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19 mai 2009

Les maladies des systèmes d'éducation

Formidablement bien dénoncées par Grand Corps Malade. Plusieurs parallèles peuvent être faits avec le Québec, malgré une façon différente d'administrer le tout... Il est temps que d'autres acteurs hors système d'éducation commencent à voir des choses !

03 mai 2009

West Side Story, par CaphARTnaum !

Pour une 6e année (Déjà?!), la troupe CaphARTnaum, composée d'élèves de 1re à 5e secondaire, dirigés de main de maître par Mélissa Tardif (et sa nouvelle adjointe Maude Cossette), nous ont présenté une comédie musicale haute en couleurs et riche en émotions de toutes sortes, cette fin de semaine, à l'auditorium Jean-Pierre-Tremblay du Campus Notre-Dame-de-Foy. Cette année, donc, on avait choisi de nous présenter l'adaptation de West Side Story, ce Roméo et Juliette américain des temps modernes sur fond de gang de rue des années 1960 (Les Jets et les Sharks dans ce cas-ci), comédie musicale qui est encore jouée à Broadway.

Le spectacle était tout simplement époustouflant... J'y assistais hier soir, appareil photo à la main, question de remplir ma carte de 1 Go de 600 photos (Vive le numérique: on extraira ce qui sera bon de tout ça ;-)) Ainsi, on nous a fait passer à travers une gamme d'émotions, qui atteint son paroxysme dans une finale dont l'intensité traduit jusqu'où peut aller la bêtise humaine lorsque la haine prime sur tout et finit par détruire l'amour même. Par la suite, on nous faisait ressentir, et vivre, une hymne à la Paix, avec des accents d'Imagine, la chanson-culte de John Lennon. Les larmes étaient alors au rendez-vous, celles qui montaient toutes seules avec les sentiments éprouvés (tout le public était alors complètement "embarqué" dans l'histoire !), mais aussi celles de toute la troupe qui en était à sa dernière de 4 représentations... Bizarre, mais quelques unes de mes photos de ce point culminant sont floues: j'avais un peu de misère à y voir clair, dans cet objectif... (!)

J'ai beaucoup aimé toute la prestation en général et plusieurs moments forts en particulier.

Signalons en passant la chorégraphie Jets-Sharks de la 1re partie, où nous n'avions pas assez de 2 yeux pour tout voir, et de 2 oreilles pour tout entendre du montage de pièces musicales où se mêlent les styles, selon l'alternance des gangs en vedette. Chapeau aux chorégraphes ici. Et chapeau à Mélissa pour le choix des pièces musicales :-)

Comme autres moments, je pense aussi à la performance toujours très solide de Jordane Labrie qui, je me répète, pourrait facilement faire carrière en chanson un bon jour, selon ce qu'elle voudra bien faire de ce talent vraiment exceptionnel ! Il faut surtout continuer à nous éblouir, Jordane, c'est garanti !

Je mentionne aussi les performances d'acteurs de Tony (Charles Fortier) et de Bernardo (Simon Bélanger-Fortin: de belles découvertes pour moi en tant que talents de comédiens. Un peu moins, par contre, en ce qui concerne la performance vocale, mais on ne peut pas être parfait en tout :-)

Une autre performance solide et digne de mention, car c'était sa 5e (et son "chant du cygne du secondaire"), est celle de Marie-Pier Nadeau, dont j'ai aussi déjà parlé ici. Marie-Pier ne crève pas l'écran, car on est en direct, mais elle occupe la scène sous tous les plans. Un gros bravo, simplement, pour une performance exceptionnellement éblouissante. Marie-Pier a même su, avec Jordane, pallier le "manque de bande sonore" soudain (un problème technique hors de tout contrôle est survenu), en continuant a capella un duo difficile au plan vocal, encore plus dur sans musique. Cette capacité de faire face à une situation complexe a tellement été bien exploitée que je pensais au début qu'il y avait un bout sans musique dans cette pièce (!).

D'ailleurs, le degré de difficulté en ce qui concerne le chant avait été poussé un cran plus loin cette année avec des mélodies complexes qui changent souvent de tonalité: quelque chose de vraiment pas évident à exécuter, même pour des professionnels, alors imaginez avec des élèves de 14 à 17 ans environ, dont la voix n'a souvent pas fini de se placer.

Un dernier moment auquel je pense est celui où on a intégré une adaptation en français d'une chanson de Justin Timberlake (pour laquelle j'avais à réaliser la bande sonore). Hier, j'ai pu entendre les paroles qu'on y avait mises, mais aussi ressentir l'ambiance qu'on a réussi à dégager de cette pièce qui arrive dans la comédie musicale après un trop plein d'émotions à la suite des meurtres survenus lors de la bagarre qui tourne mal...

Je m'en voudrais aussi de ne pas souligner la présence d'un vrai musicien, cette année. En effet, Mélissa s'était adjoint les services d'un guitariste, Sébastien Tremblay, qui avait aussi un rôle à jouer dans l'histoire en plus d'assurer certaines transitions entre les scènes.

Je suis bien conscient que j'oublie plusieurs personnes ou moments appréciables de la comédie musicale. Ce texte ne se voulait surtout pas exhaustif ;-) En conclusion, je dirais que maintenant que le standard de qualité est rendu aussi loin pour ce genre d'événements, il resterait à trouver une salle mieux équipée et avec une scène plus grande où les merveilleux décors (conçus par "le clan Tardif", comme les a appelés le directeur adjoint hier soir) pourrait trouver un peu plus d'espace pour se faire valoir encore mieux :-)

Chapeau donc, à toute l'équipe, aux élèves, aux nombreux aides de toutes sortes, à Mélissa et celles qui l'ont aidée de plus près: il faut énormément de talent au départ pour penser à régler au quart de tour tout ce que peut représenter une entreprise si complexe qu'est la réalisation d'une comédie musicale, le tout en moins d'un an ! Bravo encore une fois :-)

27 avril 2009

Malbouffe et écoles - jusqu'où aller ?

(Plus de 2 semaines sans écrire ici... je me néglige... au profit de Twitter qui permet de hacher le temps plus menu. Justement, nous nous posions la question hier, une blogueuse et moi... Billet à venir, mais quand, je ne le sais pas !)

Sur Twitter, donc, en fin de semaine, entre deux bonnes bouffées de soleil chaud, presque trop chaud pour moi (je sais, je suis chiâleux à mes heures ;-)) nous avons eu une discussion à ce sujet: la malbouffe qu'on enraye dans les écoles à grands renforts de reportages quasi-publicitaires, ou de campagnes de promotion, si on considère que le gouvernement appelle les journalistes en premier lieu pour une conférence de presse ;-)

On a conclu qu'il valait mieux éduquer d'abord que de réagir avec des interdits, concernant la malbouffe à l'école. Et ça peut s'appliquer à bien d'autres "domaines" également !

Car ce n'est pas en interdisant qu'on apporte le remède à tous les maux de la Terre, loin de là. En interdisant la malbouffe à l'école, on favorise son attrait chez les ados attirés par les interdits, on favorise les repas pris tout juste à l'extérieur des murs de l'école, là où poussent les McDo (qui incarne le Mal par excellence - voir dessin - , même s'il est loin d'être seul !) comme des champignons vénéneux...

Est-ce à dire qu'il ne faille pas éduquer du tout, ne pas encadrer quoi que ce soit à l'école, tout permettre au nom d'une sorte de liberté qui n'en est alors plus une ? Je ne le crois pas, et je n'étais pas le seul dans la discussion qu'on a eue sur Twitter à ce propos. On ne peut tout permettre dans l'école et c'est l'évidence même. On a fait sortir les produits de la compagnie Coca-Cola qui avait eu le monopole des machines distributrices dans toutes les écoles de ma Commission scolaire il y a quelques années et on en est bien contents. MAIS...

Mais sommes-nous vraiment sûr que la malbouffe est disparue à jamais. N'a-t-on, dans les faits réels, qu'enlevé le "paraître", ce qui est bon pour l'image de la maison d'éducation, ce qui est bon pour le gouvernement (ou le gouverne+ment, c'est selon...), et ce, au détriment de la réalité, plus sournoise, mais tout ausi efficace ? La malbouffe, est-ce vraiment mal ? (Ça peut dépendre de la définition qu'on en donne aussi...) N'est-ce pas plutôt l'abus qui tue ? (Même à petit feu)

Le vrai noeud du problème est-il seulement la malbouffe ? ou l'éducation de base ? ou la façon avec laquelle on "fabrique" les aliments au Canada ? Ou les 3 !!!

L'éducation de base ne peut être suppléée par l'école ou le "bon gouvernement". L'État ou l'école ne peuvent remplacer l'éducation faite d'ABORD et AVANT TOUT par les PARENTS: c'est in-dé-ni-a-ble, point. On peut l'appuyer, cette éducation, mais encore faut-il qu'elle ait été faite au départ, ce qui n'est peut-être pas le cas pour tous les enfants, par rapport à la malbouffe. Que fait-on aussi des enfants qui mangent ce qu'ils peuvent quand ils peuvent ? Trop de questions restent ici sans réponse, même si on a parfois idée du début de cette réponse... L'image des pouvoirs en place en souffrirait trop, alors on préfère taire le tout, au détriment du réel, celui qu'on ne voit pas tout le temps ou qu'on se refuse de voir dans certains milieux...

