18 novembre 2008

Une conférence qui a su toucher tout le monde

Cet AM, nous avons eu, à mon école, une conférence donnée par une personne, ex-toxicomane, qui se qualifie encore de dépendante, après 20 ans de sobriété.

Pour avoir déjà entendu pareille conférence, j'avoue que mes attentes ont largement été dépassées ! D'habitude, on a droit à un discours "so so", correct, où la personne raconte son expérience, à peu près chronologiquement, pour finir par nous dire qu'elle a réussi à se sevrer, souvent grâce à de l'aide, puis qu'elle s'en est sortie, mais qu'il lui faut considérer chaque journée une par une, sans plus, et ainsi avancer dans la vie en en étant conscient, pleinement ! Être conscient de sa vie, c'est pas rien quand tu reviens de si loin...

Ce matin, on a eu droit à exactement cela, mais aussi à un gros PLUS, qui a fait toute la différence. En fait, la personne a réussi ce que tous les conférenciers ne réussissent pas toujours : elle a réussi à être un humain, dans toute son humanité, qui parle à d'autres humains, dans ce cas-ci un grand groupe de plus de 400 ados de 3e secondaire qui en ont vu d'autres et qui sont les meilleurs juges qui soient, et les plus impitoyables aussi. Leur attitude ne ment jamais là-dessus.

On avait donc plus de 400 ados, rivés à leur chaise, ces chaises de plastique craquant au moindre mouvement de cil d'habitude, ces chaises étonnamment silencieuses ce matin, tellement la concentration à l'écoute était grande.

Et on a eu droit à ce courant qui passe, qu'on sent passer, qu'on voit presque. WOW !

La personne a su toucher tout le monde présent. Toucher les gens pas seulement par la profondeur de la déchéance humaine dans laquelle elle s'est un jour enfoncée et qui, 20 ans après, lui fait encore mal à se rappeler, mais aussi les toucher par cette sorte d'émotion-humaine transmise à chacun qui était présent. Presque un coeur à coeur, pourrais-je dire.

La personne nous a ainsi parlé des origines de son mal-être, de son enfance dans une famille dysfonctionnelle, des abus sexuels subis, de la relation qu'elle voulait développer avec son propre enfant pour faire différent de la relation qu'elle n'avait jamais eue quand elle était enfant, de sa recherche de l'amour de quelqu'un, du pardon qu'elle a accordé à toutes ces personnes lui ayant fait mal, de ses amitiés non véritables, de sa vie à transformer, de sa vie transformée, de la ligne du NON qu'il ne faudrait pas franchir, etc. Bref, une leçon de vie, pas moralisatrice du tout, touchante de vérité, sans références à aucun "système" quelconque, religieux ou autre, le tout raconté de façon non sensationnelle, simplement, sans artifice aucun.

Juste de l'humanité pure.

Voilà pourquoi, je pense, le message a si bien passé. Voilà pourquoi tant de questions dites intelligentes ont surgi. Voilà pourquoi j'ai entendu tant de commentaires touchants eux aussi, souvent dits avec enthousiasme par les jeunes sortant de la conférence. Voilà pourquoi je pense que cette conférence, dans le fin fond, était une invitation à mordre dans la vie à pleines dents, car la vie a du beau à nous apporter. Il faut juste le voir et prendre les moyens pour pouvoir le savourer :-)

P.S.: Bon 20e de sobriété à la conférencière :-)

16 novembre 2008

RIP F1 au Canada :-(

J'ai toujours considéré la Formule 1 comme la meilleure des courses automobiles. C'était en tout cas un événement international, de par les lieux des courses et de diffusion de ce sport...

Hélas, l'argent aura ici aussi eu raison du sport. L'appétit sans fin (et non sans faim) de Bernie Ecclestone et ses sbires sont en train de tuer petit à petit ce sport que j'ai suivi depuis que je suis tout petit, "haut comme ça"... Et si on ne tue pas le sport directement, on tue l'intérêt chez une grande part du public international...

