31 août 2008

2 ans...

... Eh oui, ça fait deux ans que je blogue ici ! Déjà ! Comme le temps passe vite !




2 ans ici, pour faire quelques stats, ça donne :

-731 jours (2008 est bissextile)
-452 billets
-809 commentaires, dont plus de 500 dans la dernière année
-plus de 31000 visites depuis un peu plus d'un an et demi, moment où j'ai installé mon compteur

-1 "sous-blogue" sur un thème précis, les Capayous, pour garder des informations rares en lieu "sûr"***...


***À propos de lieu sûr, y a-t-il quelqu'un parmi mes lecteurs qui a une façon simple (j'insiste sur ce mot) de faire une copie de sécurité sur son ordinateur d'un blogue Blogger ? Comme je commence à avoir pas mal d'infos accumulées, je songe à cela depuis quelques mois déjà.

Ah oui ! C'est aussi, aujourd'hui, le 4e Blog's Day :-)

30 août 2008

Présence obligatoire ?...

De quelle présence s'agit-il, au fait ?...

Cette semaine, je faisais part à mon directeur-adjoint de mon insatisfaction de l'horaire des réunions de l'équipe-niveau (3e secondaire) qui tombent toutes un soir (16h30-18h00-15-20) où j'ai autre chose de prévu, et ce, depuis les 18 dernières années, soit bien avant que je travaille à mon école ;-) J'en avais d'ailleurs fait la demande en juin dernier, avant de partir en vacances, afin que la situation, qui était la même l'an dernier, ne se reproduise pas ou que le "mal" soit amoindri.

Un petit oubli banal s'est glissé quelque part cette année, reconduisant ainsi le statu quo, et je ne veux surtout pas faire de chasse aux sorcières à ce sujet, car c'est banal, même si irritant tout de même un peu et obligeant à des pirouettes horaires parfois assez... spéciales. Mon directeur-adjoint a quand même pris le temps de consulter d'autres collègues impliqués dans l'hypothétique changement d'horaire avant de me dire que le changement souhaité n'était pas possible cette année, que peu importe le soir retenu, il y avait conflit avec une ou l'autre personne...

J'ai suggéré, pour cette année, à la blague, qu'on fasse les réunions sur Skype ou autre, mais au fond j'étais sérieux.

En fait, j'ai hâte au jour où nous pourrons nous réunir, en mode synchrone et/ou asynchrone, via un des nombreux moyens que la technologie nous permet pour faire évoluer un dossier. Et je suis sûr qu'après une acclimatation (qui sera malheureusement inégale chez les collègues), on gagnerait en productivité...

MAIS, le jour où on effectuera ce virage, on fera littéralement éclater les heures classiques et les TCO, TNP, BCD* et autres tentatives de quantifications du coeur qu'on met à l'ouvrage (gracieuseté de nos syndicats, dixit les patrons - gracieuseté de nos patrons pour reconnaître -avec d'immenses guillemets- notre temps, dixit les syndicats!!!) deviendront ingérables, peut-être... Ingérables de façon traditionnelle en tout cas...

Le problème, c'est toujours de contrôler ou gérer (le temps de) ceux qui font le minimum, et ils sont assez peu nombreux. Mais, comme dans tout système uniformisant (pléonasme?), cette minorité fait payer tout le monde : aberrant.

Donc, il y a plusieurs types de présences qu'on peut gérer quand on est patron. La présence à une réunion, même dite virtuelle, est facilement gérable. Et la coupure de traitement qui doit être faite pour absence est tout aussi facile à appliquer dans ce modèle ! Il n'y aurait qu'un petit pas à franchir, mais en même temps, dans notre système archaïque de gestion de l'éducation (et/ou du personnel), ça semble tellement loin qu'on dirait de la science-fiction, même si tout ça est facilement disponible de nos jours...

*BCD = ancienne appellation de Tâches complémentaires en présence élèves (Le "A" désignait alors la tâche d'enseignement proprement dite : donner ses cours)
*TCO = Trip Comptable Ostentatoire pour tenter de quantifier le coeur qu'on met à l'ouvrage - ou simplement Tâche COmplémentaire (Exemple : un comité sur lequel on doit siéger, etc.)
*TNP = Travail de Nature Personnelle : toutes les autres tâches, comme la préparation, la correction, etc, etc, etc.

Et c'est un délégué syndical qui écrit ce billet :-)

29 août 2008

Réflexions sur la rentrée...

