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30 mai 2009

The Twitter Power

ou Comment faire du vrai Web 2.0 collaboratif et s'enrichir mutuellement par l'échange.

La réflexion que je me fais de l'outil Twitter depuis quelque temps me fait dire que, pour réussir, Twitter doit ABSOLUMENT passer par un véritable échange.

Exemples:

-1-
Dernièrement, à l'annonce du colloque automnal du CEFRIO sur ce qu'on appelle par endroits la "Génération C", je me plaignais des frais trop grands pour les enseignants qui, à mon avis, devraient pouvoir suivre ce colloque qui promet d'être intéressant. Les enseignants vivent dans une réalité qui est loin de la réalité de style corporatif dans laquelle vivent beaucoup d'organismes... Les moyens dont on dispose alors sont aux antipodes les uns par rapport aux autres...

Quelqu'un me suggère quelques minutes plus tard de contacter @jsgrenon, ce que je fais. Il me promet des efforts pour réduire ces frais d'inscription élevés, ce qu'il a réussi à faire quelques heures (un jour ou deux maximum) plus tard. La solution n'est pas parfaite quand on connait les budgets plus que limités auxquels font face les profs (c'est loin d'être la SODEC dans nos écoles... Voir 1, 2, 3), mais je qualifie cette démarche de coup de pouce dans la bonne direction...

Chacun a été amené à comprendre un tant soit peu la réalité de l'autre au cours de cet ÉCHANGE sur Twitter ! La clé est dans l'échange !

(Mise à jour à venir, ici ? - à suivre)



-2-
L'équipe de Ricardo Larrivée, le cuisinier qui oeuvre à la SRC, a son compte Twitter depuis quelque temps. (Bizarrement, pas de lien vers ce compte Twitter sur le site de la SRC, mais quand on sait comment la SRC "JOUE" au Web 2.0 sans l'être...) Souvent, ce compte Twitter met des liens vers des recettes, point final. Enfin, c'ÉTAIT point final jusqu'à ce vendredi fatidique où l'équipe, selon @ricardocuisine, a vécu un bogue qui a fait en sorte qu'on décide à ce moment de republier quelques fois de suite les mêmes tweets (ou gazouillis, si vous insistez!).

Il n'en fallut pas plus pour que quelques-uns, dont moi, mettions en doute cette pratique qui s'apparente plus à la simple diffusion (Web 1.0) ou "broadcast" (Voire même "spam" si la répétition eût été plus grande), qu'à l'échange véritable.

@ricardocuisine a appris vite la "leçon" servie ce jour-là et, juste ce vendredi-là, j'ai eu plus d'échanges avec @ricardocuisine qu'avec tout autre secteur de la SRC dans les ANNÉES précédentes (Voir ici entre autres : saga Silverlight et les Mac - jamais reçu ne serait-ce qu'un accusé-réception...). Bravo à ces gens qui ont vite compris que la clé est dans l'échange.

-3-
Cette fois, ce n'est pas l'outil Twitter qui est en première scène, mais c'est via Twitter que j'ai appris l'histoire. L'affaire Bixi a beaucoup fait jaser sur le Web 2.0, et pour cause: on est allé à l'encontre des principes de base du Web 2.0, soit l'échange entre des gens, des gens véritables. Dans ce cas-là, en lieu et place, on a inventé des personnages, les faisant passer pour réels. On leur a créé un faux blogue et de faux comptes Facebook. Des gens mordant à l'hameçon sont devenus les amis de ces fausses personnes, etc.

Certains amateurs de pub ont crié au génie, mais personnellement, c'est le côté "moral" ou "éthique" de la chose que j'ai trouvé condamnable. Alors au lieu du cri-au-génie, j'ai plutôt opté pour "cry-o-génie", dans le sens qu'il faut refroidir ces pratiques pour les éliminer, à mon humble avis... La publicité peut utiliser beaucoup de subterfuges, et elle en utilise déjà beaucoup (trop?). Mais je crois qu'il y a des limites qu'il nous faut établir clairement et, par la suite, viser à les faire respecter, ce qu'on a de la misère à faire, entre autres avec les pubs s'adressant aux enfants...

Encore ici, la clé est dans l'échange, mais l'échange véritable, pas un échange déguisé via des firmes de communication cachées sous le masque :-(


-4-
Via le Web 2.0 (les Blogues, Twitter, etc.), j'ai connu des gens avec qui je développe des relations réelles. Le Web n'est pas ou n'est plus virtuel. J'ai même vendu à de ces connaissances Web des billets pour un concert où j'oeuvrais comme musicien récemment. D'autres personnes viennent me voir quand elles sont de passage à Québec. D'autres encore appuient mes embryonnaires projets TIC-éducation et leur donnent un rayonnement insoupçonné au départ (J'y reviendrai dans un autre billet... plus tard...)


Bref, tout concourt à me faire croire, preuves à l'appui, que la clé est dans l'échange. Continuons cette collaboration, même si le temps vient imposer sa limite et faire en sorte qu'on ne peut être partout, ni tout lire ! Encore moins répondre à tout...

En même temps, je ne suis pas naïf : y'aura bien un "marketeux"(1) qui, un jour, va trouver moyen d'encore mieux déguiser une diffusion en pseudo-véritable échange... Mais nous veillerons au grain !

(1) Dans CE cas-là, il y a un sens péjoratif ou négatif...

07 avril 2009

Journaux papier et Internet : question de SUPPORT ?

Voici la différence fondamentale entre les journaux papier dont on nous parle tant ces temps-ci. J'aurais pu dire "casser les oreilles" au lieu de "parler" tellement le (faux) débat fait encore rage, surtout depuis que Hugo Dumas y est allé d'un élan nostalgique rempli de vérités ET de fausses perceptions, disons-le... "L'amour rend aveugle" comme écrivait Michelle Sullivan à ce sujet (Voir plus bas).

À la suite du visionnement de cette petite vidéo (Vidéo est un nom féminin, bon!), je demeure convaincu que notre société a BESOIN du journalisme : c'est un truc absolument nécessaire en démocratie. Mais a-t-elle besoin de journaux papier ? Sûrement encore pour un temps plus ou moins long qui peut durer très longtemps. La télé n'a pas tué la radio après tout, mais a réparti certaines part de marché, non ? SI je suis convaincu que la société a et aura toujours besoin du JOURNALISME, je demeure aussi convaincu que les supports sont appelés à se diversifier, dans leur forme ET dans leurs usages !

L'information continue d'être diffusée, mais sur PLUSIEURS supports et ces supports ont un rôle complémentaire à jouer. Alors arrêtons cette polarisation stérile journaliste vs blogueurs qui est complètement stupide à mon avis. Si on prône un esprit collaboratif au sein de notre société, il est temps de le mettre en pratique, alors COLLABORONS, chacun dans nos sphères de compétences, mais collaborons au lieu de se crêper inutilement le chignon dans un truc pas productif du tout pour une société. Arrêtons de "nostalgier" et de dénigrer l'autre, c'est pas sain du tout comme exercice et ça nous mène nulle part.

Quant aux journalistes qui "jouent" les blogueurs, mais en lançant un truc sans y revenir par la suite (Je pense ici entre autres à Chantal Hébert que j'admire beaucoup dans ses propos), eh bien ils devront revisionner cette vidéo !



Textes complémentaires : chez Michelle Sullivan, Michelle Blanc, Martin Lessard, Mario Asselin, Pat Dion, Dominic Arpin, Martin Comeau, Martin Comeau encore !, etc., etc.

Alors qu'est-ce qui inquiète tant les journalistes, vu qu'ils ont de l'avenir peu importe le support utilisé ? À mon humble avis, il y a aussi la question financière : comment financer de grandes enquêtes ou de grandes quêtes d'informations, avec toute la rigueur et les moyen$ que cela nécessite ? On est à y penser un peu partout... Comment s'assurer que le "journaliste professionnel" vive, financièrement, si le "système" se modifie ? Il faut y penser. Le "journaliste professionnel bénévole" peut exister, "sur papier seulement", pour faire un mauvais jeu de mot ;-) Mais à l'épicerie, on lui demandera de payer le même prix que tous les autres citoyens qui mangent, c'est-à-dire tout le monde ! Alors assurons la "survie" financière des journalistes professionnels et on aura beaucoup moins d'inquiétude manifestée ici et là. Quand le beurre sur le pain est menacé, il se peut que l'on ait des réactions plus épidermiques ! (Simplement une piste ici, mais oh combien réelle !)

