09 février 2009

La mosaïque...

... de tous ceux qui me suivent sur Twitter (mes followers) :

Get your twitter mosaic here.



Si vous vous ne vous y reconnaissez pas, peut-être serait-il temps de penser me rejoindre sur Twitter, là où, quand j'ai 20 secondes, je peux écrire 140 caractères ou moins, quitte à y revenir plus tard ;-)

En fait, je découvre qu'on peut hacher le temps plus menu via Twitter, et ça me convient souvent lorsque la disponibilité est elle aussi hachée très menu !!!

MISE À JOUR : 2009-02-15 -- 11h59

Voici la mosaïque mise à jour à la suite d'ajout de quelques "suiveux" (followers) :-)

31 janvier 2009

Perte incompréhensible

Récemment, grâce à la "magie" des outils du web, j'ai retrouvé un "vieux" (aussi dans le sens de plus âgé que moi ;-)) pote d'université...

Quelques courriels plus tard, j'apprends qu'il est grand-père, mais je l'apprends d'une façon un peu spéciale : son petit-fils de 4 ans vient d'entrer à l'hôpital : méningite grave avec complications, on craint pour sa vie.

Hier matin, en me levant, j'apprends que, à peine 6 jours plus tard, le petit est déclaré cérébralement mort... Sa mère le berce tendrement. Effondrée. Atterrée... Hier après-midi, vers 13h, les parents ont débranché le petit qui, si j'ai bien compris les propos du grand-père démoli par la situation, venait d'avoir 5 ans le jour de sa mort cérébrale.

Et moi qui lisais ce courriel en regardant mon fils de presque 4 mois tout heureux dans sa balançoire. J'en avais les yeux humides de penser à ce que peut vivre cette famille éprouvée.

La mort d'un enfant ne devrait jamais arriver. Elle est non-sens par définition... Elle est douleur indescriptible, là où les mots ne peuvent plus jouer aucun rôle, sinon celui d'exutoire pour qui décide d'écrire pour essayer de passer à travers l'impasse.

Je disais à mon pote que la vie est parfois bizarre, même dans la mort... Et après ça, les gens essaieront de se donner un sens à tout ça, juste assez pour réussir à continuer à survivre, puis, très lentement, réapprendre à vivre malgré tout, mais sans jamais oublier...

Je pense très fort à vous tous, éplorés par ce deuil...

Ce petit méritait de vivre ! Gardez son souvenir en vos mémoires.

26 janvier 2009

25 ans du Mac

Tout d'abord, ce document d'archive de la SRC :



Ensuite cette image d'un Mac actuel :

Que de chemin parcouru :-)

Bonne fête Mac, avec 2 jours de retard ;-)

Ah oui, j'oubliais ! Sur Twitter en fin de semaine passée, certains de mes lecteurs ici parlaient du fait qu'ils avaient possédé ce premier Mac... C'est tout à leur honneur, autant en nombre d'années vécues qu'en nombre de dollars requis pour acquérir l'objet si cher pour l'époque ! ;-)

MISE À JOUR : 2009-01-28--15h00

Voici une autre vidéo, celle de la présentation du premier Mac, par Steve Jobs... Remarquez l'enthousiasme délirant suscité par cette présentation, la première d'une longue série de présentations réussies. Dommage qu'Apple ne soit plus au MacWorld de San Francisco à partir de 2010... Sera-ce la mort du MacWorld, je crois bien que oui, malheureusement...

24 janvier 2009

Vie privée : concept abstrait ?

À en croire cette vidéo, oui !

Depuis quelques années, on assiste à une explosion du nombre de caméras de surveillance de toutes sortes, et ce, absolument partout ! On parle ici de caméras "physiques", placées dans un édifice à divers endroits stratégiques, que cet édifice soit une tour à bureau, un passage public ou une école. On peut ici parler aussi des "street views" de Google Maps, où un ami a vu un ami, avec son chien, près de son camion dont on pouvait même apercevoir la plaque d'immatriculation... Des poursuites seraient peut-être en cour contre Google, parait-il : à vérifier, bien sûr !

De plus, on assiste aussi au fait que des gens participent à la diffusion de leur propre vie privée, consciemment ou non, avec l'avènement de tous les outils Internet qui permettent à tous et chacun de produire du contenu. Certaines fois, ce contenu dévoile une partie de la vie privée de ces gens, qu'ils en soient conscients ou non (ce deuxième cas est le pire de tous, mais non moins réel).



Bref, il est de ces questions que l'on doit se poser, à l'heure des Google-ci et Google-ça, des Facebook, des blogues, des skyrock ou skyblog pour les plus jeunes, et autres trucs de webcam, etc.

De par notre production de contenu et de par nos publications Web, participons-nous à "être ensemble Big Brother" ? Nous auto-dévoilons-nous à ce "système" qui nous épie ? Doit-on succomber à une théorie de la conspiration, peu importe laquelle ?

À mon humble avis, sans tomber dans une paranoïa paralysante et auto-destructrice, nous devons tout de même rester vigilants, mais être aussi conscients que la vie privée, avec l'avènement du web pour tous (qu'on l'appelle 2.0 ou n'importe quelle autre appellation non contrôlée !), ne sera plus jamais la même !

