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18 mars 2009

Facebook - RIP dans 2 ans ?


Voilà, c'est fait, j'ai (enfin ou plutôt malheureusement...) ma nouvelle interface Facebook dont on a tant parlé, mais dont on n'avait aucune idée de ce à quoi elle ressemblerait...

Maintenant c'est fait. Facebook tente de se twitteriser à outrance. (Tournez l'un des logos ci-contre et le f peut devenir t...)

Facebook est un outil de réseautage social.
Twitter est un AUTRE outil de réseautage social.

Les 2 ont des utilités fort différentes, je ne vous apprends rien !

Alors pourquoi l'un, Facebook, 20 fois plus gros que l'autre (Twitter) selon les statistiques les plus récentes (datant d'il y a quelques jours à peine, environ), décide d'imiter de plus en plus au point de se dénaturer ?

Très simple : c'est l'histoire d'une vendetta tout ce qu'il y a de plus simple... (Au point d'en "faire simple" !) Facebook a tenté d'acheter Twitter. Twitter a refusé. Facebook est insulté, en beau joualvert (cheval vert en français international, mais l'expression perd de sa saveur). Facebook décide qu'elle va mener la vie dure à la très croissante mais encore relativement petite (comparée à Facebook) Twitter... Alors on y va par l'imitation, pour tenter de neutraliser les utilités de Twitter qui se retrouvent moins dans Facebook.

Résultat, des gars comme N.Roberge délaissent Facebook de plus en plus, car on n'y retrouve plus les utilités que CE réseau avait... Vouloir canibaliser un réseau en adoptant ses utilités, ça peut se retourner contre l'imitateur et ça peut trop le transformer au point de le dénaturer...

Si Facebook ne fait pas volte-face ou ne réajuste pas le tir, elle risque de se tirer dans le pied et, au lieu de croître encore (même si le "petit" Twitter croît encore plus vite, en %), risque de chuter un peu plus chaque jour.

Si Facebook veut devenir un nouveau MySpace qui a essayé de tout embrasser les différentes utilités au point où plusieurs ont cessé de s'y retrouver (dans tous les sens du verbe), il n'en tient qu'à Facebook et à son jeune président.

Tout ce que je souhaite à Mark Zuckerberg, ce jeune président, c'est d'avoir assez de jugement pour apprendre de ses erreurs. C'est encore possible : la balle est dans son camp !

En complément : à lire, ce billet : Facebook qui tente de re-faire le coup du nouveau Coke.

16 mars 2009

Se mêler de ses affaires...

Fin de la semaine passée, dans un commerce à grande surface.

Toute la petite famille magasine tranquillement, toute heureuse d'avoir pu se faire rembourser (sous forme de carte échangeable contre de la marchandise) une grosse imprimante de 400$ décédée prématurément 3 mois à peine après la fin de la garantie de 12 petits mois.

Tout le monde est heureux, bébé aussi, tout empaqueté, mais détaché (pour un petit peu de liberté de mouvement des bras), dans son siège d'auto ultra enveloppant, la capote du siège un peu baissée pour pas que poupon s'affole et qu'il "claustrophobe" trop fort... Bébé regarde les couleurs vives sur telle ou telle boite de marchandise, puis regarde son papa qui pousse l'immense charriot dans lequel se trouve le siège dans lequel se trouve le bébé... L'arbre est dans ses feuilles.

Et la vieille fouine arrive dans le décor :

-Monsieur, les lumières ici sont vraiment très fortes, vous savez. Vous devriez (impérativement, dit son regard) abaisser la capote du siège (illico, dit encore la même maudite paire d'yeux) !

Je fige. Vraiment. Je ne trouve vraiment pas quoi répondre à ÇA. Je réagis souvent comme ça, en deux temps. C'est pas écologique, les deux-temps, mais c'est plus vite que quatre temps, non ?*

Farce à part, voilà maman qui revient avec un truc quelconque. Et la vieille coriace de répéter ses mêmes phrases. Maman de répondre, après un petit temps moins long que le premier temps de la réaction de papa :
-Mais quoi... Voulez-vous bien vous mêler de vos affaires !
Le tout dit fermement, mais sur un ton très poli.

Et la vieille maudite de répondre :
-C'est ça, laissez-y regarder les lumières trop forte, NAH !


Quelques temps passent (je peux les compter, comme en musique : 1-2-3-4 - donc, pas de "sic" ici)...



-Non mais, ils les regardaient même pas les lumières ! Il me regardait, souriant. Nous étions heureux. ...



Quelques autres temps passent...



-Tsé, me dit-elle, j'suis encore en beau maudit !

-Moi aussi ! (GRRRR!)



La vieille acariâtre avait probablement lu un livre dont le titre pourrait être "Comment gâcher un instant de bonheur entre un poupon et son père"...



L'inconscience est une chose. La surprotection en est une autre. On peut-tu juste vivre équilibré et s'occuper gentiment de ses enfants sans avoir les imbéciles du village sur le dos ?

NOTE :
*L'allusion aux motorisations est purement fortuite, gracieuseté du souvenir de ma relâche et du "ski-doo" qui y a participé un petit peu.

-La couleur rouge utilisée pour mentionner le personnage qui n'a pas le beau rôle dans l'histoire est inspirée du sentiment provoqué par ledit personnage.

21 février 2009

Madame la Girouette

Je sais pertinemment que ce terme est interdit en Chambre, mais comme je ne suis pas au Parle+ment, je me le permettrai allègrement, car il réflète une toute petite partie du ressentiment que j'ai envers ce qui s'avère être notre grand patron à tous, les éducateurs...

Hier matin, quelle n'est pas ma surprise de recevoir par courriel une copie pdf (un "scan" dont on retrouve copie jpg ci-dessous) d'une lettre de la Ministre de l'Éducation, des Loisirs, Sports, Chasse, Pêche, etc, etc, etc. (On aurait donc dû garder juste l'Éducation dans ce foutu ministère... mais pour ce que ça aurait changé...)

Il y a deux problèmes reliés à cette foutue lettre.

-1-
Le premier est qu'on a décidé de reporter un changement important de la Réforme, devenue depuis Renouveau pédagogique car les euphémismes se digèrent peut-être mieux (?), soit le "cours-qui-n'en-est-pas-tout-à-fait-un-mais-qu'on-a-décidé-d'entrer-dans-des-cases-horaires", et j'ai nommé le Projet intégrateur. Ce qui m'enrage le plus, c'est surtout la raison invoquée par Madame : permettre aux profs un temps d'appropriation, et blablabla et blablabla. QUOI ? PARDON ? La VRAIE raison est que bien des choses ne doivent pas être prêtes : on ne sait à peu près rien dans les écoles de ce "cours" (à part les écoles ciblées qui testent le tout en réajustant, etc.). Bref, il y a assurément, comme pour à peu près TOUS les cours réformés, une raison qu'on ne peut pas dire parce que ça paraît mal dans un discours de politicien, et cette raison est qu'on n'est pas prêt. Combien de "nouveaux cours" ont été lancés à la sauvette, avec de grands pans manquants qui ont fini par être prêts en cours d'année d'implantation ? Réponse : TROP. Combien d'enseignants se sont retrouvés en cours d'année sans savoir complètement ce qui s'en venait ? Réponse : TROP.