31 mars 2009

La (nécessaire?) censure internet dans les écoles...

En fin de semaine, trois articles (1, 2 et 3) furent publiés sur un sujet chaud qui fait constamment surface dans tous les milieux de discussions branchés du web (Les blogues, Twitter et tutti quanti), et j'ai nommé la censure (constamment imparfaite, par définition) qu'on pratique sur tous les accès internet de toute école qui "se respecte"...

Je dis que cette censure est constamment imparfaite par définition, car on pratique une censure par mots-clés, par ouï-dires (pour emprunter un mot d'un membre de ma twittosphère dont j'oublie le nom), par référencement de bouche à oreille, somme toute... Telle personne a connaissance que tel site pourrait être "dommageable", vite on le barre, on le rend inaccessible via un serveur proxy qui filtre toute demande d'accès au monde extérieur à partir d'un lieu clos, une école, même si celle-ci se dit ouverte sous d'autres aspects, dans sa publicité ou autre. En contre-partie, il me faut aussi dire ici que l'inverse est parfois aussi vrai : telle personne mentionne que tel site a été barré par erreur, et alors on s'empresse de le rendre accessible à nouveau, "corrigeant" alors un logiciel par trop entreprenant !

Bien entendu, comme toute barrière, celle de la censure se contourne, et ce assez facilement pour quiconque manie un peu la technologie. Il existe en effet un paquet de serveurs proxys-web qui peuvent agir en lieu et place du serveur proxy physique et qui permettent momentanément l'accès en changeant les mots-clés, l'adresse d'un site condamné ou autre. Bien sûr, un proxy physique plus "astucieux" dans sa configuration peut bloquer certains mots-clés utilisés par ces proxys-web par exemple...

Bref, si je résume rapidement, disons qu'on a affaire à un immense jeu du chat et de la souris, dans lequel les astuces rivalisent d'ingéniosité pour contourner une barrière... ou pour en imposer une nouvelle ! Un jeu où le type d'intelligence des uns a souvent raison du type d'intelligence des autres.

Et c'est ici qu'entrent en scène les acteurs des médias de la fin de semaine dernière. On a un exemple d'élève capable de contourner un système, ce qui en soi peut être soit banal s'il reste isolé, soit questionnant si on étale le tout publiquement comme ça vient d'être fait.

En fait, le tout fait ressortir le profond malaise présent dans toute institution à propos des sites dits "dommageables". Si une institution ne fait rien, il se trouvera forcément quelqu'un pour l'accuser de laisser des sites condamnables (et ce par tous, aisément, comme un site pornographique par exemple) à la vue de jeunes personnes pour qui ces sites ne sont PAS conçus. C'est l'évidence même ! On ne peut pas être pour le vice à ce point de tout laisser passer, même si on sait pertinemment que certains de ces sites passent le mécanisme de censure pareil... (On ne s'en sort dé-fi-ni-ti-ve-ment pas !) Politiquement, jamais aucun administrateur n'acceptera de tout laisser ouvert sans aucun filtre dans une "maison d'éducation". Certaines personnes, même les défenseurs de toutes les libertés peut-être, seraient les premières à s'offusquer d'une telle liberté, pour ne pas dire libertinage administratif, si on veut jouer sur les mots !

Ceci étant admis, je me permets par contre de questionner certaines censures. Un des meilleurs exemples de censures questionnantes relève du "mode de fonctionnement" des accès internet (J'en ai déjà parlé ici). Les accès Internet sont gérés selon la bande passante utilisée. Un prix est rattaché à la quantité de données que peut laisser passer un système ou fournisseur d'accès. Tant que les accès internet des "maisons d'éducation" sera géré via un coût associé à la bande passante, nous aurons des aberrations de coupures d'accès à des sites vidéos, par exemple, même si ces sites contiennent des trucs hautement éducatifs, car le coût d'accès est le premier facteur qui prime ici, nonobstant ce que peuvent nous dire certains administrateurs de commissions scolaires dans de beaux discours parfois ampoulés...

Ainsi, par exemple, on a censuré certains sites, YouTube dans certaines commissions scolaires pour ne pas le nommer, mais aussi la section Vidéo chez Google, etc. Parfois, de façon plus astucieuse (ou pernicieuse), on ralentit ces sites en créant un goulot d'étranglement qui fait en sorte que le site demeure accessible, mais beaucoup plus lentement, ce qui peut avoir pour effet de décourager son utilisation à plus ou moins brève échéance, etc.

Pendant que chats et souris mènent leur combat, d'autres ténors s'insurgent avec raison contre l'inévitable cul-de-sac dans lequel conduit le jeu ou la bataille... Et beaucoup d'entre eux nous abreuvent d'une théorie alléchante, celle de l'éducation. On doit éduquer d'abord et avant tout, plutôt que de sombrer dans l'apparente facilité (mais qui mène à un cul-de-sac, je viens de le dire) de la censure et du contrôle absolu qui s'évertue à demeurer plus que très relatif !

Mais quand vient le temps de définir plus concrètement, de traduire dans la réalité quotidienne ce qu'on entend par "éduquer avant tout", les exemples ne pleuvent malheureusement pas, plusieurs personnes se taisant soudain, ce que je trouve fort dommage ! On a besoin de ces exemples concrets d'"éducation avant tout". On a besoin que sortent aussi dans les médias, les traditionnels et les autres (Je n'aime pas cette dichotomie), ces exemples porteur d'une vérité neuve, d'un élan nouveau... Dénoncer des bêtises, c'est bien, mais il faut aussi savoir ce qui se cache dessous, ou du moins chercher à le savoir, car même en ces temps où l'info tourne très vite, on ne sait pas tout ! Et après la dénonciation, il faut donner des pistes, théoriques d'abord, c'est normal, mais elles doivent déboucher sur des cas concrets par la suite, sinon elles resteront de belles théories et les administrateurs en mal de solutions concrètes continueront à administrer avec ce qui, à leurs yeux, fonctionne, même si dans les faits, ça ne fonctionne pas ou peu.

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Alors en guise d'exemple, je me lance ! Il était une fois, il y a plusieurs années, un prof dans sa classe, en train de placer des fonds d'écran sur un ordinateur. Des élèves arrivent avant le début du cours. Le prof ayant terminé de placer les fonds d'écran ferme la page d'un site web reconnu pour ses fonds d'écran tout ce qu'il y a de plus respectables. Quand, tout à coup, paf!, surgirent au moins 20 fenêtres intempestives (pop-up windows - les navigateurs internet ne permettaient pas de les bloquer en cette époque), toutes plus "cochonnes" (vraiment) les unes que les autres. Ce fut immédiatement le "festival du Alt-F4 effréné" de la part du prof déconcerté par le fait vraisemblable que le site de fonds d'écran avait été piraté par des gens malhonnêtes. Les pauvres élèves étaient aussi décontenancés que le prof lui-même. Celui-ci, par la suite, en début de cours, a pris le temps de faire de l'éducation en précisant certaines notions de prudence de navigation internet, ainsi que certains autres trucs visant à éduquer à un comportement responsable dans Internet, etc. Un beau moment pour faire de l'éducation et montrer qu'aucun mécanisme n'est parfait et qu'on peut tomber sur n'importe quoi sur le Net, même quand on ne le veut pas. Vous voyez le genre de récupération d'événement. Voilà à mon sens un petit exemple concret fort à propos...

Le lendemain, le prof put aussi se rendre compte que ledit site piraté avait installé un virus mineur sur l'ordinateur en question pendant que les fenêtres "poppaient" allègrement ! Ce fut l'occasion d'un autre retour avec les élèves !

À vous de compléter maintenant avec d'autres exemples... ou avec vos réactions :-)

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MISE À JOUR : 2009-03-31--11h55 :

Excellentes réflexions à lire chez Patrick Giroux et chez Mario Asselin, entre autres.