La façon avec laquelle on "traite" (J'ai écrit "fabrique" ci-haut) les aliments au Canada est un phénomène encore plus insidieux ! Le Canada, qui est supposé être le "plus meilleur" pays du monde, est aussi celui qui laisse inclure la plus grande quantité de SEL dans les aliments, surtout les préparés, achetés en épicerie ou au resto. Pire qu'aux USA, le pays du... sucre (le sucre raffiné, s'entend !). Ce que les "gestionnaires" (plutôt que politiciens?) du Canada n'ont pas encore compris, c'est que cette sur-quantité de sel a des coûts sociaux énormes, quand les mangeurs de sel que nous sommes arrivons à un certain âge: problèmes cardiaques en tête, multiples pontages coronariens, etc. (Personnellement, j'ai vraiment pris conscience du phénomène quand mon père a été "frappé", il y a plus de 2 ans et demi.) Mais comme on n'aime donner aux gens que ce qu'ils aiment, on vise la satisfaction à court terme, quitte à payer plus tard, ou plutôt, faire payer les générations suivantes, bien entendu...

Trop facile, ce genre de gestion à courte vue :-(
Trop déprimant aussi, à moins de vouloir à tout prix demeurer une autruche, la tête bien enfoncée dans le sable pas bitumineux...

31 mars 2009

La (nécessaire?) censure internet dans les écoles...

En fin de semaine, trois articles (1, 2 et 3) furent publiés sur un sujet chaud qui fait constamment surface dans tous les milieux de discussions branchés du web (Les blogues, Twitter et tutti quanti), et j'ai nommé la censure (constamment imparfaite, par définition) qu'on pratique sur tous les accès internet de toute école qui "se respecte"...

Je dis que cette censure est constamment imparfaite par définition, car on pratique une censure par mots-clés, par ouï-dires (pour emprunter un mot d'un membre de ma twittosphère dont j'oublie le nom), par référencement de bouche à oreille, somme toute... Telle personne a connaissance que tel site pourrait être "dommageable", vite on le barre, on le rend inaccessible via un serveur proxy qui filtre toute demande d'accès au monde extérieur à partir d'un lieu clos, une école, même si celle-ci se dit ouverte sous d'autres aspects, dans sa publicité ou autre. En contre-partie, il me faut aussi dire ici que l'inverse est parfois aussi vrai : telle personne mentionne que tel site a été barré par erreur, et alors on s'empresse de le rendre accessible à nouveau, "corrigeant" alors un logiciel par trop entreprenant !

Bien entendu, comme toute barrière, celle de la censure se contourne, et ce assez facilement pour quiconque manie un peu la technologie. Il existe en effet un paquet de serveurs proxys-web qui peuvent agir en lieu et place du serveur proxy physique et qui permettent momentanément l'accès en changeant les mots-clés, l'adresse d'un site condamné ou autre. Bien sûr, un proxy physique plus "astucieux" dans sa configuration peut bloquer certains mots-clés utilisés par ces proxys-web par exemple...

Bref, si je résume rapidement, disons qu'on a affaire à un immense jeu du chat et de la souris, dans lequel les astuces rivalisent d'ingéniosité pour contourner une barrière... ou pour en imposer une nouvelle ! Un jeu où le type d'intelligence des uns a souvent raison du type d'intelligence des autres.

Et c'est ici qu'entrent en scène les acteurs des médias de la fin de semaine dernière. On a un exemple d'élève capable de contourner un système, ce qui en soi peut être soit banal s'il reste isolé, soit questionnant si on étale le tout publiquement comme ça vient d'être fait.

En fait, le tout fait ressortir le profond malaise présent dans toute institution à propos des sites dits "dommageables". Si une institution ne fait rien, il se trouvera forcément quelqu'un pour l'accuser de laisser des sites condamnables (et ce par tous, aisément, comme un site pornographique par exemple) à la vue de jeunes personnes pour qui ces sites ne sont PAS conçus. C'est l'évidence même ! On ne peut pas être pour le vice à ce point de tout laisser passer, même si on sait pertinemment que certains de ces sites passent le mécanisme de censure pareil... (On ne s'en sort dé-fi-ni-ti-ve-ment pas !) Politiquement, jamais aucun administrateur n'acceptera de tout laisser ouvert sans aucun filtre dans une "maison d'éducation". Certaines personnes, même les défenseurs de toutes les libertés peut-être, seraient les premières à s'offusquer d'une telle liberté, pour ne pas dire libertinage administratif, si on veut jouer sur les mots !

Ceci étant admis, je me permets par contre de questionner certaines censures. Un des meilleurs exemples de censures questionnantes relève du "mode de fonctionnement" des accès internet (J'en ai déjà parlé ici). Les accès Internet sont gérés selon la bande passante utilisée. Un prix est rattaché à la quantité de données que peut laisser passer un système ou fournisseur d'accès. Tant que les accès internet des "maisons d'éducation" sera géré via un coût associé à la bande passante, nous aurons des aberrations de coupures d'accès à des sites vidéos, par exemple, même si ces sites contiennent des trucs hautement éducatifs, car le coût d'accès est le premier facteur qui prime ici, nonobstant ce que peuvent nous dire certains administrateurs de commissions scolaires dans de beaux discours parfois ampoulés...

Ainsi, par exemple, on a censuré certains sites, YouTube dans certaines commissions scolaires pour ne pas le nommer, mais aussi la section Vidéo chez Google, etc. Parfois, de façon plus astucieuse (ou pernicieuse), on ralentit ces sites en créant un goulot d'étranglement qui fait en sorte que le site demeure accessible, mais beaucoup plus lentement, ce qui peut avoir pour effet de décourager son utilisation à plus ou moins brève échéance, etc.

Pendant que chats et souris mènent leur combat, d'autres ténors s'insurgent avec raison contre l'inévitable cul-de-sac dans lequel conduit le jeu ou la bataille... Et beaucoup d'entre eux nous abreuvent d'une théorie alléchante, celle de l'éducation. On doit éduquer d'abord et avant tout, plutôt que de sombrer dans l'apparente facilité (mais qui mène à un cul-de-sac, je viens de le dire) de la censure et du contrôle absolu qui s'évertue à demeurer plus que très relatif !

Mais quand vient le temps de définir plus concrètement, de traduire dans la réalité quotidienne ce qu'on entend par "éduquer avant tout", les exemples ne pleuvent malheureusement pas, plusieurs personnes se taisant soudain, ce que je trouve fort dommage ! On a besoin de ces exemples concrets d'"éducation avant tout". On a besoin que sortent aussi dans les médias, les traditionnels et les autres (Je n'aime pas cette dichotomie), ces exemples porteur d'une vérité neuve, d'un élan nouveau... Dénoncer des bêtises, c'est bien, mais il faut aussi savoir ce qui se cache dessous, ou du moins chercher à le savoir, car même en ces temps où l'info tourne très vite, on ne sait pas tout ! Et après la dénonciation, il faut donner des pistes, théoriques d'abord, c'est normal, mais elles doivent déboucher sur des cas concrets par la suite, sinon elles resteront de belles théories et les administrateurs en mal de solutions concrètes continueront à administrer avec ce qui, à leurs yeux, fonctionne, même si dans les faits, ça ne fonctionne pas ou peu.

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Alors en guise d'exemple, je me lance ! Il était une fois, il y a plusieurs années, un prof dans sa classe, en train de placer des fonds d'écran sur un ordinateur. Des élèves arrivent avant le début du cours. Le prof ayant terminé de placer les fonds d'écran ferme la page d'un site web reconnu pour ses fonds d'écran tout ce qu'il y a de plus respectables. Quand, tout à coup, paf!, surgirent au moins 20 fenêtres intempestives (pop-up windows - les navigateurs internet ne permettaient pas de les bloquer en cette époque), toutes plus "cochonnes" (vraiment) les unes que les autres. Ce fut immédiatement le "festival du Alt-F4 effréné" de la part du prof déconcerté par le fait vraisemblable que le site de fonds d'écran avait été piraté par des gens malhonnêtes. Les pauvres élèves étaient aussi décontenancés que le prof lui-même. Celui-ci, par la suite, en début de cours, a pris le temps de faire de l'éducation en précisant certaines notions de prudence de navigation internet, ainsi que certains autres trucs visant à éduquer à un comportement responsable dans Internet, etc. Un beau moment pour faire de l'éducation et montrer qu'aucun mécanisme n'est parfait et qu'on peut tomber sur n'importe quoi sur le Net, même quand on ne le veut pas. Vous voyez le genre de récupération d'événement. Voilà à mon sens un petit exemple concret fort à propos...

Le lendemain, le prof put aussi se rendre compte que ledit site piraté avait installé un virus mineur sur l'ordinateur en question pendant que les fenêtres "poppaient" allègrement ! Ce fut l'occasion d'un autre retour avec les élèves !

À vous de compléter maintenant avec d'autres exemples... ou avec vos réactions :-)

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MISE À JOUR : 2009-03-31--11h55 :

Excellentes réflexions à lire chez Patrick Giroux et chez Mario Asselin, entre autres.

30 mars 2009

Crise, investissements et avenir...

"Crisera-t-on, crisera-t-on pas ?" Il n'y a pas si longtemps, on se posait la question. Les USA allaient mal, les hypothèques hypothétiquement non fiables ont fini par avoir raison de certaines banques... Seulement ces hypothèques ? Sûrement pas. Trop simple, voire simpliste !