Combien d'enseignants comptaient sur des manuels qui prémâchent (c'est donc plus facile de manger du Pablum !) tout le contenu à enseigner, mais qui ne sont arrivés qu'en parties publiées tout au long d'une année d'implantation ? Réponse : TOUS. Enfin, tous ceux qui s'appuient délibérément sur des manuels pour enseigner, c'est-à-dire une majorité, malgré que le manuel est, par définition, périmé dès sa sortie ou presque en ce monde où beaucoup de choses évoluent rapidement. Mais ça, c'est un autre débat...

-2-
Le deuxième touche le fonctionnement des écoles... Chaque année de l'implantation du nouveau programme (la Réforme), tous les profs ont été réunis par les directions d'écoles qui tentaient (avec un comité composé de profs et d'autres intervenants, dans mon école) d'entrer ces nouveaux cours dans une grille-matière. S'ensuit une consultation de l'ensemble des profs, qui débouche parfois sur de nouvelles propositions sur lesquelles la direction se penche et qu'elle accepte parfois, selon ce qu'elle entrevoit comme faisable ou pas, etc. Par la suite, le tout est adopté au CÉ de l'école (Conseil d'établissement) et envoyé à la CS (Commission scolaire).

À notre école, nous en étions rendus à l'étape d'aller au CÉ avec une proposition de grille-matières, après moult réunions du Comité avec la direction, des profs en assemblée générale, etc., quand, BANG !, la Ministre décide de surseoir à l'implantation du nouveau "cours" Projet intégrateur !!!

Réaction immédiate de quelques profs avec qui j'ai eu le temps d'en parler hier : une vraie GRRRRRogne face à la Sinistre, oups, Ministre. Désolé, Madame Courchesne, mais la grogne, ça sort parfois par les tripes... et les sentiments !

Encore une fois, pour paraphraser un cadre scolaire qui a déjà dit cela, Madame se lève un bon matin et décide de quelque chose selon la couleur de ses urines ! (Pas moi qui l'ai dit, j'vous jure !)

Alors, nous simples profs, devrons prévoir une ou des réunions la semaine prochaine, pour se pencher très très (trop?) vite sur ce nouveau problème engendré par Madame.

Tout ça me rappelle la décision trop hâtive concernant un bulletin chiffré, véritable balloune politique envoyée dans les airs pour se faire du capital, alors que tous devraient savoir que ce bulletin chiffré n'en est pas un vraiment, puisqu'il doit quantifier du qualitatif, ce qui est un non-sens en soi. (J'en ai déjà parlé l'an dernier ! 1, 2, 3, et même 4... J'avais du temps, dans ç'temps-là ;-))

On a donc une politicienne qui, comme tous les politiciens, se préoccupe de son image avant tout, qui tente de louvoyer selon la direction du vent, changeant de cap continuellement SANS même se donner la peine de prévoir toutes les implications qu'engendrent ses "sautes d'humeur"... DÉSOLANT, profondément navrant !

Le jour où on saura mettre l'énergie de façon positive pour susciter les changements, au lieu de constamment tourner en rond (avance-recule...), ce jour-là, on pourra PROGRESSER vers l'avant pour vrai ! JFK disait (merci Zecool pour la citation !) : «Tout le monde veut le progrès. - Mais le progrès requiert le changement… - et le changement reste impopulaire.»

Ci-dessous, les 2 pages du communiqué ministériel : cliquez pour agrandir.

17 février 2009

Finalement, les Plaines seront vides

... ou quand le symbole devient beaucoup plus fort que la réalité qu'il représente.

Le texte qui suivra ne vise pas à démontrer un défense ardue en faveur de la commémoration de la Bataille des Plaines... En fait, jusqu'à hier, j'étais d'une tiédeur "tannée" d'entendre parler de la bataille de 2009 à propos de celle de 1759 ! Mais hier, je crois qu'on a basculé dans un extrémisme ou, si on veut, un autre épisode du genre psychodrame... malheureusement !

L'illustration ci-contre de Ygreck rend très bien l'ambiance qu'ont fait régner dans les médias quelques souverainistes plutôt radicaux, voire extrémistes, dits patriotes, mais on ne sait pas trop de quel pays au juste.

En effet, ce ne sont pas les Québécois qui ont perdu en 1759, mais bel et bien certains Français... Par la suite, la France a achevé de faire ce qu'elle faisait depuis des dizaines d'années : abandonner sa colonie, ses pauvres colons, à leur propre sort. La neige, ça prenait trop d'énergie à la France de l'époque et, franchement, ti-Louis n'en avait rien à foutre, perdu dans son grand château avec sa cour...

Qui a gagné au final, dans cette bataille ? Sûrement pas les Anglais, malgré les apparences, puisque c'est probablement à partir de ce moment historique que nous avons véritablement commencé à devenir un peuple. Des gens qui luttent contre des majorités pour conserver leur culture minoritaire. Ça aura pris du temps, de la patience... une longue longue révolution très tranquille : une conquête de petits pas, des milliers et des millions de petits pas, sur le terrain, à l'usine des années 20 ou 30, dans des entreprises diverses, en éducation, etc.

C'est cette prise en main de notre destin et de notre culture qu'il faudrait célébrer pour ne pas oublier, pour ne pas oublier qu'il nous faut demeurer vigilant pour garder vivante notre culture francophone, et non française, nuance archi-importante s'il en est une !

MAIS NON !
En lieu et place, on aura préféré se comporter une fois de plus en looser de première :-(

Il y a longtemps que nous ne sommes plus Français, mais bel et bien Québécois et/ou Canadiens francophones... Pour paraphraser le personnage du tristounet Falardeau, personnage né en 1985 sous une forme d'Elvis (Gratton pour les intimes), nous sommes des Américains francophones. Juste à regarder notre façon de fonctionner par rapport à la manière française pour constater d'énormes différences ! (Ceci étant dit juste en observateur, sans préciser si une manière est meilleure qu'une autre ;-))

Au lieu de dire qu'on célébrait notre défaite, on aurait pu célébrer une prise en main de notre destin, une attitude gagnante, mais on aura préféré jouer à celui qui "est né pour un petit pain", noir, rassis, de misère... Misère !

Tant que les Québécois se comporteront comme ça, ils risquent peut-être un jour de finir en 55e état américain, jamais en tout cas comme un peuple convaincu de la légitimité de son existence...


MISE À JOUR : 2009-02-19 -- 13h20

Voici la copie exacte de mon commentaire, à la suite de celui de Hortensia qui m'a obligé à réfléchir encore plus et à préciser ma pensée, ce qui est loin d'être mauvais :-)

Que la reconstitution soit annulée, soit ! Au rythme où allaient les choses, on ne pouvait plus vraiment continuer de se chicaner pour Bataillera, Bataillera pas, ou Commémorera ou commémorera pas...

