15 janvier 2009

La scie hyper-sécuritaire !

Déjà vu quelque part, mais vaut la peine d'être revu.

MISE-À-JOUR : 18-01-2009 : il manque la fin sur cette séquence, la vidéo originale plus longue ayant été retirée de YouTube...



L'explication schématisée ici :

05 janvier 2009

Peindre sans voir !

Faut vraiment le faire !

En voyant cela, je me suis dit qu'il fallait absolument que je m'en garde une trace ici et que je la partage avec vous !

Bon visionnement (9 mn 50 s).

04 janvier 2009

Polarisation extrême = guerre :-(

Il est de ces jours comme ça où l'on constate tout simplement, bien impuissants face à une situation...

J'écoute les nouvelles ce matin et, comme depuis quelques jours, rien ne me réjouit dans ce que je vois et entends.

Puis la réflexion démarre... et revient sur des thèmes déjà abordés. Principalement celui sur la polarisation excessive, celle qui tue le débat, celle qui tue tout court. La polarisation extrême mène obligatoirement à la destruction. Impossible de construire dans de telles conditions.

Dans le contexte de ce qu'on appellera sans doute la (x-ième?) guerre de Gaza, la polarisation existe bel et bien, et ce, depuis des millénaires. Je ne me rappelle plus de la source, mais j'ai déjà lu que, dans une certaine Bible, que le méchant Caïn était l'ancêtre des Arabes et que le bon Abel était celui des Juifs... Peu importe la véracité de cette "affirmation", il appert que l'origine du conflit, elle, se perd presque dans la nuit des temps. Alors facile d'imaginer ce qu'une telle polarisation peut engendrer comme envies de destruction si on la prolonge dans un temps très long... Triste et désolant !

Ici, donc, la polarisation consiste à idéaliser un parti (le sien) et à démoniser l'autre. On change de camp et on inverse les rôles...

Dans les informations qu'on entend ici, on sent un vent favorable pour Gaza, victime actuelle dans ce conflit. Mais je suis sûr que si on va en territoire d'Israël (où j'ai de la parenté actuellement), nous aurons la position exactement inverse...

Solutions à ce conflit ? Je ne pense pas, malheureusement !

Mais, par extension, je me dis qu'on est encore loin d'un climat de coopération et de co-construction quand je vois de telles polarisations qui dégénèrent sur le plan mondial. Le changement de paradigme est loin d'être complété. Parfois, j'en viens presque à me demander s'il est seulement amorcé ! Vivement, que des forces nouvelles se mettent en oeuvre au lieu de s'imposer !

Construisons en évitant les polarisations destructrices, ça urge !

31 décembre 2008

400 ans... et des poussières... qui retombent...

Billet du 31 décembre écrit dans le cadre de 400 ans 400 blogues...

Québec... (et ses environs-banlieues-villes-fusionnées-plus-ou-moins-de-force-etc.)
Québec, ma ville depuis 1985 !

Québec, qui a fêté ses 400 ans cette année !

Le 400e de Québec : festivités où j'ai peu participé (aux grand événements, s'entend) au sens où on l'entend habituellement. Festivités auxquelles j'ai participé au sens inhabituel, par contre : le 15 juillet, j'accompagnais (avec des potes musiciens) un groupe vocal qui se produisait à Espace 400e, sur la scène des Grands Jardins, par un beau soir calme et ensoleillé tout juste à temps (le reste de la journée, comme le reste de l'été avait été gris et un peu humidifiant).

Québec célébrera ce soir la clôture de ses 400 ans. Je serai chez moi, quelque part en banlieue nord (encore un autre (nous sommes quelques uns, je crois) qui écrit à partir du nord un billet plutôt "froid" à propos du 400e), chez moi avec toute ma famille à célébrer 2008 qui s'en va et 2009 qui arrive. Un jour de plus, une heure de plus... Je célébrerai l'immédiateté dans laquelle vit mon poupon. Pour lui, le temps n'existe pas encore : il y a le jour, la nuit, la faim, la couche pleine, l'envie de dormir ou celle, au matin, vers 7h05 pile, de NE PLUS dormir ;-)

J'ai mis longtemps à mettre en mots l'impression de ne pas faire partie complètement de ce 400e de Québec, malgré ma participation à un de ses spectacles. Et ce matin, j'ai compris, grâce à celle qui se fait appeler "La fêlée" dans son billet... Je n'aurais su trouver mieux. Tout se passait au Centre ville de Québec. Je n'ai rien contre, mais il n'y avait pas cette fébrilité dans les "autres quartiers" de la ville. Et pourtant, la portion de banlieue où j'habite a été fusionnée au début des années 1970, ça n'a rien donc à voir avec les fusions récentes (?). Les banlieues sont considérées comme des villes-dortoirs, tout se passe au centre. Ce "centrisme" n'est pas nouveau : il existe à d'autres échelles. Montréal est le "centre" du Québec. Paris est le "centre" de la France. On pourrait continuer comme ça très longtemps. Disons simplement que ce réflexe-centrisme doit être une caractéristique propre à l'humain ou une caractéristique humaine...

Une autre chose que dénonce La fêlée et à laquelle j'adhère complètement est cette couverture journalistique parfois déficiente qui s'attarde sur des détails insignifiants par rapport à l'événement lui-même. J'ajouterais à son billet le fait que les journalistes aient condamné le 400e avant que la Fête n'éclose pour de bon. Comme journalisme, ça faisait amateur, "p'tit village" et ça n'aidait pas les gens à se sentir "dedans". Mais, diront certains d'entre eux, ce commentaire ne vient que d'un petit blogueur (petit et blogueur étant un pléonasme pour certains d'entre eux), alors il ne vaut pas grand'chose... (Autre débat inutilement polarisé qu'il vaut mieux ne pas poursuivre selon moi).