Peu importe les raisons de la crise, le Canada a fini par entrer dans la danse, malgré tous les bulletins météo gonflés à l'hélium des campagnes électorales automnales que nous ont servi nos clowns-présentateurs-météo-politiciens. C'est que, pour se faire élire, tout politicien qui veut vraiment faire partie du prochain gouvernement se doit de vouloir vendre sa mère au plus offrant. Les principes, c'est bons pour les théories seulement. Les convictions, c'est pour les rêveurs, pas pour les personnes désirant le pouvoir... Dans l'action, tous les coups sont permis, incluant surtout les manques de vision à moyen et long terme. Un terme ne dépasse que très rarement 4 ans de toutes façons, alors aussi bien en PROFITER. Et s'il dépasse 4 ans, on sait pertinemment que le gouvernement qui étire son mandat est sûr de NE PAS se faire réélire, alors... aussi bien en PROFITER !

Le PROFIT, c'est bien ce qui mène le tout. Et si ce profit peut être à (assez) court terme, tant mieux.
Je n'ai rien contre le profit. Une entreprise qui n'est pas profitable est normalement condamnée à plus ou moins longue échéance. Il faut une certaine rentabilité. MAIS pas à n'importe quel prix. Le prix humain est un prix que l'on se doit de refuser de payer... Facile à dire, vraiment pas facile à faire en cette ère de mondialisation dans laquelle on ne sait pas toujours ce qui se passe au fin fond des choses... ou à l'autre bout du globe. L'ère de l'information dans laquelle on se trouve aide un peu à savoir certaines choses, mais qui contrôle vraiment l'information saura empêcher certaines noirceurs de parvenir à la lumière du jour !

En ces temps de crise, plusieurs seront tentés d'accentuer cette obsession du profit rapide s'il est possible. À preuve, même si l'entreprise va mal, certains dirigeants vraiment peu scrupuleux (on peut d'ailleurs se questionner sur leurs véritables motivations) se sauvent en courant avec des primes exagérées qu'on n'osait pas questionner en temps de prospérité, mais qu'ENFIN on questionne en ces temps de crise. Il est simplement scandaleux que des dirigeants empochent des millions sans aucune gêne tandis que leurs entreprises bénéficient d'une (trop!) large aide gouvernementale financée par tous les cons (tribuables) que nous sommes sur cette planète. Certains cadres de la firme AIG ont fini par accepter de remettre une partie de ces primes faramineuses. Une partie seulement, sûrement question d'acheter une paix médiatique pour mettre les projecteurs sur d'autres personnes...

Parenthèse ici pour rappeler l'inquiétude qui règne en temps de crise : le cas de la Caisse de dépôt. Tout le monde sait maintenant que la Caisse a été mal gérée, nonobstant ce que tenteront de nous dire les grands bonzes qui l'ont dirigée ou qui ont siégé à son CA. On gérait quelque chose de plus ou moins intangible, les fameux PCAA - papiers commerciaux qui ne sont que du vent spéculatif sur lesquels on érige à coups de millions ou de milliards des échaffaudages dignes de la pire des fictions, le tout pour tenter de s'enrichir le plus rapidement possible grâce, justement, à cette spéculation qui surévalue souvent un truc ou l'autre... (Depuis, on a aussi su récemment que le Mouvement Desjardins s'est lui aussi un peu trop précipité dans cette aventure, au détriment des ristournes aux petits membres que nous sommes.) Ah, les bulles financières, proches de la chimère absolue, et sur laquelle on base trop de choses qui sont réelles en bout de ligne, comme notre petit-minuscule-liliputien portefeuille !

Encore une fois, qui va payer pour les pertes encourues par la SAAQ, la Régie des Rentes et autres fonds de pension qui étaient dépendants des résultats de la Caisse de Dépôt : encore une fois les cons (tribuables) que nous sommes, et ce, en plus des (trop) larges primes de départ indécentes des dirigeants partis en courant, abandonnant le navire qui coule, comme des rats fuyant la catastrophe ! GRRR !

Et là, on sait de jour en jour qu'on entre un peu plus profondément dans une crise dont on ne prévoit même plus la fin... ou du moins, qu'on prévoit pour de plus en plus tard que prévu au moment du début de "la tempête"...

Que faire pour un gouvernement à ce moment, dans ses budgets ? Serrer la ceinture, bien sûr, mais toujours celle des contribuables que nous sommes... Normal, c'est "notre" gouvernement, me direz-vous, et avec raison, puisque nous sommes en démocratie.

Il est donc normal de vivre des coupures, mais encore là, pas n'importe lesquelles.

Là où je me refuserai toujours de voir des coupures, c'est en éducation. S'il y a une place où il ne faut pas couper, c'est sur l'avenir même de notre société. On peut réduire certaines dépenses inutiles, même en éducation, mais encore faut-il s'entendre sur la définition d'inutilité ! Et c'est là que le bât blesse souvent.

Dernier exemple en date d'aujourd'hui : le MELS vient de décider, et ce sans aucun appel d'offres, que toutes les écoles et CS devront se munir, au prix de 733$ la licence d'utilisation (!), du la suite BUREAUtique Office 2007, alors que de plus en plus d'organismes gouvernementaux ailleurs se tournent vers les solutions libres pour ce faire... En plus, avouons ici qu'investir massivement de telles sommes dans une suite bureautique est une perte de temps, d'argent, d'énergies et de ressources des plus navrantes.

SVP, peut-on dire à ces décideurs des ministères qu'il faut se concentrer sur DEMAIN, et ce, encore plus en temps de crise économique où les décisions doivent réfléter un minimum de compétence et de clairvoyance ? Solliciter l'avis d'experts AVANT de décider n'importe quoi pourrait être une piste envisageable, mais encore faut-il être capable d'ÉCOUTER, ce dont je doute de plus en plus sérieusement, malheureusement.

Il faut développer et investir au plus sacrant dans le domaine de ce qu'on a appelé l'intégration des TIC en éducation. Il faut développer une expertise de communication via les TIC, afin de ne pas former des illettrés du numérique ou des jeunes qui ont plein de connaissances techniques, mais aucune compétence dans le contenu ou dans la gestion de celui-ci... L'éducation est LÀ, ou devrait y être, et ce rapidement ! Mais à voir l'incompétence de certaines décisions fort questionnables, je me prends à penser que l'incompétence des uns engendrera l'incompétence chez les autres... De grâce, arrêtons de laisser tomber les deux dernières syllabes du mot com-pé-tence ! Il y a de l'avenir-même de notre société !

Et pour ça, ça prend un peu de vision, à moyen et long terme, ce dont beaucoup trop de décideurs actuels sont carrément incapables, obnubilés qu'ils sont par l'immédiat...

21 février 2009

Madame la Girouette

Je sais pertinemment que ce terme est interdit en Chambre, mais comme je ne suis pas au Parle+ment, je me le permettrai allègrement, car il réflète une toute petite partie du ressentiment que j'ai envers ce qui s'avère être notre grand patron à tous, les éducateurs...

Hier matin, quelle n'est pas ma surprise de recevoir par courriel une copie pdf (un "scan" dont on retrouve copie jpg ci-dessous) d'une lettre de la Ministre de l'Éducation, des Loisirs, Sports, Chasse, Pêche, etc, etc, etc. (On aurait donc dû garder juste l'Éducation dans ce foutu ministère... mais pour ce que ça aurait changé...)

Il y a deux problèmes reliés à cette foutue lettre.

-1-
Le premier est qu'on a décidé de reporter un changement important de la Réforme, devenue depuis Renouveau pédagogique car les euphémismes se digèrent peut-être mieux (?), soit le "cours-qui-n'en-est-pas-tout-à-fait-un-mais-qu'on-a-décidé-d'entrer-dans-des-cases-horaires", et j'ai nommé le Projet intégrateur. Ce qui m'enrage le plus, c'est surtout la raison invoquée par Madame : permettre aux profs un temps d'appropriation, et blablabla et blablabla. QUOI ? PARDON ? La VRAIE raison est que bien des choses ne doivent pas être prêtes : on ne sait à peu près rien dans les écoles de ce "cours" (à part les écoles ciblées qui testent le tout en réajustant, etc.). Bref, il y a assurément, comme pour à peu près TOUS les cours réformés, une raison qu'on ne peut pas dire parce que ça paraît mal dans un discours de politicien, et cette raison est qu'on n'est pas prêt. Combien de "nouveaux cours" ont été lancés à la sauvette, avec de grands pans manquants qui ont fini par être prêts en cours d'année d'implantation ? Réponse : TROP. Combien d'enseignants se sont retrouvés en cours d'année sans savoir complètement ce qui s'en venait ? Réponse : TROP.

Combien d'enseignants comptaient sur des manuels qui prémâchent (c'est donc plus facile de manger du Pablum !) tout le contenu à enseigner, mais qui ne sont arrivés qu'en parties publiées tout au long d'une année d'implantation ? Réponse : TOUS. Enfin, tous ceux qui s'appuient délibérément sur des manuels pour enseigner, c'est-à-dire une majorité, malgré que le manuel est, par définition, périmé dès sa sortie ou presque en ce monde où beaucoup de choses évoluent rapidement. Mais ça, c'est un autre débat...

-2-
Le deuxième touche le fonctionnement des écoles... Chaque année de l'implantation du nouveau programme (la Réforme), tous les profs ont été réunis par les directions d'écoles qui tentaient (avec un comité composé de profs et d'autres intervenants, dans mon école) d'entrer ces nouveaux cours dans une grille-matière. S'ensuit une consultation de l'ensemble des profs, qui débouche parfois sur de nouvelles propositions sur lesquelles la direction se penche et qu'elle accepte parfois, selon ce qu'elle entrevoit comme faisable ou pas, etc. Par la suite, le tout est adopté au CÉ de l'école (Conseil d'établissement) et envoyé à la CS (Commission scolaire).