1759 est une défaite, oui, mais une défaite qui est devenue malgré elle symbole de LA défaite. Avant les Plaines en 1759, il y a eu incendies sauvages le long du fleuve, par les Anglais. Dégueulasse, oui, comme toute guerre, d'accord ! La vraie perte, le passage des colons français aux Anglais, ce fut en 1763, quand les hautes instances ont décidé de laisser la neige pis le frette aux Anglais qui, comme disait mon prof d'histoire (un Belge !) en 4e sec., très fairplay, ont laissé deux "petites chiures de mouches" à la France, soit St-Pierre et Miquelon.

Par la suite, les Canadiens-Français (comme on les nommait à l'époque) ont été oppressés, oui. Mais ils ont continué d'exister malgré tout, survivants jusqu'au fond de leur âme. Ils ont continué de croire en mieux et ça a donné le peuple que nous sommes, avec sa mentalité complexe (comme toute réalité d'ailleurs pour peu qu'on analyse ou qu'on creuse un temps...) Ceci aura aussi probablement eu comme conséquence paradoxale un mode de vie toujours un peu teinté de survie, un complexe d'infériorité collective face à l'anglo-conquérant, un complexe duquel on se sort tranquillement (longue longue révolution plutôt évolution tranquille à laquelle je faisais allusion), tentant de continuer d'être de plus en plus souverain, culturellement parlant surtout, puisque sans culture, un peuple disparait.

Tout ceci à côté d'un ROC (rest of Canada) perplexe qui ne peut comprendre, car il a toujours été de l'autre côté.

Voilà pourquoi j'espérais secrètement qu'on finisse par célébrer quelque chose de positif, soit la lente, très lente (trop peut-être) re-prise en main après avoir mangé la claque et le pain noir. Célébrer la survie de ce moment qui a donné la vie d'aujourd'hui et l'ouverture plus grande, malgré ses grandes imperfections et son bout de chemin qui reste à faire.

Voilà pourquoi j'affirme qu'à partir de 1759, (ok disons quelques années plus tard peut-être, mettons, le temps de digérer la "claque sua gueule"), on a commencé à ne pas se soumettre totalement et donc, à ne pas se laisser asservir, voire assimiler.

Maintenant qu'on est rendu à une ère mondiale (la planète a beaucoup rapetissé depuis 250 ans - surtout le dernier 12-15 ans), on peut-tu passer à un autre mode que celui de victime ? C'est de ça dont j'ai voulu, maladroitement, parler...

23 janvier 2009

Ma plainte au RQAP

J'avais déjà parlé du sujet ici (dans un discours où l'émotion du moment était très palpable !). Je viens de rédiger ma lettre au ministre, qui se veut une plainte que j'envoie au ministre responsable du RQAP, le ministre de l'Emploi et de la Sécurité sociale, monsieur Sam Hamad.

Je vous joins donc le texte complet de ma lettre ainsi que deux captures écran prises aujourd'hui directement sur le site du RQAP et qui prouvent mes dires.

Comme vous verrez, il y a GRANDE PLACE À AMÉLIORATION sur certains de NOS sites gouvernementaux !!!

Bonne lecture ! (En espérant secrètement (et naïvement) que le ministre ou quelqu'un ayant une autorité suffisante dans son ministère passe par ici, puisque j'ai laissé la référence à mon blogue dans la lettre !)

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Québec, le 23 janvier 2009.

À : M. Sam Hamad, ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale et ministre responsable du RQAP (qui nous a fait parvenir une gentille lettre lors de notre demande faite au RQAP).

De : Sylvain B, (nouveau parent d'un beau poupon...)

OBJET : PLAINTE : impossibilité d'accès au site du RQAP vs accessibilité universelle aux sites web gouvernementaux du Gouvernement du Québec.


Monsieur le ministre,

L'automne dernier, juste avant la fièvre électorale fédérale, puis provinciale (!), j'ai fait une demande de prestation de RQAP, pour moi et pour mon épouse. J'ai bien essayé de m'inscrire en ligne, mais le site stipule qu'hors de Microsoft, point de salut : c'est-à-dire qu'il faut absolument un navigateur Internet obsolète, en l'occurrence Microsoft Internet Explorer (ou pire encore, Netscape, qui a été abandonné depuis des années par tous et chacun) pour avoir accès à l'inscription sur le site.

J'ai donc téléphoné pour avoir des explications et on m'a simplement, mais gentiment, confirmé ce que j'avais lu.

J'ai donc essayé de me plaindre sur le site en question, me plaindre de l'impossibilité d'accès à la section du site qui m'est utile : l'inscription. Mais sans succès ! Pour se plaindre, il faut... être inscrit ! Alors je fais comment pour me plaindre si ma plainte porte justement sur l'impossibilité de m'inscrire ?!! Avouez, monsieur le ministre, que ceci n'est vraiment pas fort comme situation... et très décevant pour un citoyen.

En vertu de l'accès à l'information qui doit être UNIVERSEL, et ce, incluant les sites web qui sont le moyen de plus en plus privilégié, en 2009, pour s'informer et traiter divers trucs administratifs de notre vie quotidienne, je vous demande, par la présente, d'intervenir rapidement afin de décloisonner ces sites-vases clos qui ne permettent l'accès qu'aux seuls utilisateurs de Microsoft Windows.

Il existe d'autres systèmes d'exploitation d'ordinateurs (Mac OS X, Linux, etc.) et un site web bien conçu est un site web à accès universel, toutes plateformes confondues. La chose est facilement réalisable; il suffit seulement d'arrêter de penser en "techniciens Microsoft certifiés" qui ne sont même pas conscients des autres plateformes existantes, tellement ils oeuvrent en vases clos et nous font subir cet état de fait, quand on leur laisse les rênes de nos sites Internet.

En terminant, je vous remercie de la diligence avec laquelle vous traiterez cette plainte que je ne savais pas à qui envoyer, étant donné la caducité chronique du site du RQAP.

Un citoyen déçu de l'absence d'universalité d'accès aux sites web de "son" gouvernement :

(signature manuscrite sur la version papier)

Sylvain B,
(adresse postale)
(adresse courriel)
http://slyberu.blogspot.com


P.S.: Je vous envoie cette plainte en format papier, pour être ainsi assuré du traitement de ma plainte en bonne et due forme, mais je vous envoie aussi ma plainte par courriel à l'adresse ministre@mess.gouv.qc.ca , adresse que l'on nous fournit sur votre site Internet.

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Images : cliquer pour agrandir :

Hors de Microsoft, point de salut :


Cul-de-sac ! : Voir dernière case du tableau : "Par Internet"...

16 novembre 2008

RIP F1 au Canada :-(

J'ai toujours considéré la Formule 1 comme la meilleure des courses automobiles. C'était en tout cas un événement international, de par les lieux des courses et de diffusion de ce sport...

Hélas, l'argent aura ici aussi eu raison du sport. L'appétit sans fin (et non sans faim) de Bernie Ecclestone et ses sbires sont en train de tuer petit à petit ce sport que j'ai suivi depuis que je suis tout petit, "haut comme ça"... Et si on ne tue pas le sport directement, on tue l'intérêt chez une grande part du public international...

Le côté international de la F1 est donc en train de s'éteindre, puisqu'il ne restera principalement que l'Europe et l'Asie (moins la Chine bientôt, peut-être?). Exit donc l'Amérique du Nord, au grand dam des constructeurs qui perdent une vitrine intéressante. Il y a d'abord eu l'abandon du Grand Prix des États-Unis, puis, maintenant, le Canada.