MISE À JOUR : 2009-01-26--13h33 :
Tiens donc... Parlant d'omniprésence de caméras, ce matin on apprenait que les bus scolaires sont un autre de ces endroits où fleurissent les petits objets filmants bien identifiés. Voir l'article ici.

23 janvier 2009

Ma plainte au RQAP

J'avais déjà parlé du sujet ici (dans un discours où l'émotion du moment était très palpable !). Je viens de rédiger ma lettre au ministre, qui se veut une plainte que j'envoie au ministre responsable du RQAP, le ministre de l'Emploi et de la Sécurité sociale, monsieur Sam Hamad.

Je vous joins donc le texte complet de ma lettre ainsi que deux captures écran prises aujourd'hui directement sur le site du RQAP et qui prouvent mes dires.

Comme vous verrez, il y a GRANDE PLACE À AMÉLIORATION sur certains de NOS sites gouvernementaux !!!

Bonne lecture ! (En espérant secrètement (et naïvement) que le ministre ou quelqu'un ayant une autorité suffisante dans son ministère passe par ici, puisque j'ai laissé la référence à mon blogue dans la lettre !)

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Québec, le 23 janvier 2009.

À : M. Sam Hamad, ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale et ministre responsable du RQAP (qui nous a fait parvenir une gentille lettre lors de notre demande faite au RQAP).

De : Sylvain B, (nouveau parent d'un beau poupon...)

OBJET : PLAINTE : impossibilité d'accès au site du RQAP vs accessibilité universelle aux sites web gouvernementaux du Gouvernement du Québec.


Monsieur le ministre,

L'automne dernier, juste avant la fièvre électorale fédérale, puis provinciale (!), j'ai fait une demande de prestation de RQAP, pour moi et pour mon épouse. J'ai bien essayé de m'inscrire en ligne, mais le site stipule qu'hors de Microsoft, point de salut : c'est-à-dire qu'il faut absolument un navigateur Internet obsolète, en l'occurrence Microsoft Internet Explorer (ou pire encore, Netscape, qui a été abandonné depuis des années par tous et chacun) pour avoir accès à l'inscription sur le site.

J'ai donc téléphoné pour avoir des explications et on m'a simplement, mais gentiment, confirmé ce que j'avais lu.

J'ai donc essayé de me plaindre sur le site en question, me plaindre de l'impossibilité d'accès à la section du site qui m'est utile : l'inscription. Mais sans succès ! Pour se plaindre, il faut... être inscrit ! Alors je fais comment pour me plaindre si ma plainte porte justement sur l'impossibilité de m'inscrire ?!! Avouez, monsieur le ministre, que ceci n'est vraiment pas fort comme situation... et très décevant pour un citoyen.

En vertu de l'accès à l'information qui doit être UNIVERSEL, et ce, incluant les sites web qui sont le moyen de plus en plus privilégié, en 2009, pour s'informer et traiter divers trucs administratifs de notre vie quotidienne, je vous demande, par la présente, d'intervenir rapidement afin de décloisonner ces sites-vases clos qui ne permettent l'accès qu'aux seuls utilisateurs de Microsoft Windows.

Il existe d'autres systèmes d'exploitation d'ordinateurs (Mac OS X, Linux, etc.) et un site web bien conçu est un site web à accès universel, toutes plateformes confondues. La chose est facilement réalisable; il suffit seulement d'arrêter de penser en "techniciens Microsoft certifiés" qui ne sont même pas conscients des autres plateformes existantes, tellement ils oeuvrent en vases clos et nous font subir cet état de fait, quand on leur laisse les rênes de nos sites Internet.

En terminant, je vous remercie de la diligence avec laquelle vous traiterez cette plainte que je ne savais pas à qui envoyer, étant donné la caducité chronique du site du RQAP.

Un citoyen déçu de l'absence d'universalité d'accès aux sites web de "son" gouvernement :

(signature manuscrite sur la version papier)

Sylvain B,
(adresse postale)
(adresse courriel)
http://slyberu.blogspot.com


P.S.: Je vous envoie cette plainte en format papier, pour être ainsi assuré du traitement de ma plainte en bonne et due forme, mais je vous envoie aussi ma plainte par courriel à l'adresse ministre@mess.gouv.qc.ca , adresse que l'on nous fournit sur votre site Internet.

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Images : cliquer pour agrandir :

Hors de Microsoft, point de salut :


Cul-de-sac ! : Voir dernière case du tableau : "Par Internet"...

22 janvier 2009

Débarrer la bande passante ?

Dernièrement, au retour des vacances des Fêtes, j'apprenais de la part du directeur adjoint responsable des technologies dans mon école que la Commission scolaire avait décidé de ne plus brider ou ralentir YouTube comme elle l'avait fait par l'an passé et cette année (C'est quand même moins pire que les CS qui bloquent carrément YouTube !).