À notre école, nous en étions rendus à l'étape d'aller au CÉ avec une proposition de grille-matières, après moult réunions du Comité avec la direction, des profs en assemblée générale, etc., quand, BANG !, la Ministre décide de surseoir à l'implantation du nouveau "cours" Projet intégrateur !!!

Réaction immédiate de quelques profs avec qui j'ai eu le temps d'en parler hier : une vraie GRRRRRogne face à la Sinistre, oups, Ministre. Désolé, Madame Courchesne, mais la grogne, ça sort parfois par les tripes... et les sentiments !

Encore une fois, pour paraphraser un cadre scolaire qui a déjà dit cela, Madame se lève un bon matin et décide de quelque chose selon la couleur de ses urines ! (Pas moi qui l'ai dit, j'vous jure !)

Alors, nous simples profs, devrons prévoir une ou des réunions la semaine prochaine, pour se pencher très très (trop?) vite sur ce nouveau problème engendré par Madame.

Tout ça me rappelle la décision trop hâtive concernant un bulletin chiffré, véritable balloune politique envoyée dans les airs pour se faire du capital, alors que tous devraient savoir que ce bulletin chiffré n'en est pas un vraiment, puisqu'il doit quantifier du qualitatif, ce qui est un non-sens en soi. (J'en ai déjà parlé l'an dernier ! 1, 2, 3, et même 4... J'avais du temps, dans ç'temps-là ;-))

On a donc une politicienne qui, comme tous les politiciens, se préoccupe de son image avant tout, qui tente de louvoyer selon la direction du vent, changeant de cap continuellement SANS même se donner la peine de prévoir toutes les implications qu'engendrent ses "sautes d'humeur"... DÉSOLANT, profondément navrant !

Le jour où on saura mettre l'énergie de façon positive pour susciter les changements, au lieu de constamment tourner en rond (avance-recule...), ce jour-là, on pourra PROGRESSER vers l'avant pour vrai ! JFK disait (merci Zecool pour la citation !) : «Tout le monde veut le progrès. - Mais le progrès requiert le changement… - et le changement reste impopulaire.»

Ci-dessous, les 2 pages du communiqué ministériel : cliquez pour agrandir.

10 février 2009

Reportage, innovation, plogue ou quoi d'autre ?

Dans la même veine que Martine Pagé hier qui a fait sa réflexion-montée de lait bloguesque à propos des classements Web de Bruno Guglielminetti, Dominique Arpin et Michelle Blanc (pas de lien qui pointe vers ces vedettes Web, ici, pour rester dans ma ligne de pensée (ou éditoriale) à propos des classements, bon : sans rancune les potes !), classement visant sans doute à mettre en vedette ceux qui sont déjà "au sommet" (?), basé sur des raisons plus ou moins subjectives, dont la raison principale en est probablement une de marketing, tout comme le palmarès des écoles de la revue l'Actualité qui met sur le même pied toutes les écoles, sans égard aux contextes qui les différencient, etc. ...

DONC, dans la même veine que Martine Pagé, aujourd'hui je réagis à un article de l'Infobourg, que je lis régulièrement et que j'apprécie généralement... sauf un peu ce matin.

Dans l'article suivant, on parle d'une école qui s'est débrouillée pour ne pas fermer, qui s'est donnée une vocation technologique, l'école La Relève, en Gaspésie. Jusque là, bravo ! MAIS, première remarque (j'ai failli écrire, première Demarque ;-)), deux des trois liens dans l'article, pointent sur des pages web de la compagnie Demarque, une compagnie de logiciels éducatifs que j'estime beaucoup. Je sais qu'Infobourg et Demarque sont près l'un de l'autre (Facebook dirait sans doute "amis")*, mais à ce point, je ne savais pas... ou j'osais croire qu'on publicisait un peu plus subtilement ! (Attention, je n'ai pas dit que j'étais contre tout ce genre de trucs, mais je fais juste soulever la question un petit peu...)

L'autre lien, quant à lui, pointe, sur une géolocalisation de la petite municipalité où est sise cette école.

Pas de lien vers l'école à vocation technologique. Aucun. Pourquoi, me suis-je dit ? Cherchons un peu. Eh bien je n'ai trouvé AUCUN lien valide en 10-12 clics et 3-4 pages Google. La Commission scolaire René-Lévesque a un site où on indique les établissements. Pour l'école La Relève, on trouve un lien poitant sur... une erreur 404 (site inexistant) : pour la vocation technologique, on repassera !

Alors quel était le but de l'article de l'Infobourg alors ? Faire un reportage sur la survie d'une école dont on ne trouve pas de trace au final ? Faire une plogue pour Demarque ?(!) Parler d'innovation (à part mentionner l'équipement dont disposent les élèves, je n'ai pas lu grand'chose, pédagogiquement parlant...) ?

Désolé pour l'équipe d'Infobourg aujourd'hui. Je ne me suis peut-être pas fait des amis avec ce que je viens de dire (comme Martine Pagé hier avec les gens du web qu'elle aime pourtant si bien), mais je suis trop resté sur mon appétit en lisant cet article, d'où le fait que je fasse part ici de ma déception, tout simplement et, surtout, sans aucune rancoeur de ma part, juste dans un esprit collaboratif dit "web 2.0" ou autre appellation non contrôlée !

La collaboration, c'est aussi ça, en dépit des apparences trompeuses qu'une première lecture trop rapide pourra éventuellement engendrer.

Internet est une toile :-)
...et tissée serré à part ça :-)


MISE À JOUR : 2009-02-10--13h18 :
*Note 1 : On (on et on, en fait : merci mes chers amis-"on" !) me dit d'écrire "propriétaire de", ce qui, du même souffle, justifie tout à fait la "plogue" marketing dont je parlais plus tôt dans ce billet... mais qui ne justifie absolument pas l'absence de lien valable pour une école à vocation technologique !!!

22 janvier 2009

Débarrer la bande passante ?

Dernièrement, au retour des vacances des Fêtes, j'apprenais de la part du directeur adjoint responsable des technologies dans mon école que la Commission scolaire avait décidé de ne plus brider ou ralentir YouTube comme elle l'avait fait par l'an passé et cette année (C'est quand même moins pire que les CS qui bloquent carrément YouTube !).

Heureuse nouvelle, bien entendu, sachant que, même si on retrouve de la cochonnerie sur YouTube, on y retrouve aussi d'excellentes capsules informatives et bien d'autres choses utiles encore. Faut juste savoir quoi chercher et où chercher, une compétence qui devrait s'enseigner plus pour vraiment apprendre, élèves, profs et administrateurs, à vivre dans cet environnement pluraliste.

En bloquant, on ne prépare pas les jeunes pour leur avenir, on fait juste attiser l'attrait pour l'interdit... Passer plus à côté du but que ça, c'est impossible ! En transmettant des valeurs de façon conséquente, on va beaucoup plus loin, et mieux, même si c'est au départ plus difficile.

Ma Commission scolaire semble comprendre de plus en plus que des ressources importantes existent sur le web. Enlever le ralentissement de YouTube est un premier pas, mais il en restera d'autres à franchir, bien sûr.

Le noeud du problème est celui de la bande passante, que les fournisseurs d'accès Internet vendent avec profit. Alors aussitôt qu'on a besoin de beaucoup de bande passante, on parle de coûts. Et qui dit coûts en cette période de crise économique dit budget serré, compressions, ralentissements, peur du déficit, coupures dans les ressources devenues essentielles (le Net).

Donc, tant que l'on considèrera la bande passante comme un goulot d'étranglement à l'accès aux connaissances, on fera toujours un peu fausse route. Il faudra bien choisir ses investissements ou carrément nationaliser l'accès Internet comme le suggérait quelqu'un récemment sur Twitter.

Parlant de bande passante, on a vu les limites du réseau Internet cette semaine, alors que tous voulaient regarder le discours inaugural de Barack Obama... C'est dans ces moments que l'on voit que le réseau est encore perfectible ! Au Nouveau-Brunswick, le ministère de l'éducation a voulu suggérer aux gens de NE PAS écouter Obama parce qu'on craignait qu'Internet flanche carrément... C'est donc dire que ce réseau-là aussi a besoin de plus de bande passante et de meilleurs choix d'investissement !

Pas de bande passante = beaucoup moins de projets intéressants qui peuvent être réalisés faute d'accès convenable. À l'ère du numérique, il faut arrêter de résonner (lapsus pour raisonner) en précambrien et savoir adapter nos moyens à notre époque, car le train n'attend pas et des gens seront laissés à la gare, juste à côté du télégraphe

20 janvier 2009

Journée historique... (Obama)

Aujourd'hui, bien sûr, c'était la prise de pouvoir à Washington, par Barack Obama. Journée historique est l'appellation que l'on a le plus entendue.

Première fois qu'un noir américain est au pouvoir à ce poste prestigieux de président des USA.

Personnellement, ce n'est pas le fait que ce soit un noir qui compte le plus, mais plutôt tout ce que cet homme peut représenter ou symboliser. En quelques dizaines d'années à peine, l'évolution du traitement humain pour TOUS les citoyens américains est phénoménale, celui concernant la distinction des "races" en particulier.