Mis à part ce phénomène, que me reste-t-il du 400e ? Assurément le merveilleux Moulin à images de Robert Lepage, dont j'ai déjà parlé ici, qui est une oeuvre colossale qui valait absolument le détour (J'y ai amené ma visite estivale chaque fois). Pour moi, c'est THE événement du 400e ! Et je suis heureux qu'il se poursuive, même sous une forme différente, en 2009.

Maintenant ? Il faut que ma ville (au grand complet cette fois !) conserve (et/ou étende) ce dynamisme afin de continuer de se former une identité digne de son époque. Que l'on devienne pionniers, en cette époque numérique ! Que Québec devienne une ville où tous les êtres pensants puissent s'exprimer d'abord et bâtir ensuite, car la parole sans l'action n'est que verbillage à mon avis. Il faut agir maintenant et bâtir ! Nous avons célébré (peu ou plus que ça), il nous faut maintenant continuer de bâtir.

(Moi qui pensais avoir peu à dire, voilà que mon billet est presque rivière. Fleuve eût été exagéré ici ;-))

28 décembre 2008

Rétrospective 2008

Après d'autres, à mon tour de faire ma petite rétrospective 2008 ;-)
(Petite, la rétrospective ? À voir la longueur du texte que je viens de pondre d'un trait, je me dis que mes lecteurs devront être courageux ;-))

1-Au plan personnel :
tout d'abord, en numéro 1, ce fut de "voir" Alexis se préparer à naître qui a été l'événement principal dépassant largement tous les autres. Dans ma vie, ça tombait à un moment absolument idéal, venant ainsi replacer certaines priorités que j'avais mises ailleurs pendant quelques années... Disons simplement que ça aide à relativiser certains efforts qu'on met parfois dans des domaines, disons professionnels, et ce, avec une certaine démesure, ou une démesure certaine, par rapport avec ce que ça peut nous rapporter (ou ne pas nous rapporter...)

2-Au plan professionnel 1 : éducation d'abord :
après avoir poursuivi la (très lente) digestion d'un événement désagréable (qui pouvait être vu comme une démotion (St-Angliscisme, priez pour nous) par mon employeur, à cause de l'actuel système où des castes semblent parfois ressortir encore entre les programmes d'enseignement), j'ai continué mes nombreuses lectures (web très principalement), histoire de mieux reculer pour mieux re-sauter...

Je me suis instruit et j'ai participé à une "définition collective" de ce que peut être l'Éducation 2.0 dans ce monde de plus en plus Web 2.0, peu importe ce qu'on puisse dire de l'expression "2.0"... De par mon implication (énormément sporadique, à mon grand désespoir, depuis octobre dernier, pour des raisons évoquées en 1) dans le réseau Apprendre 2.0, j'ai commencé à dégager certains points essentiels (et généralement très manquants) nécessaires à notre système d'éducation, afin qu'il puisse franchir le fossé qui continue de se creuser entre le numérique et l'école archaïque, comme je pourrais la nommer, si elle s'entête à rester figée dans le temps comme elle le fait trop souvent présentement.

Ce fossé, à mon avis, s'il continue de se creuser, va contribuer à polariser les positions et à paralyser tout espoir d'avancement ou d'évolution, si lente soit-elle dans une société qui, elle, évolue de plus en plus à la vitesse Grand V, voire exponentielle. La polarisation extrême, dans un débat, contribue généralement à le rendre complètement stérile... Par exemple, une polarisation entre les obsédés de la sécurité informatique (qui possèdent des arguments sommes toutes légitimes, mais enfermés dans une logique castrante ou paralysante qui finit par plus nuire qu'aider) et les innovateurs pédagogiques qui veulent un outil à leur service au lieu d'être au service d'outils limitatifs, brimants et contre-productifs, cette polarisation, donc, va finir par tuer toute exploitation des TIC en éducation. Triste constat. Va donc falloir innover hors système, hors cadre (hors cadres, quand ces cadres encadrent trop : trop de cadre et on ne voit plus l'oeuvre ai-je déjà dit ici), hors les heures d'ouverture (les syndicats ici ne seront d'aucun secours, enfermés qu'ils sont dans une époque où seul le papier existait, époque pré-web, ou web 0.0 ou -100 -- Le fax est un outil innovateur pour eux, si je caricature à peine)... Une innovation qu'il faudra payer cher, du prix de notre vie autre que professionnelle, allant ainsi dans le sens contraire de ce que j'évoquais en 1. Je n'en suis pas à un paradoxe près ;-)

On se servira sans aucun doute de la Crise économique au dos très large qui ira s'élargissant, pour nous foutre un paquet de coupures dans les pattes alors que l'investissement technologique pourrait aider grandement à économiser ailleurs dans de vieilles façons de faire qui coûtent une fortune.

Bref, pas grand optimisme ici, sinon les trucs hors cadre comme celui essayé récemment et les espoirs que j'entretiens encore via Apprendre 2.0 ou autres initiatives semblables.