Heureuse nouvelle, bien entendu, sachant que, même si on retrouve de la cochonnerie sur YouTube, on y retrouve aussi d'excellentes capsules informatives et bien d'autres choses utiles encore. Faut juste savoir quoi chercher et où chercher, une compétence qui devrait s'enseigner plus pour vraiment apprendre, élèves, profs et administrateurs, à vivre dans cet environnement pluraliste.

En bloquant, on ne prépare pas les jeunes pour leur avenir, on fait juste attiser l'attrait pour l'interdit... Passer plus à côté du but que ça, c'est impossible ! En transmettant des valeurs de façon conséquente, on va beaucoup plus loin, et mieux, même si c'est au départ plus difficile.

Ma Commission scolaire semble comprendre de plus en plus que des ressources importantes existent sur le web. Enlever le ralentissement de YouTube est un premier pas, mais il en restera d'autres à franchir, bien sûr.

Le noeud du problème est celui de la bande passante, que les fournisseurs d'accès Internet vendent avec profit. Alors aussitôt qu'on a besoin de beaucoup de bande passante, on parle de coûts. Et qui dit coûts en cette période de crise économique dit budget serré, compressions, ralentissements, peur du déficit, coupures dans les ressources devenues essentielles (le Net).

Donc, tant que l'on considèrera la bande passante comme un goulot d'étranglement à l'accès aux connaissances, on fera toujours un peu fausse route. Il faudra bien choisir ses investissements ou carrément nationaliser l'accès Internet comme le suggérait quelqu'un récemment sur Twitter.

Parlant de bande passante, on a vu les limites du réseau Internet cette semaine, alors que tous voulaient regarder le discours inaugural de Barack Obama... C'est dans ces moments que l'on voit que le réseau est encore perfectible ! Au Nouveau-Brunswick, le ministère de l'éducation a voulu suggérer aux gens de NE PAS écouter Obama parce qu'on craignait qu'Internet flanche carrément... C'est donc dire que ce réseau-là aussi a besoin de plus de bande passante et de meilleurs choix d'investissement !

Pas de bande passante = beaucoup moins de projets intéressants qui peuvent être réalisés faute d'accès convenable. À l'ère du numérique, il faut arrêter de résonner (lapsus pour raisonner) en précambrien et savoir adapter nos moyens à notre époque, car le train n'attend pas et des gens seront laissés à la gare, juste à côté du télégraphe

20 janvier 2009

Journée historique... (Obama)

Aujourd'hui, bien sûr, c'était la prise de pouvoir à Washington, par Barack Obama. Journée historique est l'appellation que l'on a le plus entendue.

Première fois qu'un noir américain est au pouvoir à ce poste prestigieux de président des USA.

Personnellement, ce n'est pas le fait que ce soit un noir qui compte le plus, mais plutôt tout ce que cet homme peut représenter ou symboliser. En quelques dizaines d'années à peine, l'évolution du traitement humain pour TOUS les citoyens américains est phénoménale, celui concernant la distinction des "races" en particulier.

Barack Obama devient tout à coup un puissant symbole d'humanité auquel se rattache une grande partie de la population américaine et, par extension, de la population mondiale également. Un symbole qui devient presque un mythe vivant, une légende incarnée qu'on se plait à évoquer et qui fait rêver des millions et des millions de personnes. Une image ultra-forte qui véhicule un message d'espoir, oui, mais aussi un immense défi.

Cette semaine, Obama a beaucoup insisté sur l'immensité des tâches à venir. Le Sauveur se fait un peu plus réaliste, ou insiste sur la réalité et la faisabilité des choses dans un temps tout aussi réaliste. Il a entre autres mentionné la possibilité que la fermeture de Guananamo prenne plus que les 100 jours initialement prévus, etc. Être dans ses souliers (dont je me fous de la couleur autant que celle de la robe de la première dame !!! non mais...), j'aurais la chienne tellement les défis semblent aussi démesurés que la joie immense et le rêve qui règne dans les coeurs aujourd'hui.

Ceci dit, peut-être Obama incarne-t-il le côté immense rêve dont chacun a besoin et qui servira par la suite de moteur à l'action, en vue d'atteindre des buts et des objectifs de société qui influencent tous ses membres.

Dans un monde où le cynisme est croissant face aux politiciens robotisés par des faiseux d'images et des cons-seillers qui tentent de nous vendre des vendeurs de char trop politically correct, il est peut-être temps que surgissent des figures un peu plus légendaires qui font rêver au départ et qui accompagneront avec leadership affirmé le peuple dans sa transformation.

C'est ce que je souhaite qui arrive à nos voisins du Sud, et aussi qui puisse rejaillir sur nous et sur d'autres sociétés, tout en sachant que la diversité doit continuer d'être valorisée (pas de modèle unique avec une seule école de pensée stérilisante par définition !), et ce, par tous et chacun. Et ça, ça vaut pour les Américains, mais aussi pour toute organisation, réseau, société qui se réclame du progrès, de l'avancement et de l'humanité tout court !

18 janvier 2009

Mazda 5

Dernièrement, j'ai magasiné un véhicule plus familial que ma Civic 2000, même si celle-ci pouvait être vue comme un véhicule familial lorsque je la regardais à travers un verre déformant (voir ce billet). Ça demeure de l'illusion, quand même, et de l'illusion, ça ne se déplace pas réellement sur une route !