Barack Obama devient tout à coup un puissant symbole d'humanité auquel se rattache une grande partie de la population américaine et, par extension, de la population mondiale également. Un symbole qui devient presque un mythe vivant, une légende incarnée qu'on se plait à évoquer et qui fait rêver des millions et des millions de personnes. Une image ultra-forte qui véhicule un message d'espoir, oui, mais aussi un immense défi.

Cette semaine, Obama a beaucoup insisté sur l'immensité des tâches à venir. Le Sauveur se fait un peu plus réaliste, ou insiste sur la réalité et la faisabilité des choses dans un temps tout aussi réaliste. Il a entre autres mentionné la possibilité que la fermeture de Guananamo prenne plus que les 100 jours initialement prévus, etc. Être dans ses souliers (dont je me fous de la couleur autant que celle de la robe de la première dame !!! non mais...), j'aurais la chienne tellement les défis semblent aussi démesurés que la joie immense et le rêve qui règne dans les coeurs aujourd'hui.

Ceci dit, peut-être Obama incarne-t-il le côté immense rêve dont chacun a besoin et qui servira par la suite de moteur à l'action, en vue d'atteindre des buts et des objectifs de société qui influencent tous ses membres.

Dans un monde où le cynisme est croissant face aux politiciens robotisés par des faiseux d'images et des cons-seillers qui tentent de nous vendre des vendeurs de char trop politically correct, il est peut-être temps que surgissent des figures un peu plus légendaires qui font rêver au départ et qui accompagneront avec leadership affirmé le peuple dans sa transformation.

C'est ce que je souhaite qui arrive à nos voisins du Sud, et aussi qui puisse rejaillir sur nous et sur d'autres sociétés, tout en sachant que la diversité doit continuer d'être valorisée (pas de modèle unique avec une seule école de pensée stérilisante par définition !), et ce, par tous et chacun. Et ça, ça vaut pour les Américains, mais aussi pour toute organisation, réseau, société qui se réclame du progrès, de l'avancement et de l'humanité tout court !

04 janvier 2009

Polarisation extrême = guerre :-(

Il est de ces jours comme ça où l'on constate tout simplement, bien impuissants face à une situation...

J'écoute les nouvelles ce matin et, comme depuis quelques jours, rien ne me réjouit dans ce que je vois et entends.

Puis la réflexion démarre... et revient sur des thèmes déjà abordés. Principalement celui sur la polarisation excessive, celle qui tue le débat, celle qui tue tout court. La polarisation extrême mène obligatoirement à la destruction. Impossible de construire dans de telles conditions.

Dans le contexte de ce qu'on appellera sans doute la (x-ième?) guerre de Gaza, la polarisation existe bel et bien, et ce, depuis des millénaires. Je ne me rappelle plus de la source, mais j'ai déjà lu que, dans une certaine Bible, que le méchant Caïn était l'ancêtre des Arabes et que le bon Abel était celui des Juifs... Peu importe la véracité de cette "affirmation", il appert que l'origine du conflit, elle, se perd presque dans la nuit des temps. Alors facile d'imaginer ce qu'une telle polarisation peut engendrer comme envies de destruction si on la prolonge dans un temps très long... Triste et désolant !

Ici, donc, la polarisation consiste à idéaliser un parti (le sien) et à démoniser l'autre. On change de camp et on inverse les rôles...

Dans les informations qu'on entend ici, on sent un vent favorable pour Gaza, victime actuelle dans ce conflit. Mais je suis sûr que si on va en territoire d'Israël (où j'ai de la parenté actuellement), nous aurons la position exactement inverse...

Solutions à ce conflit ? Je ne pense pas, malheureusement !

Mais, par extension, je me dis qu'on est encore loin d'un climat de coopération et de co-construction quand je vois de telles polarisations qui dégénèrent sur le plan mondial. Le changement de paradigme est loin d'être complété. Parfois, j'en viens presque à me demander s'il est seulement amorcé ! Vivement, que des forces nouvelles se mettent en oeuvre au lieu de s'imposer !

Construisons en évitant les polarisations destructrices, ça urge !

28 décembre 2008

Rétrospective 2008

Après d'autres, à mon tour de faire ma petite rétrospective 2008 ;-)
(Petite, la rétrospective ? À voir la longueur du texte que je viens de pondre d'un trait, je me dis que mes lecteurs devront être courageux ;-))

1-Au plan personnel :
tout d'abord, en numéro 1, ce fut de "voir" Alexis se préparer à naître qui a été l'événement principal dépassant largement tous les autres. Dans ma vie, ça tombait à un moment absolument idéal, venant ainsi replacer certaines priorités que j'avais mises ailleurs pendant quelques années... Disons simplement que ça aide à relativiser certains efforts qu'on met parfois dans des domaines, disons professionnels, et ce, avec une certaine démesure, ou une démesure certaine, par rapport avec ce que ça peut nous rapporter (ou ne pas nous rapporter...)

2-Au plan professionnel 1 : éducation d'abord :
après avoir poursuivi la (très lente) digestion d'un événement désagréable (qui pouvait être vu comme une démotion (St-Angliscisme, priez pour nous) par mon employeur, à cause de l'actuel système où des castes semblent parfois ressortir encore entre les programmes d'enseignement), j'ai continué mes nombreuses lectures (web très principalement), histoire de mieux reculer pour mieux re-sauter...

Je me suis instruit et j'ai participé à une "définition collective" de ce que peut être l'Éducation 2.0 dans ce monde de plus en plus Web 2.0, peu importe ce qu'on puisse dire de l'expression "2.0"... De par mon implication (énormément sporadique, à mon grand désespoir, depuis octobre dernier, pour des raisons évoquées en 1) dans le réseau Apprendre 2.0, j'ai commencé à dégager certains points essentiels (et généralement très manquants) nécessaires à notre système d'éducation, afin qu'il puisse franchir le fossé qui continue de se creuser entre le numérique et l'école archaïque, comme je pourrais la nommer, si elle s'entête à rester figée dans le temps comme elle le fait trop souvent présentement.

Ce fossé, à mon avis, s'il continue de se creuser, va contribuer à polariser les positions et à paralyser tout espoir d'avancement ou d'évolution, si lente soit-elle dans une société qui, elle, évolue de plus en plus à la vitesse Grand V, voire exponentielle. La polarisation extrême, dans un débat, contribue généralement à le rendre complètement stérile... Par exemple, une polarisation entre les obsédés de la sécurité informatique (qui possèdent des arguments sommes toutes légitimes, mais enfermés dans une logique castrante ou paralysante qui finit par plus nuire qu'aider) et les innovateurs pédagogiques qui veulent un outil à leur service au lieu d'être au service d'outils limitatifs, brimants et contre-productifs, cette polarisation, donc, va finir par tuer toute exploitation des TIC en éducation. Triste constat. Va donc falloir innover hors système, hors cadre (hors cadres, quand ces cadres encadrent trop : trop de cadre et on ne voit plus l'oeuvre ai-je déjà dit ici), hors les heures d'ouverture (les syndicats ici ne seront d'aucun secours, enfermés qu'ils sont dans une époque où seul le papier existait, époque pré-web, ou web 0.0 ou -100 -- Le fax est un outil innovateur pour eux, si je caricature à peine)... Une innovation qu'il faudra payer cher, du prix de notre vie autre que professionnelle, allant ainsi dans le sens contraire de ce que j'évoquais en 1. Je n'en suis pas à un paradoxe près ;-)

On se servira sans aucun doute de la Crise économique au dos très large qui ira s'élargissant, pour nous foutre un paquet de coupures dans les pattes alors que l'investissement technologique pourrait aider grandement à économiser ailleurs dans de vieilles façons de faire qui coûtent une fortune.

Bref, pas grand optimisme ici, sinon les trucs hors cadre comme celui essayé récemment et les espoirs que j'entretiens encore via Apprendre 2.0 ou autres initiatives semblables.

Pour ce qui est des autres débats, disons qu'on n'a rien compris de la réforme (ou si peu), peu importe le nom qu'on lui donne. Chacun continue de faire à peu près à sa tête et on essaie encore d'uniformiser à outrance en ne tenant pas compte des particularités de chacun. Tant qu'à faire des programmes particuliers en éducation, on aurait dû continuer quelques "coches" de plus et viser plus loin pour ce qui est de l'individuation des apprentissages. Au lieu de ça, on est encore pris dans un système d'évaluation normative voire uniformisante qui engendre encore plus d'évaluations dites sommatives, au nom d'un système qui tente de rester hybride et de ne pas compléter sa mutation (ou adaptation) ou d'empiler les façons de faire, créant ainsi un presque-monstre... (Faut que je revienne là-dessus plus en détails... un jour - rappelez-le-moi quelqu'un ;-))

3-Au plan professionnel 2 : la musique... :
j'ai manqué de temps, d'énormément de temps, pour faire tout ce que j'aurais voulu... Le reste, ça devra attendre la retraite dans environ 20 ans ;-) Mais pour le reste, de ce que j'ai pu faire, ça a été relativement chargé avec le groupe vocal. On a pu jouer à Espace 400e, un soir de superbe beau temps de juillet dernier. Et on a fait un show avec un "vieil" artiste qui a quitté la scène depuis environ 20 ans, Jacques Michel (voir ici aussi), mais en qui j'ai découvert un être profondément humain, simple, avec qui il fait bon parler des heures et des heures et qui, musicalement, rend le travail très intéressant. On a eu du plaisir en travaillant et ça, c'est mon leitmotiv éternel - billet à venir, un jour, promis ! :-)

4-Au plan Web 2.0 :
-à part en éducation, où la stagnation et même le recul sont rois, ou presque - au nom de l'inertie des gros systèmes, j'ai découvert Twitter, outil ludique parfois pratique, souvent intéressant, mais qui peut s'avérer un gouffre de time consuming s'il n'est pas géré serré et si on ne limite pas la taille de sa Twittosphère...