Ça y est, la première semaine se termine. Au début, il y eut les traditionnelles retrouvailles où on en profite pour jaser un peu, surtout avec les collègues qu'on voulait revoir (pas tous, car impossible avec plus de 200 personnes qui oeuvrent dans la même école), prendre quelques nouvelles, etc. On a aussi pu faire de même avec d'autres collègues de la Commission scolaire lors de la rencontre de "fraternisation" organisée par la CS. Rencontre qui, dans mon cas, se termine souvent par un souper au resto avec quelques collègues intéressés par ce genre de rencontre sociale où on parle d'école, mais aussi d'autre chose : moments agréables de la rentrée. :-)

Ce fut aussi la semaine des planifications, par bribes, entre les souvent nombreuses réunions (pas trop pire dans mon cas cette année). Planification avec ma collègue immédiate : travail agréable, car on est facilement sur la même longueur d'onde et les tâches se distribuent bien entre les deux personnes.

Ce fut aussi la semaine des réunions. Certaines dites "de cuisine" où on doit régler des détails d'organisation scolaire : normal, mais parfois lassant. Parfois utile aussi, mais pas toujours. La routine, quoi. D'autres réunions où nous avons pu échanger rapidement sur les projets qu'on a déjà faits ou qu'on souhaite faire : intéressant partage, mais menace obscure potentielle de compétition malsaine qui est constamment sous-jacente entre certaines personnes : dommage. Certains diront que je fabule, mais la réalité finit toujours par rattraper les fictions ou la fabulation un jour ou l'autre. Le modèle collaboratif est LOIN d'être implanté dans les mentalités de tous.

Certaines de ces réunions furent décevantes pour certains (selon les témoignages entendus - parfois "de loin")...

Une chose est sûre : j'ai été à même de constater que l'uniformisation est encore et toujours reine et maître dans notre système d'éducation. Qui dit système dit souvent bureaucratisation, au moins partielle, et donc, uniformisation... On aime les ENT uniformes, corporatifs (ou corporatistes?), plutôt que les espaces où la créativité peut s'éclater ! Un système encore beaucoup trop centré sur l'évaluation finale, l'examen, sur les résultats plutôt que sur les apprentissages. C'est tellement ancré dans les mentalités que ça prendra des décennies avant de sortir de ce cercle vicieux... J'ai même entendu, à propos d'une "partie de matière" à voir : «De toutes façons, ils ont un E-XA-MEN sur ÇA, c'est dans l'E-XA-MEN, donc ça finit là, point final, ok?». Fin de la discussion, cul-de-sac obligatoire. Ça servait absolument à rien de discourir sur les apprentissages à réaliser, etc. Le renouveau pédagogique, supposément plus centré sur les apprentissages plutôt que l'évaluation dite sommative (ou assommante, c'est selon, presque même racine de mot, non?...), c'est un concept, donc c'est abstrait et ça ne fait pas vraiment partie de l'enseignement. C'est une utopie pour des fabulateurs ou fabulistes, des trippeux de théories, des mangeurs de mots qui se régalent de ces abstractions... Voilà donc ce que DOIT être un VRAI système d'éducation... Des connaissances, puis des examens, avec des résultats, chiffrés en plus de ça, même si le chiffre est une abstraction par rapport à la réalité des apprentissages en cours.
--Dis-moi COMBIEN vaut mon enfant, pis sacre-moi patience avec le reste, bon !
--Dis-moi COMBIEN vaut mon école au palmarès, pis sacre-moi patience avec tes demandes budgétaires au nom d'une pédagogie xyz...

Bien sûr, j'ironise un peu et j'exagère aussi, mais parfois si peu ! La réalité, c'est que les changements, surtout de paradigmes, en profondeur, s'effectuent très très lentement, llleeennnttteeemmmeeennnttt......... D'ici ma retraite, dans plus de 20 ans, je ne verrai pas le bout du tunnel avec la p'tite lumière, même si mon espoir a encore la teinte presque verdâtre d'une veilleuse faiblissante à 100km de distance...

Quand je vois des projets comme celui-ci (lisez les 3-4 derniers billets, et les autres qui suivront), je me dis que les éléments de solution sont peut-être là pour certains. Pour les autres, je désespère parfois, comme ce soir.

26 août 2008

Pièces jointes inutiles - ça m'énarve !

Je reçois cette semaine, par courriel, l'annonce d'une réunion-commission, où tous les gens travaillant à la commission scolaire et dans les écoles s'y rattachant sont invités. Jusque là, pas de problème, sauf que le corps du message nous dit simplement et SEULEMENT d'ouvrir la pièce jointe qui contient, elle, l'essentiel du message : quelle perte de temps et quels clics de souris inutiles ! Cette façon de faire se produit souvent dans les communications de la CS.

Je n'en revenais tellement pas que j'ai écrit à l'expéditeur, quand il a aujourd'hui envoyé un rappel où tout l'essentiel du message était, cette fois, ENFIN !, dans le corps du message lui-même.

