un groupe d'environ 35 à 40 personnes partageaient en même temps un chatroom IRC sur le Net. (Une de mes anciennes élèves, qui est en 5e secondaire et dont je supervise le projet personnel de fin d'études, est venue nous rejoindre dans ce chatroom pendant un bon moment :-))

Par la suite, après moult sueurs froides, les vaillants techniciens ont réussi à redémarrer le tout et à nous faire profiter du Buzzz, malgré une limitation des participants (environ 200) pour assurer le fonctionnement du "laboratoire" jusqu'à la fin du débat...

Réactions ici (Yves Williams), là (Mario Asselin), là (CFD) et là (Jacques Cool qui voit déjà un potentiel pédagogique à l'outil).

Cartographie du Buzzz ici (Merci à Greg de chez Poly9 !)

Tableau statistique ici aussi. Disons que ça fait ressortir le fait que ceux qui ont pu faire partie des 200 chanceux avaient tous une aversion contre les conservateurs... ;-)
Ce qui a fait dire plusieurs choses pas toujours gentilles de la part d'anglophones plutôt pro-conservateurs - voir les commentaires... Ils n'ont qu'à participer ce soir, on verra bien !

01 octobre 2008

Dîner de twits :-)

Ce midi, j'ai participé partiellement (faute de temps disponible - je devais me diviser en 2, presque 3) à ce que nous avons amicalement convenu d'appeler le dîner de twits !

En fait, l'idée est venue comme ça, un jour, sur Twitter et 3 heures et 4-5 phrases de même pas 140 caractères plus tard, le rendez-vous était fixé. (Lien ici, 2e paragraphe)

Ce midi, nous avons jasé de pédagogie, de changement de paradigme, des TIC qu'il faudrait BIEN intégrer (2 sens ici) au système d'éducation actuel comme quelque chose qu'on colle "par-dessus" ou des TIC qu'il faut plutôt voir comme un outil plus englobant au même titre que l'imprimerie qui révolutionna le monde jadis... Etc. Une bonne partie a été enregistrée pour retour ultérieur possible...

À divers moments de la non-conférence (car c'en était bien une), ont été regroupés jusqu'à 6 intervenants du domaine de la formation et des apprentissages provenant de l'Angleterre et du Canada (du Nouveau-Brunswick, du Québec et de l'Ontario)...

Une belle expérience, malgré les bogues des plug-ins d'Adobe Connect sur Safari (vive alors Firefox), les incompatibilités d'Adobe Connect sur Linux et les quelques saccades audio et vidéo inhérentes à nos connexions perfectibles...

Ci-joint une capture-écran de l'événement, avec l'Aimable autorisation de chacun des participants :-)




MISE À JOUR : Photo d'une des personnes légèrement rendue floue à sa demande :-)

28 septembre 2008

Buzzz - interactivité en ligne



Expérience beta ce soir où nous avons, plusieurs dizaines de personnes à la fois, testé le truc pendant l'émission de télé Tout le monde en parle.

Il sera intéressant, au cours des prochaines heures, de voir ce que la gang d'iXmédia et les collaborateurs va faire avec les données. Déjà, visuellement, on pouvait voir très nettement l'inactivité pendant les pauses pub, voir aussi que Marie-Chantal Toupin, par exemple, favorisait le rouge (qui correspond à Je n'aime pas ce que je vois), voir aussi certaines fluctuations en temps réel entre le J'aime et le J'aime pas directement pendant les entrevues... tout en alimentant le tout avec nos perceptions, opinions, etc.

Fascinante expérience où on pouvait aussi chatter tout le groupe sur Onelinr, un service Google (?) qui a planté régulièrement au cours de l'expérience.

Prochain rendez-vous, le vrai, après résolutions de quelques bogues, mercredi pendant le débat des chefs... Perso, j'y serai, sauf si... le compteur tombe subitement à zéro dans ma sidebar ici ;-)

MISE À JOUR : 2008-09-29--08h00 :

Après lecture du retour d'expérience du ProfNoël, je dois dire que. de mon côté, voir presque en temps réel les données me plaisait, même si, selon lui, un biais peut être ainsi introduit... Je comprends fort bien sa réaction, car elle est logique. Mais on pourrait alors réconcilier les deux visions en mettant une "timeline" sous le graphique qui s'afficherait alors avec un délai de quelques secondes ou une minute maximum, ce qui permettrait aux visuels d'avoir un rétroregard quelques instants après avoir inscrit son opinion*. Pour les gars de iXmédia, c'est sûrement chose possible :-)
*Hier, on ne savait pas du tout s'il y avait délai et quel pouvait être ce délai. Avec une timeline, on saurait.