Pour ce qui est des autres débats, disons qu'on n'a rien compris de la réforme (ou si peu), peu importe le nom qu'on lui donne. Chacun continue de faire à peu près à sa tête et on essaie encore d'uniformiser à outrance en ne tenant pas compte des particularités de chacun. Tant qu'à faire des programmes particuliers en éducation, on aurait dû continuer quelques "coches" de plus et viser plus loin pour ce qui est de l'individuation des apprentissages. Au lieu de ça, on est encore pris dans un système d'évaluation normative voire uniformisante qui engendre encore plus d'évaluations dites sommatives, au nom d'un système qui tente de rester hybride et de ne pas compléter sa mutation (ou adaptation) ou d'empiler les façons de faire, créant ainsi un presque-monstre... (Faut que je revienne là-dessus plus en détails... un jour - rappelez-le-moi quelqu'un ;-))

3-Au plan professionnel 2 : la musique... :
j'ai manqué de temps, d'énormément de temps, pour faire tout ce que j'aurais voulu... Le reste, ça devra attendre la retraite dans environ 20 ans ;-) Mais pour le reste, de ce que j'ai pu faire, ça a été relativement chargé avec le groupe vocal. On a pu jouer à Espace 400e, un soir de superbe beau temps de juillet dernier. Et on a fait un show avec un "vieil" artiste qui a quitté la scène depuis environ 20 ans, Jacques Michel (voir ici aussi), mais en qui j'ai découvert un être profondément humain, simple, avec qui il fait bon parler des heures et des heures et qui, musicalement, rend le travail très intéressant. On a eu du plaisir en travaillant et ça, c'est mon leitmotiv éternel - billet à venir, un jour, promis ! :-)

4-Au plan Web 2.0 :
-à part en éducation, où la stagnation et même le recul sont rois, ou presque - au nom de l'inertie des gros systèmes, j'ai découvert Twitter, outil ludique parfois pratique, souvent intéressant, mais qui peut s'avérer un gouffre de time consuming s'il n'est pas géré serré et si on ne limite pas la taille de sa Twittosphère...

-les suites de la web-non-conférence Vers l'Éducation 2.0 du 15 septembre 2007 ont donc continué de se manifester. J'ai continué la construction de mon réseau, qui unit à la fois des gens de l'Éducation et d'autres milieux. À l'image de ce blogue, je ne tiens pas à faire de catégories, préférant demeurer libre de toutes entraves idéologiques ou catégorisantes et préférant continuer de m'éclater dans ce Web dont je fais partie comme vous tous qui me lisez régulièrement ou à l'occasion.

5-Le reste :
pour le reste, j'ai lu hier la rétrospective humoristique de Stéphane Laporte, pendant laquelle lecture j'ai bien rigolé et qui résume tout ce dont j'aurais pu parler ici et dont je ne parlerai finalement pas, faute de temps et parce que ce sont des sujets maintes fois abordés ici ou ailleurs... et aussi dont nous entendrons peut-être parler dans le Bye-Bye ou autre show annuel de rétrospective !

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Sur ce, à très bientôt pour mon billet du 31 décembre dans le cadre de 400 ans, 400 blogues.

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MISE À JOUR : 30 décembre 2008 - 7h52 :

À lire ce billet de Mario Asselin, je me dis qu'il nous faut continuer de développer avec ce qu'on a et de faire ce qu'on peut... un jour à la fois, une chose à la fois, avec une personne à la fois. Beau contrat pour 2009... et les années suivantes :-)

19 décembre 2008

Meilleurs voeux ( Fêtes 2008-2009)

C'est le temps des Fêtes qui arrive, peu importe le nom qu'on puisse leur donner à ces fêtes !

Alors cette année encore, j'ai concocté une petite carte maison (Bricolage Photoshop amateur vite fait, faute de temps ;-)) et je vous la partage tout simplement en vous souhaitant mes meilleurs voeux pour Noël et la nouvelle année, 2009, qui commence !
  • Que ceux qui ont besoin de repos puissent se reposer !
  • Que ceux qui souhaitent avoir du plaisir en aient !
  • Que ceux qui aiment bien manger et boire du bon vin puissent se régaler et déguster à souhait !
  • Que ceux qui mangeront un p'tit peu trop puissent ne pas prendre de poids (comme moi , ahahah!) - Là, j'suis un peu baveux, mais je l'assume !
  • Que ceux qui veulent avoir tout ça (le genre de personne qui cochait "Toutes ces réponses sont bonnes" dans les temps anciens des "choix multiples") puissent en bénéficier, c'est le temps des Fêtes après tout !



Alors Joyeuses Fêtes à tous mes lecteurs et soyez heureux :-)

16 décembre 2008

Pense vite ! (en situation de concert)

Anecdote authentique, survenue dimanche soir dernier, pendant un concert de Noël où j'accompagnais, au piano (clavier) et à l'orgue (à tuyaux) un choeur, le temps de quelques chansons de Noël, bien sûr !

Dernière pièce de la première partie. Le 3e "couplet" est chanté a cappella. J'arrête donc de jouer au bon endroit, comme prévu... et je dois reprendre un petit interlude avant le 4e "couplet".

Sauf que... la première phrase du 3e "couplet" (a cappella) n'était même pas rendue à la moitié que "tssssioumm", les lumières de mon clavier s'éteignirent soudainement, de même que mon module de son, mon mixeur, mon ampli de moniteur... et, par absence du bruit de fond, je m'aperçus aussi assez rapidement que les amplis du système de sono, situés quelques pieds derrière moi, ne fonctionnaient plus eux non plus.

Je vis alors le technicien de son arrivé en trombe, regarder partout, cherchant le problème. On savait déjà tous deux à ce moment qu'un disjoncteur avait lâché, mais lequel...

Le 3e "couplet achève". Étrangement zen, je me dis que le choeur va pouvoir continuer. Coup d'oeil rapide à ma partition: HORREUR (mais aucune panique - il ne me reste après tout qu'une demi-seconde de temps de réaction, maximum) ! Il y a un autre petit interlude d'à peine deux mesures dont la première se superpose à la finale du 3e "couplet" des choristes. Je regarde les notes: c'est trop haut pour être turluté... Alors sifflons-les, ces notes. Doucement. Délicatement. En déposant la finale. Dans le style du truc (un arrangement de John Rutter)...