-les suites de la web-non-conférence Vers l'Éducation 2.0 du 15 septembre 2007 ont donc continué de se manifester. J'ai continué la construction de mon réseau, qui unit à la fois des gens de l'Éducation et d'autres milieux. À l'image de ce blogue, je ne tiens pas à faire de catégories, préférant demeurer libre de toutes entraves idéologiques ou catégorisantes et préférant continuer de m'éclater dans ce Web dont je fais partie comme vous tous qui me lisez régulièrement ou à l'occasion.

5-Le reste :
pour le reste, j'ai lu hier la rétrospective humoristique de Stéphane Laporte, pendant laquelle lecture j'ai bien rigolé et qui résume tout ce dont j'aurais pu parler ici et dont je ne parlerai finalement pas, faute de temps et parce que ce sont des sujets maintes fois abordés ici ou ailleurs... et aussi dont nous entendrons peut-être parler dans le Bye-Bye ou autre show annuel de rétrospective !

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Sur ce, à très bientôt pour mon billet du 31 décembre dans le cadre de 400 ans, 400 blogues.

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MISE À JOUR : 30 décembre 2008 - 7h52 :

À lire ce billet de Mario Asselin, je me dis qu'il nous faut continuer de développer avec ce qu'on a et de faire ce qu'on peut... un jour à la fois, une chose à la fois, avec une personne à la fois. Beau contrat pour 2009... et les années suivantes :-)

09 décembre 2008

Expérience de vidéoconférence internationale

Il y a quelque temps, je (Je désigne ici Sylvain, puisque j'écris ce texte dans mon blogue ;-)) rencontrais Elizabeth Vitanza sur Apprendre 2.0. En fait, en septembre dernier, elle cherchait une classe francophone avec laquelle elle pourrait organiser une vidéoconférence avec ses élèves américaines (À Los Angeles) qui apprennent le français et qui en sont, pour la plupart aux premiers balbutiements.

Généreux par nature, j'offre la possibilité de faire éventuellement cette activité... [Elizabeth ajoute ici : «oui, vachement généreux, je dirais...»] (Merci Elizabeth ;-))

Quelques échanges de courriel et un ou deux tests Skype plus tard, le tout a fini par se concrétiser début décembre où, avec chacun un ordinateur, un projecteur et une paire de haut-parleurs, nous avons procédé à une vidéoconférence sur Skype.

D'abord, techniquement, avec chacun un groupe d'environ 15 élèves, il n'est pas facile de les faire parler un seul à la fois, si on veut éviter les coupures de son inhérentes à la vidéoconférence à plusieurs intervenants simultanément. La fébrilité et l'excitation des élèves était très palpable !

Les filles de la classe d'Elizabeth, timides au début devant les garçons qui composent en partie les groupes de Sylvain, ont parlé deux par deux en posant des questions simples aux élèves de Sylvain. Elles ont bien utilisé le vocabulaire qu'elles viennent d'étudier. (Qu'est-ce que vous aimez faire le week-end? Quels sont vos films favoris?, etc.) Mais cette fois-ci, c'était avec des compères plus authentiques (pas leur prof américaine) et elles se trouvaient pour la prémière fois dans le monde francophone en tant que personnes devant prendre la parole.

Alors pour une première, les échanges ont été assez limités, mais malgré ces embûches, je réalise que les élèves (les miens surtout, puisque j'étais à côté) ont fait quelques apprentissages déjà au premier essai.

D'abord s'ouvrir sur le monde n'a pas de prix. Apprendre à respecter chacun est encore plus nécessaire quand la technique empêche littéralement les gens de parler en même temps. Plusieurs de mes élèves en étaient à leur première vidéoconférence et certains ne réalisaient pas que leurs réflexions occasionnelles "passées" en aparté pouvaient être entendues quand même à l'autre bout, même si 4835 km nous séparent (selon GoogleMap !)


Agrandir le plan

C'était aussi agréable de voir les yeux des élèves briller d'excitation. Quelques uns de mes élèves ont aussi essayé, parfois maladroitement, de poser une ou deux questions en anglais (je sais que c'est une classe de français que j'ai, mais on peut parfois dépasser un peu les frontières et les oeillères, non? ;-)
Les filles filles d'Elizabeth lui demandent depuis, chaque jour, quand on aura l'occasion de faire une autre cidéoconférence et si on peut avoir des 'pen pals' par courriel. Elizabeth ajoute ceci: «Le chat a réussi là où je ne peux jamais, étant adulte et pas jeune--mes élèves se rendent compte qu'il y a vraiment des adolescents qui parlent le français qu'elles étudient.»

Depuis ce moment, Elizabeth et moi essayons de fixer une autre vidéoconférence, avec chacun un autre groupe de nos élèves, du même groupe d'âge. Finalement, ça devrait se concrétiser en janvier. On a aussi quelques autres projets, dont peut-être une plateforme Ning pour favoriser les échanges entre ces deux communautés d'élèves... À voir...

Bref, il est intéressant de créer et d'innover. Je remercie Elizabeth pour l'idée de départ grâce à laquelle on va faire un bout de chemin avec nos groupes d'élèves.

NOTE : ce billet a été écrit en collaboration avec Elizabeth Vitanza.

02 décembre 2008

Linéarité idéale ? Sinuosités souhaitables ?

Ça fait quelque temps que je mijote quelque chose en ce sens, via quelques commentaires laissés ici (Guitef) et (Dominic Arpin), ainsi que quelques réflexions qui se poursuivent depuis, sans que je n'aie pris le temps d'ajouter le tout à mon éternelle série de billets à écrire ... un jour ! (voir ci-contre à droite)

Voici donc les 2 prémisses laissées sur le web concernant ce billet :

1-d'abord chez François :
De toute façon, une participation web humaine, c'est comme un humain : ça fluctue, évolue, autant dans le contenu que dans la disponibilité, etc. Il y a des vagues. L'humain est tout sauf une maudite ligne droite plate ;-) Voilà !

2-ensuite chez Dominic :
Je lis ici ce que je vis depuis un bout de temps déjà… Notre présence bloguesque ne peut être constante, linéaire, etc. MAIS nos lecteurs finissent par développer, sinon une dépendance, à tout le moins une sorte d’accoutumance… Pour certains, ça finit par se transformer en exigence - parfois non, mais le blogueur peut le ressentir comme ça. Nos journées ont 24 h. De ce nombre, quelques unes doivent être consacrées au sommeil, sinon on risque l’épuisement total, ce qui nous éloignera encore plus de notre blogue (et des multiples autres tiroirs ouverts qui incitent au multitasking!) Bref, après mon commentaire chez François Guité (Guitef) sur à peu près le même sujet, voilà que je poursuis ma réflexion ici… Serais-je dû pour en faire un billet, sûrement ;-) [...]


La linéarité et son idéal... théorique vs les sinuosités qui parsèment notre réalité !

Selon mon expérience, on a souvent tendance à se représenter la réalité de façon linéaire. La droite apparait ainsi comme l'idéal de stabilité à atteindre, comme un summum vers lequel on voudrait tous tendre un jour, etc.

Mais avez-vous déjà circulé sur une autoroute parfaitement droite ? Impossible, car elle n'existe pas, n'est-ce pas ? Il arrive toujours un jour ou l'autre qu'il y ait un obstacle à contourner, grâce au relief présent(1), entre autres. Ainsi en va la vie, je pense. Et de plus, quoi de plus plate qu'une autoroute parfaitement droite : de quoi s'endormir en conduisant (surtout à 100km/h, mais ça, c'est une autre histoire qui pourrait faire l'objet d'un autre billet à venir ;-))

Alors je crois sincèrement que l'humain, à cause de son idéalisation de la linéarité, se fait des attentes irréalistes dans la vie. C'est sûr que lorsqu'on regarde un but à atteindre, on regarde "droit" devant, mais le chemin qui y mène comportera d'inévitables courbes. (Loin de moi l'intention d'arrêter les rêves : ils ont leur utilité, ils sont le moteur de ce qui viendra par la suite, même imparfaitement...)

Il en va de même dans les réalisations humaines que dans les relations humaines : il arrive qu'on se fasse des attentes face à l'autre, mais que celui-ci, humain lui aussi, évolue, au gré de son chemin forcément non droit, et que ce chemin prenne parfois des directions que nous ne soupçonnons pas ni l'un ni l'autre, et ce, pour un temps seulement ou pour longtemps...

Bref, il n'y a pas d'absolu et c'est ce qui déroute souvent. L'être humain a besoin de constantes auxquelles se raccrocher, mais les constantes et la "droiture" qu'elles sous-entendent ne forment jamais complètement la réalité de la vie.

On pourrait aussi poursuivre avec le système scolaire. On l'a idéalisé sous une forme plutôt linéaire. Or, cette forme linéaire finit par ne plus répondre aux besoins actuels (en plus ou moins grande partie), puisque la vie a évolué dans un chemin qui finit par être différent du système lui-même et de ce qu'il prône.