Le côté international de la F1 est donc en train de s'éteindre, puisqu'il ne restera principalement que l'Europe et l'Asie (moins la Chine bientôt, peut-être?). Exit donc l'Amérique du Nord, au grand dam des constructeurs qui perdent une vitrine intéressante. Il y a d'abord eu l'abandon du Grand Prix des États-Unis, puis, maintenant, le Canada.

Avec l'absence de Grand Prix au Canada, je me demande si des droits de télédiffusion seront encore achetés (à forts prix) par les réseaux de sports canadiens : j'en doute. Mais je doute surtout de mon intérêt personnel à suivre un sport qui, malgré tous ses attraits, est entaché par l'appétit vorace du rapace insatiable le gouvernant. Dommage !

L'autre partie de la déception ecclestonesque provient du fait que des améliorations étaient constamment apportées pour satisfaire les exigences et que, malgré cela, Môssieur Insatiable a décidé de profiter d'une petite faille à un contrat qui garantissait supposément un GP du Canada jusqu'en 2011 ! Comment voulez-vous que, par la suite, un public ne se sente pas floué ?

Déception, donc. Et la F1 va perdre de ses ardents défenseurs dans ce coin-ci du globe. Dommage, car c'était un sport que j'appréciais au plus haut point.

Cette perte, ce n'est que nous, ou presque, qui allons la vivre avec plus d'intensité, car les dirigeants de la F1, pendant ce temps, vont se farcir les poches de pétrodollars (ou de pétrodinars) et se gargariser des succès des circuits "à 1 milliards" comme on s'apprête à en développer un à Abu Dhabi...

Voilà ! RIP F1 pour moi...

Un vidéo dont vous êtes le héros ?

via fil Twitter de Martin Lessard, cette découverte :



Bonne mission :-)

15 novembre 2008

Domino Day

Quand je vois ça, je me dis que je ne perds pas beaucoup de temps dans Twitter ou autres outils Internet :-)



Juste le temps de préparation représente une somme d'heures (jours / mois) absolument inouïe. En effet, il n'y pas juste à placer les 4 500 000 dominos, mais il faut aussi les peindre pour représenter de véritables fresques !

Sur ce, je retourne à mes piles de correstions ;-)

13 novembre 2008

Blogueur citoyen vs journaliste

Est-ce que nous assisterons à un débat trop polarisé où chacun NE pourra faire la part des choses ? J'espère que non !

Il n'y a pas les bons journalistes et les méchants blogueurs voleurs de job ... ou l'inverse ! Il y a simplement des journalistes et des blogueurs. Peut-on inviter ces derniers à assister, avec accréditation, aux mêmes événements (politiques ou autres) que les journalistes ?

Le débat a été lancé récemment et je n'ai pas pris le temps d'en parler, mais je veux attirer votre attention, chers lecteurs, sur ce phénomène. D'abord parce que certains d'entre vous bloguez aussi et ensuite parce que les autres auront une source de plus pour être sensibilisé à la situation.

Mais comme je manque cruellement de temps, je vous relaie donc quelques références utiles :

un billet chez Mario Asselin qui récapitule pas mal l'ensemble du dossier

et un Wiki pour définir ensemble des critères pour peut-être éviter que des partis politiques aient l'idée saugrenue de "paqueter" l'assemblée des accrédités en n'invitant que des blogueurs qui pensent comme le parti, ce qui discréditerait et le parti et les blogueurs eux-mêmes, dans leur "nouvelle fonction-qui-n'en-est-peut-être-pas-encore-une-aux-yeux-de-certains-journalistes", etc.

À suivre...

MISE À JOUR : 2008-11-14--8h09 :

Après lecture chez Martin Comeau, voici ce que j'ai posté en commentaire, en réaction à son billet de ce matin :

L'impression que tout ça me donne, c'est qu'il faut éviter, comme je le disais dans ma trop courte note (ci-dessus), de polariser inutilement le débat et de faire les nuances qui s'imposent : tu en fais de très intéressantes ce matin...