Avec l'absence de Grand Prix au Canada, je me demande si des droits de télédiffusion seront encore achetés (à forts prix) par les réseaux de sports canadiens : j'en doute. Mais je doute surtout de mon intérêt personnel à suivre un sport qui, malgré tous ses attraits, est entaché par l'appétit vorace du rapace insatiable le gouvernant. Dommage !

L'autre partie de la déception ecclestonesque provient du fait que des améliorations étaient constamment apportées pour satisfaire les exigences et que, malgré cela, Môssieur Insatiable a décidé de profiter d'une petite faille à un contrat qui garantissait supposément un GP du Canada jusqu'en 2011 ! Comment voulez-vous que, par la suite, un public ne se sente pas floué ?

Déception, donc. Et la F1 va perdre de ses ardents défenseurs dans ce coin-ci du globe. Dommage, car c'était un sport que j'appréciais au plus haut point.

Cette perte, ce n'est que nous, ou presque, qui allons la vivre avec plus d'intensité, car les dirigeants de la F1, pendant ce temps, vont se farcir les poches de pétrodollars (ou de pétrodinars) et se gargariser des succès des circuits "à 1 milliards" comme on s'apprête à en développer un à Abu Dhabi...

Voilà ! RIP F1 pour moi...

11 novembre 2008

Accessibilité Internet - un droit pour TOUS !

ou L'art de con-cevoir un site de façon absolument imbécile au RQAP !

En ces jours où on revendique un accès Internet haute vitesse pour tous (Voir le Wiki du Plan numérique pour le Québec, initiative née ces jours-ci chez des blogueurs et autres acteurs du Web que je connais ou que je découvre), permettez-moi de revendiquer, en premier lieu, d'abord et avant tout, l'accessibilité POUR TOUS aux services gouvernementaux en ligne, ce qui est loin d'être le cas au Gouvernement du Québec !!!

Imaginez-vous donc que, récemment, j'ai eu maille à partir avec les "sévices" informatiques du RQAP (Pour les "cousins" : Régime Québécois d'Assurance Parentale, qui chapeaute l'administration des congés de maternité et, dans mon cas, de paternité...)

J'essaie de faire court, mais je ne passerai pas sous silence les détails croustillants et désolants de la saga. Il y a, sur le site du RQAP, une section qui nous dit qu'on peut faire notre demande en ligne pour le congé : youppi ! que je me dis alors, je vais pouvoir aller plus vite et faire ma demande le premier jour du retour à la maison, avec maman et bébé :-) Je vais aussi pouvoir remplir en ligne la demande pour maman pour son congé de maternité ! Yabadabad...ARRRRGGGGHHHH ! Qu'est-ce que c'est que ça, non mais *&@%#?&@%$#&@?#%......

Je vous fais grâce des détails et des mots saugrenus qui ont pu alors instantanément sortir de ma bouche, et ce, malgré la présence des très chastes oreilles de poupon qui dormait tout près !

Voyez-vous, sur le site du RQAP, il faut avoir AB-SO-LU-MENT Windows comme système d'exploitation et il faut AB-SO-LU-MENT avoir Microsoft Internet Explorer comme navigateur Internet. Pour paraphraser : hors Microsft, point de salut ! M'enfin, si... On peut aussi utiliser, tenez-vous bien, un autre navigateur : un certain netscape (Quoi ??? Ça existe encore, ça ?)

NIAISERIE !

Si l'imbécillité pouvait tuer, il y aurait un con-cepteur de sites de moins sur cette planète.

Entretemps, j'ai su, via une personne qui s'est avérée travailler au RQAP, que le site a été réalisé par un sous-traitant (J'ai plutôt l'impression qu'il s'agissait d'un saoul-traitant, dans ce cas précis). Encore une fois, on y est probablement allé avec le plus bas soumissionnaire, je ne sais pas ni ne veux le savoir !

Le pire, c'est qu'il n'y a AUCUNE adresse courriel à laquelle on peut faire parvenir quelque chose comme une plainte au RQAP. Voici ce qu'on lit sur leur site Internet, dans la section Pour nous joindre :
Par Internet
Vous pouvez communiquer avec le Centre de service à la clientèle en utilisant les services en ligne. Il vous suffit d’être inscrite ou inscrit aux services en ligne du RQAP et d’avoir fait une demande de prestations. C’est en accédant à votre dossier que vous pourrez transmettre votre demande de service (demande d’information, demande d’assistance ou plainte).

Bref, il faut que je sois inscrit, sous Windows, dans Internet Explorer, pour pouvoir porter plainte pour le fait que je ... ne peux pas m'inscrire !!! La poule ou l'oeuf ? Plus ridicule que ça, tu es mort et enterré depuis bien avant l'invention non pas d'Internet, mais de l'écriture elle-même...

Désolant, ridicule, imbécile, web 0.0 et quoi d'autre encore !

Je dois donc me résigner et envoyer ma plainte par courrier papier ou encore écrire directement au ministre (Sam Hamad) qui a eu la «gentillesse» de laisser une adresse courriel dans sa lettre papier envoyée pour flasher avec le calcul qui a suivi ma demande et l'acceptation de celle-ci, tout ça sur papier !

Alors, pour conclure, avant même de revendiquer un accès haute vitesse pour tous pour être ainsi "de son temps", je me permets de revendiquer l'accessibilité aux services gouvernementaux en ligne POUR TOUS ! Si quelqu'un peut relayer cette revendication dans le Plan pour un Québec numérique, merci de le faire ou de me dire comment le faire (Je n'ai pas eu assez de temps pour tout lire ce qu'il y a là-dessus, et surtout, où contribuer)...

MISE À JOUR : 2008-11-11--17h28
Jean Charest promet une ville sans fil pour Québec, sans mentionner le nom de Zap-Québec, même si on espère qu'il confiera l'administration du million de $ aux gens de Zap Québec (comme ça, on sait que ça sera bien dépensé !), et sans mentionner le mot Montréal (qui est inclus dans les autres villes auxquelles on fait vaguement allusion : les régionnalistes vont e^tre contents ;-)))

EN MÊME TEMPS, oubliez pas M. Charest d'élargir l'accès à vos services en ligne, svp !

25 septembre 2008

TIC à l'école : une utopie (?)

(À voir comment les lenteurs administratives nous compliquent l'existence, j'ai eu le goût de mettre mon point d'interrogation entre parenthèses dans le titre, tellement j'avais plutôt le goût de mettre un point d'exclamation ou, carrément, un "smiley" la bouche "par en bas"...)

Il semble assez évident pour quiconque est juste un peu "branché" qu'Internet est devenu un réseau de plus en plus présent dans notre société, au point où tous les acteurs principaux s'y sont mis et ont maintenant pignon sur web.