Alors voilà, compte tenus de nos besoins actuels et de la planification à moyen terme concernant ces mêmes besoins, il nous a fallu acheter un truc un peu plus énergivore, mais, disons-le aussi, plus confortable.

Quelques commentaires :

Équipement :
Ceci dit, je n'ai pas choisi la version GT, plus luxueuse avec son toit ouvrant électrique, ses miroirs chauffants, son téléphone cellulaire mains libres qui passe par le système de son, ses phares antibrouillard, , son régulateur de vitesse, ses roues de 17 pouces qui coûtent plus cher à chausser, ses autres accessoires plus ou moins utiles comme le mini-aileron arrière sur le toit (paraît pas trop, heureusement), ses garnitures aux couleurs de la carrosserie, ses seuils de porte légèrement prolongés, etc. Tout ça avec le même moteur, mais un peu plus de poids à traîner...

J'ai donc privilégié la version GS, très bien équipée quand même, si ce n'est qu'il faut cocher l'option de l'air climatisé, car, bien que la version sans climatiseur existe sur papier, il n'y a à peu près pas de véhicules ainsi "non équipés" qui existent physiquement. Au final, une différence d'environ 2500$ entre la GS et la GT.

Acheter plutôt que louer :
La question ne se pose plus depuis belle lurette pour moi. J'ai loué une fois, en 1997, alors que les locations étaient un phénomène assez nouveau ici et que le prix était vraiment bas. J'ai cassé mon bail après 3 ans (sur 4 au total) pour acheter ma Civic 2000. Je faisais alors trop de kilométrage annuel.

Acheter neuf ou usagé :
Là, j'avoue m'être longtemps posé la question. J'ai fini par acheter neuf pour 2 (ou 3) raisons.
1-Je garde mes véhicules longtemps (à preuve la Civic 2000 presque encore "neuve" après 8 ans et demi et plus de 230 000 km, que je conserve pour aller au boulot de façon plus économique).
2-Le prix des autos usagées, payées à plus fort prix il y a environ 2 ans, est trop élevé par rapport au prix des voitures neuves, dans la gamme de produits que je convoitais, pour mes besoins (importante précision). La différence usagé-neuf ne valait pas la peine pour quelques dizaines de milliers de kilomètres en plus !
Finalement, 3e raison qui est un peu reliée à la 2e (le coût), les taux d'intérêts ont baissé de 2% et plus, depuis novembre, chez Mazda, pour être aussi bas que 0% si on a le budget pour payer sur 36 mois (pas mon cas tout de même!) Ainsi, en empruntant le même montant que pour la Civic 2000, en 2000, je me retrouve avec des paiements d'environ 70$ de moins par mois. Le taux d'intérêt fait quand même une grosse différence, non ?

L'essai routier :
D'abord je dois souligner que le véhicule est assez confortable, mieux insonorisé qu'une Civic (qui ne l'est à peu près pas, avouons-le), plus feutré...

Le moteur, un 2,3 litres de 153 ch, le même que dans la Mazda 3 Sport (très peu de différence avec les 148 ch du moteur 2,0 litres de la Mazda 3 "pas Sport", mais différence de couple-moteur d'environ 15 lb-pi) parvient quand même à extraire de l'inertie la carrosserie de plus de 1550 kg. C'est un peu juste comme puissance, mais quand même agréable.

La direction, de son côté, malgré sa précision, ne transmet pas assez les sensations de la route, si je compare à la Civic 2000, par exemple. On dirait qu'il y a 2 ou 3 éponges qui traînent dans le système entre mes mains et le bitume ;-) Ainsi, on arrive à faire patiner une roue sur la neige, sans s'en rendre immédiatement compte... La tenue de route est très bonne par contre, ce qui contribue au plaisir de conduire.

Le premier weekend, j'ai fait un trajet de près de 300 km composé majoritairement d'autoroute et j'ai pu, malgré le fait que le moteur est en période de "rodage final" (premier 1000 km) (le rodage initial étant fait en usine) et que nous soyons en hiver, faire une moyenne de 11l/100km. Pendant que la Civic 2000, dans les mêmes conditions, fait habituellement du 8,5l/100km... Je prévoyais une différence de 2 à 3l/100km. Le premier calcul ne me fait pas mentir. Si j'enlève environ 2l/100km pour la consommation estivale, j'arrive à 6,5 pour la Civic et je prévois donc 9 pour la Mazda. On s'en reparlera, car j'aime mesurer la consommation de mes véhicules en gardant dans un calepin la trace de tous mes pleins d'essence, avec le kilométrage, etc. Avouez que ça arrive pas mal mieux, comme précision de calcul de consommation d'essence, que ces gens qui disent "Je mets 40$ d'essence par semaine dans mon véhicule", phrase qui n'indique en rien la consommation d'essence d'un véhicule, car on n'a pas le kilométrage, la quantité d'essence, les deux éléments ESSENTIELS pour mesurer la consommation d'essence !!! (Si certains se reconnaissent ici, eh bien je ne vous en veux pas, mais j'aime les précisions :-))