Enfin un peu d'efficacité, mais c'est tellement rare :-)

Je sais que, parfois, on veut faire cute, mais l'efficacité doit passer avant tout. Quand on gère des tonnes de courriels et autres trucs parfois mieux adaptés (ex. Je teste Twitter ces jours-ci), on veut que ça soit efficace et non jouer aux poupées russes dont la dernière à ouvrir contient le message.

Qu'on se le dise !

Une autre rentrée...

Je parle ici de celles des profs, qui reviennent au travail après leur mois de convalescence suivi de 3 ou 4 semaines de vacances (dixit Sylvain Lelièvre, comme je l'ai déjà mentionné sur ce blogue). Dans mon cas, c'était hier, soit 2 ou 3 jours ouvrables plus tard que certains collègues d'autres commissions scolaires dans d'autres régions du Québec...

Pour plusieurs profs, il y a toujours une joie mêlée d'autre chose qui va avec cette journée. Joie de revoir certains collègues (pas tous, c'est évident !). Angoisse ou petites peurs face à certaines autres personnes ou face à la tâche (surtout) qui s'en vient. Attentes aussi : quel(s) sera(seront) mon(mes) local(locaux) ? quel sera mon horaire ? quand aurai-je cet horaire ? (Hein, PM? ;-))

Bien sûr, cette rentrée est parsemée (plutôt que clairsemée, au secondaire du moins) de réunions, certaines plus utiles que d'autres, en très petit nombre, les utiles, mais ainsi, on manque toujours de temps pour vraiment planifier avec nos collègues immédiats, ceux qui enseignent la même matière que nous ou au même niveau que nous. Et qui dit manque de temps pour planifier dit aussi plus de travail à la maison.

Dans mon cas, voir le petit widget en bas de la colonne de droite, il faudra planifier en plus une période d'absence de quelques petites semaines dans environ un mois. Il faut très bien planifier ces absences, car au retour, c'est moi qui ramasse et qui paiera les pots cassés, s'il y a lieu... Arme à deux tranchants que ces congés parentaux :-)

Bref, je plonge une fois de plus, beaucoup plus heureux qu'à ma rentrée de l'an dernier où je devais me remettre d'un coup (très) dur, professionnellement parlant, mais humainement parlant aussi. Après un an, je considère que le deuil est fait, que je suis complètement redevenu heureux (ou presque !), ce qui est vraiment essentiel à mon bon fonctionnement !

20 août 2008

Contrôle et éclairage

C'est connu, la Chine exerce un très grand contrôle sur à peu près tout, même si elle s'ouvre de plus en plus au monde extérieur.

Pour les Olympiques, rien ne fait exception à cette règle d'or, pas seulement connue de la Chine, d'ailleurs.

D'abord, on a eu droit à du lipsync, lors de la cérémonie d'ouverture. La chanteuse (la vraie, celle qui... chantait) avait trop l'air d'un pichou pour la montrer en public, parait-il. Ça a donné une excellente caricature chez Ygreck :-) Je ne sais pas si c'est par déformation professionnelle de musicien, mais pendant la cérémonie, quand la petite mimeuse est venue faire son numéro, je me disais que ça faisait bizarre : soit un décalage voix-image, soit du lipsync. Bref, les Chinois n'ont pas complètement trompé tout le monde avec leur belle image préfabriquée pour la circonstance.

Par la suite, on a eu droit aux plus belles divagations : il parait que les Chinois savent comment contrôler les nuages et qu'ils envoient des produits chimiques pour empêcher les nuages de laisser tomber leurs gouttes de pluie. Si ça avait été vrai, le Québec au grand complet leur aurait acheté la recette pour cet été... et, de plus, il n'aurait pas plu un ou deux jour sur Pékin, forçant même certaines compétitions à être reportées... Ou bien, peut-être que les Chinois ne maîtrisent pas parfaitement le processus, ce qui n'aurait rien de surprenant : contrôler Mère Nature est parfois ou souvent impossible, tout de même...

Là où les Chinois ont démontré leur expertise, c'est pour l'éclairage des édifice. Alors là, chapeau ! C'est vraiment beau. La piscine-cube d'eau et le stade-nid d'oiseau en sont les plus beaux exemples. Voyez plutôt :




Avouons que c'est pas mal mieux que l'éclairage du pont de Québec, une aventure complètement ratée où le résultat, malgré les trop nombreux milliers (ou plus) de dollars ont été convertis en quelques lampes de poches disséminées dans quelques poutres que l'on ne voit pas, peu importe l'angle sous lequel on se place. Vivement, que quelqu'un aille chercher l'expertise des Chinois pour arranger un peu mieux le tout ;-)

Sur ces deux photos, le résultat est ce qu'on peut vraiment voir de mieux. Mais, personellement, je ne suis jamais tombé sur une météo qui permettait de voir sous cet angle : la majorité du temps, le réultat est fade et plus ou moins beau...