Un peu d'histoire...
Dans cette même foulée, on a eu droit, au Québec en 1996, au plan Marois, il y a donc longtemps jadis, du temps que l'actuelle chef du PQ était ministre de l'éducation. Ce plan prévoyait l'achat massif de "quincaillerie", d'ordinateurs, mais absolument rien au départ pour les logiciels et pour la formation des enseignants... Disons que ça partait mal... Il y a bien eu quelques formations depuis, ainsi qu'un maigre budget consacré à l'époque à l'achat de logiciels se limitant très souvent à LA suite bureautique Office, vendue à fort prix, bien entendu, de même que les systèmes d'exploitations Windows dont les licences coûtaient la peau des fesses aux commissions scolaires. Une bonne occasion d'affaire pour Microsoft, mais des budgets limités pour vraiment innover dans des trucs plus pédagogiques et qui favorisent l'apprentissage moins "périphérique" que celui des menus Word...

Depuis, la situation (au secondaire) s'est un tant soit peu améliorée, du côté des équipements. On a désormais droit à quelques projecteurs qu'on se partage à plusieurs enseignants, nécessitant une logistique qui tient parfois de la prouesse acrobatique ou temporelle...

Un exemple : je veux me servir d'un projecteur pour un cours. Je dois réserver ledit projecteur. Ensuite, je dois aller le chercher au secrétariat où il est entreposé en sécurité. Comme beaucoup d'enseignants moins zélés (ou dont les priorités budgétaires sont ailleurs) n'ont pas d'ordinateurs portables (payés à même leur budget personnel, sans aucune déduction fiscale) et que ce sont loin d'être toutes les classes qui ont au moins un ordinateur (notre école dispose de laboratoires de 33 postes, qu'on doit aussi réserver et utiliser toute la classe en même temps...), on a placé un ordinateur portable avec chaque projecteur, ce qui fait une boîte passablement lourde, qu'on doit trimbaler dans les escaliers, etc.* Par la suite, si mon autre cours est dans une autre section (pavillon) de l'école, je dois aller reporter le projecteur audit secrétariat pendant la pause de 10 minutes, puis me rendre dans l'autre pavillon pour aller chercher un autre projecteur (réservé, lui aussi, au préalable) dans un autre secrétariat sécurisé, puis me rendre dans l'autre classe avec une autre boite lourdaude... Bref, vous voyez très bien le genre de course physiquement exigeante qu'on doit se taper pour utiliser une simple technologie en classe. Fastidieux, décourageant... Faut vraiment vouloir !

Et je n'ai parlé que du projecteur, là. Et si j'essaie de faire déplacer un groupe dans un autre pavillon pour pouvoir bénéficier du même local (et que j'ai au préalable vérifié si ça entrait bel et bien dans l'horaire !!!), on me répondra que les parents se sont fait vendre une école pavillonnaire où leurs enfants sont en sécurité, chacun dans son pavillon... Mais ils doivent cependant se déplacer pour les gymnases (cours d'éducation physique) de même que pour certains cours à option (les arts en général), etc. Sans compter les déplacements sur l'heure du dîner... Bref, un argument qui finit par difficilement tenir la route plus que quelques nanosecondes.

On nous a parlé, en fin d'année passée, de l'avènement des TBI (tableaux blancs interactifs). J'ai su récemment qu'on se proposait d'en installer, oui, mais dans les laboratoires d'informatique, là où trônent déjà 33 ordinateurs. Qu'elle est alors l'utilité du TBI ? Je pensais que ces TBI (quoiqu'on en dise - magistral fancy, etc.) pourraient compenser pour l'absence de plusieurs ordinateurs dans chaque classe... **

Bref, on nage dans l'Administratif (avec un grand A) qui pense en chiffres et aussi en terme de marketing, de sécurité, de beaux tableaux (pas les TBI, mais les tableaux Excel ;-)) et qui, surtout, a peur de favoriser quelqu'un plutôt qu'un autre. Égalisation ou nivellement, appelez ça comme vous voudrez, le tout gouverné par une peur extrêmement grande, la peur de créer un précédent. Or, pas de précédent, pas d'innovation, non ? Donc, l'Administratif oublie souvent le concret de la vie, comment les choses sont parfois plus ou moins invivables sur le terrain, au quotidien, loin des bureaux et des calculs d'égalisation ou de nivellement théoriques... On oublie surtout, tout le côté pédagogique, les apprentissages au centre desquels toutes ces "politiques d'achat" et les "politiques d'utilisation" devraient être élaborées.

En fin de compte, c'est un peu comme si on disait : «Utilisez les TIC avec vos élèves, mais tout le système va faire finalement en sorte que RIEN ne vous facilitera la vie et que si vous ne les utilisez pas, la vie va finalement être bien plus facile»... Bien sûr, personne ne DIT ça, mais dans les FAITS, dans la VRAIE VIE, ça finit par se traduire exactement comme ça. Démotivant.

Et je n'ai pas encore parlé de la bande passante qui obsède littéralement nos gestionnaires à la CS, entre autres parce que le fournisseur Internet gère les données ou vend son accès de cette façon aussi, peut-être... En cette ère des réseaux qui se multiplient sur la Toile - et du potentiel incroyable qui laisse poindre le bout de son nez -, comment peut-on en arriver à cette conception rétrograde de l'utilisation des TIC, qui fera en sorte que plusieurs enseignants vont reculer et finir par se dire qu'Internet, c'est pour n'importe qui SAUF pour les écoles.

Va-t-on une fois de plus manquer le bateau et faire reculer l'école non pas au XXe siècle, mais au XIXe si ça continue ainsi ? Va-t-on passer à côté d'une véritable (r)évolution du système d'éducation ? Va-t-on laisser l'éducation des enfants voguer ou surfer n'importe comment en n'étant pas ACTEURS sur le plan technologique qui prend de plus en plus toute la place ? Va-t-on laisser la technologie évoluer n'importe comment en se désengageant de l'éducation nécessaire sur la Toile comme dans toute société ?

Et, finalement, allons-nous (ceux qui croient encore aux TIC) devoir évoluer complètement HORS du système d'éducation ?

Je commence très sérieusement à me poser toutes ces questions, à force d'avoir l'impression de me battre contre des (très gros... énormes) moulins à vent !

*Mise à jour 1, avant publication :
Dans mon pavillon, on a enfin eu droit de laisser un des 2 projecteurs au 2e étage : bravo ! Un petit, très petit, pas, certes, mais au moins il est dans la bonne direction !

**Mise à jour 2, toujours avant publication :
Cette idée de placer un TBI dans le laboratoire d'informatique (laboratoires qui éloignent les technologies des classes le plus souvent) commence à être plus ou moins abandonnée à force de réfléchir ensemble, quelques profs et la direction... En espérant que ça continue en ce sens !

Textes complémentaires à lire :

Bruno Devauchelle
Infobourg
Sociologie des organisations
Les jeunes et Internet : usages et pratiques

18 septembre 2008

La culture en péril

À écouter, puis à méditer, une fois le rire passé :-)

Dénonciation artistique (et originale) des coupures faites en culture par le gouvernement conservateur de Stephen Harper.