30 mars 2009

Crise, investissements et avenir...

"Crisera-t-on, crisera-t-on pas ?" Il n'y a pas si longtemps, on se posait la question. Les USA allaient mal, les hypothèques hypothétiquement non fiables ont fini par avoir raison de certaines banques... Seulement ces hypothèques ? Sûrement pas. Trop simple, voire simpliste !

Peu importe les raisons de la crise, le Canada a fini par entrer dans la danse, malgré tous les bulletins météo gonflés à l'hélium des campagnes électorales automnales que nous ont servi nos clowns-présentateurs-météo-politiciens. C'est que, pour se faire élire, tout politicien qui veut vraiment faire partie du prochain gouvernement se doit de vouloir vendre sa mère au plus offrant. Les principes, c'est bons pour les théories seulement. Les convictions, c'est pour les rêveurs, pas pour les personnes désirant le pouvoir... Dans l'action, tous les coups sont permis, incluant surtout les manques de vision à moyen et long terme. Un terme ne dépasse que très rarement 4 ans de toutes façons, alors aussi bien en PROFITER. Et s'il dépasse 4 ans, on sait pertinemment que le gouvernement qui étire son mandat est sûr de NE PAS se faire réélire, alors... aussi bien en PROFITER !

Le PROFIT, c'est bien ce qui mène le tout. Et si ce profit peut être à (assez) court terme, tant mieux.
Je n'ai rien contre le profit. Une entreprise qui n'est pas profitable est normalement condamnée à plus ou moins longue échéance. Il faut une certaine rentabilité. MAIS pas à n'importe quel prix. Le prix humain est un prix que l'on se doit de refuser de payer... Facile à dire, vraiment pas facile à faire en cette ère de mondialisation dans laquelle on ne sait pas toujours ce qui se passe au fin fond des choses... ou à l'autre bout du globe. L'ère de l'information dans laquelle on se trouve aide un peu à savoir certaines choses, mais qui contrôle vraiment l'information saura empêcher certaines noirceurs de parvenir à la lumière du jour !

En ces temps de crise, plusieurs seront tentés d'accentuer cette obsession du profit rapide s'il est possible. À preuve, même si l'entreprise va mal, certains dirigeants vraiment peu scrupuleux (on peut d'ailleurs se questionner sur leurs véritables motivations) se sauvent en courant avec des primes exagérées qu'on n'osait pas questionner en temps de prospérité, mais qu'ENFIN on questionne en ces temps de crise. Il est simplement scandaleux que des dirigeants empochent des millions sans aucune gêne tandis que leurs entreprises bénéficient d'une (trop!) large aide gouvernementale financée par tous les cons (tribuables) que nous sommes sur cette planète. Certains cadres de la firme AIG ont fini par accepter de remettre une partie de ces primes faramineuses. Une partie seulement, sûrement question d'acheter une paix médiatique pour mettre les projecteurs sur d'autres personnes...

Parenthèse ici pour rappeler l'inquiétude qui règne en temps de crise : le cas de la Caisse de dépôt. Tout le monde sait maintenant que la Caisse a été mal gérée, nonobstant ce que tenteront de nous dire les grands bonzes qui l'ont dirigée ou qui ont siégé à son CA. On gérait quelque chose de plus ou moins intangible, les fameux PCAA - papiers commerciaux qui ne sont que du vent spéculatif sur lesquels on érige à coups de millions ou de milliards des échaffaudages dignes de la pire des fictions, le tout pour tenter de s'enrichir le plus rapidement possible grâce, justement, à cette spéculation qui surévalue souvent un truc ou l'autre... (Depuis, on a aussi su récemment que le Mouvement Desjardins s'est lui aussi un peu trop précipité dans cette aventure, au détriment des ristournes aux petits membres que nous sommes.) Ah, les bulles financières, proches de la chimère absolue, et sur laquelle on base trop de choses qui sont réelles en bout de ligne, comme notre petit-minuscule-liliputien portefeuille !

Encore une fois, qui va payer pour les pertes encourues par la SAAQ, la Régie des Rentes et autres fonds de pension qui étaient dépendants des résultats de la Caisse de Dépôt : encore une fois les cons (tribuables) que nous sommes, et ce, en plus des (trop) larges primes de départ indécentes des dirigeants partis en courant, abandonnant le navire qui coule, comme des rats fuyant la catastrophe ! GRRR !

Et là, on sait de jour en jour qu'on entre un peu plus profondément dans une crise dont on ne prévoit même plus la fin... ou du moins, qu'on prévoit pour de plus en plus tard que prévu au moment du début de "la tempête"...

Que faire pour un gouvernement à ce moment, dans ses budgets ? Serrer la ceinture, bien sûr, mais toujours celle des contribuables que nous sommes... Normal, c'est "notre" gouvernement, me direz-vous, et avec raison, puisque nous sommes en démocratie.

Il est donc normal de vivre des coupures, mais encore là, pas n'importe lesquelles.

Là où je me refuserai toujours de voir des coupures, c'est en éducation. S'il y a une place où il ne faut pas couper, c'est sur l'avenir même de notre société. On peut réduire certaines dépenses inutiles, même en éducation, mais encore faut-il s'entendre sur la définition d'inutilité ! Et c'est là que le bât blesse souvent.

Dernier exemple en date d'aujourd'hui : le MELS vient de décider, et ce sans aucun appel d'offres, que toutes les écoles et CS devront se munir, au prix de 733$ la licence d'utilisation (!), du la suite BUREAUtique Office 2007, alors que de plus en plus d'organismes gouvernementaux ailleurs se tournent vers les solutions libres pour ce faire... En plus, avouons ici qu'investir massivement de telles sommes dans une suite bureautique est une perte de temps, d'argent, d'énergies et de ressources des plus navrantes.

SVP, peut-on dire à ces décideurs des ministères qu'il faut se concentrer sur DEMAIN, et ce, encore plus en temps de crise économique où les décisions doivent réfléter un minimum de compétence et de clairvoyance ? Solliciter l'avis d'experts AVANT de décider n'importe quoi pourrait être une piste envisageable, mais encore faut-il être capable d'ÉCOUTER, ce dont je doute de plus en plus sérieusement, malheureusement.

Il faut développer et investir au plus sacrant dans le domaine de ce qu'on a appelé l'intégration des TIC en éducation. Il faut développer une expertise de communication via les TIC, afin de ne pas former des illettrés du numérique ou des jeunes qui ont plein de connaissances techniques, mais aucune compétence dans le contenu ou dans la gestion de celui-ci... L'éducation est LÀ, ou devrait y être, et ce rapidement ! Mais à voir l'incompétence de certaines décisions fort questionnables, je me prends à penser que l'incompétence des uns engendrera l'incompétence chez les autres... De grâce, arrêtons de laisser tomber les deux dernières syllabes du mot com-pé-tence ! Il y a de l'avenir-même de notre société !

Et pour ça, ça prend un peu de vision, à moyen et long terme, ce dont beaucoup trop de décideurs actuels sont carrément incapables, obnubilés qu'ils sont par l'immédiat...

18 mars 2009

Facebook - RIP dans 2 ans ?


Voilà, c'est fait, j'ai (enfin ou plutôt malheureusement...) ma nouvelle interface Facebook dont on a tant parlé, mais dont on n'avait aucune idée de ce à quoi elle ressemblerait...

Maintenant c'est fait. Facebook tente de se twitteriser à outrance. (Tournez l'un des logos ci-contre et le f peut devenir t...)

Facebook est un outil de réseautage social.
Twitter est un AUTRE outil de réseautage social.

Les 2 ont des utilités fort différentes, je ne vous apprends rien !

Alors pourquoi l'un, Facebook, 20 fois plus gros que l'autre (Twitter) selon les statistiques les plus récentes (datant d'il y a quelques jours à peine, environ), décide d'imiter de plus en plus au point de se dénaturer ?

Très simple : c'est l'histoire d'une vendetta tout ce qu'il y a de plus simple... (Au point d'en "faire simple" !) Facebook a tenté d'acheter Twitter. Twitter a refusé. Facebook est insulté, en beau joualvert (cheval vert en français international, mais l'expression perd de sa saveur). Facebook décide qu'elle va mener la vie dure à la très croissante mais encore relativement petite (comparée à Facebook) Twitter... Alors on y va par l'imitation, pour tenter de neutraliser les utilités de Twitter qui se retrouvent moins dans Facebook.