La question à 100$, maintenant : est-ce qu les Chinois contrôlent tant que ça ? Probablement que oui. Mais ils sont loin d'être les seuls. Nos politiciens, qui vivent au rythme de la sacro-sainte image fabriquée par leurs armées de conseillers, tentent eux aussi de contrôler le moindre mot dans chaque discours, la moindre image d'eux prise ici et là, etc. Contrôler ce qu'on veut que les autres pensent de nous n'est pas un monopole chinois. Il faut en être conscient et se le rappeler de temps en temps !

19 août 2008

Royale ... Banane ! - Logo

Comme on voit très souvent la pub de la RBC ces jours-ci (puisque c'est un commanditaire olympique), quelqu'un me disait que le logo lui faisait penser à des... bananes ! Après quelque temps de réflexion et de fouille dans ma mémoire, j'ai trouvé pourquoi !

























C'est donc aussi pire que ces logos qui arborent tous les mêmes couleurs supposément à la mode dans le graphisme des logos, à ce que quelqu'un du milieu m'avait dit en 2002 toutefois... (Pour mes visiteurs plus distants, RTC = Réseau de Transport de la Capitale, autrefois la STCUQ, Société de Transport de la Communauté Urbaine de Québec, CUQ = avant les fusions municipales !)

MISE À JOUR : 2008-08-20--10h00 :

Missmath me signale en commentaire le lien suivant. À voir absolument : ce sont d'autres logos qui se ressemblent !

17 août 2008

Moulin à images - "bis" et "ter"

Lundi dernier, nous sommes retournés voir le Moulin à images, oeuvre grandiose, tant au plan technologique, historique qu'artistique, de Robert Lepage et son équipe (sans doute nombreuse) qui ont réalisé un chef-d'oeuvre. Nous y allions avec de la parenté de passage chez-nous (Notre maison sert souvent d'accueil de passage : un vrai "bed and breakfast" ;-))

On arrive là à peine quelques minutes avant la représentation. Aucun problème à trouver un stationnement près. Tarif fixe maintenant instauré au Marché du Vieux-Port : 6$. À 5 dans une seule voiture, aucun problème !

J'ai redécouvert avec plaisir le Moulin à images. Mieux encore : j'ai saisi d'autres nuances devant lesquelles je n'avais pas allumé la première fois. Je l'avais dit : il faut revoir ce chef-d'oeuvre plus d'une fois, étant donné la densité des images projetées...

Voilà pour le "bis".

Deux jours plus tard, des amis étaient de passage à Québec (Les anciens Alaskiens devenus Trifluviens), cette fois pour y amener un couple d'Alaskiens en visite au New Hampshire qui avaient décidé de faire un petit détour sur Québec. Une journée dans "le Vieux", donc, qui s'est terminée au Moulin à images.

Cette fois, météo oblige, le stationnement s'était rempli à craquer... tout juste avant notre arrivée, une heure avant le début du spectacle. Mince !
Le stationnement voisin avait toutefois des place libres... à 10$ par véhicule. Nous étions 7 dans deux véhicules. Un peu plus cher que lundi, donc.

Je me suis retrouvé à commenter (en chuchotant, bien sûr) presque chaque scène, en anglais parfois approximatif (!), à un des deux Alaskiens présents, ce qu'il a apprécié grandement, c'était visible. D'autant plus qu'il a étudié en histoire américaine : il devait donc posséder quelques notions de base par la bande, nos histoires étant un peu liée, au moins dans la géographie des conquêtes, etc.

Voilà donc pour le "ter".

Cette semaine, on apprenait que le Moulin à images sera prolongé jusqu'au 7 septembre. Pour un spectacle qui devait se terminer d'abord fin juillet, puis le 24 août, c'est vraiment bien. Pendant que la Ville de Québec, via un fonds du gouvernement du Québec, allonge 547000 $ supplémentaires, les propriétaires des stationnements avoisinants continueront eux aussi d'empocher les dollars en surplus. Mais le spectacle en vaut vraiment la peine !

14 août 2008

Speedo

Jamais plus l'expression "porter le speedo" n'aura la même signification, dorénavant :-)

AVANT :

APRÈS :

11 août 2008

Signe des temps ?

Aujourd'hui, plus de la moitié de mes voeux me sont parvenus via Facebook, outil réseau à travers lequel j'ai retrouvé certaines personnes dont j'étais depuis longtemps sans nouvelles, et ce, même si je suis de la génération pas très Facebook :-)

L'autre moitié des voeux se divise en trois, une plus grande partie par téléphone, puis les deux autres, par courriel ou en personne. Donc, ces trois parties (téléphone, courriel et "en personne") réunies équivalent environ, mais pas tout à fait, au nombre de souhaits de bon anniversaire reçus via mes amis sur Facebook. Et ce à peine quelques mois après que je fus devenu membre de Facebook...