Pourquoi Mazda ? :
J'ai toujours eu des véhicules Honda, si je ne compte pas la Nissan Micra "universitaire"...
Mais Honda ne fabrique pas du tout le véhicule dont j'ai besoin, aussi simple que cela. Trouvez-moi une Fit 2 pieds plus longue et 6 pouces plus large, avec un moteur d'environ 2.0 litres et je l'achète tout de suite. Non, le CRV ne correspond pas à cette description !
Il y aurait peut-être eu la Kia Rondo, mais la disposition des sièges ne me convenait pas. Ça me prend l'espace entre les 2 sièges de la range médiane pour y glisser à l'occasion mon "case" de clavier. De plus, la cote de consommation de la Rondo que j'ai vue ajoutait 1l/100km par rapport à la Mazda 5.

Je suis donc conscient que je n'ai pas acheté le véhicule parfait (il n'existe pas). Pour mes goûts, il consomme un peu trop, tout en manquant un petit peu de puissance. Il faudrait donc trouver une Mazda 5 Turbodiesel, un peu plus légère et l'affaire serait réglée. Mais comme je vis en Amérique du Nord, les moteurs diesel, on nous les boude, puisqu'au Sud de notre frontière, personne n'en veut. C'est ça être un petit marché comme le Québec. On ne nous considère pas beaucoup. Maintenant peut-être un petit peu plus depuis le retour des carrosseries hatchback (spécifiques à l'Europe (et l'Asie?) et dont on retrouve des amateurs au Québec, principalement, dans notre grand continent)...

MISE-À-JOUR : 2009-01-18--9h24 :
J'oubliais une raison MAJEURE pour choisir ce véhicule : une transmission manuelle :-)

15 janvier 2009

La scie hyper-sécuritaire !

Déjà vu quelque part, mais vaut la peine d'être revu.

MISE-À-JOUR : 18-01-2009 : il manque la fin sur cette séquence, la vidéo originale plus longue ayant été retirée de YouTube...



L'explication schématisée ici :

05 janvier 2009

Peindre sans voir !

Faut vraiment le faire !

En voyant cela, je me suis dit qu'il fallait absolument que je m'en garde une trace ici et que je la partage avec vous !

Bon visionnement (9 mn 50 s).

04 janvier 2009

Polarisation extrême = guerre :-(

Il est de ces jours comme ça où l'on constate tout simplement, bien impuissants face à une situation...

J'écoute les nouvelles ce matin et, comme depuis quelques jours, rien ne me réjouit dans ce que je vois et entends.

Puis la réflexion démarre... et revient sur des thèmes déjà abordés. Principalement celui sur la polarisation excessive, celle qui tue le débat, celle qui tue tout court. La polarisation extrême mène obligatoirement à la destruction. Impossible de construire dans de telles conditions.

Dans le contexte de ce qu'on appellera sans doute la (x-ième?) guerre de Gaza, la polarisation existe bel et bien, et ce, depuis des millénaires. Je ne me rappelle plus de la source, mais j'ai déjà lu que, dans une certaine Bible, que le méchant Caïn était l'ancêtre des Arabes et que le bon Abel était celui des Juifs... Peu importe la véracité de cette "affirmation", il appert que l'origine du conflit, elle, se perd presque dans la nuit des temps. Alors facile d'imaginer ce qu'une telle polarisation peut engendrer comme envies de destruction si on la prolonge dans un temps très long... Triste et désolant !

Ici, donc, la polarisation consiste à idéaliser un parti (le sien) et à démoniser l'autre. On change de camp et on inverse les rôles...

Dans les informations qu'on entend ici, on sent un vent favorable pour Gaza, victime actuelle dans ce conflit. Mais je suis sûr que si on va en territoire d'Israël (où j'ai de la parenté actuellement), nous aurons la position exactement inverse...

Solutions à ce conflit ? Je ne pense pas, malheureusement !

Mais, par extension, je me dis qu'on est encore loin d'un climat de coopération et de co-construction quand je vois de telles polarisations qui dégénèrent sur le plan mondial. Le changement de paradigme est loin d'être complété. Parfois, j'en viens presque à me demander s'il est seulement amorcé ! Vivement, que des forces nouvelles se mettent en oeuvre au lieu de s'imposer !

Construisons en évitant les polarisations destructrices, ça urge !

31 décembre 2008

400 ans... et des poussières... qui retombent...

Billet du 31 décembre écrit dans le cadre de 400 ans 400 blogues...

Québec... (et ses environs-banlieues-villes-fusionnées-plus-ou-moins-de-force-etc.)
Québec, ma ville depuis 1985 !

Québec, qui a fêté ses 400 ans cette année !

Le 400e de Québec : festivités où j'ai peu participé (aux grand événements, s'entend) au sens où on l'entend habituellement. Festivités auxquelles j'ai participé au sens inhabituel, par contre : le 15 juillet, j'accompagnais (avec des potes musiciens) un groupe vocal qui se produisait à Espace 400e, sur la scène des Grands Jardins, par un beau soir calme et ensoleillé tout juste à temps (le reste de la journée, comme le reste de l'été avait été gris et un peu humidifiant).