Résultat, des gars comme N.Roberge délaissent Facebook de plus en plus, car on n'y retrouve plus les utilités que CE réseau avait... Vouloir canibaliser un réseau en adoptant ses utilités, ça peut se retourner contre l'imitateur et ça peut trop le transformer au point de le dénaturer...

Si Facebook ne fait pas volte-face ou ne réajuste pas le tir, elle risque de se tirer dans le pied et, au lieu de croître encore (même si le "petit" Twitter croît encore plus vite, en %), risque de chuter un peu plus chaque jour.

Si Facebook veut devenir un nouveau MySpace qui a essayé de tout embrasser les différentes utilités au point où plusieurs ont cessé de s'y retrouver (dans tous les sens du verbe), il n'en tient qu'à Facebook et à son jeune président.

Tout ce que je souhaite à Mark Zuckerberg, ce jeune président, c'est d'avoir assez de jugement pour apprendre de ses erreurs. C'est encore possible : la balle est dans son camp !

En complément : à lire, ce billet : Facebook qui tente de re-faire le coup du nouveau Coke.

10 février 2009

Reportage, innovation, plogue ou quoi d'autre ?

Dans la même veine que Martine Pagé hier qui a fait sa réflexion-montée de lait bloguesque à propos des classements Web de Bruno Guglielminetti, Dominique Arpin et Michelle Blanc (pas de lien qui pointe vers ces vedettes Web, ici, pour rester dans ma ligne de pensée (ou éditoriale) à propos des classements, bon : sans rancune les potes !), classement visant sans doute à mettre en vedette ceux qui sont déjà "au sommet" (?), basé sur des raisons plus ou moins subjectives, dont la raison principale en est probablement une de marketing, tout comme le palmarès des écoles de la revue l'Actualité qui met sur le même pied toutes les écoles, sans égard aux contextes qui les différencient, etc. ...

DONC, dans la même veine que Martine Pagé, aujourd'hui je réagis à un article de l'Infobourg, que je lis régulièrement et que j'apprécie généralement... sauf un peu ce matin.

Dans l'article suivant, on parle d'une école qui s'est débrouillée pour ne pas fermer, qui s'est donnée une vocation technologique, l'école La Relève, en Gaspésie. Jusque là, bravo ! MAIS, première remarque (j'ai failli écrire, première Demarque ;-)), deux des trois liens dans l'article, pointent sur des pages web de la compagnie Demarque, une compagnie de logiciels éducatifs que j'estime beaucoup. Je sais qu'Infobourg et Demarque sont près l'un de l'autre (Facebook dirait sans doute "amis")*, mais à ce point, je ne savais pas... ou j'osais croire qu'on publicisait un peu plus subtilement ! (Attention, je n'ai pas dit que j'étais contre tout ce genre de trucs, mais je fais juste soulever la question un petit peu...)

L'autre lien, quant à lui, pointe, sur une géolocalisation de la petite municipalité où est sise cette école.

Pas de lien vers l'école à vocation technologique. Aucun. Pourquoi, me suis-je dit ? Cherchons un peu. Eh bien je n'ai trouvé AUCUN lien valide en 10-12 clics et 3-4 pages Google. La Commission scolaire René-Lévesque a un site où on indique les établissements. Pour l'école La Relève, on trouve un lien poitant sur... une erreur 404 (site inexistant) : pour la vocation technologique, on repassera !

Alors quel était le but de l'article de l'Infobourg alors ? Faire un reportage sur la survie d'une école dont on ne trouve pas de trace au final ? Faire une plogue pour Demarque ?(!) Parler d'innovation (à part mentionner l'équipement dont disposent les élèves, je n'ai pas lu grand'chose, pédagogiquement parlant...) ?

Désolé pour l'équipe d'Infobourg aujourd'hui. Je ne me suis peut-être pas fait des amis avec ce que je viens de dire (comme Martine Pagé hier avec les gens du web qu'elle aime pourtant si bien), mais je suis trop resté sur mon appétit en lisant cet article, d'où le fait que je fasse part ici de ma déception, tout simplement et, surtout, sans aucune rancoeur de ma part, juste dans un esprit collaboratif dit "web 2.0" ou autre appellation non contrôlée !

La collaboration, c'est aussi ça, en dépit des apparences trompeuses qu'une première lecture trop rapide pourra éventuellement engendrer.

Internet est une toile :-)
...et tissée serré à part ça :-)


MISE À JOUR : 2009-02-10--13h18 :
*Note 1 : On (on et on, en fait : merci mes chers amis-"on" !) me dit d'écrire "propriétaire de", ce qui, du même souffle, justifie tout à fait la "plogue" marketing dont je parlais plus tôt dans ce billet... mais qui ne justifie absolument pas l'absence de lien valable pour une école à vocation technologique !!!

26 janvier 2009

25 ans du Mac

Tout d'abord, ce document d'archive de la SRC :



Ensuite cette image d'un Mac actuel :

Que de chemin parcouru :-)

Bonne fête Mac, avec 2 jours de retard ;-)

Ah oui, j'oubliais ! Sur Twitter en fin de semaine passée, certains de mes lecteurs ici parlaient du fait qu'ils avaient possédé ce premier Mac... C'est tout à leur honneur, autant en nombre d'années vécues qu'en nombre de dollars requis pour acquérir l'objet si cher pour l'époque ! ;-)

MISE À JOUR : 2009-01-28--15h00

Voici une autre vidéo, celle de la présentation du premier Mac, par Steve Jobs... Remarquez l'enthousiasme délirant suscité par cette présentation, la première d'une longue série de présentations réussies. Dommage qu'Apple ne soit plus au MacWorld de San Francisco à partir de 2010... Sera-ce la mort du MacWorld, je crois bien que oui, malheureusement...

24 janvier 2009

Vie privée : concept abstrait ?

À en croire cette vidéo, oui !

Depuis quelques années, on assiste à une explosion du nombre de caméras de surveillance de toutes sortes, et ce, absolument partout ! On parle ici de caméras "physiques", placées dans un édifice à divers endroits stratégiques, que cet édifice soit une tour à bureau, un passage public ou une école. On peut ici parler aussi des "street views" de Google Maps, où un ami a vu un ami, avec son chien, près de son camion dont on pouvait même apercevoir la plaque d'immatriculation... Des poursuites seraient peut-être en cour contre Google, parait-il : à vérifier, bien sûr !

De plus, on assiste aussi au fait que des gens participent à la diffusion de leur propre vie privée, consciemment ou non, avec l'avènement de tous les outils Internet qui permettent à tous et chacun de produire du contenu. Certaines fois, ce contenu dévoile une partie de la vie privée de ces gens, qu'ils en soient conscients ou non (ce deuxième cas est le pire de tous, mais non moins réel).



Bref, il est de ces questions que l'on doit se poser, à l'heure des Google-ci et Google-ça, des Facebook, des blogues, des skyrock ou skyblog pour les plus jeunes, et autres trucs de webcam, etc.

De par notre production de contenu et de par nos publications Web, participons-nous à "être ensemble Big Brother" ? Nous auto-dévoilons-nous à ce "système" qui nous épie ? Doit-on succomber à une théorie de la conspiration, peu importe laquelle ?

À mon humble avis, sans tomber dans une paranoïa paralysante et auto-destructrice, nous devons tout de même rester vigilants, mais être aussi conscients que la vie privée, avec l'avènement du web pour tous (qu'on l'appelle 2.0 ou n'importe quelle autre appellation non contrôlée !), ne sera plus jamais la même !

MISE À JOUR : 2009-01-26--13h33 :
Tiens donc... Parlant d'omniprésence de caméras, ce matin on apprenait que les bus scolaires sont un autre de ces endroits où fleurissent les petits objets filmants bien identifiés. Voir l'article ici.