C'est comme les gens qui disent aujourd'hui qu'on a détruit leur grammaire parce qu'on parle d'une toute petite et timide réforme de l'orthographe et d'une nouvelle compréhension de plusieurs règles de grammaire (2 choses très distinctes, tiens-je à signaler). On a modifié les repères linguistiques de ces gens, oui. Mais ces modifications sont le signe que la langue est vivante ! Le français n'est tout de même pas le latin, qui est une langue figée, puisqu'elle n'est plus pratiquée, et est donc morte (sauf en certains endroits très reclus, disons...). Il en est probablement comme cela des autres langues vivantes... Alors ce qui est plus surprenant, c'est qu'on n'ait pratiquement rien changé en grammaire entre 1770 et 1990 (environ), obnubilé par les absolutismes proclamés par Maurice Grévisse et les autres avant lui !

Le défi, maintenant, pour aujourd'hui et, surtout, demain (car demain, aujourd'hui sera déjà devenu hier !!!), c'est de trouver une façon d'évoluer qui préserve cette impression de sécurité que donnent les constantes, tout en finissant par rattraper le décalage qu'introduit la technologie à la vitesse des électrons qui se meuvent sous notre clavier d'ordinateur ! Méchant beau défi auquel j'ai le goût de participer, à la mesure de mes maigres moyens !

Voilà donc, bien maladroitement car incomplète, ma petite synthèse-réflexion amorcée chez François et Dominic. C'est fou ce que les blogues peuvent faire faire du chemin :-) J'aime bien !

Note:
(1) Dans les Prairies, peut-être que ce genre de route existe pendant de longs kilomètres, mais avouons que c'est extrêmement rare... Il y a même certains ingénieurs qui ont construit 35km de route absolument tortueuse malgré un relief presque parfaitement plat, entre Aguanish et Natashquan (voir ici), le tout juste pour ralentir la circulation dans le coin !

11 novembre 2008

Le mosquito - arme de destruction de l'ouïe ?

Après la sonnerie de cellulaire pour les adolescents (juin 2006), voici le mosquito, un dispositif qui envoie un son suraigu que seuls les jeunes oreilles peuvent entendre...

Inutile de préciser ici que si j'étais à un tel commerce avec mon bébé et que celui-ci se mettait soudainement à pleurer, je ne saurais identifier la source de ces pleurs...

(Voir le tableau joint au billet de François, premier lien ci-haut, pour avoir une idée de l'acuité auditive en fonction de l'âge...)

04 novembre 2008

Que le temps passe !!!

Eh oui, le temps passe, chers lecteurs !

Bébé grandit à vue d'oeil, le congé de paternité est terminé (Je n'ai pas pris les 5 semaines au complet : ça coûte trop cher - je vous dirai un jour pourquoi), le retour au boulot s'est effectué hier lors d'une journée pédagogique de laquelle je suis ressorti la tête grosse «comme ça», tellement il y eut réunions par-dessus réunions (Une n'était pas terminée qu'une autre était déjà commencée : le don d'ubiquité est une utopie réellement... utopique !)

Parallèlement à cela, je vis dans l'immédiateté de Twitter, qui permet un contact avec des gens presque en instantané, qui permet de transmettre des états d'âme en instantané, carrément... et j'essaie de désembourber mon fil RSS ;-) Je n'y arrive évidemment pas ;-) Les lectures s'ajoutent à un rythme plus rapide que celui des moments de lectures possibles pour moi...

J'apprends aussi qu'un lien wi-fi "officieux" a été muselé aussitôt son instigateur parti d'une école, de par l'obsession de la sécurité de nos bonzes maniaque (ou paranoïaques?) de la sécurité, et j'ai nommé nos "sévices" informatiques qui gouvernent nos écoles de leur tour d'ivoire "signée-commanditée(?) Microsoft" à la CS... J'exagère un peu, mais à peine...

Pendant ce temps, on discute ces jours-ci d'évaluationS. J'y mets un S majuscule, car au nombre de ces évaluations, je conclus que nous vivons dans un système hybride qui n'est pas prêt de se transformer, si on croit la ministre de l'éducation et ses désirs d'évaluer les connaissances, comme dans l'temps... Connaissances ET compétences : on évalue tout ça ? Comment et quand va-t-on corriger tout ça, maintenant ? ET, par-dessus tout, comment vont survivre les étudiants qui n'auront peut-être plus le temps d'apprendre véritablement, tellement ils seront occupés par les évaluations... Évaluer est une chose, surévaluer en est une autre...

Là-dessus, il me faut aller corriger ce qui s'est fait en mon absence de l'école...

Et continuer de rêver au moment où je pourrai écrire tous ces billets qui cogitent en moi...

06 octobre 2008

Généralisations et vérités...

Un peu d'insomnie (ça commence seulement par ici ;-)) fait parfois accoucher de drôles de réflexions...

Cette nuit, donc, pendant l'attente qui sera de plus en plus interminable dans les heures/jours à venir (voir le baby counter en bas de la sidebar ci-contre, à droite, qui ne parvient pas à afficher moins 1 day to go...), je me disais à peu près ceci :

Il est au moins un domaine où la plupart des humains ont finalement compris que la généralisation abusive ne sert ab-so-lu-ment à rien : la grossesse ! En effet, pas une femme ne réagit de la même façon et, chez la même femme, les grossesses sont toutes différentes, nombreux exemples à l'appui.

La généralisation a ceci d'utile, et seulement ceci, à mon humble avis : elle permet de mieux comprendre un phénomène, globalement, généralement, en général, ... MAIS, en aucun cas, la généralisation ne peut se faire pour accoucher de LA vérité. Tout au plus, aurons-nous parfois UNE vérité, celle de quelqu'un, qui tente d'ériger son raisonnement, SA vérité en vérité absolue, dans lequel cas la généralisation peut aisément être qualifiée d'abusive et LA vérité supposée devient rapidement UNE opinion parmi d'autres...

Par extension, si on regarde rapidement ce qui se passe dans une campagne électorale, pour prendre un exemple actuel ici, la plupart des candidats tentent de nous proposer LEUR vérité comme étant LA vérité, la seule valable, au détriment des autres. À moins que ce ne soit des "journalistes d'opinion", des chroniqueurs érigés au rang de juges de LA vérité (LEUR vérité - LEUR interprétation des faits) qui nous inondent de leurs jugements PARFOIS préfabriqués... (Faut quand même que je fasse attention de ne pas généraliser abusivement tout de même ;-)

Tout ceci me fait conclure qu'en cette époque, j'ai l'impression d'assister à un glissement du développement du jugement dans la population : on tend de plus en plus à vouloir adopter du prêt-à-porter pour le cerveau, de la réflexion prémâchée, du Pablum, comme j'ai déjà mentionné dans ce billet. On veut aussi parfois que LE BON gouvernement se substitue au jugement des gens qui composent la population : que le gouvernement décide de ceci ou de cela, etc.

Vitement, il nous faut aider nos élèves à développer leur jugement critique, sinon nous vivrons très bientôt dans une société où le jugement sera l'apanage d'une petite élite qui dictera quoi penser au reste de la société ! Et ça, je n'en veux ab-so-lu-ment pas de cette société de moutons suiveux ! Qu'on se le dise !

01 octobre 2008

Dîner de twits :-)

Ce midi, j'ai participé partiellement (faute de temps disponible - je devais me diviser en 2, presque 3) à ce que nous avons amicalement convenu d'appeler le dîner de twits !

En fait, l'idée est venue comme ça, un jour, sur Twitter et 3 heures et 4-5 phrases de même pas 140 caractères plus tard, le rendez-vous était fixé. (Lien ici, 2e paragraphe)

Ce midi, nous avons jasé de pédagogie, de changement de paradigme, des TIC qu'il faudrait BIEN intégrer (2 sens ici) au système d'éducation actuel comme quelque chose qu'on colle "par-dessus" ou des TIC qu'il faut plutôt voir comme un outil plus englobant au même titre que l'imprimerie qui révolutionna le monde jadis... Etc. Une bonne partie a été enregistrée pour retour ultérieur possible...

À divers moments de la non-conférence (car c'en était bien une), ont été regroupés jusqu'à 6 intervenants du domaine de la formation et des apprentissages provenant de l'Angleterre et du Canada (du Nouveau-Brunswick, du Québec et de l'Ontario)...

Une belle expérience, malgré les bogues des plug-ins d'Adobe Connect sur Safari (vive alors Firefox), les incompatibilités d'Adobe Connect sur Linux et les quelques saccades audio et vidéo inhérentes à nos connexions perfectibles...

Ci-joint une capture-écran de l'événement, avec l'Aimable autorisation de chacun des participants :-)




MISE À JOUR : Photo d'une des personnes légèrement rendue floue à sa demande :-)

27 septembre 2008

De l'interconnectivité

...tiens, un titre à la CFD ;-)

Comme je l'ai déjà dit ici, j'expérimente Twitter depuis quelques jours à peine et je découvre un formidable potentiel d'interconnectivité avec des individus que je lisais déjà pour la plupart sur leur blogue, mais ici on parle de connectivité plus instantané tout en demeurant asynchrone.

Une illustration de l'efficacité de Twitter :
-hier, en 3 heures seulement, à la suite d'une méprise de nom pour un repas entre quelques personnes (en ... personne, justement), l'idée d'un dîner Twitter (ou Dîner de Twits - pour paraphraser le titre d'un film très connu) a germé, puis s'est concrétisée. Ce sera un dîner-non-conférence, où on parlera sans doute d'éducation (on est tous des éducateurs, formateurs, alouette !). une excellente occasion de se rencontrer et de continuer d'avancer hors des cadres officiels souvent trop structurés et parfois paralysants !