MISE À JOUR : 2008-09-20--09:06

Je crois que c'est un peu à ça que je faisais allusion ci-dessus quand je disais "à méditer, une fois le rire passé"... Je n'avais pas d'autres mots à ce moment, mais une vague idée, une intuition de ce qui découle d'un tel message. À lire donc, chez Michel Dumais, principalement à partir du commentaire de Martine Pagé qui développe beaucoup l'idée de départ que j'ai eue, un peu floue, après visionnement de la capsule vidéo. Martine reprend aussi son commentaire dans un billet sur son blogue.

Une chose est maintenant absolument sûre, les campagnes électorales se jouent de plus en plus sur le web et de moins en moins dans les petits spots publicitaires télé "contre l'autre" qu'on voit ad nauseam ces jours-ci !

10 septembre 2008

Intolérance anglophone

Hier, Photosmax nous informait que la pièce gratuite de la semaine du iTunes Store en était une du groupe québécois Karkwa...

Aujourd'hui, un article de MacQuébec nous informe de certains commentaires passablement désobligeants de la part d'anglophones qui, pour une fois, ne peuvent comprendre toutes les paroles.

Pourtant, ici au Québec, bien des gens écoutent des chansons dont ils ne pigent que dalle !!!

Pour ce qui est de l'image, qui est appelée la "tête carrée", disons simplement que François nous a fait découvrir (je cherche la référence, mais je ne la trouve plus...) un autre sens de l'expression tête carrée, en utilisant cette image pour montrer une tête qui a des oeillères grosses comme "ça"...

09 septembre 2008

La politique, ça vaut pas...

... de la fiente d'oiseau :-/

Décidément, quand je vois de telles niaiseries, je me désole encore plus de la classe politique.

On veut nous faire gober qu'il faut voter pour ÇA en toute démocratie ? Je trouve que l'orthographe du mot démocratie devrait se transformer en démo-crassie, point final !

Rendu bas comme ça, comment peut-on pouvoir espérer gouverner un pays ? Décidément, il y a des gens puérils dans l'équipe qui font des pots cassés... Tout ça devient digne d'une mauvaise blague de quelqu'un qui a oublié sa maturité dans le fond d'une garde-robe !

Au fond, je ne sais pas pourquoi je me désole. Ça confirme ce que je pensais depuis longtemps de la classe politique en général... Dommage également que tout ne se résume qu'à une campagne d'image.

Seul point positif, Internet semble jouer de plus en plus en campagne, mais pas nécessairement de la bonne façon, ce qui fera dire à plusieurs qu'Internet, ça ne vaut pas de la ... fiente !

29 août 2008

Réflexions sur la rentrée...

Ça y est, la première semaine se termine. Au début, il y eut les traditionnelles retrouvailles où on en profite pour jaser un peu, surtout avec les collègues qu'on voulait revoir (pas tous, car impossible avec plus de 200 personnes qui oeuvrent dans la même école), prendre quelques nouvelles, etc. On a aussi pu faire de même avec d'autres collègues de la Commission scolaire lors de la rencontre de "fraternisation" organisée par la CS. Rencontre qui, dans mon cas, se termine souvent par un souper au resto avec quelques collègues intéressés par ce genre de rencontre sociale où on parle d'école, mais aussi d'autre chose : moments agréables de la rentrée. :-)

Ce fut aussi la semaine des planifications, par bribes, entre les souvent nombreuses réunions (pas trop pire dans mon cas cette année). Planification avec ma collègue immédiate : travail agréable, car on est facilement sur la même longueur d'onde et les tâches se distribuent bien entre les deux personnes.

Ce fut aussi la semaine des réunions. Certaines dites "de cuisine" où on doit régler des détails d'organisation scolaire : normal, mais parfois lassant. Parfois utile aussi, mais pas toujours. La routine, quoi. D'autres réunions où nous avons pu échanger rapidement sur les projets qu'on a déjà faits ou qu'on souhaite faire : intéressant partage, mais menace obscure potentielle de compétition malsaine qui est constamment sous-jacente entre certaines personnes : dommage. Certains diront que je fabule, mais la réalité finit toujours par rattraper les fictions ou la fabulation un jour ou l'autre. Le modèle collaboratif est LOIN d'être implanté dans les mentalités de tous.

Certaines de ces réunions furent décevantes pour certains (selon les témoignages entendus - parfois "de loin")...

Une chose est sûre : j'ai été à même de constater que l'uniformisation est encore et toujours reine et maître dans notre système d'éducation. Qui dit système dit souvent bureaucratisation, au moins partielle, et donc, uniformisation... On aime les ENT uniformes, corporatifs (ou corporatistes?), plutôt que les espaces où la créativité peut s'éclater ! Un système encore beaucoup trop centré sur l'évaluation finale, l'examen, sur les résultats plutôt que sur les apprentissages. C'est tellement ancré dans les mentalités que ça prendra des décennies avant de sortir de ce cercle vicieux... J'ai même entendu, à propos d'une "partie de matière" à voir : «De toutes façons, ils ont un E-XA-MEN sur ÇA, c'est dans l'E-XA-MEN, donc ça finit là, point final, ok?». Fin de la discussion, cul-de-sac obligatoire. Ça servait absolument à rien de discourir sur les apprentissages à réaliser, etc. Le renouveau pédagogique, supposément plus centré sur les apprentissages plutôt que l'évaluation dite sommative (ou assommante, c'est selon, presque même racine de mot, non?...), c'est un concept, donc c'est abstrait et ça ne fait pas vraiment partie de l'enseignement. C'est une utopie pour des fabulateurs ou fabulistes, des trippeux de théories, des mangeurs de mots qui se régalent de ces abstractions... Voilà donc ce que DOIT être un VRAI système d'éducation... Des connaissances, puis des examens, avec des résultats, chiffrés en plus de ça, même si le chiffre est une abstraction par rapport à la réalité des apprentissages en cours.
--Dis-moi COMBIEN vaut mon enfant, pis sacre-moi patience avec le reste, bon !
--Dis-moi COMBIEN vaut mon école au palmarès, pis sacre-moi patience avec tes demandes budgétaires au nom d'une pédagogie xyz...

Bien sûr, j'ironise un peu et j'exagère aussi, mais parfois si peu ! La réalité, c'est que les changements, surtout de paradigmes, en profondeur, s'effectuent très très lentement, llleeennnttteeemmmeeennnttt......... D'ici ma retraite, dans plus de 20 ans, je ne verrai pas le bout du tunnel avec la p'tite lumière, même si mon espoir a encore la teinte presque verdâtre d'une veilleuse faiblissante à 100km de distance...

Quand je vois des projets comme celui-ci (lisez les 3-4 derniers billets, et les autres qui suivront), je me dis que les éléments de solution sont peut-être là pour certains. Pour les autres, je désespère parfois, comme ce soir.

26 août 2008

Pièces jointes inutiles - ça m'énarve !

Je reçois cette semaine, par courriel, l'annonce d'une réunion-commission, où tous les gens travaillant à la commission scolaire et dans les écoles s'y rattachant sont invités. Jusque là, pas de problème, sauf que le corps du message nous dit simplement et SEULEMENT d'ouvrir la pièce jointe qui contient, elle, l'essentiel du message : quelle perte de temps et quels clics de souris inutiles ! Cette façon de faire se produit souvent dans les communications de la CS.