En fait, comme le fait d'être blogueur est un phénomène très récent (explosion en nombre depuis 2-3 ans maximum, peut-être 4 en forçant un peu beaucoup), nous avons des frontières à tracer, ou plutôt pour faire moins encadrant ou limitatif (ce qui serait anti-"philo"-de-blogue), nous avons des balises à inventer selon les usages possibles du blogue, car ses usages sont multiples et ce ne sont sûrement pas tous les blogueurs qui font dans le "reportage-citoyen" quand ils informent ou dans l'"éditorial-citoyen" quand ils donnent leur opinion, etc. Il existe en fait beaucoup de sortes de blogueurs ET des blogueurs qui appartiennent à plusieurs catégories (Perso, me faire enfermer dans UNE catégorie, pas capable ! Point final)

Bref, continuons notre réflexion (pourquoi pas dans le wiki commencé récemment par Mario et al.?) et ainsi nous avançons :-)

11 novembre 2008

Accessibilité Internet - un droit pour TOUS !

ou L'art de con-cevoir un site de façon absolument imbécile au RQAP !

En ces jours où on revendique un accès Internet haute vitesse pour tous (Voir le Wiki du Plan numérique pour le Québec, initiative née ces jours-ci chez des blogueurs et autres acteurs du Web que je connais ou que je découvre), permettez-moi de revendiquer, en premier lieu, d'abord et avant tout, l'accessibilité POUR TOUS aux services gouvernementaux en ligne, ce qui est loin d'être le cas au Gouvernement du Québec !!!

Imaginez-vous donc que, récemment, j'ai eu maille à partir avec les "sévices" informatiques du RQAP (Pour les "cousins" : Régime Québécois d'Assurance Parentale, qui chapeaute l'administration des congés de maternité et, dans mon cas, de paternité...)

J'essaie de faire court, mais je ne passerai pas sous silence les détails croustillants et désolants de la saga. Il y a, sur le site du RQAP, une section qui nous dit qu'on peut faire notre demande en ligne pour le congé : youppi ! que je me dis alors, je vais pouvoir aller plus vite et faire ma demande le premier jour du retour à la maison, avec maman et bébé :-) Je vais aussi pouvoir remplir en ligne la demande pour maman pour son congé de maternité ! Yabadabad...ARRRRGGGGHHHH ! Qu'est-ce que c'est que ça, non mais *&@%#?&@%$#&@?#%......

Je vous fais grâce des détails et des mots saugrenus qui ont pu alors instantanément sortir de ma bouche, et ce, malgré la présence des très chastes oreilles de poupon qui dormait tout près !

Voyez-vous, sur le site du RQAP, il faut avoir AB-SO-LU-MENT Windows comme système d'exploitation et il faut AB-SO-LU-MENT avoir Microsoft Internet Explorer comme navigateur Internet. Pour paraphraser : hors Microsft, point de salut ! M'enfin, si... On peut aussi utiliser, tenez-vous bien, un autre navigateur : un certain netscape (Quoi ??? Ça existe encore, ça ?)

NIAISERIE !

Si l'imbécillité pouvait tuer, il y aurait un con-cepteur de sites de moins sur cette planète.

Entretemps, j'ai su, via une personne qui s'est avérée travailler au RQAP, que le site a été réalisé par un sous-traitant (J'ai plutôt l'impression qu'il s'agissait d'un saoul-traitant, dans ce cas précis). Encore une fois, on y est probablement allé avec le plus bas soumissionnaire, je ne sais pas ni ne veux le savoir !