Un deuxième truc auquel je pensais en me levant ce matin : c'est quand même extraordinaire qu'en si peu de jours, quelque chose passe de l'état d'idée vague autour d'une table à projet concrétisé, non ? Ce n'est pas dans nos écoles ou dans le secteur public en général qu'on verra ça un jour !

27 septembre 2008

De l'interconnectivité

...tiens, un titre à la CFD ;-)

Comme je l'ai déjà dit ici, j'expérimente Twitter depuis quelques jours à peine et je découvre un formidable potentiel d'interconnectivité avec des individus que je lisais déjà pour la plupart sur leur blogue, mais ici on parle de connectivité plus instantané tout en demeurant asynchrone.

Une illustration de l'efficacité de Twitter :
-hier, en 3 heures seulement, à la suite d'une méprise de nom pour un repas entre quelques personnes (en ... personne, justement), l'idée d'un dîner Twitter (ou Dîner de Twits - pour paraphraser le titre d'un film très connu) a germé, puis s'est concrétisée. Ce sera un dîner-non-conférence, où on parlera sans doute d'éducation (on est tous des éducateurs, formateurs, alouette !). une excellente occasion de se rencontrer et de continuer d'avancer hors des cadres officiels souvent trop structurés et parfois paralysants !

Une autre illustration de l'interconnectivité :
-hier avant-midi, vers la toute fin d'une période, alors que mes élèves terminaient un travail, mquimper (du nom de son identité Twitter) me montre rapidement comment il peut fonctionner avec AdobeConnect. On teste sur le champ, avec audio et webcam alors que la pause commence. Mes élèves s'attroupent alors, fascinés, voyant qu'on peut faire ça comme ça, simplement, et ainsi travailler tout en s'amusant avec nos bébelles technologiques... Pas eu assez de temps pour continuer, car je devais me déplacer dans un autre pavillon, mais ce n'est que partie remise !

Encore un autre exemple... :
-hier encore, sur l'heure du dîner, je lis qu'une enseignante de Français Langue Étrangère (FLE pour les cousins français ;-)), basée à Los Angeles, qui cherchait (il y a quelques jours - Twitter et sa quasi-instantanéité ne font pas partie de notre modus operandi dans ce cas) à rejoindre des élèves francophones pour échanger via webcam, m'avait répondu et me proposait d'en discuter. Nous nous fixerons donc une réunion Skype pour bien fixer nos objectifs respectifs et, par la suite, nos élèves pourront échanger, afin de mieux maîtriser leur compétence en communication orale (ce que nous, petits Québécois, escamotons parfois un peu trop !) À suivre !

Par la suite, j'avais une réunion en temps réel et en personne avec des collègues. Instantanément, j'ai décidé de créer une page Jottit pour rendre disponible tout de suite la réunion terminée, le compte rendu de nos discussions. Fascinant, non ?

Y a pas à dire, les horizons semblent vouloir s'ouvrir de plus en plus grand et de plus en plus rapidement. J'adore ! Et ceci nous permet de nous consoler de cela.

26 septembre 2008

Syllogisme administratif

Il y a des directions qui ont une peur bleue du précédent.
Pour eux, créer un précédent introduit nécessairement un biais, une injustice potentielle qui est indéfendable, par surcroit.




Il n'y a aucune innovation sans création d'un précédent (ou sans création tout court?).




Conclusion : les directions qui ont peur ne favoriseront JAMAIS l'innovation, point final.

25 septembre 2008

TIC à l'école : une utopie (?)

(À voir comment les lenteurs administratives nous compliquent l'existence, j'ai eu le goût de mettre mon point d'interrogation entre parenthèses dans le titre, tellement j'avais plutôt le goût de mettre un point d'exclamation ou, carrément, un "smiley" la bouche "par en bas"...)

Il semble assez évident pour quiconque est juste un peu "branché" qu'Internet est devenu un réseau de plus en plus présent dans notre société, au point où tous les acteurs principaux s'y sont mis et ont maintenant pignon sur web.