Y'a pas à dire, les réseaux sociaux prennent de plus en plus de place et constituent de plus en plus un réel moyen de communication.

08 août 2008

Parler de la météo, c'est mal ?

Si j'en crois le Gros Bon Sens, il semblerait. À tout le moins, comme il le dit dans son billet, ça prouverait une faiblesse dans notre intellect collectif ! Rien de moins.

Je suis un peu d'accord avec lui en ce qui concerne le fait, peu répandu ailleurs dans le monde, que l'on parle très souvent de la météo au Québec. C'est un sujet de conversation passe-partout... Idéal pour parler de tout et de rien. Très pratique dans le commerce quand on veut donner au client l'impression d'avoir une conversation...

Mais le fait de parler de météo n'est pas mauvais en soi, d'autant plus qu'au Québec, nous vivons majoritairement dans la Vallée du St-Laurent, véritable «terrain de jeu des masses d'air», selon les paroles mêmes de mon prof de géo de 1re secondaire (il y a (très) longtemps de cela).

Comme dans toute autre chose, c'est quand on exagère que ça devient lassant, ou que ça prouve qu'on manque d'imagination. D'accord avec le Gros Bon Sens ici aussi.

Ceci dit, parler de météo, ça peut parfois permettre de sonder les gens, psychologiquement parlant. Ainsi, je me rappelle d'une cliente (j'ai travaillé dans une épicerie de petit village pendant au moins 12 ans) avec qui je tenais souvent le genre de conversation suivante :

-Fait pas beau aujourd'hui, hein ?
-Non, c'est épouvantable, mes plants de tomates sont en train de pourrir dans mon jardin (etc.).

Ou encore :

-Fait beau soleil aujourd'hui, c'est plaisant !
-Ouais, mais c'est ben trop chaud, on creuve, c'est trop humide...

Ou encore :

-Fait beau soleil aujourd'hui, c'est plaisant !
-Ouais, mais y'annoncent de la pluie pour après-demain :-(


Dans cet exemple, c'est vrai qu'on comprend vite que cette personne était très négative, et ce, sur à peu près tout.


Alors parler de météo, oui ou non ?

Sans exagération, ça ne me dérange pas. Comme mon père et son père avant lui, j'aime suivre les prévisions (voir les widgets dans la colonne de droite ;-)) mais sans en être maniaque. Je m'intéresse à la météorologie, mais comme autre chose, il faut en revenir aussi.

De plus, quand on vit des hivers d'exception comme l'hiver dernier, quand on a un été pluvieux qui fait en sorte que certaines récoltes de petits fruits sont réduites d'au moins 40 ou 50 %, quand on connait des cultivateurs qui en arrachent cet été, je ne voi pas pourquoi ça serait faire preuve d'un intellect moindre que d'en parler. UN PEU ! C'est aussi ça, le gros bon sens ;-))

De la Chine et du paradoxe

... ou le yin et le yang ?

Je viens de voir un peu plus attentivement que ce matin la fameuse cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Beijing-Pékin et je dois avouer que j'ai trouvé le tout absolument phénoménal et époustouflant, en dépit de tout ce qu'on dit ici, en Occident, sur le boycott de l'écoute des Jeux et autres mouvements de protestations diverses.

Tout à l'heure, j'essayais machinalement de trouver des extraits sur Youtube et j'ai trouvé une vidéo seulement qui, le temps d'écrire ce billet, sera elle aussi mise à l'index pour violation de droits d'auteurs ou autre raison semblable évoquée sur le site de Youtube. Censure chinoise une fois de plus ? Sans doute.

Ceci dit, je comprends très bien le manque de libertés individuelles en Chine et la relation tendue avec les revendicateurs tibétains. Il est évident qu'il manque de ces libertés en Chine.
Voilà pour le yin...

Mais il est aussi évident que tout cela, c'est notre vision occidentale de la chose. Non pas qu'elle ne soit pas bonne, cette vision, mais je pense, sans savoir complètement, qu'elle est probablement réductrice en ce sens qu'elle ne fait pas le tour complet de la question qui relève d'une culture plusieurs fois millénaire et d'une grande complexité, voire densité. Ne peut réellement comprendre totalement qu'un Chinois, je crois. Qui sommes-nous donc pour juger devant une réalité si complexe ? Peut-être que certains Chinois on accepté "librement" de réduire leurs libertés, ne serait-ce que ces bénévoles employés pour le fascinant spectacle qui se sont placés (volontairement? - à vérifier) sous la gouverne d'un metteur en scène qui a sûrement dû employer une rigueur sans pareille pour arriver à un tel résultat !
Voilà pour le yang...