Le pire, c'est qu'il n'y a AUCUNE adresse courriel à laquelle on peut faire parvenir quelque chose comme une plainte au RQAP. Voici ce qu'on lit sur leur site Internet, dans la section Pour nous joindre :
Par Internet
Vous pouvez communiquer avec le Centre de service à la clientèle en utilisant les services en ligne. Il vous suffit d’être inscrite ou inscrit aux services en ligne du RQAP et d’avoir fait une demande de prestations. C’est en accédant à votre dossier que vous pourrez transmettre votre demande de service (demande d’information, demande d’assistance ou plainte).

Bref, il faut que je sois inscrit, sous Windows, dans Internet Explorer, pour pouvoir porter plainte pour le fait que je ... ne peux pas m'inscrire !!! La poule ou l'oeuf ? Plus ridicule que ça, tu es mort et enterré depuis bien avant l'invention non pas d'Internet, mais de l'écriture elle-même...

Désolant, ridicule, imbécile, web 0.0 et quoi d'autre encore !

Je dois donc me résigner et envoyer ma plainte par courrier papier ou encore écrire directement au ministre (Sam Hamad) qui a eu la «gentillesse» de laisser une adresse courriel dans sa lettre papier envoyée pour flasher avec le calcul qui a suivi ma demande et l'acceptation de celle-ci, tout ça sur papier !

Alors, pour conclure, avant même de revendiquer un accès haute vitesse pour tous pour être ainsi "de son temps", je me permets de revendiquer l'accessibilité aux services gouvernementaux en ligne POUR TOUS ! Si quelqu'un peut relayer cette revendication dans le Plan pour un Québec numérique, merci de le faire ou de me dire comment le faire (Je n'ai pas eu assez de temps pour tout lire ce qu'il y a là-dessus, et surtout, où contribuer)...

MISE À JOUR : 2008-11-11--17h28
Jean Charest promet une ville sans fil pour Québec, sans mentionner le nom de Zap-Québec, même si on espère qu'il confiera l'administration du million de $ aux gens de Zap Québec (comme ça, on sait que ça sera bien dépensé !), et sans mentionner le mot Montréal (qui est inclus dans les autres villes auxquelles on fait vaguement allusion : les régionnalistes vont e^tre contents ;-)))

EN MÊME TEMPS, oubliez pas M. Charest d'élargir l'accès à vos services en ligne, svp !

Le mosquito - arme de destruction de l'ouïe ?

Après la sonnerie de cellulaire pour les adolescents (juin 2006), voici le mosquito, un dispositif qui envoie un son suraigu que seuls les jeunes oreilles peuvent entendre...

Inutile de préciser ici que si j'étais à un tel commerce avec mon bébé et que celui-ci se mettait soudainement à pleurer, je ne saurais identifier la source de ces pleurs...

(Voir le tableau joint au billet de François, premier lien ci-haut, pour avoir une idée de l'acuité auditive en fonction de l'âge...)

05 novembre 2008

HD : Hologramme Débile :-)

Voici ce que CNN a lancé hier soir pendant la couverture des élections américaines. Quand la science-fiction devient réalité, un peu plus de 30 ans après le premier Star Wars !

04 novembre 2008

Suggestions de UNEs pour les journaux

...du 5 novembre 2008:

McCain fait patate

et

Obama casse la baraque ! :-)

Que le temps passe !!!

Eh oui, le temps passe, chers lecteurs !

Bébé grandit à vue d'oeil, le congé de paternité est terminé (Je n'ai pas pris les 5 semaines au complet : ça coûte trop cher - je vous dirai un jour pourquoi), le retour au boulot s'est effectué hier lors d'une journée pédagogique de laquelle je suis ressorti la tête grosse «comme ça», tellement il y eut réunions par-dessus réunions (Une n'était pas terminée qu'une autre était déjà commencée : le don d'ubiquité est une utopie réellement... utopique !)

Parallèlement à cela, je vis dans l'immédiateté de Twitter, qui permet un contact avec des gens presque en instantané, qui permet de transmettre des états d'âme en instantané, carrément... et j'essaie de désembourber mon fil RSS ;-) Je n'y arrive évidemment pas ;-) Les lectures s'ajoutent à un rythme plus rapide que celui des moments de lectures possibles pour moi...