Un peu d'histoire...
Dans cette même foulée, on a eu droit, au Québec en 1996, au plan Marois, il y a donc longtemps jadis, du temps que l'actuelle chef du PQ était ministre de l'éducation. Ce plan prévoyait l'achat massif de "quincaillerie", d'ordinateurs, mais absolument rien au départ pour les logiciels et pour la formation des enseignants... Disons que ça partait mal... Il y a bien eu quelques formations depuis, ainsi qu'un maigre budget consacré à l'époque à l'achat de logiciels se limitant très souvent à LA suite bureautique Office, vendue à fort prix, bien entendu, de même que les systèmes d'exploitations Windows dont les licences coûtaient la peau des fesses aux commissions scolaires. Une bonne occasion d'affaire pour Microsoft, mais des budgets limités pour vraiment innover dans des trucs plus pédagogiques et qui favorisent l'apprentissage moins "périphérique" que celui des menus Word...

Depuis, la situation (au secondaire) s'est un tant soit peu améliorée, du côté des équipements. On a désormais droit à quelques projecteurs qu'on se partage à plusieurs enseignants, nécessitant une logistique qui tient parfois de la prouesse acrobatique ou temporelle...

Un exemple : je veux me servir d'un projecteur pour un cours. Je dois réserver ledit projecteur. Ensuite, je dois aller le chercher au secrétariat où il est entreposé en sécurité. Comme beaucoup d'enseignants moins zélés (ou dont les priorités budgétaires sont ailleurs) n'ont pas d'ordinateurs portables (payés à même leur budget personnel, sans aucune déduction fiscale) et que ce sont loin d'être toutes les classes qui ont au moins un ordinateur (notre école dispose de laboratoires de 33 postes, qu'on doit aussi réserver et utiliser toute la classe en même temps...), on a placé un ordinateur portable avec chaque projecteur, ce qui fait une boîte passablement lourde, qu'on doit trimbaler dans les escaliers, etc.* Par la suite, si mon autre cours est dans une autre section (pavillon) de l'école, je dois aller reporter le projecteur audit secrétariat pendant la pause de 10 minutes, puis me rendre dans l'autre pavillon pour aller chercher un autre projecteur (réservé, lui aussi, au préalable) dans un autre secrétariat sécurisé, puis me rendre dans l'autre classe avec une autre boite lourdaude... Bref, vous voyez très bien le genre de course physiquement exigeante qu'on doit se taper pour utiliser une simple technologie en classe. Fastidieux, décourageant... Faut vraiment vouloir !

Et je n'ai parlé que du projecteur, là. Et si j'essaie de faire déplacer un groupe dans un autre pavillon pour pouvoir bénéficier du même local (et que j'ai au préalable vérifié si ça entrait bel et bien dans l'horaire !!!), on me répondra que les parents se sont fait vendre une école pavillonnaire où leurs enfants sont en sécurité, chacun dans son pavillon... Mais ils doivent cependant se déplacer pour les gymnases (cours d'éducation physique) de même que pour certains cours à option (les arts en général), etc. Sans compter les déplacements sur l'heure du dîner... Bref, un argument qui finit par difficilement tenir la route plus que quelques nanosecondes.

On nous a parlé, en fin d'année passée, de l'avènement des TBI (tableaux blancs interactifs). J'ai su récemment qu'on se proposait d'en installer, oui, mais dans les laboratoires d'informatique, là où trônent déjà 33 ordinateurs. Qu'elle est alors l'utilité du TBI ? Je pensais que ces TBI (quoiqu'on en dise - magistral fancy, etc.) pourraient compenser pour l'absence de plusieurs ordinateurs dans chaque classe... **

Bref, on nage dans l'Administratif (avec un grand A) qui pense en chiffres et aussi en terme de marketing, de sécurité, de beaux tableaux (pas les TBI, mais les tableaux Excel ;-)) et qui, surtout, a peur de favoriser quelqu'un plutôt qu'un autre. Égalisation ou nivellement, appelez ça comme vous voudrez, le tout gouverné par une peur extrêmement grande, la peur de créer un précédent. Or, pas de précédent, pas d'innovation, non ? Donc, l'Administratif oublie souvent le concret de la vie, comment les choses sont parfois plus ou moins invivables sur le terrain, au quotidien, loin des bureaux et des calculs d'égalisation ou de nivellement théoriques... On oublie surtout, tout le côté pédagogique, les apprentissages au centre desquels toutes ces "politiques d'achat" et les "politiques d'utilisation" devraient être élaborées.

En fin de compte, c'est un peu comme si on disait : «Utilisez les TIC avec vos élèves, mais tout le système va faire finalement en sorte que RIEN ne vous facilitera la vie et que si vous ne les utilisez pas, la vie va finalement être bien plus facile»... Bien sûr, personne ne DIT ça, mais dans les FAITS, dans la VRAIE VIE, ça finit par se traduire exactement comme ça. Démotivant.