23 janvier 2009

Ma plainte au RQAP

J'avais déjà parlé du sujet ici (dans un discours où l'émotion du moment était très palpable !). Je viens de rédiger ma lettre au ministre, qui se veut une plainte que j'envoie au ministre responsable du RQAP, le ministre de l'Emploi et de la Sécurité sociale, monsieur Sam Hamad.

Je vous joins donc le texte complet de ma lettre ainsi que deux captures écran prises aujourd'hui directement sur le site du RQAP et qui prouvent mes dires.

Comme vous verrez, il y a GRANDE PLACE À AMÉLIORATION sur certains de NOS sites gouvernementaux !!!

Bonne lecture ! (En espérant secrètement (et naïvement) que le ministre ou quelqu'un ayant une autorité suffisante dans son ministère passe par ici, puisque j'ai laissé la référence à mon blogue dans la lettre !)

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Québec, le 23 janvier 2009.

À : M. Sam Hamad, ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale et ministre responsable du RQAP (qui nous a fait parvenir une gentille lettre lors de notre demande faite au RQAP).

De : Sylvain B, (nouveau parent d'un beau poupon...)

OBJET : PLAINTE : impossibilité d'accès au site du RQAP vs accessibilité universelle aux sites web gouvernementaux du Gouvernement du Québec.


Monsieur le ministre,

L'automne dernier, juste avant la fièvre électorale fédérale, puis provinciale (!), j'ai fait une demande de prestation de RQAP, pour moi et pour mon épouse. J'ai bien essayé de m'inscrire en ligne, mais le site stipule qu'hors de Microsoft, point de salut : c'est-à-dire qu'il faut absolument un navigateur Internet obsolète, en l'occurrence Microsoft Internet Explorer (ou pire encore, Netscape, qui a été abandonné depuis des années par tous et chacun) pour avoir accès à l'inscription sur le site.

J'ai donc téléphoné pour avoir des explications et on m'a simplement, mais gentiment, confirmé ce que j'avais lu.

J'ai donc essayé de me plaindre sur le site en question, me plaindre de l'impossibilité d'accès à la section du site qui m'est utile : l'inscription. Mais sans succès ! Pour se plaindre, il faut... être inscrit ! Alors je fais comment pour me plaindre si ma plainte porte justement sur l'impossibilité de m'inscrire ?!! Avouez, monsieur le ministre, que ceci n'est vraiment pas fort comme situation... et très décevant pour un citoyen.

En vertu de l'accès à l'information qui doit être UNIVERSEL, et ce, incluant les sites web qui sont le moyen de plus en plus privilégié, en 2009, pour s'informer et traiter divers trucs administratifs de notre vie quotidienne, je vous demande, par la présente, d'intervenir rapidement afin de décloisonner ces sites-vases clos qui ne permettent l'accès qu'aux seuls utilisateurs de Microsoft Windows.

Il existe d'autres systèmes d'exploitation d'ordinateurs (Mac OS X, Linux, etc.) et un site web bien conçu est un site web à accès universel, toutes plateformes confondues. La chose est facilement réalisable; il suffit seulement d'arrêter de penser en "techniciens Microsoft certifiés" qui ne sont même pas conscients des autres plateformes existantes, tellement ils oeuvrent en vases clos et nous font subir cet état de fait, quand on leur laisse les rênes de nos sites Internet.

En terminant, je vous remercie de la diligence avec laquelle vous traiterez cette plainte que je ne savais pas à qui envoyer, étant donné la caducité chronique du site du RQAP.

Un citoyen déçu de l'absence d'universalité d'accès aux sites web de "son" gouvernement :

(signature manuscrite sur la version papier)

Sylvain B,
(adresse postale)
(adresse courriel)
http://slyberu.blogspot.com


P.S.: Je vous envoie cette plainte en format papier, pour être ainsi assuré du traitement de ma plainte en bonne et due forme, mais je vous envoie aussi ma plainte par courriel à l'adresse ministre@mess.gouv.qc.ca , adresse que l'on nous fournit sur votre site Internet.

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Images : cliquer pour agrandir :

Hors de Microsoft, point de salut :


Cul-de-sac ! : Voir dernière case du tableau : "Par Internet"...

22 janvier 2009

Débarrer la bande passante ?

Dernièrement, au retour des vacances des Fêtes, j'apprenais de la part du directeur adjoint responsable des technologies dans mon école que la Commission scolaire avait décidé de ne plus brider ou ralentir YouTube comme elle l'avait fait par l'an passé et cette année (C'est quand même moins pire que les CS qui bloquent carrément YouTube !).

Heureuse nouvelle, bien entendu, sachant que, même si on retrouve de la cochonnerie sur YouTube, on y retrouve aussi d'excellentes capsules informatives et bien d'autres choses utiles encore. Faut juste savoir quoi chercher et où chercher, une compétence qui devrait s'enseigner plus pour vraiment apprendre, élèves, profs et administrateurs, à vivre dans cet environnement pluraliste.

En bloquant, on ne prépare pas les jeunes pour leur avenir, on fait juste attiser l'attrait pour l'interdit... Passer plus à côté du but que ça, c'est impossible ! En transmettant des valeurs de façon conséquente, on va beaucoup plus loin, et mieux, même si c'est au départ plus difficile.

Ma Commission scolaire semble comprendre de plus en plus que des ressources importantes existent sur le web. Enlever le ralentissement de YouTube est un premier pas, mais il en restera d'autres à franchir, bien sûr.

Le noeud du problème est celui de la bande passante, que les fournisseurs d'accès Internet vendent avec profit. Alors aussitôt qu'on a besoin de beaucoup de bande passante, on parle de coûts. Et qui dit coûts en cette période de crise économique dit budget serré, compressions, ralentissements, peur du déficit, coupures dans les ressources devenues essentielles (le Net).

Donc, tant que l'on considèrera la bande passante comme un goulot d'étranglement à l'accès aux connaissances, on fera toujours un peu fausse route. Il faudra bien choisir ses investissements ou carrément nationaliser l'accès Internet comme le suggérait quelqu'un récemment sur Twitter.

Parlant de bande passante, on a vu les limites du réseau Internet cette semaine, alors que tous voulaient regarder le discours inaugural de Barack Obama... C'est dans ces moments que l'on voit que le réseau est encore perfectible ! Au Nouveau-Brunswick, le ministère de l'éducation a voulu suggérer aux gens de NE PAS écouter Obama parce qu'on craignait qu'Internet flanche carrément... C'est donc dire que ce réseau-là aussi a besoin de plus de bande passante et de meilleurs choix d'investissement !

Pas de bande passante = beaucoup moins de projets intéressants qui peuvent être réalisés faute d'accès convenable. À l'ère du numérique, il faut arrêter de résonner (lapsus pour raisonner) en précambrien et savoir adapter nos moyens à notre époque, car le train n'attend pas et des gens seront laissés à la gare, juste à côté du télégraphe

15 janvier 2009

La scie hyper-sécuritaire !

Déjà vu quelque part, mais vaut la peine d'être revu.

MISE-À-JOUR : 18-01-2009 : il manque la fin sur cette séquence, la vidéo originale plus longue ayant été retirée de YouTube...



L'explication schématisée ici :

28 décembre 2008

Rétrospective 2008

Après d'autres, à mon tour de faire ma petite rétrospective 2008 ;-)
(Petite, la rétrospective ? À voir la longueur du texte que je viens de pondre d'un trait, je me dis que mes lecteurs devront être courageux ;-))

1-Au plan personnel :
tout d'abord, en numéro 1, ce fut de "voir" Alexis se préparer à naître qui a été l'événement principal dépassant largement tous les autres. Dans ma vie, ça tombait à un moment absolument idéal, venant ainsi replacer certaines priorités que j'avais mises ailleurs pendant quelques années... Disons simplement que ça aide à relativiser certains efforts qu'on met parfois dans des domaines, disons professionnels, et ce, avec une certaine démesure, ou une démesure certaine, par rapport avec ce que ça peut nous rapporter (ou ne pas nous rapporter...)

2-Au plan professionnel 1 : éducation d'abord :
après avoir poursuivi la (très lente) digestion d'un événement désagréable (qui pouvait être vu comme une démotion (St-Angliscisme, priez pour nous) par mon employeur, à cause de l'actuel système où des castes semblent parfois ressortir encore entre les programmes d'enseignement), j'ai continué mes nombreuses lectures (web très principalement), histoire de mieux reculer pour mieux re-sauter...