J'apprends aussi qu'un lien wi-fi "officieux" a été muselé aussitôt son instigateur parti d'une école, de par l'obsession de la sécurité de nos bonzes maniaque (ou paranoïaques?) de la sécurité, et j'ai nommé nos "sévices" informatiques qui gouvernent nos écoles de leur tour d'ivoire "signée-commanditée(?) Microsoft" à la CS... J'exagère un peu, mais à peine...

Pendant ce temps, on discute ces jours-ci d'évaluationS. J'y mets un S majuscule, car au nombre de ces évaluations, je conclus que nous vivons dans un système hybride qui n'est pas prêt de se transformer, si on croit la ministre de l'éducation et ses désirs d'évaluer les connaissances, comme dans l'temps... Connaissances ET compétences : on évalue tout ça ? Comment et quand va-t-on corriger tout ça, maintenant ? ET, par-dessus tout, comment vont survivre les étudiants qui n'auront peut-être plus le temps d'apprendre véritablement, tellement ils seront occupés par les évaluations... Évaluer est une chose, surévaluer en est une autre...

Là-dessus, il me faut aller corriger ce qui s'est fait en mon absence de l'école...

Et continuer de rêver au moment où je pourrai écrire tous ces billets qui cogitent en moi...

16 octobre 2008

Originalité folklorique

Ce soir, par hasard, alors que je cherche, avec de la visite venue voir le ti-poupon, les paroles exactes de la décomposition du mot "bégayer" dans la chanson de La Bolduc Un bouton sur le bout de la langue, je tombe sur cet extrait du groupe Armand Guindon. Original. J'aime bien, même si ce n'est pas mon style d'ordinaire :-)



Malheureusement, dans cet extrait, on ne bégaye pas le motbégayer comme mary Travers le faisait... Mon mystère demeure, même si ma mémoire se souvient assez précisément. Bref, je veux vérifier avant de dire n'importe quelle syllabe ;-)

11 octobre 2008

Bébé Alexis :-)

Comme tout papa pour la première fois, je suis un peu gaga, ne vous en déplaise ! Mais ça va se passer, n'ayez crainte... en fait, ça ne passe jamais, mais ça se dose ;-)

Alors voici notre fils Alexis, quelques jours après sa naissance (Le compte à rebours s'est transformé en compteur de jours en temps réel depuis la naissance... gracieuseté d'une erreur de programmation quelque part dans le widget !)


Depuis environ 3 jours (à partir du jour de la naissance), plein d'émotions m'habitent. Impossible de les nommer, les mots sont parfois inutiles ou incapables de traduire la richesse et la complexité de la variété des émotions...

Une pièce instrumentale (je sais, ça ne rejoint pas un large public, ce genre de trucs, mais dans mon cas, ça parle parfois bien plus qu'on pense...) m'a trotté dans la tête constamment depuis 3 jours : les solos, les différents riffs, tout y était avec une précision surprenante... Et cette pièce venait se jumeler au mélange d'émotions joyeuses de façon tout aussi transparente et limpide. J'en suis le premier surpris.

Alors si vous voulez "apprécier" le truc (du genre jazz-fusion-machin-pas-toujours-catégorisable(!)), vous pouvez toujours écouter la pièce suivante, sinon, pas pires amis pour autant ;-)
Ça vous donnera une idée de la complexité des émotions - il serait même intéressant de tenter de traduire toute cette complexité musicale (écouter le solo de sax ou celui de la guitare) en une formidable équation dont le nombre de variables finirait par décourager le plus persévérant des matheux ;-)

Pandas Dream - Dave Weckl Band

Et je rêve du jour ou fiston pourra jouer cette pièce avec papa qui se verrait très bien combler discrètement (mais très présent) les lignes de B3 (orgue) qui soutiennent admirablement bien l'ensemble dans cet extrait.