Et je n'ai pas encore parlé de la bande passante qui obsède littéralement nos gestionnaires à la CS, entre autres parce que le fournisseur Internet gère les données ou vend son accès de cette façon aussi, peut-être... En cette ère des réseaux qui se multiplient sur la Toile - et du potentiel incroyable qui laisse poindre le bout de son nez -, comment peut-on en arriver à cette conception rétrograde de l'utilisation des TIC, qui fera en sorte que plusieurs enseignants vont reculer et finir par se dire qu'Internet, c'est pour n'importe qui SAUF pour les écoles.

Va-t-on une fois de plus manquer le bateau et faire reculer l'école non pas au XXe siècle, mais au XIXe si ça continue ainsi ? Va-t-on passer à côté d'une véritable (r)évolution du système d'éducation ? Va-t-on laisser l'éducation des enfants voguer ou surfer n'importe comment en n'étant pas ACTEURS sur le plan technologique qui prend de plus en plus toute la place ? Va-t-on laisser la technologie évoluer n'importe comment en se désengageant de l'éducation nécessaire sur la Toile comme dans toute société ?

Et, finalement, allons-nous (ceux qui croient encore aux TIC) devoir évoluer complètement HORS du système d'éducation ?

Je commence très sérieusement à me poser toutes ces questions, à force d'avoir l'impression de me battre contre des (très gros... énormes) moulins à vent !

*Mise à jour 1, avant publication :
Dans mon pavillon, on a enfin eu droit de laisser un des 2 projecteurs au 2e étage : bravo ! Un petit, très petit, pas, certes, mais au moins il est dans la bonne direction !

**Mise à jour 2, toujours avant publication :
Cette idée de placer un TBI dans le laboratoire d'informatique (laboratoires qui éloignent les technologies des classes le plus souvent) commence à être plus ou moins abandonnée à force de réfléchir ensemble, quelques profs et la direction... En espérant que ça continue en ce sens !

Textes complémentaires à lire :

Bruno Devauchelle
Infobourg
Sociologie des organisations
Les jeunes et Internet : usages et pratiques

18 septembre 2008

La culture en péril

À écouter, puis à méditer, une fois le rire passé :-)

Dénonciation artistique (et originale) des coupures faites en culture par le gouvernement conservateur de Stephen Harper.



MISE À JOUR : 2008-09-20--09:06

Je crois que c'est un peu à ça que je faisais allusion ci-dessus quand je disais "à méditer, une fois le rire passé"... Je n'avais pas d'autres mots à ce moment, mais une vague idée, une intuition de ce qui découle d'un tel message. À lire donc, chez Michel Dumais, principalement à partir du commentaire de Martine Pagé qui développe beaucoup l'idée de départ que j'ai eue, un peu floue, après visionnement de la capsule vidéo. Martine reprend aussi son commentaire dans un billet sur son blogue.

Une chose est maintenant absolument sûre, les campagnes électorales se jouent de plus en plus sur le web et de moins en moins dans les petits spots publicitaires télé "contre l'autre" qu'on voit ad nauseam ces jours-ci !

Sauce et illusion d'optique

Aucun lien entre les deux noms du titre !

En attendant de publier un billet dit "sérieux" en préparation entre quelques neurones, voici quelques images...

D'abord celle de la sauce dûment complétée, prête à servir ou presque. Mmmm !


Ensuite, depuis quelques jours, un nouvel appareil a poussé au salon. Quand je passe et que je vois, dans mon champ de vision ce truc (flou parce que hors zone centrale de l'oeil...),



mon cerveau décode ceci




au lieu de cela !

Re-fonder l'éducation ?

Projet ultra-ambitieux soumis par Gérard De Vecchi, à propos de l'éducation en France : voir ce long texte.

À l'échelle locale, chacun dans nos écoles, on voit des problèmes, on vit des problèmes, on cherche des solutions, qui finissent par être simplement souvent de beaux plasters (BandAid™) sur un bobo, qui ne règle rien, qui ne guérit rien : le cancer continue alors à ronger sournoisement, jusqu'à l'éclatement encore plus grand du problème au grand jour...