Québec célébrera ce soir la clôture de ses 400 ans. Je serai chez moi, quelque part en banlieue nord (encore un autre (nous sommes quelques uns, je crois) qui écrit à partir du nord un billet plutôt "froid" à propos du 400e), chez moi avec toute ma famille à célébrer 2008 qui s'en va et 2009 qui arrive. Un jour de plus, une heure de plus... Je célébrerai l'immédiateté dans laquelle vit mon poupon. Pour lui, le temps n'existe pas encore : il y a le jour, la nuit, la faim, la couche pleine, l'envie de dormir ou celle, au matin, vers 7h05 pile, de NE PLUS dormir ;-)

J'ai mis longtemps à mettre en mots l'impression de ne pas faire partie complètement de ce 400e de Québec, malgré ma participation à un de ses spectacles. Et ce matin, j'ai compris, grâce à celle qui se fait appeler "La fêlée" dans son billet... Je n'aurais su trouver mieux. Tout se passait au Centre ville de Québec. Je n'ai rien contre, mais il n'y avait pas cette fébrilité dans les "autres quartiers" de la ville. Et pourtant, la portion de banlieue où j'habite a été fusionnée au début des années 1970, ça n'a rien donc à voir avec les fusions récentes (?). Les banlieues sont considérées comme des villes-dortoirs, tout se passe au centre. Ce "centrisme" n'est pas nouveau : il existe à d'autres échelles. Montréal est le "centre" du Québec. Paris est le "centre" de la France. On pourrait continuer comme ça très longtemps. Disons simplement que ce réflexe-centrisme doit être une caractéristique propre à l'humain ou une caractéristique humaine...

Une autre chose que dénonce La fêlée et à laquelle j'adhère complètement est cette couverture journalistique parfois déficiente qui s'attarde sur des détails insignifiants par rapport à l'événement lui-même. J'ajouterais à son billet le fait que les journalistes aient condamné le 400e avant que la Fête n'éclose pour de bon. Comme journalisme, ça faisait amateur, "p'tit village" et ça n'aidait pas les gens à se sentir "dedans". Mais, diront certains d'entre eux, ce commentaire ne vient que d'un petit blogueur (petit et blogueur étant un pléonasme pour certains d'entre eux), alors il ne vaut pas grand'chose... (Autre débat inutilement polarisé qu'il vaut mieux ne pas poursuivre selon moi).

Mis à part ce phénomène, que me reste-t-il du 400e ? Assurément le merveilleux Moulin à images de Robert Lepage, dont j'ai déjà parlé ici, qui est une oeuvre colossale qui valait absolument le détour (J'y ai amené ma visite estivale chaque fois). Pour moi, c'est THE événement du 400e ! Et je suis heureux qu'il se poursuive, même sous une forme différente, en 2009.

Maintenant ? Il faut que ma ville (au grand complet cette fois !) conserve (et/ou étende) ce dynamisme afin de continuer de se former une identité digne de son époque. Que l'on devienne pionniers, en cette époque numérique ! Que Québec devienne une ville où tous les êtres pensants puissent s'exprimer d'abord et bâtir ensuite, car la parole sans l'action n'est que verbillage à mon avis. Il faut agir maintenant et bâtir ! Nous avons célébré (peu ou plus que ça), il nous faut maintenant continuer de bâtir.

(Moi qui pensais avoir peu à dire, voilà que mon billet est presque rivière. Fleuve eût été exagéré ici ;-))

28 décembre 2008

Rétrospective 2008

Après d'autres, à mon tour de faire ma petite rétrospective 2008 ;-)
(Petite, la rétrospective ? À voir la longueur du texte que je viens de pondre d'un trait, je me dis que mes lecteurs devront être courageux ;-))

1-Au plan personnel :
tout d'abord, en numéro 1, ce fut de "voir" Alexis se préparer à naître qui a été l'événement principal dépassant largement tous les autres. Dans ma vie, ça tombait à un moment absolument idéal, venant ainsi replacer certaines priorités que j'avais mises ailleurs pendant quelques années... Disons simplement que ça aide à relativiser certains efforts qu'on met parfois dans des domaines, disons professionnels, et ce, avec une certaine démesure, ou une démesure certaine, par rapport avec ce que ça peut nous rapporter (ou ne pas nous rapporter...)

2-Au plan professionnel 1 : éducation d'abord :
après avoir poursuivi la (très lente) digestion d'un événement désagréable (qui pouvait être vu comme une démotion (St-Angliscisme, priez pour nous) par mon employeur, à cause de l'actuel système où des castes semblent parfois ressortir encore entre les programmes d'enseignement), j'ai continué mes nombreuses lectures (web très principalement), histoire de mieux reculer pour mieux re-sauter...