Une autre illustration de l'interconnectivité :
-hier avant-midi, vers la toute fin d'une période, alors que mes élèves terminaient un travail, mquimper (du nom de son identité Twitter) me montre rapidement comment il peut fonctionner avec AdobeConnect. On teste sur le champ, avec audio et webcam alors que la pause commence. Mes élèves s'attroupent alors, fascinés, voyant qu'on peut faire ça comme ça, simplement, et ainsi travailler tout en s'amusant avec nos bébelles technologiques... Pas eu assez de temps pour continuer, car je devais me déplacer dans un autre pavillon, mais ce n'est que partie remise !

Encore un autre exemple... :
-hier encore, sur l'heure du dîner, je lis qu'une enseignante de Français Langue Étrangère (FLE pour les cousins français ;-)), basée à Los Angeles, qui cherchait (il y a quelques jours - Twitter et sa quasi-instantanéité ne font pas partie de notre modus operandi dans ce cas) à rejoindre des élèves francophones pour échanger via webcam, m'avait répondu et me proposait d'en discuter. Nous nous fixerons donc une réunion Skype pour bien fixer nos objectifs respectifs et, par la suite, nos élèves pourront échanger, afin de mieux maîtriser leur compétence en communication orale (ce que nous, petits Québécois, escamotons parfois un peu trop !) À suivre !

Par la suite, j'avais une réunion en temps réel et en personne avec des collègues. Instantanément, j'ai décidé de créer une page Jottit pour rendre disponible tout de suite la réunion terminée, le compte rendu de nos discussions. Fascinant, non ?

Y a pas à dire, les horizons semblent vouloir s'ouvrir de plus en plus grand et de plus en plus rapidement. J'adore ! Et ceci nous permet de nous consoler de cela.

26 septembre 2008

Syllogisme administratif

Il y a des directions qui ont une peur bleue du précédent.
Pour eux, créer un précédent introduit nécessairement un biais, une injustice potentielle qui est indéfendable, par surcroit.




Il n'y a aucune innovation sans création d'un précédent (ou sans création tout court?).




Conclusion : les directions qui ont peur ne favoriseront JAMAIS l'innovation, point final.

25 septembre 2008

TIC à l'école : une utopie (?)

(À voir comment les lenteurs administratives nous compliquent l'existence, j'ai eu le goût de mettre mon point d'interrogation entre parenthèses dans le titre, tellement j'avais plutôt le goût de mettre un point d'exclamation ou, carrément, un "smiley" la bouche "par en bas"...)

Il semble assez évident pour quiconque est juste un peu "branché" qu'Internet est devenu un réseau de plus en plus présent dans notre société, au point où tous les acteurs principaux s'y sont mis et ont maintenant pignon sur web.

Un peu d'histoire...
Dans cette même foulée, on a eu droit, au Québec en 1996, au plan Marois, il y a donc longtemps jadis, du temps que l'actuelle chef du PQ était ministre de l'éducation. Ce plan prévoyait l'achat massif de "quincaillerie", d'ordinateurs, mais absolument rien au départ pour les logiciels et pour la formation des enseignants... Disons que ça partait mal... Il y a bien eu quelques formations depuis, ainsi qu'un maigre budget consacré à l'époque à l'achat de logiciels se limitant très souvent à LA suite bureautique Office, vendue à fort prix, bien entendu, de même que les systèmes d'exploitations Windows dont les licences coûtaient la peau des fesses aux commissions scolaires. Une bonne occasion d'affaire pour Microsoft, mais des budgets limités pour vraiment innover dans des trucs plus pédagogiques et qui favorisent l'apprentissage moins "périphérique" que celui des menus Word...

Depuis, la situation (au secondaire) s'est un tant soit peu améliorée, du côté des équipements. On a désormais droit à quelques projecteurs qu'on se partage à plusieurs enseignants, nécessitant une logistique qui tient parfois de la prouesse acrobatique ou temporelle...

Un exemple : je veux me servir d'un projecteur pour un cours. Je dois réserver ledit projecteur. Ensuite, je dois aller le chercher au secrétariat où il est entreposé en sécurité. Comme beaucoup d'enseignants moins zélés (ou dont les priorités budgétaires sont ailleurs) n'ont pas d'ordinateurs portables (payés à même leur budget personnel, sans aucune déduction fiscale) et que ce sont loin d'être toutes les classes qui ont au moins un ordinateur (notre école dispose de laboratoires de 33 postes, qu'on doit aussi réserver et utiliser toute la classe en même temps...), on a placé un ordinateur portable avec chaque projecteur, ce qui fait une boîte passablement lourde, qu'on doit trimbaler dans les escaliers, etc.* Par la suite, si mon autre cours est dans une autre section (pavillon) de l'école, je dois aller reporter le projecteur audit secrétariat pendant la pause de 10 minutes, puis me rendre dans l'autre pavillon pour aller chercher un autre projecteur (réservé, lui aussi, au préalable) dans un autre secrétariat sécurisé, puis me rendre dans l'autre classe avec une autre boite lourdaude... Bref, vous voyez très bien le genre de course physiquement exigeante qu'on doit se taper pour utiliser une simple technologie en classe. Fastidieux, décourageant... Faut vraiment vouloir !

Et je n'ai parlé que du projecteur, là. Et si j'essaie de faire déplacer un groupe dans un autre pavillon pour pouvoir bénéficier du même local (et que j'ai au préalable vérifié si ça entrait bel et bien dans l'horaire !!!), on me répondra que les parents se sont fait vendre une école pavillonnaire où leurs enfants sont en sécurité, chacun dans son pavillon... Mais ils doivent cependant se déplacer pour les gymnases (cours d'éducation physique) de même que pour certains cours à option (les arts en général), etc. Sans compter les déplacements sur l'heure du dîner... Bref, un argument qui finit par difficilement tenir la route plus que quelques nanosecondes.

On nous a parlé, en fin d'année passée, de l'avènement des TBI (tableaux blancs interactifs). J'ai su récemment qu'on se proposait d'en installer, oui, mais dans les laboratoires d'informatique, là où trônent déjà 33 ordinateurs. Qu'elle est alors l'utilité du TBI ? Je pensais que ces TBI (quoiqu'on en dise - magistral fancy, etc.) pourraient compenser pour l'absence de plusieurs ordinateurs dans chaque classe... **

Bref, on nage dans l'Administratif (avec un grand A) qui pense en chiffres et aussi en terme de marketing, de sécurité, de beaux tableaux (pas les TBI, mais les tableaux Excel ;-)) et qui, surtout, a peur de favoriser quelqu'un plutôt qu'un autre. Égalisation ou nivellement, appelez ça comme vous voudrez, le tout gouverné par une peur extrêmement grande, la peur de créer un précédent. Or, pas de précédent, pas d'innovation, non ? Donc, l'Administratif oublie souvent le concret de la vie, comment les choses sont parfois plus ou moins invivables sur le terrain, au quotidien, loin des bureaux et des calculs d'égalisation ou de nivellement théoriques... On oublie surtout, tout le côté pédagogique, les apprentissages au centre desquels toutes ces "politiques d'achat" et les "politiques d'utilisation" devraient être élaborées.

En fin de compte, c'est un peu comme si on disait : «Utilisez les TIC avec vos élèves, mais tout le système va faire finalement en sorte que RIEN ne vous facilitera la vie et que si vous ne les utilisez pas, la vie va finalement être bien plus facile»... Bien sûr, personne ne DIT ça, mais dans les FAITS, dans la VRAIE VIE, ça finit par se traduire exactement comme ça. Démotivant.

Et je n'ai pas encore parlé de la bande passante qui obsède littéralement nos gestionnaires à la CS, entre autres parce que le fournisseur Internet gère les données ou vend son accès de cette façon aussi, peut-être... En cette ère des réseaux qui se multiplient sur la Toile - et du potentiel incroyable qui laisse poindre le bout de son nez -, comment peut-on en arriver à cette conception rétrograde de l'utilisation des TIC, qui fera en sorte que plusieurs enseignants vont reculer et finir par se dire qu'Internet, c'est pour n'importe qui SAUF pour les écoles.

Va-t-on une fois de plus manquer le bateau et faire reculer l'école non pas au XXe siècle, mais au XIXe si ça continue ainsi ? Va-t-on passer à côté d'une véritable (r)évolution du système d'éducation ? Va-t-on laisser l'éducation des enfants voguer ou surfer n'importe comment en n'étant pas ACTEURS sur le plan technologique qui prend de plus en plus toute la place ? Va-t-on laisser la technologie évoluer n'importe comment en se désengageant de l'éducation nécessaire sur la Toile comme dans toute société ?

Et, finalement, allons-nous (ceux qui croient encore aux TIC) devoir évoluer complètement HORS du système d'éducation ?

Je commence très sérieusement à me poser toutes ces questions, à force d'avoir l'impression de me battre contre des (très gros... énormes) moulins à vent !

*Mise à jour 1, avant publication :
Dans mon pavillon, on a enfin eu droit de laisser un des 2 projecteurs au 2e étage : bravo ! Un petit, très petit, pas, certes, mais au moins il est dans la bonne direction !

**Mise à jour 2, toujours avant publication :
Cette idée de placer un TBI dans le laboratoire d'informatique (laboratoires qui éloignent les technologies des classes le plus souvent) commence à être plus ou moins abandonnée à force de réfléchir ensemble, quelques profs et la direction... En espérant que ça continue en ce sens !

Textes complémentaires à lire :

Bruno Devauchelle
Infobourg
Sociologie des organisations
Les jeunes et Internet : usages et pratiques