Sur une échelle un peu plus grande, on propose parfois une Réforme, qui devient Renouveau pédagogique, pour donner un peu dans l'euphémisme ou la tautologie (la pédagogie, me semble que ça doit constamment se renouveler, ça, non?), et qui au final ne règle rien, faute de véritables moyens (et je ne parle pas seulement de finances) pour vraiment mettre en place quelque chose de véritablement nouveau ou même, à tout le moins, évolutif.

Triste constat alors. Rien ne fonctionne vraiment comme on voudrait et ceux qui sont plus perfectionnistes déchantent en premier... ou s'échinent plus longtemps que "la masse"... à leurs risques et périls.

Dans son texte, De Vecchi propose ni plus ni moins qu'un changement encore plus global, wow ! Ça m'impressionne au départ, ça me fait peur en passant, et ça me démotive finalement, tant la montagne est immense à franchir...

Comment alors parvenir à quelque chose qui se traduira concrètement par un véritable changement ? Un peu plus tôt cette semaine, sur Twitter, j'évoquais, avec un directeur d'école du Nouveau-Brunswick (et quelques autres Twitteux de mon réseau), le fait que bloquer des sites ne règle rien, qu'on ne fait que jouer au chat et à la souris... Ce qui m'a fait conclure par une sorte de slogan mi-publicitaire "Éduquons, point final" (À la réflexion, je pourrais enlever le final peut-être...). Bref, centrons-nous sur l'essentiel, l'éducation de nos élèves ! En cela, je rejoins De Vecchi qui nous dit que l'impérialisme économique (je ne le dénonce pas, je mentionne simplement qu'il prend toute la place) fait perdre le sens de la durée, obnubilé qu'il est par la satisfaction immédiate, etc.

Alors arrêtons de tout sacrifier sur l'autel de la «rentabilité à court terme à tout prix», élaborons un système où l'éducation est une valeur au moins aussi importante que l'économie et nous finirons par bâtir quelque chose de plus durable, de moins éphémère.

Une fois cela dit, maintenant, comment peut-on faire ? Comme je disais plus haut, le projet de De Vecchi apparait trop gros pour être réalisable tant la tâche est immense et joue sur tous les plans à la fois... Est-ce que les réseaux sociaux (comme celui-ci, qui regroupe des éducateurs et des formateurs de tous pays), avec leur maillage presque infini, peuvent être une piste de solution ? Je pense que oui.

Tout comme Apple, il nous faudra «penser autrement». Il en va de notre survie. Sinon, nous sombrons ! Nous ne pouvons attendre après le politique pour régler ce problème. On n'a juste à regarder notre campagne électorale au Canada, une campagne "contre" l'autre, au lieu d'être une campagne avec des idées à mettre en valeur, une campagne de projet de société... Encore une fois, rentabilité à court terme en priorité... Désolant !

Alors il nous faut agir, hors des structures presque pourrissantes en place... C'est peut-être ça, re-fonder, ré-inventer. Tout un contrat !

Finalement, quand je pense à mon fils à naître très bientôt, je me dis que j'ai une autre très grande raison d'agir, de vouloir un re-fondement quel qu'il soit, ou presque, même si je sais que tout ne sera pas parfait, loin de là...

16 septembre 2008

Bell pub ?

Au Téléjournal de la SRC à l'instant : Bell présente des affiches publicitaires controversées fortement décriées par les acteurs (ou actants) du système scolaire ! (Aucune trace sur le site de la SRC : il est bien trop tôt... priorité télévision oblige ! Ah ! la SRC...)

Bien entendu, les montées aux barricades face à ces affiches-pub se font bien voir, et l'opinion publique ne va retenir que cet aspect, car Bell, qui vante ses services de téléphonie cellulaire pour surmonter l'ennui pendant les cours, a peut-être manqué le bateau en oubliant d'illustrer un exemple d'utilité pédagogique de son appareil qui pourrait servir d'outil pour cet usage. L'affiche observée au Téléjournal montre en effet une séance de chat tout ce qu'il y a de plus banal alors que Bell aurait pu marquer des points en utilisant un autre exemple de fenêtre sur le téléphone montré...

Dommage !

Ça contribuera encore à faire dire à la très très grande majorité que les téléphones cellulaires, les iPod Touch et, tant qu'à faire, les ordinateurs ne sont que des outils purement ludiques sur lesquels les jeunes ne font QUE jouer et non apprendre.

Je sais bien qu'ils jouent souvent, nos élèves. Toutefois, le JEU peut être éducatif et favoriser les apprentissages, mais ce n'est pas ce qu'on voit de prime abord, préoccupés que nous sommes par le côté sérieux obligatoire à tout apprentissage. On voit ainsi souvent les jeux comme des trucs nuisant à l'apprentissage. Bien sûr, il existent des jeux dits discutables, mais il ne faudrait pas mettre tous les oeufs dans le même panier...