07 octobre 2008

Bébé est né !

Bébé est né. C'est une beau garçon de 20 pouces, 7 lbs et 13,4 oz (51 cm et 3,554 kg pour les métriques ;-))

Plus de nouvelles plus tard.

Pas de connexion Internet à l'hôpital...

Disons que maman et bébé vont très bien et que papa est fort ému :-)

À+ pour tous, chers lecteurs :-)

06 octobre 2008

Généralisations et vérités...

Un peu d'insomnie (ça commence seulement par ici ;-)) fait parfois accoucher de drôles de réflexions...

Cette nuit, donc, pendant l'attente qui sera de plus en plus interminable dans les heures/jours à venir (voir le baby counter en bas de la sidebar ci-contre, à droite, qui ne parvient pas à afficher moins 1 day to go...), je me disais à peu près ceci :

Il est au moins un domaine où la plupart des humains ont finalement compris que la généralisation abusive ne sert ab-so-lu-ment à rien : la grossesse ! En effet, pas une femme ne réagit de la même façon et, chez la même femme, les grossesses sont toutes différentes, nombreux exemples à l'appui.

La généralisation a ceci d'utile, et seulement ceci, à mon humble avis : elle permet de mieux comprendre un phénomène, globalement, généralement, en général, ... MAIS, en aucun cas, la généralisation ne peut se faire pour accoucher de LA vérité. Tout au plus, aurons-nous parfois UNE vérité, celle de quelqu'un, qui tente d'ériger son raisonnement, SA vérité en vérité absolue, dans lequel cas la généralisation peut aisément être qualifiée d'abusive et LA vérité supposée devient rapidement UNE opinion parmi d'autres...

Par extension, si on regarde rapidement ce qui se passe dans une campagne électorale, pour prendre un exemple actuel ici, la plupart des candidats tentent de nous proposer LEUR vérité comme étant LA vérité, la seule valable, au détriment des autres. À moins que ce ne soit des "journalistes d'opinion", des chroniqueurs érigés au rang de juges de LA vérité (LEUR vérité - LEUR interprétation des faits) qui nous inondent de leurs jugements PARFOIS préfabriqués... (Faut quand même que je fasse attention de ne pas généraliser abusivement tout de même ;-)

Tout ceci me fait conclure qu'en cette époque, j'ai l'impression d'assister à un glissement du développement du jugement dans la population : on tend de plus en plus à vouloir adopter du prêt-à-porter pour le cerveau, de la réflexion prémâchée, du Pablum, comme j'ai déjà mentionné dans ce billet. On veut aussi parfois que LE BON gouvernement se substitue au jugement des gens qui composent la population : que le gouvernement décide de ceci ou de cela, etc.

Vitement, il nous faut aider nos élèves à développer leur jugement critique, sinon nous vivrons très bientôt dans une société où le jugement sera l'apanage d'une petite élite qui dictera quoi penser au reste de la société ! Et ça, je n'en veux ab-so-lu-ment pas de cette société de moutons suiveux ! Qu'on se le dise !

Nouveau génie du... Rubik Cube

...ou Retour vers le futur ?

02 octobre 2008

Buzzz.tv - débuts prometteurs et laborieux :-)

Pendant le débat des chefs d'hier, version française donc, a eu lieu la première "véritable" expérience pour l'équipe de Buzzz.tv. Dans le premier quart d'heure, le taux de participation a eu raison du serveur qui recevait trop de requêtes en même temps et qui a fini par flancher.

Les irréductibles sont demeurés, dont un groupe d'environ 35 à 40 personnes partageaient en même temps un chatroom IRC sur le Net. (Une de mes anciennes élèves, qui est en 5e secondaire et dont je supervise le projet personnel de fin d'études, est venue nous rejoindre dans ce chatroom pendant un bon moment :-))

Par la suite, après moult sueurs froides, les vaillants techniciens ont réussi à redémarrer le tout et à nous faire profiter du Buzzz, malgré une limitation des participants (environ 200) pour assurer le fonctionnement du "laboratoire" jusqu'à la fin du débat...