Je n'en revenais tellement pas que j'ai écrit à l'expéditeur, quand il a aujourd'hui envoyé un rappel où tout l'essentiel du message était, cette fois, ENFIN !, dans le corps du message lui-même.

Enfin un peu d'efficacité, mais c'est tellement rare :-)

Je sais que, parfois, on veut faire cute, mais l'efficacité doit passer avant tout. Quand on gère des tonnes de courriels et autres trucs parfois mieux adaptés (ex. Je teste Twitter ces jours-ci), on veut que ça soit efficace et non jouer aux poupées russes dont la dernière à ouvrir contient le message.

Qu'on se le dise !

18 juillet 2008

La MUSIQUE avant tout !

Hier, sir Paul McCartney a énoncé ce que je pensais déjà et que j'ai insinué très brièvement en commentaire chez Mario Asselin*: la musique passe avant la politique, un point c'est tout.

La musique, c'est un langage universel, qui se positionne bien au-dessus des chicanes linguistiques français vs anglais, etc.

Que l'on laisse la musique s'exprimer dimanche sur les Plaines, que l'on fête et que l'on célèbre, point final ! Profitons de l'événement sans arrière-pensées stériles, polarisantes de débats ou sclérosantes : la musique est bien plus que cela, parole de musicien :-)

*Commentaire intéressant sur ce même billet de Mario, ce matin, par Félix, qui fait allusion au même 400e de 2042... étrange quand même que cette coïncidence ;-)

Plus tu parles...

... plus tu te cales, dit la phrase !
On en a eu un bel exemple hier aux actualités. Le rédac en chef de Paris-Match en rajoute au lieu de simplement présenter ses excuses pour un manque de rigueur journalistique flagrant (à moins que, comme de méchantes mauvaises langues l'ont prétendu, la célèbre revue ait été vraiment mal informée par des gens jaloux qui auront leur 400e en 2042 (!), ce qui serait profondément ridicule tout de même ;-))

En effet, hier, on a pu lire des extraits de la lettre de M. Chauffier qui a l'air d'aimer ça quand ça... chauffe, justement. Eh ben chauffe tant que tu veux mon p'tit Chauffier, la pluie de tes injures condescendantes n'atteindra pas le parapluie de notre indifférence face à ta petite pensée limitée et prétentieuse et face à ta petite revue, même si elle est présente dans 120 pays. Maintenant on sait ce qu'elle peut valoir, sur le plan de l'INFORMATION !

De plus, dans cette lettre, le p'tit Chauffier fait preuve une fois de plus de son ignorance, cette fois-ci dans la signification des mots et des expressions outre-sa-frontière : c'est pas parce qu'on parle français nous aussi que le mot paysan signifie la même chose... Alors voici ma note pour vous, puisque les bulletins chiffrés sont à la mode ici : un beau gros ZÉRO.

26 juin 2008

Énergie à gaspiller :-(

Mauvaise nouvelle apprise hier d'une source très sûre : moi qui pensais avoir contribué à régler le problème, voilà que le problème risque de refaire surface, et de façon dite permanente à partir de l'année scolaire prochaine : ma Commission scolaire veut vraiment restreindre fortement l'accès à YouTube.

Disons simplement qu'en fin d'année scolaire, alors qu'on est littéralement écrasé par le rouleau compresseur inhérent à tout mois de mai-juin, personne n'avait besoin de cette perspective qui n'augure rien de bon pour les pédagogues branchés pour l'année scolaire qui vient.

Le mot d'ordre semble donc être : «Utilisez les nouvelles technologies, mais faites en sorte que ça ne nous coûte pas cher en bande passante, car on est en déficit et ça coûte trop cher.»
Tant qu'à y être, extrapolons (si peu!) : «Continuez de faire faire bêtement des travaux au traitement de texte comme en 1985, sur WordPerfect avec des 8086». Comme dirait André Girard : «NIAISERIES !»

Le problème, ce n'est pas tant de restreindre à l'excès (pour ainsi rendre à peu près inutilisable) la bande passante de YouTube, mais plutôt de restreindre les moyens pédagogiques utilisés par des enseignants qui, eux, sont spécialisés en pédagogie, contrairement au gestionnaire qui ne regardent que des colonnes de chiffres sans penser aux vraies conséquences sur le terrain.

De toute façon, restreindre YouTube plus qu'un autre ne fait qu'enclencher un jeu du chat et de la souris... Bientôt, des moyens seront pris pour copier des vidéos de YouTube vers DailyMotion, TonTuyau.com et tutti quanti... Pourquoi pas TeacherTube, tant qu'à y être. Bref, un problème, ça se contourne allègrement, surtout un problème de cette sorte. Mais il faudra passer par des étapes de plus, au lieu de simplement accéder presque instantanément au bon fichier.

J'entends déjà les objections de nos gestionnaires informatiques : «On n'a pas coupé YouTube, contrairement à d'autres Commissions scolaires bien pires, on l'a juste ralenti». Le problème avec ce ralentissement, c'est que c'est tellement ralenti que même les reprises des émissions de sport apparaissent accélérées comparé à YouTube à cette sauce ultra-lente ! On ralentit, certes, mais a-t-on testé in situ dans une vraie classe ? J'en doute tellement...

Youhou ! On est en 2008, à l'ère du multimédia. De la bande passante, il va en falloir toujours plus pour fournir. Il est inutile d'essayer de sauver des sous là-dessus pour éponger un déficit. Le déficit, on sait à quoi il est dû, alors que les responsables assument au lieu de toujours faire porter le chapeau à ceux qui ne l'ont jamais cherché, les profs.

En plus, de l'autre côté, on nous propose des TBI et autres moyens technologiques, mais sans nous donner les moyens de pouvoir les utiliser pleinement... Paradoxe de la nature humaine, mais paradoxe qui ronge les initiatives pas à peu près...

Donc, en cette fin d'année scolaire, je nous vois encore devoir gaspiller un paquet d'énergie, complètement inutilement, en discussions plus ou moins stériles, avec des gens qui souvent ne comprennent rien à la pédagogie et à l'éducation, mais qui comprennent beaucoup l'argent et la répression. Je sais bien que, dans la réalité, on doit tenir compte de tous les facteurs, mais y a-t-il quelqu'un qui a déjà parlé du véritable coût de l'énergie mise à la mauvaise place ? On en a un très bel exemple ici.

À nos administrateurs, salut !

28 mai 2008

Loft Story gouvernemental... (modifié)

Bon ! Ça y est ! Les médias vont en faire leurs choux gras pendant les prochains jours, que dis-je, les prochaines semaines, peut-être même plus.

Évidemment, beaucoup d'inconnues subsistent encore dans ce dossier (euh... roman, polar, ... ?) et on en entendra parler encore longtemps. Le feuilleton risque de se poursuivre au moins jusqu'à la fin de la session parlementaire le 24 juin : ça va faire tellement de choses importantes à discuter, comparé à d'habitude ;-/

Ce matin, on ajoutait que Mme Couillard aurait été approchée (on ne dit pas quand) par le parti conservateur et que des sources au parti n'auraient pas nié le tout...