Pourquoi les apprentissages devraient tous être sérieux, noir et blanc, encre sur papier ?

Bell aurait pu marquer des points. L'histoire ne retiendra que la gaffe du mauvais exemple mis de l'avant dans la pub !

Image : autre image de cette campagne de publicité, sans lien avec l'école dans ce cas-ci...

15 septembre 2008

Le WWW libre et accessible pour tous

L'inventeur du web, Tim Burner Lee, a annoncé hier soir la création d'une fondation afin de rendre le Web libre et accessible pour tous !

Le communiqué de presse en français est ici.

Cette démarche veut favoriser la communication, la collaboration, la connexion des gens grâce à la technologie disponible (et la rendre disponible à tous). Reste à trouver des donateurs ! Ce qui ne se trouve pas beaucoup dans le milieu de l'éducation québécois, pauvres que nous sommes... Il faudra donc chercher ailleurs.

Perso, je souhaite que cette initiative atteigne ses buts et même plus :-)

13 septembre 2008

Twitter - micro-blogue

Twitter. Plusieurs connaissent ici, d'autres pas.

Personnellement, ça fait de nombreux mois que j'en avais entendu parler, mais juste le nom suffisait presque à me rebuter. Un twit, au Québec, c'est loin de désigner un billet de 140 caractères et moins ! Pour nous, la significatin première du "mot" est "épais", "niaiseux", "pas brillant", etc. Les synonymes ne manquent pas dans le langage populaire...

Par la suite, Twitter pour moi, ce n'était qu'un mini-Facebook qui permettait de faire connaître ses humeurs, voire ses allées et venues, à ses proches, ou à toute la planète... Inutilité assurée dans mon cas, surtout pour toute la planète.

Cet été, juste avant le retour au travail, François a commencé à me titiller avec son adhésion à Twitter, en en parlant comme d'un micro-blogue. Twitter est plus instantané qu'un blogue, plus mobile encore aussi. Il est facile de publier moins de 140 caractères à partir d'un cellulaire, d'un iPod Touch ou tout autre appareil petit, portable et plus mobile qu'un ordi portable... Twitter, certains soir, se transforme en clavardage légèrement asynchrone avec nos proches, ce qui le transforme alors en mini-Forum de discussion sur un ou des sujets.

Twitter souffre en même temps de cette limite de 140 caractères maximum pour chaque intervention... De même que l'absence d'indexation-sujet de discussion automatique. Il me semble que lorsque on fait Reply, au moins un petit "Re:" devrait se générer automatiquement. Détail, il est vrai !

Bref, j'aime bien quand même...

Devant la multiplicité des outils qu'on peut aujourd'hui retrouver - et parmi lesquels on peine parfois à retrouver nos propres besoins vs l'outil (ou l'inverse!) - il me semble que les possibilités d'utilisations et d'apprentissages ne cessent de se multiplier aussi à la vitesse Grand-V... Les techno-natifs, eux, s'y retrouvent beaucoup plus rapidement que nous, les vieux non-natifs. En même temps, le fossé entre les "connaissants" et les "ignorants", peu importe leur âge, ne cesse de se creuser à la même vitesse. Il faut garder cela à l'esprit, selon moi, mais ne pas se retenir de sauter dans le train non plus pour autant, sinon il ne se passera jamais rien. Et pour sauter dans le train, on a tous besoin de mentors, ces gens passionnés (2 sont en lien dans ce billet) qui nous poussent à aller plus loin et qu'on devrait écouter en plus grand nombre...

10 septembre 2008

Intolérance anglophone

Hier, Photosmax nous informait que la pièce gratuite de la semaine du iTunes Store en était une du groupe québécois Karkwa...

Aujourd'hui, un article de MacQuébec nous informe de certains commentaires passablement désobligeants de la part d'anglophones qui, pour une fois, ne peuvent comprendre toutes les paroles.

Pourtant, ici au Québec, bien des gens écoutent des chansons dont ils ne pigent que dalle !!!

Pour ce qui est de l'image, qui est appelée la "tête carrée", disons simplement que François nous a fait découvrir (je cherche la référence, mais je ne la trouve plus...) un autre sens de l'expression tête carrée, en utilisant cette image pour montrer une tête qui a des oeillères grosses comme "ça"...