Les choristes me regardent d'un drôle d'air. Je ne les vois même pas, seul dans ma bulle à tenter de combler le vide le plus musicalement possible. Pendant ce temps, la chef de choeur comprend la situation et espère que les choristes vont partir à temps pour le 4e "couplet", une fois l'effet de surprise passé.

Le 4e "couplet" se déroule très bien, dans cet a cappella imprévu. La finale ne détonne même pas (oreille absolue à l'appui !)

La foule (témoignages à l'appui, aussi) n'y a vu que du feu. Même le violoniste, en coulisse puisqu'il ne jouait pas dans cette pièce, a trouvé l'arrangement particulièrement original, sur le coup. Je lui répondis que c'était tellement "original" qu'il ne l'entendra jamais une autre fois... même pas sur l'enregistrement maison du concert, sur mon portable, puisqu'il était branché dans la console de son et que celle-ci a forcément réduit à néant le signal qu'elle envoyait à mon ordi... Dommage. Ça aurait fait un bon souvenir autre que ce simple texte :-)

Note: tout ça me rappelle un truc déjà lu sur papier et dont je ne retrouve pas la référence sur le web (devrai-je le transcrire si je retrouve la feuille ?) qui parle du métier de musicien en concert: c'est le métier qui "oblige" un cerveau au plus grand nombre d'opérations par seconde, toutes catégories confondues. J'l'ai toujours dit: la musique, c'est excellent pour un cerveau humain !

09 décembre 2008

Expérience de vidéoconférence internationale

Il y a quelque temps, je (Je désigne ici Sylvain, puisque j'écris ce texte dans mon blogue ;-)) rencontrais Elizabeth Vitanza sur Apprendre 2.0. En fait, en septembre dernier, elle cherchait une classe francophone avec laquelle elle pourrait organiser une vidéoconférence avec ses élèves américaines (À Los Angeles) qui apprennent le français et qui en sont, pour la plupart aux premiers balbutiements.

Généreux par nature, j'offre la possibilité de faire éventuellement cette activité... [Elizabeth ajoute ici : «oui, vachement généreux, je dirais...»] (Merci Elizabeth ;-))

Quelques échanges de courriel et un ou deux tests Skype plus tard, le tout a fini par se concrétiser début décembre où, avec chacun un ordinateur, un projecteur et une paire de haut-parleurs, nous avons procédé à une vidéoconférence sur Skype.

D'abord, techniquement, avec chacun un groupe d'environ 15 élèves, il n'est pas facile de les faire parler un seul à la fois, si on veut éviter les coupures de son inhérentes à la vidéoconférence à plusieurs intervenants simultanément. La fébrilité et l'excitation des élèves était très palpable !

Les filles de la classe d'Elizabeth, timides au début devant les garçons qui composent en partie les groupes de Sylvain, ont parlé deux par deux en posant des questions simples aux élèves de Sylvain. Elles ont bien utilisé le vocabulaire qu'elles viennent d'étudier. (Qu'est-ce que vous aimez faire le week-end? Quels sont vos films favoris?, etc.) Mais cette fois-ci, c'était avec des compères plus authentiques (pas leur prof américaine) et elles se trouvaient pour la prémière fois dans le monde francophone en tant que personnes devant prendre la parole.

Alors pour une première, les échanges ont été assez limités, mais malgré ces embûches, je réalise que les élèves (les miens surtout, puisque j'étais à côté) ont fait quelques apprentissages déjà au premier essai.

D'abord s'ouvrir sur le monde n'a pas de prix. Apprendre à respecter chacun est encore plus nécessaire quand la technique empêche littéralement les gens de parler en même temps. Plusieurs de mes élèves en étaient à leur première vidéoconférence et certains ne réalisaient pas que leurs réflexions occasionnelles "passées" en aparté pouvaient être entendues quand même à l'autre bout, même si 4835 km nous séparent (selon GoogleMap !)


Agrandir le plan

C'était aussi agréable de voir les yeux des élèves briller d'excitation. Quelques uns de mes élèves ont aussi essayé, parfois maladroitement, de poser une ou deux questions en anglais (je sais que c'est une classe de français que j'ai, mais on peut parfois dépasser un peu les frontières et les oeillères, non? ;-)
Les filles filles d'Elizabeth lui demandent depuis, chaque jour, quand on aura l'occasion de faire une autre cidéoconférence et si on peut avoir des 'pen pals' par courriel. Elizabeth ajoute ceci: «Le chat a réussi là où je ne peux jamais, étant adulte et pas jeune--mes élèves se rendent compte qu'il y a vraiment des adolescents qui parlent le français qu'elles étudient.»

Depuis ce moment, Elizabeth et moi essayons de fixer une autre vidéoconférence, avec chacun un autre groupe de nos élèves, du même groupe d'âge. Finalement, ça devrait se concrétiser en janvier. On a aussi quelques autres projets, dont peut-être une plateforme Ning pour favoriser les échanges entre ces deux communautés d'élèves... À voir...

Bref, il est intéressant de créer et d'innover. Je remercie Elizabeth pour l'idée de départ grâce à laquelle on va faire un bout de chemin avec nos groupes d'élèves.

NOTE : ce billet a été écrit en collaboration avec Elizabeth Vitanza.

05 décembre 2008

Toccate et fugue

Voici un arrangement que vient de me faire découvrir Florence.

Je ne pouvais passer sous silence cette pièce que, malgré mon lointain passé d'organiste du temps que j'étais petit (!), je n'ai étrangement jamais jouée ! (Aujourd'hui, mes apparitions sur cet instrument se limitent à quelques pièces lors de concerts de Noël avec chorale...)