Ce n'est qu'un petit exemple, très petit en fait, mais qui peut illustrer que nous mêmes, parfois, nous plaçons sous la gouverne de quelqu'un pour arriver à un but, ou bien nous gouvernons des individus pour arriver à un but collectif, etc. Est-ce tout le temps le cas des Chinois ? Je ne crois pas, cependant. La réalité est plus complexe que ces visions dichotomiques bien-mal ou même yin-yang, quoique dans le cas du yin et du yang, les symboles tout en courbes et un côté incluant la couleur de l'autre côté, la dichotomie semble moins tranchée au couteau.

La Chine est un grand Empire depuis des millénaires. Comme dans tous les grands empires, elle a ses lois parfois drastiques, souvent impitoyables. Ça ne veut pas dire qu'elles sont parfaites, loin de là, mais il faut simplement éviter de tomber dans les généralités trop faciles et les polarisations de débats qui occultent bien des pans de la réalité qu'on ne connait pas complètement.

Face à ces Jeux, je suis donc, comme Max, plutôt ambivalent (en relisant son billet, je m'aperçois après coup que j'ai parfois utilisé les mêmes mots pour qualifier la cérémonie...). D'un côté, donc, le génie de la cérémonie, la célébration du sport et de la saine compétition. De l'autre côté, un pays hôte qui a une façon bien particulière et non-occidentale (d'où notre difficulté à bien saisir et comprendre) de concevoir les droits de la personne, le dopage dans le sport et d'autres trucs qui viennent ternir l'idéal olympique.

À suivre, donc...

28 juillet 2008

McCartney - analyse a posteriori

Excellent texte chez Daniel Rondeau, que je lis ce matin, à propos de la venue de Paul McCartney à Québec. Un texte complet qui fait le tour de la question et des malaises qui furent souvent ressentis, quelques fois exprimés, jamais complètement analysés, sauf dans ce texte ! Merci Daniel !

J'avais souligné ici mon agacement face aux débats politiques sur une question d'abord et avant tout musicale qui n'a rien à foutre de la politique, à la limite... Bien sûr, j'avais volontairement omis de parler des prises de positions parfois très discutables de McCartney (ou de ce qu'on peut parfois lui dire de dire (?), comme j'ai lu quelque part...), entre autres sur les phoques où je rejoins totalement Daniel Rondeau dans son analyse, mais mon texte était pour souligner la primauté de la musique, quelle qu'elle soit (qu'on aime ou pas, post-Beatle ou pas, etc.), sur tout le reste. J'ai cru devoir le préciser ici, car le reste, la politique, les prises de position, etc., ne m'indiffèrent pas du tout, contrairement à ce que mon texte précédent aurait pu laisser croire.

Ceci dit, je n'ai pas été voir McCartney, finalement. J'étais physiquement distant de Québec. Mais je vais m'organiser pour voir le show en différé quand même, car j'aime bien de grands pans de l'oeuvre de cet artiste. (Beaucoup Beatles et Wings, mais moins le post-Wings, dans mon cas...)

26 juillet 2008

Pêche et environnement sauvage :-)

Superbe cocktail vacances à savourer au moins une fois par année, le secteur de la rivière Péribonka appelé la Vallée de la Péribonka vaut la peine d'être vu et parcouru pour qui aime la nature sauvage, et ce, malgré les vestiges d'une activité forestière, qui a passablement modifié le lit de la rivière (on a un peu refait depuis), et d'une activité hydro-électrique qui a aménagé des lacs-réservoirs sur le tracé de la rivière, d'où le découpage en secteurs... entre les barrages construits depuis quelques dizaines d'années.

Depuis quelque 3 ans, on s'est affairé à baliser la rivière, parsemée de hauts-fonds parfois sablonneux, quelquefois rocheux, on a commencé à aménager des endroits pour la mise à l'eau des embarcations, on a publié un guide fort intéressant - à ne pas lire en naviguant par contre! -, et on se propose d'installer éventuellement quelques équipements de base là où on fait actuellement du camping sauvage sans aucune installation : camping qui est agréable selon moi, mais ce n'est pas l'avis de tous. (C'est que je suis du genre à détester profondément les campings où on s'entasse comme lorsqu'on vit en ville, mais sans l'isolation des murs ! Le camping devrait n'exister que pour profiter de nos grands espaces :-))

Voici donc quelques photos prises lors de ce voyage de 2008, 3e édition pour moi, mais la xième pour le reste du groupe, plus restreint cette année : 5 personnes et 3 embarcations (chaloupes à moteur hors-bord) - d'habitude on est 9 ou 10 pour 5 ou 6 embarcations.

La rivière Péribonka et les nombreuses falaises qui la bordent.

L'immense évacuateur de crues du barrage Péribonka 4 (156 km du Lac St-Jean, si on suit le parcours de la rivière - plus de 100 km au Nord du Lac à vol d'oiseau), dont la construction n'était pas terminée à pareille date l'an passé.