Je me suis instruit et j'ai participé à une "définition collective" de ce que peut être l'Éducation 2.0 dans ce monde de plus en plus Web 2.0, peu importe ce qu'on puisse dire de l'expression "2.0"... De par mon implication (énormément sporadique, à mon grand désespoir, depuis octobre dernier, pour des raisons évoquées en 1) dans le réseau Apprendre 2.0, j'ai commencé à dégager certains points essentiels (et généralement très manquants) nécessaires à notre système d'éducation, afin qu'il puisse franchir le fossé qui continue de se creuser entre le numérique et l'école archaïque, comme je pourrais la nommer, si elle s'entête à rester figée dans le temps comme elle le fait trop souvent présentement.

Ce fossé, à mon avis, s'il continue de se creuser, va contribuer à polariser les positions et à paralyser tout espoir d'avancement ou d'évolution, si lente soit-elle dans une société qui, elle, évolue de plus en plus à la vitesse Grand V, voire exponentielle. La polarisation extrême, dans un débat, contribue généralement à le rendre complètement stérile... Par exemple, une polarisation entre les obsédés de la sécurité informatique (qui possèdent des arguments sommes toutes légitimes, mais enfermés dans une logique castrante ou paralysante qui finit par plus nuire qu'aider) et les innovateurs pédagogiques qui veulent un outil à leur service au lieu d'être au service d'outils limitatifs, brimants et contre-productifs, cette polarisation, donc, va finir par tuer toute exploitation des TIC en éducation. Triste constat. Va donc falloir innover hors système, hors cadre (hors cadres, quand ces cadres encadrent trop : trop de cadre et on ne voit plus l'oeuvre ai-je déjà dit ici), hors les heures d'ouverture (les syndicats ici ne seront d'aucun secours, enfermés qu'ils sont dans une époque où seul le papier existait, époque pré-web, ou web 0.0 ou -100 -- Le fax est un outil innovateur pour eux, si je caricature à peine)... Une innovation qu'il faudra payer cher, du prix de notre vie autre que professionnelle, allant ainsi dans le sens contraire de ce que j'évoquais en 1. Je n'en suis pas à un paradoxe près ;-)

On se servira sans aucun doute de la Crise économique au dos très large qui ira s'élargissant, pour nous foutre un paquet de coupures dans les pattes alors que l'investissement technologique pourrait aider grandement à économiser ailleurs dans de vieilles façons de faire qui coûtent une fortune.

Bref, pas grand optimisme ici, sinon les trucs hors cadre comme celui essayé récemment et les espoirs que j'entretiens encore via Apprendre 2.0 ou autres initiatives semblables.

Pour ce qui est des autres débats, disons qu'on n'a rien compris de la réforme (ou si peu), peu importe le nom qu'on lui donne. Chacun continue de faire à peu près à sa tête et on essaie encore d'uniformiser à outrance en ne tenant pas compte des particularités de chacun. Tant qu'à faire des programmes particuliers en éducation, on aurait dû continuer quelques "coches" de plus et viser plus loin pour ce qui est de l'individuation des apprentissages. Au lieu de ça, on est encore pris dans un système d'évaluation normative voire uniformisante qui engendre encore plus d'évaluations dites sommatives, au nom d'un système qui tente de rester hybride et de ne pas compléter sa mutation (ou adaptation) ou d'empiler les façons de faire, créant ainsi un presque-monstre... (Faut que je revienne là-dessus plus en détails... un jour - rappelez-le-moi quelqu'un ;-))

3-Au plan professionnel 2 : la musique... :
j'ai manqué de temps, d'énormément de temps, pour faire tout ce que j'aurais voulu... Le reste, ça devra attendre la retraite dans environ 20 ans ;-) Mais pour le reste, de ce que j'ai pu faire, ça a été relativement chargé avec le groupe vocal. On a pu jouer à Espace 400e, un soir de superbe beau temps de juillet dernier. Et on a fait un show avec un "vieil" artiste qui a quitté la scène depuis environ 20 ans, Jacques Michel (voir ici aussi), mais en qui j'ai découvert un être profondément humain, simple, avec qui il fait bon parler des heures et des heures et qui, musicalement, rend le travail très intéressant. On a eu du plaisir en travaillant et ça, c'est mon leitmotiv éternel - billet à venir, un jour, promis ! :-)

4-Au plan Web 2.0 :
-à part en éducation, où la stagnation et même le recul sont rois, ou presque - au nom de l'inertie des gros systèmes, j'ai découvert Twitter, outil ludique parfois pratique, souvent intéressant, mais qui peut s'avérer un gouffre de time consuming s'il n'est pas géré serré et si on ne limite pas la taille de sa Twittosphère...

-les suites de la web-non-conférence Vers l'Éducation 2.0 du 15 septembre 2007 ont donc continué de se manifester. J'ai continué la construction de mon réseau, qui unit à la fois des gens de l'Éducation et d'autres milieux. À l'image de ce blogue, je ne tiens pas à faire de catégories, préférant demeurer libre de toutes entraves idéologiques ou catégorisantes et préférant continuer de m'éclater dans ce Web dont je fais partie comme vous tous qui me lisez régulièrement ou à l'occasion.