Enjoy !

02 décembre 2008

Linéarité idéale ? Sinuosités souhaitables ?

Ça fait quelque temps que je mijote quelque chose en ce sens, via quelques commentaires laissés ici (Guitef) et (Dominic Arpin), ainsi que quelques réflexions qui se poursuivent depuis, sans que je n'aie pris le temps d'ajouter le tout à mon éternelle série de billets à écrire ... un jour ! (voir ci-contre à droite)

Voici donc les 2 prémisses laissées sur le web concernant ce billet :

1-d'abord chez François :
De toute façon, une participation web humaine, c'est comme un humain : ça fluctue, évolue, autant dans le contenu que dans la disponibilité, etc. Il y a des vagues. L'humain est tout sauf une maudite ligne droite plate ;-) Voilà !

2-ensuite chez Dominic :
Je lis ici ce que je vis depuis un bout de temps déjà… Notre présence bloguesque ne peut être constante, linéaire, etc. MAIS nos lecteurs finissent par développer, sinon une dépendance, à tout le moins une sorte d’accoutumance… Pour certains, ça finit par se transformer en exigence - parfois non, mais le blogueur peut le ressentir comme ça. Nos journées ont 24 h. De ce nombre, quelques unes doivent être consacrées au sommeil, sinon on risque l’épuisement total, ce qui nous éloignera encore plus de notre blogue (et des multiples autres tiroirs ouverts qui incitent au multitasking!) Bref, après mon commentaire chez François Guité (Guitef) sur à peu près le même sujet, voilà que je poursuis ma réflexion ici… Serais-je dû pour en faire un billet, sûrement ;-) [...]


La linéarité et son idéal... théorique vs les sinuosités qui parsèment notre réalité !

Selon mon expérience, on a souvent tendance à se représenter la réalité de façon linéaire. La droite apparait ainsi comme l'idéal de stabilité à atteindre, comme un summum vers lequel on voudrait tous tendre un jour, etc.

Mais avez-vous déjà circulé sur une autoroute parfaitement droite ? Impossible, car elle n'existe pas, n'est-ce pas ? Il arrive toujours un jour ou l'autre qu'il y ait un obstacle à contourner, grâce au relief présent(1), entre autres. Ainsi en va la vie, je pense. Et de plus, quoi de plus plate qu'une autoroute parfaitement droite : de quoi s'endormir en conduisant (surtout à 100km/h, mais ça, c'est une autre histoire qui pourrait faire l'objet d'un autre billet à venir ;-))

Alors je crois sincèrement que l'humain, à cause de son idéalisation de la linéarité, se fait des attentes irréalistes dans la vie. C'est sûr que lorsqu'on regarde un but à atteindre, on regarde "droit" devant, mais le chemin qui y mène comportera d'inévitables courbes. (Loin de moi l'intention d'arrêter les rêves : ils ont leur utilité, ils sont le moteur de ce qui viendra par la suite, même imparfaitement...)

Il en va de même dans les réalisations humaines que dans les relations humaines : il arrive qu'on se fasse des attentes face à l'autre, mais que celui-ci, humain lui aussi, évolue, au gré de son chemin forcément non droit, et que ce chemin prenne parfois des directions que nous ne soupçonnons pas ni l'un ni l'autre, et ce, pour un temps seulement ou pour longtemps...

Bref, il n'y a pas d'absolu et c'est ce qui déroute souvent. L'être humain a besoin de constantes auxquelles se raccrocher, mais les constantes et la "droiture" qu'elles sous-entendent ne forment jamais complètement la réalité de la vie.

On pourrait aussi poursuivre avec le système scolaire. On l'a idéalisé sous une forme plutôt linéaire. Or, cette forme linéaire finit par ne plus répondre aux besoins actuels (en plus ou moins grande partie), puisque la vie a évolué dans un chemin qui finit par être différent du système lui-même et de ce qu'il prône.

C'est comme les gens qui disent aujourd'hui qu'on a détruit leur grammaire parce qu'on parle d'une toute petite et timide réforme de l'orthographe et d'une nouvelle compréhension de plusieurs règles de grammaire (2 choses très distinctes, tiens-je à signaler). On a modifié les repères linguistiques de ces gens, oui. Mais ces modifications sont le signe que la langue est vivante ! Le français n'est tout de même pas le latin, qui est une langue figée, puisqu'elle n'est plus pratiquée, et est donc morte (sauf en certains endroits très reclus, disons...). Il en est probablement comme cela des autres langues vivantes... Alors ce qui est plus surprenant, c'est qu'on n'ait pratiquement rien changé en grammaire entre 1770 et 1990 (environ), obnubilé par les absolutismes proclamés par Maurice Grévisse et les autres avant lui !

Le défi, maintenant, pour aujourd'hui et, surtout, demain (car demain, aujourd'hui sera déjà devenu hier !!!), c'est de trouver une façon d'évoluer qui préserve cette impression de sécurité que donnent les constantes, tout en finissant par rattraper le décalage qu'introduit la technologie à la vitesse des électrons qui se meuvent sous notre clavier d'ordinateur ! Méchant beau défi auquel j'ai le goût de participer, à la mesure de mes maigres moyens !

Voilà donc, bien maladroitement car incomplète, ma petite synthèse-réflexion amorcée chez François et Dominic. C'est fou ce que les blogues peuvent faire faire du chemin :-) J'aime bien !

Note:
(1) Dans les Prairies, peut-être que ce genre de route existe pendant de longs kilomètres, mais avouons que c'est extrêmement rare... Il y a même certains ingénieurs qui ont construit 35km de route absolument tortueuse malgré un relief presque parfaitement plat, entre Aguanish et Natashquan (voir ici), le tout juste pour ralentir la circulation dans le coin !