La Péribonka est parsemée de baies où la chaloupe ne peut parfois pas aller, mais ce n'était pas un problème cette année avec un niveau d'eau plus élevé qu'à l'habitude (au moins 30 cm de plus, allez donc savoir pourquoi !!!)

C'est dans ces baies et dans les entrées de petites rivières affluentes que se cachent souvent le brochet, poisson abondant dans cette rivière.

Baie de la rivière Jolie, près de la borne no 46. J'y ai pris mon plus gros brochet à vie (Je ne suis pas très pêcheur, alors ma prise est une bonne prise, sans plus ;-))

Le voici donc, gardé au frais dans la rivière (après qu'il ait vécu une mort rapide : rassurez-vous) pendant que la chaloupe avance lentement.

Deux des trois ouananiches pêchées pendant le voyage par de meilleurs pêcheurs que moi ;-)

Chutes de la rivière du Sault, situées presque en face de notre campement : borne no 62.

Le campement, dans un des endroits plus surélevés, contrairement à notre campement de l'an passé qui, lui, était situé sur le bout d'une des nombreuses îles de la Péribonka : zones plutôt inondées cette année à cause du niveau de l'eau.

Vue vers l'Ouest, à partir de notre campement.

Certains y auraient même vu ce mirage ! :-)
Cette photo date de 2006 : nous avions campé au même endroit que cette année. Mais la météo était assez différente : voir ma photo d'alors !

18 juillet 2008

La MUSIQUE avant tout !

Hier, sir Paul McCartney a énoncé ce que je pensais déjà et que j'ai insinué très brièvement en commentaire chez Mario Asselin*: la musique passe avant la politique, un point c'est tout.

La musique, c'est un langage universel, qui se positionne bien au-dessus des chicanes linguistiques français vs anglais, etc.

Que l'on laisse la musique s'exprimer dimanche sur les Plaines, que l'on fête et que l'on célèbre, point final ! Profitons de l'événement sans arrière-pensées stériles, polarisantes de débats ou sclérosantes : la musique est bien plus que cela, parole de musicien :-)

*Commentaire intéressant sur ce même billet de Mario, ce matin, par Félix, qui fait allusion au même 400e de 2042... étrange quand même que cette coïncidence ;-)

Plus tu parles...

... plus tu te cales, dit la phrase !
On en a eu un bel exemple hier aux actualités. Le rédac en chef de Paris-Match en rajoute au lieu de simplement présenter ses excuses pour un manque de rigueur journalistique flagrant (à moins que, comme de méchantes mauvaises langues l'ont prétendu, la célèbre revue ait été vraiment mal informée par des gens jaloux qui auront leur 400e en 2042 (!), ce qui serait profondément ridicule tout de même ;-))

En effet, hier, on a pu lire des extraits de la lettre de M. Chauffier qui a l'air d'aimer ça quand ça... chauffe, justement. Eh ben chauffe tant que tu veux mon p'tit Chauffier, la pluie de tes injures condescendantes n'atteindra pas le parapluie de notre indifférence face à ta petite pensée limitée et prétentieuse et face à ta petite revue, même si elle est présente dans 120 pays. Maintenant on sait ce qu'elle peut valoir, sur le plan de l'INFORMATION !

De plus, dans cette lettre, le p'tit Chauffier fait preuve une fois de plus de son ignorance, cette fois-ci dans la signification des mots et des expressions outre-sa-frontière : c'est pas parce qu'on parle français nous aussi que le mot paysan signifie la même chose... Alors voici ma note pour vous, puisque les bulletins chiffrés sont à la mode ici : un beau gros ZÉRO.

17 juillet 2008

Moulin à images

Après le spectacle de mardi dernier, l'occasion était trop belle de rester un peu plus longtemps sur le site d'Espace 400e et de voir la projection Le Moulin à images de Robert Lepage.

Évidemment, comme beaucoup l'ont dit avant moi, c'était absolument époustouflant. Juste la technologie derrière tout ça, pour permettre la fluidité des images projetées, après tout, que sur de vulgaires silos à grains (ceux de la Bunge), juste ça a quelque chose de phénoménal. La synchronisation des images et du son dans un environnement aussi vaste a de quoi impressionner. Bravo à toute l'équipe de Robert Lepage qui ont déployé toute leur ingéniosité afin de réaliser le chef-d'oeuvre qui a germé dans la tête de ce fameux créateur qu'est Lepage.

D'ailleurs, l'oeuvre, comme n'importe quel produit de l'imagination fertile d'un artiste, peut souvent être interprétée sur plusieurs niveaux. La fresque historique dont nous fait part Robert Lepage comporte de multiples éléments... pas nécessairement tous compris du premier coup, à moins de posséder un bagage culturel et historique hors du commun de nos jours*... Tout comme les silos de la Bunge qui se dressent sur une largeur de 600 m devant nous, l'oeuvre de Lepage embrasse large ! Il faut donc la revoir plus d'une fois, à mon avis.