5-Le reste :
pour le reste, j'ai lu hier la rétrospective humoristique de Stéphane Laporte, pendant laquelle lecture j'ai bien rigolé et qui résume tout ce dont j'aurais pu parler ici et dont je ne parlerai finalement pas, faute de temps et parce que ce sont des sujets maintes fois abordés ici ou ailleurs... et aussi dont nous entendrons peut-être parler dans le Bye-Bye ou autre show annuel de rétrospective !

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Sur ce, à très bientôt pour mon billet du 31 décembre dans le cadre de 400 ans, 400 blogues.

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MISE À JOUR : 30 décembre 2008 - 7h52 :

À lire ce billet de Mario Asselin, je me dis qu'il nous faut continuer de développer avec ce qu'on a et de faire ce qu'on peut... un jour à la fois, une chose à la fois, avec une personne à la fois. Beau contrat pour 2009... et les années suivantes :-)

19 décembre 2008

Meilleurs voeux ( Fêtes 2008-2009)

C'est le temps des Fêtes qui arrive, peu importe le nom qu'on puisse leur donner à ces fêtes !

Alors cette année encore, j'ai concocté une petite carte maison (Bricolage Photoshop amateur vite fait, faute de temps ;-)) et je vous la partage tout simplement en vous souhaitant mes meilleurs voeux pour Noël et la nouvelle année, 2009, qui commence !
  • Que ceux qui ont besoin de repos puissent se reposer !
  • Que ceux qui souhaitent avoir du plaisir en aient !
  • Que ceux qui aiment bien manger et boire du bon vin puissent se régaler et déguster à souhait !
  • Que ceux qui mangeront un p'tit peu trop puissent ne pas prendre de poids (comme moi , ahahah!) - Là, j'suis un peu baveux, mais je l'assume !
  • Que ceux qui veulent avoir tout ça (le genre de personne qui cochait "Toutes ces réponses sont bonnes" dans les temps anciens des "choix multiples") puissent en bénéficier, c'est le temps des Fêtes après tout !



Alors Joyeuses Fêtes à tous mes lecteurs et soyez heureux :-)

16 décembre 2008

Pense vite ! (en situation de concert)

Anecdote authentique, survenue dimanche soir dernier, pendant un concert de Noël où j'accompagnais, au piano (clavier) et à l'orgue (à tuyaux) un choeur, le temps de quelques chansons de Noël, bien sûr !

Dernière pièce de la première partie. Le 3e "couplet" est chanté a cappella. J'arrête donc de jouer au bon endroit, comme prévu... et je dois reprendre un petit interlude avant le 4e "couplet".

Sauf que... la première phrase du 3e "couplet" (a cappella) n'était même pas rendue à la moitié que "tssssioumm", les lumières de mon clavier s'éteignirent soudainement, de même que mon module de son, mon mixeur, mon ampli de moniteur... et, par absence du bruit de fond, je m'aperçus aussi assez rapidement que les amplis du système de sono, situés quelques pieds derrière moi, ne fonctionnaient plus eux non plus.

Je vis alors le technicien de son arrivé en trombe, regarder partout, cherchant le problème. On savait déjà tous deux à ce moment qu'un disjoncteur avait lâché, mais lequel...

Le 3e "couplet achève". Étrangement zen, je me dis que le choeur va pouvoir continuer. Coup d'oeil rapide à ma partition: HORREUR (mais aucune panique - il ne me reste après tout qu'une demi-seconde de temps de réaction, maximum) ! Il y a un autre petit interlude d'à peine deux mesures dont la première se superpose à la finale du 3e "couplet" des choristes. Je regarde les notes: c'est trop haut pour être turluté... Alors sifflons-les, ces notes. Doucement. Délicatement. En déposant la finale. Dans le style du truc (un arrangement de John Rutter)...

Les choristes me regardent d'un drôle d'air. Je ne les vois même pas, seul dans ma bulle à tenter de combler le vide le plus musicalement possible. Pendant ce temps, la chef de choeur comprend la situation et espère que les choristes vont partir à temps pour le 4e "couplet", une fois l'effet de surprise passé.

Le 4e "couplet" se déroule très bien, dans cet a cappella imprévu. La finale ne détonne même pas (oreille absolue à l'appui !)

La foule (témoignages à l'appui, aussi) n'y a vu que du feu. Même le violoniste, en coulisse puisqu'il ne jouait pas dans cette pièce, a trouvé l'arrangement particulièrement original, sur le coup. Je lui répondis que c'était tellement "original" qu'il ne l'entendra jamais une autre fois... même pas sur l'enregistrement maison du concert, sur mon portable, puisqu'il était branché dans la console de son et que celle-ci a forcément réduit à néant le signal qu'elle envoyait à mon ordi... Dommage. Ça aurait fait un bon souvenir autre que ce simple texte :-)

Note: tout ça me rappelle un truc déjà lu sur papier et dont je ne retrouve pas la référence sur le web (devrai-je le transcrire si je retrouve la feuille ?) qui parle du métier de musicien en concert: c'est le métier qui "oblige" un cerveau au plus grand nombre d'opérations par seconde, toutes catégories confondues. J'l'ai toujours dit: la musique, c'est excellent pour un cerveau humain !