18 novembre 2008

Une conférence qui a su toucher tout le monde

Cet AM, nous avons eu, à mon école, une conférence donnée par une personne, ex-toxicomane, qui se qualifie encore de dépendante, après 20 ans de sobriété.

Pour avoir déjà entendu pareille conférence, j'avoue que mes attentes ont largement été dépassées ! D'habitude, on a droit à un discours "so so", correct, où la personne raconte son expérience, à peu près chronologiquement, pour finir par nous dire qu'elle a réussi à se sevrer, souvent grâce à de l'aide, puis qu'elle s'en est sortie, mais qu'il lui faut considérer chaque journée une par une, sans plus, et ainsi avancer dans la vie en en étant conscient, pleinement ! Être conscient de sa vie, c'est pas rien quand tu reviens de si loin...

Ce matin, on a eu droit à exactement cela, mais aussi à un gros PLUS, qui a fait toute la différence. En fait, la personne a réussi ce que tous les conférenciers ne réussissent pas toujours : elle a réussi à être un humain, dans toute son humanité, qui parle à d'autres humains, dans ce cas-ci un grand groupe de plus de 400 ados de 3e secondaire qui en ont vu d'autres et qui sont les meilleurs juges qui soient, et les plus impitoyables aussi. Leur attitude ne ment jamais là-dessus.

On avait donc plus de 400 ados, rivés à leur chaise, ces chaises de plastique craquant au moindre mouvement de cil d'habitude, ces chaises étonnamment silencieuses ce matin, tellement la concentration à l'écoute était grande.

Et on a eu droit à ce courant qui passe, qu'on sent passer, qu'on voit presque. WOW !

La personne a su toucher tout le monde présent. Toucher les gens pas seulement par la profondeur de la déchéance humaine dans laquelle elle s'est un jour enfoncée et qui, 20 ans après, lui fait encore mal à se rappeler, mais aussi les toucher par cette sorte d'émotion-humaine transmise à chacun qui était présent. Presque un coeur à coeur, pourrais-je dire.

La personne nous a ainsi parlé des origines de son mal-être, de son enfance dans une famille dysfonctionnelle, des abus sexuels subis, de la relation qu'elle voulait développer avec son propre enfant pour faire différent de la relation qu'elle n'avait jamais eue quand elle était enfant, de sa recherche de l'amour de quelqu'un, du pardon qu'elle a accordé à toutes ces personnes lui ayant fait mal, de ses amitiés non véritables, de sa vie à transformer, de sa vie transformée, de la ligne du NON qu'il ne faudrait pas franchir, etc. Bref, une leçon de vie, pas moralisatrice du tout, touchante de vérité, sans références à aucun "système" quelconque, religieux ou autre, le tout raconté de façon non sensationnelle, simplement, sans artifice aucun.

Juste de l'humanité pure.

Voilà pourquoi, je pense, le message a si bien passé. Voilà pourquoi tant de questions dites intelligentes ont surgi. Voilà pourquoi j'ai entendu tant de commentaires touchants eux aussi, souvent dits avec enthousiasme par les jeunes sortant de la conférence. Voilà pourquoi je pense que cette conférence, dans le fin fond, était une invitation à mordre dans la vie à pleines dents, car la vie a du beau à nous apporter. Il faut juste le voir et prendre les moyens pour pouvoir le savourer :-)

P.S.: Bon 20e de sobriété à la conférencière :-)

16 novembre 2008

RIP F1 au Canada :-(

J'ai toujours considéré la Formule 1 comme la meilleure des courses automobiles. C'était en tout cas un événement international, de par les lieux des courses et de diffusion de ce sport...

Hélas, l'argent aura ici aussi eu raison du sport. L'appétit sans fin (et non sans faim) de Bernie Ecclestone et ses sbires sont en train de tuer petit à petit ce sport que j'ai suivi depuis que je suis tout petit, "haut comme ça"... Et si on ne tue pas le sport directement, on tue l'intérêt chez une grande part du public international...

Le côté international de la F1 est donc en train de s'éteindre, puisqu'il ne restera principalement que l'Europe et l'Asie (moins la Chine bientôt, peut-être?). Exit donc l'Amérique du Nord, au grand dam des constructeurs qui perdent une vitrine intéressante. Il y a d'abord eu l'abandon du Grand Prix des États-Unis, puis, maintenant, le Canada.

Avec l'absence de Grand Prix au Canada, je me demande si des droits de télédiffusion seront encore achetés (à forts prix) par les réseaux de sports canadiens : j'en doute. Mais je doute surtout de mon intérêt personnel à suivre un sport qui, malgré tous ses attraits, est entaché par l'appétit vorace du rapace insatiable le gouvernant. Dommage !

L'autre partie de la déception ecclestonesque provient du fait que des améliorations étaient constamment apportées pour satisfaire les exigences et que, malgré cela, Môssieur Insatiable a décidé de profiter d'une petite faille à un contrat qui garantissait supposément un GP du Canada jusqu'en 2011 ! Comment voulez-vous que, par la suite, un public ne se sente pas floué ?

Déception, donc. Et la F1 va perdre de ses ardents défenseurs dans ce coin-ci du globe. Dommage, car c'était un sport que j'appréciais au plus haut point.

Cette perte, ce n'est que nous, ou presque, qui allons la vivre avec plus d'intensité, car les dirigeants de la F1, pendant ce temps, vont se farcir les poches de pétrodollars (ou de pétrodinars) et se gargariser des succès des circuits "à 1 milliards" comme on s'apprête à en développer un à Abu Dhabi...

Voilà ! RIP F1 pour moi...