Réactions ici (Yves Williams), là (Mario Asselin), là (CFD) et là (Jacques Cool qui voit déjà un potentiel pédagogique à l'outil).

Cartographie du Buzzz ici (Merci à Greg de chez Poly9 !)

Tableau statistique ici aussi. Disons que ça fait ressortir le fait que ceux qui ont pu faire partie des 200 chanceux avaient tous une aversion contre les conservateurs... ;-)
Ce qui a fait dire plusieurs choses pas toujours gentilles de la part d'anglophones plutôt pro-conservateurs - voir les commentaires... Ils n'ont qu'à participer ce soir, on verra bien !

01 octobre 2008

Dîner de twits :-)

Ce midi, j'ai participé partiellement (faute de temps disponible - je devais me diviser en 2, presque 3) à ce que nous avons amicalement convenu d'appeler le dîner de twits !

En fait, l'idée est venue comme ça, un jour, sur Twitter et 3 heures et 4-5 phrases de même pas 140 caractères plus tard, le rendez-vous était fixé. (Lien ici, 2e paragraphe)

Ce midi, nous avons jasé de pédagogie, de changement de paradigme, des TIC qu'il faudrait BIEN intégrer (2 sens ici) au système d'éducation actuel comme quelque chose qu'on colle "par-dessus" ou des TIC qu'il faut plutôt voir comme un outil plus englobant au même titre que l'imprimerie qui révolutionna le monde jadis... Etc. Une bonne partie a été enregistrée pour retour ultérieur possible...

À divers moments de la non-conférence (car c'en était bien une), ont été regroupés jusqu'à 6 intervenants du domaine de la formation et des apprentissages provenant de l'Angleterre et du Canada (du Nouveau-Brunswick, du Québec et de l'Ontario)...

Une belle expérience, malgré les bogues des plug-ins d'Adobe Connect sur Safari (vive alors Firefox), les incompatibilités d'Adobe Connect sur Linux et les quelques saccades audio et vidéo inhérentes à nos connexions perfectibles...

Ci-joint une capture-écran de l'événement, avec l'Aimable autorisation de chacun des participants :-)




MISE À JOUR : Photo d'une des personnes légèrement rendue floue à sa demande :-)

28 septembre 2008

Buzzz - interactivité en ligne



Expérience beta ce soir où nous avons, plusieurs dizaines de personnes à la fois, testé le truc pendant l'émission de télé Tout le monde en parle.

Il sera intéressant, au cours des prochaines heures, de voir ce que la gang d'iXmédia et les collaborateurs va faire avec les données. Déjà, visuellement, on pouvait voir très nettement l'inactivité pendant les pauses pub, voir aussi que Marie-Chantal Toupin, par exemple, favorisait le rouge (qui correspond à Je n'aime pas ce que je vois), voir aussi certaines fluctuations en temps réel entre le J'aime et le J'aime pas directement pendant les entrevues... tout en alimentant le tout avec nos perceptions, opinions, etc.

Fascinante expérience où on pouvait aussi chatter tout le groupe sur Onelinr, un service Google (?) qui a planté régulièrement au cours de l'expérience.

Prochain rendez-vous, le vrai, après résolutions de quelques bogues, mercredi pendant le débat des chefs... Perso, j'y serai, sauf si... le compteur tombe subitement à zéro dans ma sidebar ici ;-)

MISE À JOUR : 2008-09-29--08h00 :

Après lecture du retour d'expérience du ProfNoël, je dois dire que. de mon côté, voir presque en temps réel les données me plaisait, même si, selon lui, un biais peut être ainsi introduit... Je comprends fort bien sa réaction, car elle est logique. Mais on pourrait alors réconcilier les deux visions en mettant une "timeline" sous le graphique qui s'afficherait alors avec un délai de quelques secondes ou une minute maximum, ce qui permettrait aux visuels d'avoir un rétroregard quelques instants après avoir inscrit son opinion*. Pour les gars de iXmédia, c'est sûrement chose possible :-)
*Hier, on ne savait pas du tout s'il y avait délai et quel pouvait être ce délai. Avec une timeline, on saurait.