Voici une photo de la scène avant l'événement, puis deux GIF animés de source malheureusement inconnue que quelqu'un m'a envoyé par courriel récemment.


Moulin a images 1
Cliquez sur l'image pour la voir dans son entièreté.

Moulin a images 2
Cliquez sur l'image pour la voir dans son entièreté.

Alors si vous n'avez pas encore vu cet événement, ne le manquez surtout pas : ça en vaut vraiment la peine.

*À ce propos, une version avec sous-titres explicatifs devrait être produite pour nos écoles...

Spectacle intéressant et piano manquant ;-)


Mardi soir dernier, juste avant l'immense karaoké des Plaines d'Abraham, nous étions en spectacle à Espace 400e. Avec mes amis musiciens, j'accompagnais un Groupe vocal que je connais bien ;-)

Le show s'est très bien déroulé dans son ensemble : la prestation fut solide et, malgré un temps très (trop, en fait) court pour faire un test de son convenable, les techniciens de l'endroit (de vrais professionnels, toujours calmes, merci Jacques et Jacques !) ont réussi à bien faire sonner l'ensemble, selon les commentaires que j'ai recueillis dans la foule présente à l'événement...

Nous étions suivi d'un double choeur français. Ils avaient au programme une prestation des plus classiques, ce qui contrastait avec notre revue plutôt populaire de la chanson francophone du dernier demi-siècle en moyenne (si on excepte, entre autres un arrangement complètement "pété" d'À la claire fontaine). Une erreur de programmation sans doute... (Faut dire ici que la programmation a beaucoup tardé à se fixer pour ces spectacles de chorales du 400e).

Ce choeur français était accompagné par une pianiste très talentueuse, mais qui était visiblement très (très très très) déçue (et qui le faisait vraiment beaucoup sentir au début) de jouer sur un synthétiseur plutôt que sur un piano à queue, comme ils l'avaient exigé, parait-il... Premièrement, un piano à queue à l'extérieur pour une prestation d'une heure, ça fait très très cher de l'heure et les moyens techniques à déployer, incluant la présence obligatoire d'un accordeur, sont considérables. Ils auraient pu aussi se louer un piano électrique avec des touches de vrai piano, mais ils n'en avaient semble-t-il pas le budget.

Alors on m'a gentiment informé, quelque temps auparavant, qu'il serait possible que je doive prêter mon synthétiseur à la pianiste. Pas de problème, me suis-je dit, pour être accommodant et accueillant, même si je suis assez réticent d'habitude sur ce genre de question. Prêter un Yamaha Motif 7 à 3000$ l'unité, ça ne va pas de soi totu à fait. Pas pour moi en tout cas, car il a fallu que je fasse de la musique pendant au moins 2-3 ans avant que tout ça ne soit rentabilisé un petit peu... (Je ne compte pas les frais de déplacements là-dessus, frais qui ont passablement augmenté depuis les derniers 3 ans, environ, pire cette année encore !) Finalement, on m'a confirmé le tout quelques heures avant le spectacle (Wow!)...

L'attitude de déception de la pianiste au départ, je pouvais la comprendre, mais la (visible) condescendance face à l'instrument, j'avais un peu plus de misère à l'avaler. Je prête mon clavier gratisse, et je n'ai droit qu'à une baboune ou à un peu-beaucoup d'ironie dans la phrase "mais c'est un vrai charme d'utiliser ça..." ?!? C'est avec de telles attitudes que des Français ont fait une mauvaise réputation à tout leur peuple, je crois. Car je connais beaucoup de Français sympathiques, pas chiants du tout, prêt à composer avec les circonstances quand un pépin arrive, etc.

Au moins, j'ai eu droit à un merci avec un sourire qui m'est apparu sincère, j'espère, à la fin de leur prestation...

13 juillet 2008

L'ennemi du lys...

Pour faire suite au billet de Missmath sur le criocère du lys, cet insecte parasite de nos beaux lys qui ornent si bien une platebande, je publie les photos promises alors. (Cliquer dessus pour agrandir un peu)

Vue d'ensemble d'une platebande dévastée (Ce n'est pas chez moi !)
Quelques spécimens de plus près, qui se disputent la bouffe qui reste !

Enfin, un exemple du ravage causé sur les feuilles de la plante...

Cet insecte est vraiment l'ennemi des amateurs de lys. Comme il n'a aucun prédateur, l'humain doit se charger de faire régulièrement le tour de ses platebandes en juin et début juillet surtout, afin de tuer les spécimens visibles et quelques autres cachés sous certaines feuilles. Le reste, comme on peut le lire dans la page en lien plus haut, se cachera dans le sol à la mi-été pour y passer tout l'hiver.