Je me suis instruit et j'ai participé à une "définition collective" de ce que peut être l'Éducation 2.0 dans ce monde de plus en plus Web 2.0, peu importe ce qu'on puisse dire de l'expression "2.0"... De par mon implication (énormément sporadique, à mon grand désespoir, depuis octobre dernier, pour des raisons évoquées en 1) dans le réseau Apprendre 2.0, j'ai commencé à dégager certains points essentiels (et généralement très manquants) nécessaires à notre système d'éducation, afin qu'il puisse franchir le fossé qui continue de se creuser entre le numérique et l'école archaïque, comme je pourrais la nommer, si elle s'entête à rester figée dans le temps comme elle le fait trop souvent présentement.

Ce fossé, à mon avis, s'il continue de se creuser, va contribuer à polariser les positions et à paralyser tout espoir d'avancement ou d'évolution, si lente soit-elle dans une société qui, elle, évolue de plus en plus à la vitesse Grand V, voire exponentielle. La polarisation extrême, dans un débat, contribue généralement à le rendre complètement stérile... Par exemple, une polarisation entre les obsédés de la sécurité informatique (qui possèdent des arguments sommes toutes légitimes, mais enfermés dans une logique castrante ou paralysante qui finit par plus nuire qu'aider) et les innovateurs pédagogiques qui veulent un outil à leur service au lieu d'être au service d'outils limitatifs, brimants et contre-productifs, cette polarisation, donc, va finir par tuer toute exploitation des TIC en éducation. Triste constat. Va donc falloir innover hors système, hors cadre (hors cadres, quand ces cadres encadrent trop : trop de cadre et on ne voit plus l'oeuvre ai-je déjà dit ici), hors les heures d'ouverture (les syndicats ici ne seront d'aucun secours, enfermés qu'ils sont dans une époque où seul le papier existait, époque pré-web, ou web 0.0 ou -100 -- Le fax est un outil innovateur pour eux, si je caricature à peine)... Une innovation qu'il faudra payer cher, du prix de notre vie autre que professionnelle, allant ainsi dans le sens contraire de ce que j'évoquais en 1. Je n'en suis pas à un paradoxe près ;-)

On se servira sans aucun doute de la Crise économique au dos très large qui ira s'élargissant, pour nous foutre un paquet de coupures dans les pattes alors que l'investissement technologique pourrait aider grandement à économiser ailleurs dans de vieilles façons de faire qui coûtent une fortune.

Bref, pas grand optimisme ici, sinon les trucs hors cadre comme celui essayé récemment et les espoirs que j'entretiens encore via Apprendre 2.0 ou autres initiatives semblables.

Pour ce qui est des autres débats, disons qu'on n'a rien compris de la réforme (ou si peu), peu importe le nom qu'on lui donne. Chacun continue de faire à peu près à sa tête et on essaie encore d'uniformiser à outrance en ne tenant pas compte des particularités de chacun. Tant qu'à faire des programmes particuliers en éducation, on aurait dû continuer quelques "coches" de plus et viser plus loin pour ce qui est de l'individuation des apprentissages. Au lieu de ça, on est encore pris dans un système d'évaluation normative voire uniformisante qui engendre encore plus d'évaluations dites sommatives, au nom d'un système qui tente de rester hybride et de ne pas compléter sa mutation (ou adaptation) ou d'empiler les façons de faire, créant ainsi un presque-monstre... (Faut que je revienne là-dessus plus en détails... un jour - rappelez-le-moi quelqu'un ;-))

3-Au plan professionnel 2 : la musique... :
j'ai manqué de temps, d'énormément de temps, pour faire tout ce que j'aurais voulu... Le reste, ça devra attendre la retraite dans environ 20 ans ;-) Mais pour le reste, de ce que j'ai pu faire, ça a été relativement chargé avec le groupe vocal. On a pu jouer à Espace 400e, un soir de superbe beau temps de juillet dernier. Et on a fait un show avec un "vieil" artiste qui a quitté la scène depuis environ 20 ans, Jacques Michel (voir ici aussi), mais en qui j'ai découvert un être profondément humain, simple, avec qui il fait bon parler des heures et des heures et qui, musicalement, rend le travail très intéressant. On a eu du plaisir en travaillant et ça, c'est mon leitmotiv éternel - billet à venir, un jour, promis ! :-)

4-Au plan Web 2.0 :
-à part en éducation, où la stagnation et même le recul sont rois, ou presque - au nom de l'inertie des gros systèmes, j'ai découvert Twitter, outil ludique parfois pratique, souvent intéressant, mais qui peut s'avérer un gouffre de time consuming s'il n'est pas géré serré et si on ne limite pas la taille de sa Twittosphère...

-les suites de la web-non-conférence Vers l'Éducation 2.0 du 15 septembre 2007 ont donc continué de se manifester. J'ai continué la construction de mon réseau, qui unit à la fois des gens de l'Éducation et d'autres milieux. À l'image de ce blogue, je ne tiens pas à faire de catégories, préférant demeurer libre de toutes entraves idéologiques ou catégorisantes et préférant continuer de m'éclater dans ce Web dont je fais partie comme vous tous qui me lisez régulièrement ou à l'occasion.

5-Le reste :
pour le reste, j'ai lu hier la rétrospective humoristique de Stéphane Laporte, pendant laquelle lecture j'ai bien rigolé et qui résume tout ce dont j'aurais pu parler ici et dont je ne parlerai finalement pas, faute de temps et parce que ce sont des sujets maintes fois abordés ici ou ailleurs... et aussi dont nous entendrons peut-être parler dans le Bye-Bye ou autre show annuel de rétrospective !

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Sur ce, à très bientôt pour mon billet du 31 décembre dans le cadre de 400 ans, 400 blogues.

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MISE À JOUR : 30 décembre 2008 - 7h52 :

À lire ce billet de Mario Asselin, je me dis qu'il nous faut continuer de développer avec ce qu'on a et de faire ce qu'on peut... un jour à la fois, une chose à la fois, avec une personne à la fois. Beau contrat pour 2009... et les années suivantes :-)

09 décembre 2008

Expérience de vidéoconférence internationale

Il y a quelque temps, je (Je désigne ici Sylvain, puisque j'écris ce texte dans mon blogue ;-)) rencontrais Elizabeth Vitanza sur Apprendre 2.0. En fait, en septembre dernier, elle cherchait une classe francophone avec laquelle elle pourrait organiser une vidéoconférence avec ses élèves américaines (À Los Angeles) qui apprennent le français et qui en sont, pour la plupart aux premiers balbutiements.

Généreux par nature, j'offre la possibilité de faire éventuellement cette activité... [Elizabeth ajoute ici : «oui, vachement généreux, je dirais...»] (Merci Elizabeth ;-))

Quelques échanges de courriel et un ou deux tests Skype plus tard, le tout a fini par se concrétiser début décembre où, avec chacun un ordinateur, un projecteur et une paire de haut-parleurs, nous avons procédé à une vidéoconférence sur Skype.

D'abord, techniquement, avec chacun un groupe d'environ 15 élèves, il n'est pas facile de les faire parler un seul à la fois, si on veut éviter les coupures de son inhérentes à la vidéoconférence à plusieurs intervenants simultanément. La fébrilité et l'excitation des élèves était très palpable !

Les filles de la classe d'Elizabeth, timides au début devant les garçons qui composent en partie les groupes de Sylvain, ont parlé deux par deux en posant des questions simples aux élèves de Sylvain. Elles ont bien utilisé le vocabulaire qu'elles viennent d'étudier. (Qu'est-ce que vous aimez faire le week-end? Quels sont vos films favoris?, etc.) Mais cette fois-ci, c'était avec des compères plus authentiques (pas leur prof américaine) et elles se trouvaient pour la prémière fois dans le monde francophone en tant que personnes devant prendre la parole.

Alors pour une première, les échanges ont été assez limités, mais malgré ces embûches, je réalise que les élèves (les miens surtout, puisque j'étais à côté) ont fait quelques apprentissages déjà au premier essai.