Un deuxième truc auquel je pensais en me levant ce matin : c'est quand même extraordinaire qu'en si peu de jours, quelque chose passe de l'état d'idée vague autour d'une table à projet concrétisé, non ? Ce n'est pas dans nos écoles ou dans le secteur public en général qu'on verra ça un jour !

27 septembre 2008

De l'interconnectivité

...tiens, un titre à la CFD ;-)

Comme je l'ai déjà dit ici, j'expérimente Twitter depuis quelques jours à peine et je découvre un formidable potentiel d'interconnectivité avec des individus que je lisais déjà pour la plupart sur leur blogue, mais ici on parle de connectivité plus instantané tout en demeurant asynchrone.

Une illustration de l'efficacité de Twitter :
-hier, en 3 heures seulement, à la suite d'une méprise de nom pour un repas entre quelques personnes (en ... personne, justement), l'idée d'un dîner Twitter (ou Dîner de Twits - pour paraphraser le titre d'un film très connu) a germé, puis s'est concrétisée. Ce sera un dîner-non-conférence, où on parlera sans doute d'éducation (on est tous des éducateurs, formateurs, alouette !). une excellente occasion de se rencontrer et de continuer d'avancer hors des cadres officiels souvent trop structurés et parfois paralysants !

Une autre illustration de l'interconnectivité :
-hier avant-midi, vers la toute fin d'une période, alors que mes élèves terminaient un travail, mquimper (du nom de son identité Twitter) me montre rapidement comment il peut fonctionner avec AdobeConnect. On teste sur le champ, avec audio et webcam alors que la pause commence. Mes élèves s'attroupent alors, fascinés, voyant qu'on peut faire ça comme ça, simplement, et ainsi travailler tout en s'amusant avec nos bébelles technologiques... Pas eu assez de temps pour continuer, car je devais me déplacer dans un autre pavillon, mais ce n'est que partie remise !

Encore un autre exemple... :
-hier encore, sur l'heure du dîner, je lis qu'une enseignante de Français Langue Étrangère (FLE pour les cousins français ;-)), basée à Los Angeles, qui cherchait (il y a quelques jours - Twitter et sa quasi-instantanéité ne font pas partie de notre modus operandi dans ce cas) à rejoindre des élèves francophones pour échanger via webcam, m'avait répondu et me proposait d'en discuter. Nous nous fixerons donc une réunion Skype pour bien fixer nos objectifs respectifs et, par la suite, nos élèves pourront échanger, afin de mieux maîtriser leur compétence en communication orale (ce que nous, petits Québécois, escamotons parfois un peu trop !) À suivre !

Par la suite, j'avais une réunion en temps réel et en personne avec des collègues. Instantanément, j'ai décidé de créer une page Jottit pour rendre disponible tout de suite la réunion terminée, le compte rendu de nos discussions. Fascinant, non ?

Y a pas à dire, les horizons semblent vouloir s'ouvrir de plus en plus grand et de plus en plus rapidement. J'adore ! Et ceci nous permet de nous consoler de cela.

26 septembre 2008

Syllogisme administratif

Il y a des directions qui ont une peur bleue du précédent.
Pour eux, créer un précédent introduit nécessairement un biais, une injustice potentielle qui est indéfendable, par surcroit.




Il n'y a aucune innovation sans création d'un précédent (ou sans création tout court?).




Conclusion : les directions qui ont peur ne favoriseront JAMAIS l'innovation, point final.