Un vidéo dont vous êtes le héros ?

via fil Twitter de Martin Lessard, cette découverte :



Bonne mission :-)

15 novembre 2008

Domino Day

Quand je vois ça, je me dis que je ne perds pas beaucoup de temps dans Twitter ou autres outils Internet :-)



Juste le temps de préparation représente une somme d'heures (jours / mois) absolument inouïe. En effet, il n'y pas juste à placer les 4 500 000 dominos, mais il faut aussi les peindre pour représenter de véritables fresques !

Sur ce, je retourne à mes piles de correstions ;-)

13 novembre 2008

Blogueur citoyen vs journaliste

Est-ce que nous assisterons à un débat trop polarisé où chacun NE pourra faire la part des choses ? J'espère que non !

Il n'y a pas les bons journalistes et les méchants blogueurs voleurs de job ... ou l'inverse ! Il y a simplement des journalistes et des blogueurs. Peut-on inviter ces derniers à assister, avec accréditation, aux mêmes événements (politiques ou autres) que les journalistes ?

Le débat a été lancé récemment et je n'ai pas pris le temps d'en parler, mais je veux attirer votre attention, chers lecteurs, sur ce phénomène. D'abord parce que certains d'entre vous bloguez aussi et ensuite parce que les autres auront une source de plus pour être sensibilisé à la situation.

Mais comme je manque cruellement de temps, je vous relaie donc quelques références utiles :

un billet chez Mario Asselin qui récapitule pas mal l'ensemble du dossier

et un Wiki pour définir ensemble des critères pour peut-être éviter que des partis politiques aient l'idée saugrenue de "paqueter" l'assemblée des accrédités en n'invitant que des blogueurs qui pensent comme le parti, ce qui discréditerait et le parti et les blogueurs eux-mêmes, dans leur "nouvelle fonction-qui-n'en-est-peut-être-pas-encore-une-aux-yeux-de-certains-journalistes", etc.

À suivre...

MISE À JOUR : 2008-11-14--8h09 :

Après lecture chez Martin Comeau, voici ce que j'ai posté en commentaire, en réaction à son billet de ce matin :

L'impression que tout ça me donne, c'est qu'il faut éviter, comme je le disais dans ma trop courte note (ci-dessus), de polariser inutilement le débat et de faire les nuances qui s'imposent : tu en fais de très intéressantes ce matin...

En fait, comme le fait d'être blogueur est un phénomène très récent (explosion en nombre depuis 2-3 ans maximum, peut-être 4 en forçant un peu beaucoup), nous avons des frontières à tracer, ou plutôt pour faire moins encadrant ou limitatif (ce qui serait anti-"philo"-de-blogue), nous avons des balises à inventer selon les usages possibles du blogue, car ses usages sont multiples et ce ne sont sûrement pas tous les blogueurs qui font dans le "reportage-citoyen" quand ils informent ou dans l'"éditorial-citoyen" quand ils donnent leur opinion, etc. Il existe en fait beaucoup de sortes de blogueurs ET des blogueurs qui appartiennent à plusieurs catégories (Perso, me faire enfermer dans UNE catégorie, pas capable ! Point final)

Bref, continuons notre réflexion (pourquoi pas dans le wiki commencé récemment par Mario et al.?) et ainsi nous avançons :-)

11 novembre 2008

Accessibilité Internet - un droit pour TOUS !

ou L'art de con-cevoir un site de façon absolument imbécile au RQAP !

En ces jours où on revendique un accès Internet haute vitesse pour tous (Voir le Wiki du Plan numérique pour le Québec, initiative née ces jours-ci chez des blogueurs et autres acteurs du Web que je connais ou que je découvre), permettez-moi de revendiquer, en premier lieu, d'abord et avant tout, l'accessibilité POUR TOUS aux services gouvernementaux en ligne, ce qui est loin d'être le cas au Gouvernement du Québec !!!

Imaginez-vous donc que, récemment, j'ai eu maille à partir avec les "sévices" informatiques du RQAP (Pour les "cousins" : Régime Québécois d'Assurance Parentale, qui chapeaute l'administration des congés de maternité et, dans mon cas, de paternité...)

J'essaie de faire court, mais je ne passerai pas sous silence les détails croustillants et désolants de la saga. Il y a, sur le site du RQAP, une section qui nous dit qu'on peut faire notre demande en ligne pour le congé : youppi ! que je me dis alors, je vais pouvoir aller plus vite et faire ma demande le premier jour du retour à la maison, avec maman et bébé :-) Je vais aussi pouvoir remplir en ligne la demande pour maman pour son congé de maternité ! Yabadabad...ARRRRGGGGHHHH ! Qu'est-ce que c'est que ça, non mais *&@%#?&@%$#&@?#%......

Je vous fais grâce des détails et des mots saugrenus qui ont pu alors instantanément sortir de ma bouche, et ce, malgré la présence des très chastes oreilles de poupon qui dormait tout près !

Voyez-vous, sur le site du RQAP, il faut avoir AB-SO-LU-MENT Windows comme système d'exploitation et il faut AB-SO-LU-MENT avoir Microsoft Internet Explorer comme navigateur Internet. Pour paraphraser : hors Microsft, point de salut ! M'enfin, si... On peut aussi utiliser, tenez-vous bien, un autre navigateur : un certain netscape (Quoi ??? Ça existe encore, ça ?)

NIAISERIE !

Si l'imbécillité pouvait tuer, il y aurait un con-cepteur de sites de moins sur cette planète.

Entretemps, j'ai su, via une personne qui s'est avérée travailler au RQAP, que le site a été réalisé par un sous-traitant (J'ai plutôt l'impression qu'il s'agissait d'un saoul-traitant, dans ce cas précis). Encore une fois, on y est probablement allé avec le plus bas soumissionnaire, je ne sais pas ni ne veux le savoir !