D'abord s'ouvrir sur le monde n'a pas de prix. Apprendre à respecter chacun est encore plus nécessaire quand la technique empêche littéralement les gens de parler en même temps. Plusieurs de mes élèves en étaient à leur première vidéoconférence et certains ne réalisaient pas que leurs réflexions occasionnelles "passées" en aparté pouvaient être entendues quand même à l'autre bout, même si 4835 km nous séparent (selon GoogleMap !)


Agrandir le plan

C'était aussi agréable de voir les yeux des élèves briller d'excitation. Quelques uns de mes élèves ont aussi essayé, parfois maladroitement, de poser une ou deux questions en anglais (je sais que c'est une classe de français que j'ai, mais on peut parfois dépasser un peu les frontières et les oeillères, non? ;-)
Les filles filles d'Elizabeth lui demandent depuis, chaque jour, quand on aura l'occasion de faire une autre cidéoconférence et si on peut avoir des 'pen pals' par courriel. Elizabeth ajoute ceci: «Le chat a réussi là où je ne peux jamais, étant adulte et pas jeune--mes élèves se rendent compte qu'il y a vraiment des adolescents qui parlent le français qu'elles étudient.»

Depuis ce moment, Elizabeth et moi essayons de fixer une autre vidéoconférence, avec chacun un autre groupe de nos élèves, du même groupe d'âge. Finalement, ça devrait se concrétiser en janvier. On a aussi quelques autres projets, dont peut-être une plateforme Ning pour favoriser les échanges entre ces deux communautés d'élèves... À voir...

Bref, il est intéressant de créer et d'innover. Je remercie Elizabeth pour l'idée de départ grâce à laquelle on va faire un bout de chemin avec nos groupes d'élèves.

NOTE : ce billet a été écrit en collaboration avec Elizabeth Vitanza.

02 décembre 2008

Linéarité idéale ? Sinuosités souhaitables ?

Ça fait quelque temps que je mijote quelque chose en ce sens, via quelques commentaires laissés ici (Guitef) et (Dominic Arpin), ainsi que quelques réflexions qui se poursuivent depuis, sans que je n'aie pris le temps d'ajouter le tout à mon éternelle série de billets à écrire ... un jour ! (voir ci-contre à droite)

Voici donc les 2 prémisses laissées sur le web concernant ce billet :

1-d'abord chez François :
De toute façon, une participation web humaine, c'est comme un humain : ça fluctue, évolue, autant dans le contenu que dans la disponibilité, etc. Il y a des vagues. L'humain est tout sauf une maudite ligne droite plate ;-) Voilà !

2-ensuite chez Dominic :
Je lis ici ce que je vis depuis un bout de temps déjà… Notre présence bloguesque ne peut être constante, linéaire, etc. MAIS nos lecteurs finissent par développer, sinon une dépendance, à tout le moins une sorte d’accoutumance… Pour certains, ça finit par se transformer en exigence - parfois non, mais le blogueur peut le ressentir comme ça. Nos journées ont 24 h. De ce nombre, quelques unes doivent être consacrées au sommeil, sinon on risque l’épuisement total, ce qui nous éloignera encore plus de notre blogue (et des multiples autres tiroirs ouverts qui incitent au multitasking!) Bref, après mon commentaire chez François Guité (Guitef) sur à peu près le même sujet, voilà que je poursuis ma réflexion ici… Serais-je dû pour en faire un billet, sûrement ;-) [...]


La linéarité et son idéal... théorique vs les sinuosités qui parsèment notre réalité !

Selon mon expérience, on a souvent tendance à se représenter la réalité de façon linéaire. La droite apparait ainsi comme l'idéal de stabilité à atteindre, comme un summum vers lequel on voudrait tous tendre un jour, etc.

Mais avez-vous déjà circulé sur une autoroute parfaitement droite ? Impossible, car elle n'existe pas, n'est-ce pas ? Il arrive toujours un jour ou l'autre qu'il y ait un obstacle à contourner, grâce au relief présent(1), entre autres. Ainsi en va la vie, je pense. Et de plus, quoi de plus plate qu'une autoroute parfaitement droite : de quoi s'endormir en conduisant (surtout à 100km/h, mais ça, c'est une autre histoire qui pourrait faire l'objet d'un autre billet à venir ;-))

Alors je crois sincèrement que l'humain, à cause de son idéalisation de la linéarité, se fait des attentes irréalistes dans la vie. C'est sûr que lorsqu'on regarde un but à atteindre, on regarde "droit" devant, mais le chemin qui y mène comportera d'inévitables courbes. (Loin de moi l'intention d'arrêter les rêves : ils ont leur utilité, ils sont le moteur de ce qui viendra par la suite, même imparfaitement...)

Il en va de même dans les réalisations humaines que dans les relations humaines : il arrive qu'on se fasse des attentes face à l'autre, mais que celui-ci, humain lui aussi, évolue, au gré de son chemin forcément non droit, et que ce chemin prenne parfois des directions que nous ne soupçonnons pas ni l'un ni l'autre, et ce, pour un temps seulement ou pour longtemps...

Bref, il n'y a pas d'absolu et c'est ce qui déroute souvent. L'être humain a besoin de constantes auxquelles se raccrocher, mais les constantes et la "droiture" qu'elles sous-entendent ne forment jamais complètement la réalité de la vie.

On pourrait aussi poursuivre avec le système scolaire. On l'a idéalisé sous une forme plutôt linéaire. Or, cette forme linéaire finit par ne plus répondre aux besoins actuels (en plus ou moins grande partie), puisque la vie a évolué dans un chemin qui finit par être différent du système lui-même et de ce qu'il prône.

C'est comme les gens qui disent aujourd'hui qu'on a détruit leur grammaire parce qu'on parle d'une toute petite et timide réforme de l'orthographe et d'une nouvelle compréhension de plusieurs règles de grammaire (2 choses très distinctes, tiens-je à signaler). On a modifié les repères linguistiques de ces gens, oui. Mais ces modifications sont le signe que la langue est vivante ! Le français n'est tout de même pas le latin, qui est une langue figée, puisqu'elle n'est plus pratiquée, et est donc morte (sauf en certains endroits très reclus, disons...). Il en est probablement comme cela des autres langues vivantes... Alors ce qui est plus surprenant, c'est qu'on n'ait pratiquement rien changé en grammaire entre 1770 et 1990 (environ), obnubilé par les absolutismes proclamés par Maurice Grévisse et les autres avant lui !

Le défi, maintenant, pour aujourd'hui et, surtout, demain (car demain, aujourd'hui sera déjà devenu hier !!!), c'est de trouver une façon d'évoluer qui préserve cette impression de sécurité que donnent les constantes, tout en finissant par rattraper le décalage qu'introduit la technologie à la vitesse des électrons qui se meuvent sous notre clavier d'ordinateur ! Méchant beau défi auquel j'ai le goût de participer, à la mesure de mes maigres moyens !

Voilà donc, bien maladroitement car incomplète, ma petite synthèse-réflexion amorcée chez François et Dominic. C'est fou ce que les blogues peuvent faire faire du chemin :-) J'aime bien !

Note:
(1) Dans les Prairies, peut-être que ce genre de route existe pendant de longs kilomètres, mais avouons que c'est extrêmement rare... Il y a même certains ingénieurs qui ont construit 35km de route absolument tortueuse malgré un relief presque parfaitement plat, entre Aguanish et Natashquan (voir ici), le tout juste pour ralentir la circulation dans le coin !

11 novembre 2008

Accessibilité Internet - un droit pour TOUS !

ou L'art de con-cevoir un site de façon absolument imbécile au RQAP !

En ces jours où on revendique un accès Internet haute vitesse pour tous (Voir le Wiki du Plan numérique pour le Québec, initiative née ces jours-ci chez des blogueurs et autres acteurs du Web que je connais ou que je découvre), permettez-moi de revendiquer, en premier lieu, d'abord et avant tout, l'accessibilité POUR TOUS aux services gouvernementaux en ligne, ce qui est loin d'être le cas au Gouvernement du Québec !!!