Demain on dira peut-être que les libéraux avaient payé Mme Couillard pour qu'elle coule Bernier, puis Harper, puis le parti conservateur (minoritaire) au grand complet, pour finalement déclencher des élections avec un parti libéral maintenant étrangement uni dans cette histoire de Loft grotesque.

On ouvre les paris ? ;-)

Petite mise-à-jour à la suite du commentaire de Hortensia :
Évidemment, ce billet se veut ironique à souhait.
De plus, Hortensia m'a proposé en commentaire la lecture de Petrowski ici. Un autre beau texte sur cette saga (et mon adjectif n'a pas été choisi ironiquement dans ce cas-ci :-)

07 mai 2008

Filtrer et brider... - MODIFIÉ

Découverte hier... pendant que je cherchais intensivement quelques références vidéo sur le Net : PAF ! Youtube qui bloque, se braque, se boque... Pas grave... Mon technicien préféré a rapidement débloqué ce qu'un nouveau logiciel de filtrage à l'essai (sur le réseau sans fil seulement) avait bloqué d'emblée, sans que le technicien lui-même ne le sache. Ce logiciel de filtrage particulièrement agressif et intrusif avait aussi décidé de bloquer tout URL trop long, de sorte que tout document de la zone audio-vidéo de la SRC devenait lui aussi inaccessible à cause de la longueur de l'adresse internet de la page. Mais une personne m'a aussi informé qu'un nouveau dispositif dont elle ne connaissait pas la teneur était nouvellement mis en place par ma CS (Commission scolaire) hier...

Aujourd'hui donc, je me frotte à ce dispositif : on a considérablement réduit la bande passante de Youtube.com à la CS, parce qu'il y a eu "des abus"... Je ne connais pas la teneur de ces abus, mais je me dis immédiatement que ça n'a pas d'allure.

Comme je pense que mon école (et ses administrateurs concernés) a encore un peu plus de jugement que les sé(r)vices informatiques de ma CS, j'appelle immédiatement l'adjoint responsable de l'informatique qui a rapidement compris mon utilisation de Youtube (Prochainement, ça servira pour l'écoute de documentaires divers, en situation d'évaluation... c'est donc du sérieux, mon affaire ! - et je ne suis pas le seul à utiliser Youtube de la sorte, lui ai-je rappelé.)

Il m'a promis qu'un courriel serait envoyé sur-le-champ à une personne responsable du sé(r)vice informatique de ma CS, ce dont je ne doute guère.

Reste à savoir si la CS reviendra rapidement sur sa décision de brider un service vidéo fort utile en éducation pour qui sait s'en servir et pour qui sait utiliser le service pour ... ÉDUQUER !

Je crois profondément en ce qui suit :

  • L'éducation plutôt que la censure...
  • La largeur de la bande passante n'a pas à être réduite par une CS en mal de coupures budgétaires pour éponger un déficit en grande partie causé par des rénovations à grand prix du siège social !

MISE À JOUR : 2008-05-08 - 12:47 :

Des nouvelles de 2 directions adjointes de mon école : un directeur adjoint a envoyé, comme promis hier, un courriel à une personne du sé(r)vice informatique de ma CS. Il a rappelé cet avant-midi, car il n'avait reçu aucune réponse. Il a laissé un message. À 11h50 environ, l'autre adjoint, au courant du dossier depuis ce matin, me dit qu'à partir de demain, cette limite inutile sera enlevée de Youtube.com.

Bravo, donc, à ces cadres scolaires qui composent parfois avec des situations pour le moins bizarres et incongrues, et qui ne sont absolument pas justifiables, pédagogiquement parlant. On a eu ici un exemple d'efficacité quand les intervenants crient dans le même sens. On avait un non-sens pédagogique évident : on insiste pour que les enseignants intègrent les TIC à leur enseignement, mais un autre tiroir de la baraque se plaît à mettre des bâtons dans les roues. Au moins, cette fois-ci, le bâton a été enlevé (le sera demain, 9 mai, en fait) rapidement.

02 mai 2008

OPC : quand un gouvernement ne fait même plus respecter ses lois...

Voici un billet qui s'inscrit très bien dans la suite du mien, à propos de l'agonie de l'OPC (Office de Protection du Consommateur, où le "sommateur" est de plus en plus de trop !)

Chez le Gros Bon Sens, on donne un exemple qui illustre très bien que les compagnies, de plus en plus, se foutent littéralement de la loi sur la protection du consommateur. Solution proposée par la compagnie à qui on voudrait, à titre de client, faire respecter la garantie légale : poursuivez-moi aux petites créances... et bonne chance ! semble-t-elle dire en riant sous cape.

Pour le consommateur, c'est frustrant, car la loi, bien qu'elle existe sur papier, n'est même plus appliquée, ou l'est de moins en moins, les commerçants ayant compris que l'OPC moribond n'a plus les moyens de simplement agir. Alors bonne chance pour faire respecter la garantie légale qui stipule qu'un bien doit avoir une durée raisonnable...

30 avril 2008

Éthanol 101...

Ça fait un bout que je pense à ce sujet... Depuis que j'ai écrit le billet sur ce que j'ai nommé la déshumanité de l'humain, billet dans lequel Djeault a renchéri avec l'exemple de l'éthanol produit à partir du maïs ou d'autres denrées qui peuvent servir à nourrir l'humain, ce sujet me turlupine, lentement mais sûrement.

Produire du maïs (ou autre denrée essentielle à la survie de l'humanité) pour nourrir éventuellement des voitures, ça donne un peu (beaucoup!) dans le paradoxal quand on sait qu'une partie de la population du globe peine à se nourrir suffisamment. Une autre déshumanité de l'humain, finalement.

Les libéralistes économiques ne m'aimeront pas, mais quand le seul facteur considéré est l'argent qu'on va faire, tout en affichant l'étiquette «bio» devant le mot «carburant», juste pour faire écolo, ou IN, ou pour sauver le marché du pétrole (je sais, je prends quelques raccourcis...), quand toutes ces conditions sont réunies, donc, avouons que tous les éléments de la vraie vie n'ont pas été considérés. Il manque de grands pans auxquels il faut penser, auxquels on commence à penser, mais malheureusement pas partout...

On dit déjà qu'on a trop de champs de cultures diverses (entre autres pour l'élevage intensif de plusieurs bêtes destinées à devenir de belles pièces de viande), ce qui enlève trop de forêts, et donc, de capteurs de CO2. On a trop de ces champs, puis on rajoute de la culture intensive de maïs, entre autres, mais pas pour nourrir des humains affamés, mais plutôt pour produire du carburant dit bio-carburant... Fascinant, mais désolant.


Désolant, car les répercussions économiques commencent à se faire sentir. Le prix de plusieurs céréales monte en flèche. Résultat : des gens se retrouvent dans certains pays avec des augmentations de prix auxquelles ils ne peuvent pas faire face. Ils doivent alors couper dans le nombre de repas... Bref, ça fait dur. Et il faudra se pencher sur d'autres solutions très bientôt.


J'arrête ici, car en préparant ce texte, je suis tombé sur ce dessin génial (ci-dessous) de Ygreck. On dit souvent qu'une image vaut 1000 mots. Eh bien, en voilà une qui parle beaucoup, sur laquelle je vous laisse...