Le pire, c'est qu'il n'y a AUCUNE adresse courriel à laquelle on peut faire parvenir quelque chose comme une plainte au RQAP. Voici ce qu'on lit sur leur site Internet, dans la section Pour nous joindre :
Par Internet
Vous pouvez communiquer avec le Centre de service à la clientèle en utilisant les services en ligne. Il vous suffit d’être inscrite ou inscrit aux services en ligne du RQAP et d’avoir fait une demande de prestations. C’est en accédant à votre dossier que vous pourrez transmettre votre demande de service (demande d’information, demande d’assistance ou plainte).

Bref, il faut que je sois inscrit, sous Windows, dans Internet Explorer, pour pouvoir porter plainte pour le fait que je ... ne peux pas m'inscrire !!! La poule ou l'oeuf ? Plus ridicule que ça, tu es mort et enterré depuis bien avant l'invention non pas d'Internet, mais de l'écriture elle-même...

Désolant, ridicule, imbécile, web 0.0 et quoi d'autre encore !

Je dois donc me résigner et envoyer ma plainte par courrier papier ou encore écrire directement au ministre (Sam Hamad) qui a eu la «gentillesse» de laisser une adresse courriel dans sa lettre papier envoyée pour flasher avec le calcul qui a suivi ma demande et l'acceptation de celle-ci, tout ça sur papier !

Alors, pour conclure, avant même de revendiquer un accès haute vitesse pour tous pour être ainsi "de son temps", je me permets de revendiquer l'accessibilité aux services gouvernementaux en ligne POUR TOUS ! Si quelqu'un peut relayer cette revendication dans le Plan pour un Québec numérique, merci de le faire ou de me dire comment le faire (Je n'ai pas eu assez de temps pour tout lire ce qu'il y a là-dessus, et surtout, où contribuer)...

MISE À JOUR : 2008-11-11--17h28
Jean Charest promet une ville sans fil pour Québec, sans mentionner le nom de Zap-Québec, même si on espère qu'il confiera l'administration du million de $ aux gens de Zap Québec (comme ça, on sait que ça sera bien dépensé !), et sans mentionner le mot Montréal (qui est inclus dans les autres villes auxquelles on fait vaguement allusion : les régionnalistes vont e^tre contents ;-)))

EN MÊME TEMPS, oubliez pas M. Charest d'élargir l'accès à vos services en ligne, svp !

Le mosquito - arme de destruction de l'ouïe ?

Après la sonnerie de cellulaire pour les adolescents (juin 2006), voici le mosquito, un dispositif qui envoie un son suraigu que seuls les jeunes oreilles peuvent entendre...

Inutile de préciser ici que si j'étais à un tel commerce avec mon bébé et que celui-ci se mettait soudainement à pleurer, je ne saurais identifier la source de ces pleurs...

(Voir le tableau joint au billet de François, premier lien ci-haut, pour avoir une idée de l'acuité auditive en fonction de l'âge...)

05 novembre 2008

HD : Hologramme Débile :-)

Voici ce que CNN a lancé hier soir pendant la couverture des élections américaines. Quand la science-fiction devient réalité, un peu plus de 30 ans après le premier Star Wars !

04 novembre 2008

Suggestions de UNEs pour les journaux

...du 5 novembre 2008:

McCain fait patate

et

Obama casse la baraque ! :-)

Que le temps passe !!!

Eh oui, le temps passe, chers lecteurs !

Bébé grandit à vue d'oeil, le congé de paternité est terminé (Je n'ai pas pris les 5 semaines au complet : ça coûte trop cher - je vous dirai un jour pourquoi), le retour au boulot s'est effectué hier lors d'une journée pédagogique de laquelle je suis ressorti la tête grosse «comme ça», tellement il y eut réunions par-dessus réunions (Une n'était pas terminée qu'une autre était déjà commencée : le don d'ubiquité est une utopie réellement... utopique !)

Parallèlement à cela, je vis dans l'immédiateté de Twitter, qui permet un contact avec des gens presque en instantané, qui permet de transmettre des états d'âme en instantané, carrément... et j'essaie de désembourber mon fil RSS ;-) Je n'y arrive évidemment pas ;-) Les lectures s'ajoutent à un rythme plus rapide que celui des moments de lectures possibles pour moi...

J'apprends aussi qu'un lien wi-fi "officieux" a été muselé aussitôt son instigateur parti d'une école, de par l'obsession de la sécurité de nos bonzes maniaque (ou paranoïaques?) de la sécurité, et j'ai nommé nos "sévices" informatiques qui gouvernent nos écoles de leur tour d'ivoire "signée-commanditée(?) Microsoft" à la CS... J'exagère un peu, mais à peine...

Pendant ce temps, on discute ces jours-ci d'évaluationS. J'y mets un S majuscule, car au nombre de ces évaluations, je conclus que nous vivons dans un système hybride qui n'est pas prêt de se transformer, si on croit la ministre de l'éducation et ses désirs d'évaluer les connaissances, comme dans l'temps... Connaissances ET compétences : on évalue tout ça ? Comment et quand va-t-on corriger tout ça, maintenant ? ET, par-dessus tout, comment vont survivre les étudiants qui n'auront peut-être plus le temps d'apprendre véritablement, tellement ils seront occupés par les évaluations... Évaluer est une chose, surévaluer en est une autre...

Là-dessus, il me faut aller corriger ce qui s'est fait en mon absence de l'école...

Et continuer de rêver au moment où je pourrai écrire tous ces billets qui cogitent en moi...