Imaginez-vous donc que, récemment, j'ai eu maille à partir avec les "sévices" informatiques du RQAP (Pour les "cousins" : Régime Québécois d'Assurance Parentale, qui chapeaute l'administration des congés de maternité et, dans mon cas, de paternité...)

J'essaie de faire court, mais je ne passerai pas sous silence les détails croustillants et désolants de la saga. Il y a, sur le site du RQAP, une section qui nous dit qu'on peut faire notre demande en ligne pour le congé : youppi ! que je me dis alors, je vais pouvoir aller plus vite et faire ma demande le premier jour du retour à la maison, avec maman et bébé :-) Je vais aussi pouvoir remplir en ligne la demande pour maman pour son congé de maternité ! Yabadabad...ARRRRGGGGHHHH ! Qu'est-ce que c'est que ça, non mais *&@%#?&@%$#&@?#%......

Je vous fais grâce des détails et des mots saugrenus qui ont pu alors instantanément sortir de ma bouche, et ce, malgré la présence des très chastes oreilles de poupon qui dormait tout près !

Voyez-vous, sur le site du RQAP, il faut avoir AB-SO-LU-MENT Windows comme système d'exploitation et il faut AB-SO-LU-MENT avoir Microsoft Internet Explorer comme navigateur Internet. Pour paraphraser : hors Microsft, point de salut ! M'enfin, si... On peut aussi utiliser, tenez-vous bien, un autre navigateur : un certain netscape (Quoi ??? Ça existe encore, ça ?)

NIAISERIE !

Si l'imbécillité pouvait tuer, il y aurait un con-cepteur de sites de moins sur cette planète.

Entretemps, j'ai su, via une personne qui s'est avérée travailler au RQAP, que le site a été réalisé par un sous-traitant (J'ai plutôt l'impression qu'il s'agissait d'un saoul-traitant, dans ce cas précis). Encore une fois, on y est probablement allé avec le plus bas soumissionnaire, je ne sais pas ni ne veux le savoir !

Le pire, c'est qu'il n'y a AUCUNE adresse courriel à laquelle on peut faire parvenir quelque chose comme une plainte au RQAP. Voici ce qu'on lit sur leur site Internet, dans la section Pour nous joindre :
Par Internet
Vous pouvez communiquer avec le Centre de service à la clientèle en utilisant les services en ligne. Il vous suffit d’être inscrite ou inscrit aux services en ligne du RQAP et d’avoir fait une demande de prestations. C’est en accédant à votre dossier que vous pourrez transmettre votre demande de service (demande d’information, demande d’assistance ou plainte).

Bref, il faut que je sois inscrit, sous Windows, dans Internet Explorer, pour pouvoir porter plainte pour le fait que je ... ne peux pas m'inscrire !!! La poule ou l'oeuf ? Plus ridicule que ça, tu es mort et enterré depuis bien avant l'invention non pas d'Internet, mais de l'écriture elle-même...

Désolant, ridicule, imbécile, web 0.0 et quoi d'autre encore !

Je dois donc me résigner et envoyer ma plainte par courrier papier ou encore écrire directement au ministre (Sam Hamad) qui a eu la «gentillesse» de laisser une adresse courriel dans sa lettre papier envoyée pour flasher avec le calcul qui a suivi ma demande et l'acceptation de celle-ci, tout ça sur papier !

Alors, pour conclure, avant même de revendiquer un accès haute vitesse pour tous pour être ainsi "de son temps", je me permets de revendiquer l'accessibilité aux services gouvernementaux en ligne POUR TOUS ! Si quelqu'un peut relayer cette revendication dans le Plan pour un Québec numérique, merci de le faire ou de me dire comment le faire (Je n'ai pas eu assez de temps pour tout lire ce qu'il y a là-dessus, et surtout, où contribuer)...

MISE À JOUR : 2008-11-11--17h28
Jean Charest promet une ville sans fil pour Québec, sans mentionner le nom de Zap-Québec, même si on espère qu'il confiera l'administration du million de $ aux gens de Zap Québec (comme ça, on sait que ça sera bien dépensé !), et sans mentionner le mot Montréal (qui est inclus dans les autres villes auxquelles on fait vaguement allusion : les régionnalistes vont e^tre contents ;-)))

EN MÊME TEMPS, oubliez pas M. Charest d'élargir l'accès à vos services en ligne, svp !

Le mosquito - arme de destruction de l'ouïe ?

Après la sonnerie de cellulaire pour les adolescents (juin 2006), voici le mosquito, un dispositif qui envoie un son suraigu que seuls les jeunes oreilles peuvent entendre...

Inutile de préciser ici que si j'étais à un tel commerce avec mon bébé et que celui-ci se mettait soudainement à pleurer, je ne saurais identifier la source de ces pleurs...

(Voir le tableau joint au billet de François, premier lien ci-haut, pour avoir une idée de l'acuité auditive en fonction de l'âge...)

05 novembre 2008

HD : Hologramme Débile :-)

Voici ce que CNN a lancé hier soir pendant la couverture des élections américaines. Quand la science-fiction devient réalité, un peu plus de 30 ans après le premier Star Wars !

06 octobre 2008

02 octobre 2008

Buzzz.tv - débuts prometteurs et laborieux :-)

Pendant le débat des chefs d'hier, version française donc, a eu lieu la première "véritable" expérience pour l'équipe de Buzzz.tv. Dans le premier quart d'heure, le taux de participation a eu raison du serveur qui recevait trop de requêtes en même temps et qui a fini par flancher.

Les irréductibles sont demeurés, dont un groupe d'environ 35 à 40 personnes partageaient en même temps un chatroom IRC sur le Net. (Une de mes anciennes élèves, qui est en 5e secondaire et dont je supervise le projet personnel de fin d'études, est venue nous rejoindre dans ce chatroom pendant un bon moment :-))

Par la suite, après moult sueurs froides, les vaillants techniciens ont réussi à redémarrer le tout et à nous faire profiter du Buzzz, malgré une limitation des participants (environ 200) pour assurer le fonctionnement du "laboratoire" jusqu'à la fin du débat...

Réactions ici (Yves Williams), là (Mario Asselin), là (CFD) et là (Jacques Cool qui voit déjà un potentiel pédagogique à l'outil).

Cartographie du Buzzz ici (Merci à Greg de chez Poly9 !)

Tableau statistique ici aussi. Disons que ça fait ressortir le fait que ceux qui ont pu faire partie des 200 chanceux avaient tous une aversion contre les conservateurs... ;-)
Ce qui a fait dire plusieurs choses pas toujours gentilles de la part d'anglophones plutôt pro-conservateurs - voir les commentaires... Ils n'ont qu'à participer ce soir, on verra bien !

01 octobre 2008

Dîner de twits :-)

Ce midi, j'ai participé partiellement (faute de temps disponible - je devais me diviser en 2, presque 3) à ce que nous avons amicalement convenu d'appeler le dîner de twits !

En fait, l'idée est venue comme ça, un jour, sur Twitter et 3 heures et 4-5 phrases de même pas 140 caractères plus tard, le rendez-vous était fixé. (Lien ici, 2e paragraphe)

Ce midi, nous avons jasé de pédagogie, de changement de paradigme, des TIC qu'il faudrait BIEN intégrer (2 sens ici) au système d'éducation actuel comme quelque chose qu'on colle "par-dessus" ou des TIC qu'il faut plutôt voir comme un outil plus englobant au même titre que l'imprimerie qui révolutionna le monde jadis... Etc. Une bonne partie a été enregistrée pour retour ultérieur possible...

À divers moments de la non-conférence (car c'en était bien une), ont été regroupés jusqu'à 6 intervenants du domaine de la formation et des apprentissages provenant de l'Angleterre et du Canada (du Nouveau-Brunswick, du Québec et de l'Ontario)...

Une belle expérience, malgré les bogues des plug-ins d'Adobe Connect sur Safari (vive alors Firefox), les incompatibilités d'Adobe Connect sur Linux et les quelques saccades audio et vidéo inhérentes à nos connexions perfectibles...

Ci-joint une capture-écran de l'événement, avec l'Aimable autorisation de chacun des participants :-)




MISE À JOUR : Photo d'une des personnes légèrement rendue floue à sa demande :-)